Archives mensuelles : septembre 2023

Saints guerisseurs: SAINT JEROME

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                                         SAINT JÉRÔME                           

       340 – 420 (V’ siècle)
Docteur de l’Église
Fête le 30 septembre

EN SAVOIR PLUS AVEC WIKIPEDIA - Saint Jérôme écrivant par Le Caravage (1607), Galerie Borghèse

Jérôme de Stridon, saint Jérôme pour les chrétiens,  est surtout connu pour sa traduction de la Bible en latin, la Vulgate.

Saint Patron :
Des étudiants et des instituteurs Archéologues, archivistes, Bibliothécaires, Bibliothèques, traducteurs.

Vénéré :
Basilique Sainte-Marie-Majeure, Rome

Attributs :
I
l est généralement représenté vieux, en train de traduire ou méditer la Bible et en présence d’un crâne ou d’un lion ( voir la légende ci-dessous) ou en tenue de cardinal.

Invoqué :
Contre la faiblesse de la vue

LA VIE DE SAINT JÉRÔME

 

Il s’appliqua, d’abord, aux sciences humaines puis, de Dalmatie où il était né, vint à Rome pour y suivre les cours de rhétorique des plus célèbres professeurs.
Après de lointains voyages, il se fixa dans une solitude de la Syrie où il se livra à l’étude de Cicéron, de Plaute et de tous les au- leurs célèbres de l’Antiquité, A Antioche, il fut ordonné prêtre, écrivit un certain nombre de’ traités pour l’édification de la société, Enfin, s’étant rendu à Bethléem, il y fonda deux monastères et consacra ses jours et ses nuits à l’étude.
Malgré la faiblesse de sa vue, il continua, jusqu’à sa mort, à écrire de nombreux ouvrages.
Cette altération de ses yeux a été l’origine de l’invocation qui lui est adressée contre la faiblesse de la vue.
A cause de cela, quelques artistes, en le représentant, ont placé des lunettes à
côté de lui.
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PRIONS POUR AMÉLIORER NOTRE VUE

Seigneur qui avez daigné soutenir de votre grâce le bienheureux Jérôme, daignez, nous vous en supplions, fortifier notre vue par ses mérites afin qu’en suivant son exemple, nous puissions contribuer à votre gloire et vous bénir éternellement dans le séjour des élus. Ainsi soit-il,

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LÉGENDE DE SAINT JÉRÔME  :         Le lion de saint Jérôme

 (Venise, Scuola de San Giorgio degli Schiavoni).

Saint Jérôme enlève une épine de la patte du lion – Le lion poursuit les voleurs qui avaient dérobé l’âne du couvent et ramène avec lui une caravane de chameaux chargés de marchandises

Un jour que le grand saint Jérôme se promenait dans le désert de Palestine, il aperçut un lion, couché derrière un palmier.
Sa première impression fut très désagréable. car il aimait la solitude il réprima promptement son impatience, réfléchit au danger qui le menaçait et se mit à invoquer Dieu de tout son coeur.
Le lion ne bougeait pas, saint Jérôme s’approcha. Il vit que l’animal se léchait la patte d’une mine dolente; sa queue, raide comme fer, lui battait les flancs à coups secs  des plaques de sang marquaient le sable.
Saint Jérôme fit le signe de la croix, mit un genou en terre, avança la main. Le lion lui tendit la patte. Il avait entre les griffes une grosse épine de cactus.
– Voilà ce que c’est  ! dit saint Jérôme. Tu cours après les antilopes, les gazelles, les caravanes, sans prendre garde où tu poses le pied. N’est-ce pas toi qu’on a vu rôder autour de notre monastère ? Nous avons un âne, et je crains bien que…

Mais le lion, de la tête, faisait signe que non, qu’il ne mangeait pas les ânes et n’avait jamais marché que dans les voies de la vertu. – Dieu te guérisse ! dit le saint, en arrachant l’épine. Tâche d’être un bon lion.

St Jerome and his lion by Albrecht AltdorferPuis, il souffla sur la patte blessée, pour en chasser la douleur, se releva péniblement, en s’accrochant au dos de la bête, car il était déjà très vieux et, comme le jour tombait, reprit le chemin du monastère.
Il avait toutes les peines du monde à remettre en ordre ses réflexions ; le lion le suivait comme un chien clopin-clopant, et lui donnait de fréquentes distractions.
Arrivé monastère, le lion suivit Saint Jérome….!  Ce fut, chez les moines un branle-bas général devant cette embarrassante affection…..!
Puisque le lion voulait rester, il fallait bien le loger quelque part. On pensa d’abord l’héberger à l’écurie, près de l’âne. Saint Jérôme pensa au coq perché à l’autre bout de l’étable et le chant du coq ne plait guère au lion. Il faut que celui-là soit heureux chez nous.
On laissa donc le lion à l’intérieur du cloître, sur la pelouse. On le combla de caresses et de prévenances.

Notre lion prit goût à la vie monastique. Il faisait excellent ménage avec l’âne et le coq ; il se contentait de la cuisine commune, se montrait affable envers chacun, mais marquait à saint Jérôme un attachement particulier.
Mais l’oisiveté ne vaut rien. Saint Jérôme s’inquiéta bientôt de voir ce lion inoccupé. Il lui assigna pour tache de surveiller l’âne qui pâturait dans une prairie, aux abords du désert, où passaient fréquemment des nomades de mauvaise mine.

À force de regarder son âne, le lion contracta le défaut commun à tous gardiens, surveillants, concierges et autres gens de métier sédentaire : il se laissait aller de temps en temps à risquer de petits sommes.
Il se disait : « Je ne dors pas, j’ai bon œil, tout va bien… » Tout alla si bien qu un beau jour, des Bédouins du désert, mauvaises gens, hardis à nuire et ne respectant rien, enlevèrent l’âne.

Le lion le chercha jusqu’au soir, en poussant des rugissements de douleur. Il s’était juré de ne pas reparaître avant de l’avoir retrouvé. Hélas  Il revint seul, bredouille et  désespéré.

– Tu as mangé l’âne ! Avoue, misérable, tu as mangé l’âne, lui dirent les moines.

Le pauvre lion eut beau protester par tous les moyens en son pouvoir qu’il n’avait pas mangé l’âne, on en demeura persuadé.
Le chapitre décida qu’il jeûnerait quinze jours au pain et à l’eau. Personne ne le caressait plus. Saint Jérôme évitait de le regarder, et c’est ce qui causait le plus de chagrin au pauvre lion.

Il subit son jeûne avec une humilité exemplaire, puis, la pénitence achevée, il disparut.
La disparition du lion semblait affecter saint Jérôme plus vivement que la mort de l’âne.
Le lion cherchait son âne. Il ne voulait pas mourir avant d’avoir reconquis l’estime du saint homme Jérôme. Il chercha partout et vous pensez bien qu’il se mit encore plus d’une épine dans les pattes. Le brave animal n’épargna pas ses fatigues. Il chercha plusieurs années sans rien trouver.
Enfin, sentant que ses forces baissaient et qu’il n’en avait plus pour longtemps, il décida de retourner au monastère.
Et, comme il était arrêté au sommet d’une colline il vit soudain, débouchant là-bas sur la route ? Une caravane de Bédouins. Et en tête de la caravane, que vit-il ? Son âne ! Son âne qui trébuchait sous une charge cruelle et que les méchants Bédouins rouaient de coups.

Au rugissement qu’il poussa, la caravane prit la fuite, mais par un mouvement tournant des plus adroits, le lion, qui savait ce qu’il voulait, la rabattit sur le monastère.
L’âne eut vite reconnu les lieux qui l’avaient vu naître et fit une telle musique que la porte s’ouvrit.
– Notre âne ! s’écrièrent les moines. Notre âne vit encore. Le lion ne l’avait donc pas mangé. Où est-il maintenant, ce pauvre lion ? Il est sans doute mort de chagrin, s’il ne s’est tué de désespoir. Ah ! que nous avons été injustes envers lui !

Mais saint Jérôme levait les bras au ciel et de grosses larmes lui coulaient sur la barbe, car aussitôt après le dernier Bédouin, le lion venait de bondir dans la cour et s’aplatissait aux pieds de son vieil ami, qui se penchait pour l’embrasser.
Il ne se releva plus, le pauvre lion, il était mort.

Source : Paul CAZIN, Bestiaire des deux Testaments,
Éditions Bloud et Gay.

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Chou Blanc est effectivement magnétiseurCHOU BLANC
Pour l
es autres saints guérisseurs –

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Saint Michel et la pesée des âmes

Saint Michel et la pesée des âmes

– Alors tu me dis que mon père triche et truande St Michel en tirant sur le plateau de la balance pour piquer des âmes …
Mais c’est dégueulasse…!  
Quand je serai grand…
Moi je vais pas faire ça….  NA
..!

–  ça doit être ça un bon petit diable…!

AUJOURD’HUI SAINT MICHEL 29 SEPTEMBRE

La pesée des âmes, par Guariento di Arpo (

La pesée des âmes, par Guariento di Arpo (Padoue ou Venise, 1310/1320 – Padoue, 1368/1370), Museo Civico de Padoue.

On dit que l’ œil de Saint Michel veille par toute la terre, sa charge spéciale est de se tenir au chevet des mourants, de recueillir les âmes élues au sortir de leur corps.

Avec une tendre sollicitude et une majesté incomparable, il les présente à la lumière éternelle et les introduit dans le séjour de la gloire

La « pesée des âmes » est un rituel indispensable pour le défunt Chrétien arrivant à la porte de l’au-delà.
Elle consiste à juger du poids des fautes et des bontés exercées par le pécheur pendant sa vie terrestre.
L’archange Saint Michel pèse l’âme du défunt devant le démon qui, bien dans son rôle, tente avec sa main, de faire pencher la balance en sa faveur..!
C’est un tricheur naïf et un peu idiot face à la droiture et l’honnêteté du serviteur de Dieu.

la pesée des âmes
Sous le Christ en majesté du tympan central de Notre-Dame de Paris, l’archange Saint Michel pèse les âmes. Le démon et un de ses acolytes tentent de faire pencher la balance du mauvais côté. A droite, les damnés s’en vont en enfer, tandis qu’à gauche, les justes regardent vers la Jérusalem céleste.

Raphaël, Saint Michel terrassant le démon, dit le Grand Saint Michel. ©RMN (Musée du Louvre) – Thierry Ollivier.Raphaël, Saint Michel terrassant le démon, dit le Grand Saint Michel. ©RMN (le Louvre) – Thierry Ollivier. PRIÈRE A SAINT MICHEL
Voici une prière récitée, depuis plusieurs siècles,.
Vous êtes établi par Dieu pour recevoir les âmes et les introduire dans les joies du Paradis.
O saint et bienheureux Archange, je vous prie de vouloir bien, quand mon âme se séparera de mon corps, la prendre sous votre protection afin de lui obtenir un jugement favorable de N.-S. J.-C. qui jugera le monde.Ainsi soit-il.

   EN SAVOIR PLUS SUR SAINT MICHEL ARCHANGE  INVOQUÉ   :
Pour les agonisants.      Pour la bonne mort       Contre la mort subite

LA RELIGIEUSE
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Bateaux-mouches drôle de nom?

les potes doivent être éclairésCHRONIQUES CHOUCROUTE
par le Pote H

Dans mes chroniques on m’’a demandé de cultiver les potes âgés pour leur montrer la différence entre culture et agriculture.
Vu leur sénilité précoce nous procéderons toujours, par des anecdotes, qui leur permettront de mieux mémoriser, et de bien comprendre le sens des choses …

POTE H :
Bateaux-mouches drôle de nom?

Depuis plus de 70 ans, les bateaux mouches sont une véritable institution à Paris. Ces immenses péniches aménagées en restaurants proposent croisières promenades, déjeuners et dîners sur la Seine à Paris. Pour découvrir Paris comme vous ne l’avez jamais vu !

Mais…! Pourquoi les Bateaux-Mouches s’appellent ainsi ?

Bateau-mouche sur la Seine vers 1900 à Paris.

Le 1er avril 1953, la statue d’un personnage historique est installée à Paris :
Jean-Sébastien Mouche.
Cet homme qui donnait son nom aux célèbres bateaux touristiques n’a pourtant jamais existé.

Les milieux artistiques et intellectuels ont souvent profité du 1er avril pour faire des canulars.
Au début des années cinquante, malgré les restrictions de l’après-guerre, le tourisme parisien connaît le frémissement
d’un âge d’or.
La Seine est la plus belle avenue de Paris et de nombreux touristes souhaitent en profiter.
Jean Bruel achète un des derniers bateaux de l’Exposition Universelle de 1867 et le fait remettre en état.
Ces bateaux avaient été construits à Lyon, dans les chantiers du quartier de la Mouche, comme on l’appelait alors.

L’armateur s’appelait Michel Félizat et on parlait donc des Bateaux-Mouche, sans s, puisque c’était un nom propre. Pour lancer son affaire de promenades et de dîners lors de croisières fluviales, Jean Bruel dépose la marque « Bateaux-Mouches », avec un s.
Mais il fait mieux : il invente un personnage, Jean-Sébastien Mouche, qu’il présente comme le pionnier et le concepteur du tourisme sur les fleuves.
Et il érige une statue de cet innovateur imaginaire !

 Il organisa ainsi, le , port de Solférino, une cérémonie d’inauguration de son nouveau bateau en présentant un buste de « Jean-Sébastien Mouche » en présence du ministre des Transports, du préfet de Paris et du Tout-Paris culturel et artistique de l’époque. La presse évoqua cet événement insolite, acte fondateur d’une nouvelle activité touristique sur la Seine qui attire depuis des millions de visiteurs.

Une biographie imaginaire

Avec la complicité clandestine de Robert Escarpit, universitaire, normalien et billettiste à la une du journal Le Monde, Jean Bruel fait rédiger la biographie imaginaire de Jean-Sébastien Mouche. La blague est brillante car ce livre prétend que Jean-Sébastien Mouche a été un proche collaborateur du baron Haussmann, l’énergique Préfet de la Seine qui a transformé Paris sous Napoléon III.

L’auteur affirme aussi que ce méconnu Mouche est à l’origine du mot « mouchard » pour désigner un espion. Evidemment, tout est faux !
Mais la presse prend le relais et après des années noires, on a envie de s’amuser.
Ce gigantesque poisson d’avril ne fait rire que les initiés, surtout quand ce 1er avril 1953, un académicien français tombe dans le piège : devant un buste de l’imaginaire Jean-Sébastien Mouche, il rend hommage, dans son discours, à ce pionnier de la navigation injustement oublié…
Un exemple, audacieux et très drôle, de canular parfaitement réussi…

SOURCES: 



POTACHE

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CONTES : Le petit bonhomme en pain d’épices


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Comptines

Le petit
bonhomme en pain d’épices

Le Petit Bonhomme de pain d’épices est un biscuit en pain d’épices anthropomorphe….. EUH…?????

  L’anthropomorphisme est l’attribution de caractéristiques du comportement ou de la morphologie humaine à d’autres entités comme des dieux, des animaux, des objets, des phénomènes, des idées et voire à des êtres d’un autre monde le cas échéant.

Il est présent dans plusieurs contes de fées surtout anglais.
Ayant pris vie une fois sorti du four, il s’enfuit, échappe à divers poursuivants et finit entre les mâchoires d’un prédateur – généralement un renard. De nombreuses variantes existent où le personnage est une autre pâtisserie, crêpe ou galette comme dans le conte slave Kolobok, traduit par Roule Galette.

Illustration de 1918.

ORIGINE :

Le Petit Bonhomme de pain d’épices apparaît pour la première fois sous forme de conte, en , dans le magazine américain St Nicholas Magazine.

Dans l’Europe du XIXe siècle, divers récits pour enfants mettent en scène des aliments en fuite, avec une prédilection pour la crêpe. Le personnage américain en pain d’épices constitue donc une exception.

Dans le conte de 1875, une femme âgée fait cuire au four un bonhomme de pain d’épices. Mais le gâteau s’en échappe et parcourt la campagne. Aidée de son mari, la vieille se lance en vain à sa poursuite. Le petit personnage rencontre divers fermiers et animaux domestiques mais il s’enfuit en chantant à chaque fois le même refrain.

 

– C’EST BON PAPY JANOT..!!!
LES ENFANTS ATTENDENT LE DESSIN ANIMÉ

– Tu as dit Papy Janot que de nombreuses histoires existent où le personnage est une autre pâtisserie, crêpe ou galette comme dans le conte slave Kolobok, traduit par Roule Galette.

– Allez voir quand Papy Janot nous l’avait déjà raconté

PAPY JANOT : kolobok… un conte Russe

SOURCES : 

PAPY JANOT

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