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LIVRES : La passion des champignons

Compléments alimentaires Ruedesplantes

BLOC NOTE LITTÉRAIRE
par
Chou Blanc

Paroles d’hommes

La pluie des derniers jours excite votre appétit de mycologue?
Votre panier est déjà prêt à partir pour la prochaine excursion de cueillette de champignons?

Bolets

Quatre professeurs de l’Université  et membres passionnés de l’Amicale des mycologues proposent un ouvrage d’ethnomycologie où ils explorent les relations entretenues par les hommes avec les champignons à travers le temps et les civilisations.

On le voit dans ce livre, le champignon est utilisé à toutes les sauces: à des fins alimentaires, bien sûr, mais aussi religieuses, scientifiques et folkloriques.

Chez les Amérindiens, notamment, la prudence est vite de mise.

apothicaireAu fil du temps, l’être humain a appris à ne pas manger toutes les espèces de champignon consommées par les animaux, certaines étant pour lui mortelles.

La psalliote jaunissante, agaricus xanthoderma Chez les Amérindiens, notamment, la prudence est vite de mise.
On ne consomme que quelques espèces, comme les morilles et les marasmes des oréades.
Chez les Romains, on apprécie en revanche les cèpes, les truffes et même l’amanite des Césars, alors qu’au Moyen Âge c’est la psalliote qui a la cote, de même que les chanterelles.

Depuis des millénaires, les Chinois et les Japonais utilisent les champignons comme médicaments pour traiter plusieurs pathologies et comme agents propices à accroître la durée de la vie.

Les hommes de science grecs et romains connaissent eux aussi leurs vertus thérapeutiques, mais c’est à la Renaissance que se développe un véritable intérêt scientifique pour la mycologie.
Des recherches récentes menées sur des moisissures du genre pénicillium sont par ailleurs à l’origine de la découverte des antibiotiques.

Les hallucinations de l’histoire

L’amanite tue-mouche est sans contredit l’hallucinogène le plus connu depuis la nuit des temps.

On la connaît de longue date en Sibérie, chez les Vikings, dans la religion indo-aryenne, le Veda ou chez les Amérindiens d’Amérique centrale et du Nord.
Elle est notamment utilisée comme «guide spirituel» dans les rites chamaniques des Ojibwés.

Dans l’histoire, une multitude de superstitions et de croyances tentent d’expliquer la toxicité ou les effets hallucinogènes de certaines espèces.

Ces champignons dangereux, est-ce l’oeuvre du diable, de sorcières ou l’effet de la proximité d’un crapaud, d’un serpent?
Et les effets hallucinogènes des champignons seraient-ils à l’origine de la légende du père Noël, du célèbre conte de Lewis Carroll Alice au pays des merveilles ou même de la bédé des Schtroumpfs?

SOURCE :
Denyse Valois

Des champignons et des hommes
Consommation, croyances et science
Guy Gaudreau, A. et F.-X. Ribordy, M. Tremblay
Éditions Cabédita, coll. «Archives vivantes»,
France


Chou Blanc est effectivement magnétiseur...! voir son site cliquez Chou Blanc

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ÉSOPE: Le garçon qui criait au loup


BLOC NOTRE 
DE  PAPY DIT

Avec Papy dit c’est une rentrée à l’ancienne…

La parole est aux défenseurs
des leçons de morale du bon vieux temps


Aujourd’hui : L
e mensonge

 « Ne mentez jamais à quelqu’un en qui vous voulez avoir confiance. 
A partir du moment où vous lui aurez menti une fois, vous aurez bien  du mal à le croire  (Rivarol)

Voilà en rentrant de l’école,  j ai lu cette histoire à ma petite fille  qui m’avait fait un petit mensonge.
je pense qu’elle peut vous être utile pour faire comprendre à vos choupinets les conséquences du mensonge

Le garçon qui criait au loup ! d’après Esope…

Qui cri au loup ?

L’expression vient d’une fable d’Ésope dont le titre a été traduit en français par Le garçon qui criait au loup, et dans laquelle un garçon s’amuse à prétendre qu’il a vu un loup, ce qui le discrédite auprès des habitants de son village.

Il était une fois un jeune berger qui gardait tous les moutons des habitants de son village. Certains jours, la vie sur la colline était agréable et le temps passait vite.

Mais parfois, le jeune homme s’ennuyait.

Un jour qu’il s’ennuyait particulièrement, il grimpa sur la colline qui dominait le village et il hurla :
« Au loup ! Un loup dévore le troupeau ! »

A ces mots, les villageois bondirent hors de leurs maisons et grimpèrent sur la colline pour chasser le loup. Mais ils ne trouvèrent que le jeune garçon qui riait comme un fou de son bon tour. Ils rentrèrent chez eux très en colère, tandis que le berger retournait à ses moutons en riant toujours.

Environ une semaine plus tard, le jeune homme qui s’ennuyait de nouveau grimpa sur la colline et se remit à crier : « Au loup ! Un loup dévore le troupeau ! »

Une nouvelle fois, les villageois se précipitèrent pour le secourir. Mais point de loup, et rien que le berger qui se moquait d’eux.
Furieux de s’être fait avoir une deuxième fois, ils redescendirent au village.

Le berger prit ainsi l’habitude de leur jouer régulièrement son tour… Et chaque fois, les villageois bondissaient sur la colline pour trouver un berger qui riait comme un fou !

le-loup-Jean-Baptiste-Oudry-1686–1755Enfin, un soir d’hiver, alors que le berger rassemblait son troupeau pour le ramener à la bergerie, un vrai loup approcha des moutons…

Le berger eut grand peur. Ce loup semblait énorme, et lui n’avait que son bâton pour se défendre… Il se précipita sur la colline et hurla :
« Au loup…. !
Un loup dévore le troupeau ! »

Mais pas un villageois ne bougea…
« Encore une vieille farce ! dirent-ils tous. S’il y a un vrai loup, eh bien ! Qu’il mange ce menteur de berger ! »

Et c’est exactement ce que fit le loup !

– C’est promis je mentirai plus

MORALITÉ :
Cette histoire
est donc composée de deux parties:
le récit, et la morale.
Cette morale prend souvent la forme d’un proverbe,

“Qui une fois ment, personne ne croit…
Bien qu’il dise vrai parfois…!”

SOURCE :   

PAPY DIT

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LE POTE H: « coûter la peau des fesses »

les potes doivent être éclairésCHRONIQUES CHOUCROUTE
par le Pote H

Dans mes chroniques on m’’a demandé de cultiver les potes âgés pour leur montrer la différence entre culture et agriculture.
Vu leur sénilité précoce nous procéderons toujours, par des anecdotes, qui leur permettront de mieux mémoriser, et de bien comprendre le sens des choses …

OH purée va y avoir du boulot …. Merci monsieur excusez nous…… c’est une erreur il n’y a aucune fuite chez nous…..Mais si on pète les plombs…. C’est noté votre entreprise fait aussi l’électricité…
si on pète un cable …. SUPER…..Vous faites aussi…. Alors à bientôt….!

D’où vient l’expression
« coûter la peau des fesses »

Et s’il y en a une dont l’origine est contestée, c’est bien celle de « coûter la peau des fesses« .
Voyons avec ma nièce, qui est en vacances chez moi, tout ce qui a été dit sur l’expression et d’où vient-elle vraiment.
Alors ? Vous, vous la dateriez de quand l’expression
« coûter la peau des fesses »?

Coûter la peau des fesses, et l’appeau d’Ephèse : un joli conte

On a longtemps pensé que l’expression venait d’une autre expression, celle de l’appeau d’Ephèse. On vous explique tout.

En automne 1820, le duc de Mirnouf, qui adorait la chasse mais qui n’attrapait jamais rien, aurait décidé de faire fabriquer un outil révolutionnaire qui l’aiderait à attraper des animaux. Le tout devait rendre la chasse plus plaisante. Aussi, il s’en remit à tous les artisans de sa contrée pour que le meilleur d’entre eux concrétise son idée.

Ils avaient deux mois pour réaliser l’ouvrage. Seulement, au bout d’une semaine à peine, Martin Ecouille demanda à être reçu par le noble. Devant toute une assemblée qui riait de le voir arriver, il sortit de sa poche un minuscule sifflet. Dès qu’il le porta à sa bouche, un bruit strident en sortit. Et des dizaines d’oiseaux, comme envoûtés par la mélodie, vinrent à lui.

Le Duc, impressionné, ne put sortir que quelques mots : « combien cela va-t-il me coûter ? »

Martin Ecouille, pas peu fier de son invention et persuadé que le Duc était prêt à tout pour l’obtenir, lui répondit simplement qu’il échangerait son sifflet contre la moitié de la fortune du Duc. Alors que l’assemblée entière se mit à rire de cette proposition, le Duc, lui, accepta.

Le bruit se répandit au delà du royaume. Le Duc, sans broncher, avait accepté de laisser la moitié de sa fortune à un inconnu.
D’où l’expression « coûter l’appeau d’Ecouille ».
Seulement, si le Duc avait été plus intelligent !
Il aurait su qu’à Ephèse, depuis le VIIème siècle, se vendaient des appeaux de grande qualité qui, eux, étaient bien moins chers. Et qui, de fait, coûtaient … l’appeau d’Ephèse.

Coûter la peau des fesses :
une expression plus triviale

Et oui, ce joli conte, même s’il a traversé les siècles, n’en reste pas moins qu’un joli conte.
Parce que la réalité est toute autre.

L’expression « coûter la peau des fesses » apparaît pour la première fois en 1897 sous la plume d’Alphonse Allais, un journaliste, écrivain et humoriste français. Et encore ! Seulement sous sa forme raccourcie « coûter la peau ».

Et, selon le Trésor de la Langue Française, la référence en la matière, ce n’est que le 12 janvier 1976 que l’expression « coûter la peau des fesses » est attestée. Elle est utilisée dans un article du Nouvel Observateur.

Pourtant, l’expression nous semble bien plus ancienne.

Quoiqu’il en soit « coûter la peau des fesses« , c’est bien coûter un œil. Ou un rein. Ou la peau des c***. Bref, coûter très cher et vous amputer d’une partie de vous. …
Et souvent, de votre porte monnaie.

SOURCE :
www.letribunaldunet.fr
www.expressio.fr


POTACHE

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