Archives par étiquette : poésie

POÉSIE : Mamy Louisa en mars

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DE TOM ET DOUCE

POÉSIE : Mamy Louisa en mars

Le chemin

Elle a dû être jolie avec son minois pendant sa jeunesse ;
Presque pas ridée, la belle âme de son visage transparaît ;
La guerre, la faim, la soif, auraient dû éteindre cette tendresse ;
Mais tous les jours, avec son mari, ils me semblent renaître.

Elle a dû regretter en Andalousie, ses parents et amis.
Quelle que soit la météo je les vois sillonner dans le quartier ;
La chaumière catalane qu’ils chérissent les aide à se pauser
Quand tous deux, ils reviennent, un peu encombrés de paquets.

Les voisins et relations s’étonnent de la durée de leur amour
Soixante sept ans de vie commune, un joli bail à jalouser ;
Lui, la protégeant de tout, de la pluie et du temps qui court
Avec son éternel parapluie fermé d’aujourd’hui et d’hier.

Un enfant aurait pu adoucir un peu leurs souvenirs
Leur offrir un amour parental, ou sourire dans leurs rêves ;
Mais cela restera leur secret, de n’avoir pas eu de berceau
Ni de jouets à cajoler, les jours où ils voudront s’y réfugier.

Louisa –

Ce jour là

Elle n’était ni nostalgique ni peureuse ;
En comprenant le silence de ces arbres lumineux ;
Seule son interprétation la faisait surfer ;
La lumière offrait une indicible clarté.

A partir de ce chemin, l’écorce magnétique
D’un eucalyptus offrait à lui seul, un tableau ;
Son univers passait d’océans indicibles, uniques
Aux rochers scintillants s’escaladant sans peur des flots.

La matinée pouvait ainsi la faire voyager
Inconnue, elle n’avait pas de ville, ni d’âge ;
Seulement l’impression de ne pas être prisonnière
Mais un joyau , une Reine conviée pour la fête.

Louisa –

Le soleil

Le soleil notre ami, cet aliment qui complète une amitié
Quelques oiseaux se le partagent, avec les jardins et les fleurs ;
Parfois , une tourterelle, sur un toit roucoule son bonheur ;
Un chat voisin, encore endormi, viendra ensuite s’y reposer.

A l’automne, les plus belles feuilles composent un joli pastel
A chaque terrasse, il déposera son tapis tout à fait personnel ;
Pendant que diverses tempêtes danseront sur plusieurs thèmes
Et que peut elle leur offrir à cette nature, qu’un “je vous aime”.

Chaque année diffère peu de la précédente, il faut juste aimer ;
Aimer un chat qui dort, un oisillon qui chante, une feuille au balcon
Un sourire silencieux , éclatant et sans arrières pensées
La voix d’un enfant qui crie, ou parle pour l’horizon ;

Un bourgeon qui amène sa kyrielle de roses en bouton ;
Un petite main d’enfant n’offre pas seulement une pâquerette ;
Et cette plante qui s’est cachée pour offrir sa violette
Et tant de belles choses que l’on ne trouve que dans les ondes.

Louisa   ( pour toi l’enfant)

 

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POÉSIE : Mamy Louisa printanière

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POÉSIE : Mamy Louisa printanière

POUR MOI C’EST LE PRINTEMPS

Pour juste entendre whiter shade of pale
Sans que personne ni bruits de volets n’interfèrent ;
J’aurais aimé la présence d’une abeille blonde et fière

Sur le cœur d’une violette parfumée et pâle.

La météo, n’était pas encor au rendez-vous
Que les fleurs d’un prunier et celles d’un oranger ;
Le prunier a ouvert ses corolles pour nous,

L’abeille viendra-t-elle demain les humer ?

Le soleil, n’éclaira-t-il que les boutons d’or ?
Entendra-t-il la musique plus que la chanson ?
Le jardin aux fleurs offre tout ce qui foisonne :

Jacinthe, jonquilles et forsythia d’or.

Louisa – c’est pour toi petit !!!

 

 

Giboulées de mars

Les bourgeons des arbres sont floutés ;
le plâtre à restaurer occulté ;
La peinture oubliée, tout semble en panne ;

la restauration d’une habitation catalane.

Il n’y a plus que les gouttes, et cachets différents :
Du plus amère au plus appétissant ;
C’est un tsunami ou un tremblement de terre ?

Depuis qu’un torticolis lui a été diagnostiqué.

Plus de jours, plus de nuits, plus de vie ;
Les premiers remèdes ont offert un répit ;
Puis, sans crier gare, la diarrhée est arrivée

On a complété la liste des cachets.

Le troisième jour, il a tout refusé :
En me criant dessus de son jargon de P.L.I.
Puis est venue la grimace pour ne rien avaler ,

Suivie de quelques sourires avec ses dents jolies.

Entre temps, le soleil brillait dans le jardin ;
Entre-temps est né le premier chant d’un oiselet ;
Il a commencé à grignoter, à réclamer , du pain ;

Il a recommencer à jouer, à gratter le canapé.

La vie, tout à coup, est redevenue belle !!!

Louisa –

C ‘est le printemps

La vie m’apporte de petits bonheurs : une fleur ;
J’adore l’enfant dont le sourire lui vient du cœur ;
J’ai tendance à ne pas le rechercher et pourtant

Le soleil, la rosée, le parfum, les transcende.

Quel enfant n’accoure pas devant une fleur sauvage
Alors qu’auparavant, l’endroit n’était qu’un passage ;
Ma mémoire me restitue des photos défraichies :

Tu m’offres , en souriant, une pâquerette jolie;

J’aperçois ta joie, toi, tu devines mon rire ;
Les nuits me restituent les plus beaux souvenirs
Que j’adore partager avec mon cœur de maman

Tout cela pas seulement quand revient le printemps.

Louisa –

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Poésie: Mamy Louisa écris moi un poème

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DE TOM ET DOUCE

TOM ET DOUCE aiment les poèmes  faciles à retenir et partagent avec ceux qu’ils aiment  des poèmes dont vous êtes les créateurs Aujourd’hui ils ont demandé à MAMY  LOUISA de leur laisser publier quelques poèmes histoire de vous dire qu’il n’est pas encore venu le temps des poètes disparus…  Les voici ..!

LES POÈMES DE MAMY LOUISA

J’aime ton rire –

C’est un clin d’oeil à mes aléas,
Un Annapurna à mes montagnes,
Un envol d’oiseaux de paradis dans la brise,
Un cadeau inattendu qu’on attrape avant qu’il ne s’éclipse.

Si frêle que le simple souffle l’intimiderait,
Si frileux qu’un coeur glacé le gèlerait,
C’est un soleil en toutes circonstances
Dans le champ des possibles, un carburant;

Sans le chercher, il arrive, et bouscule
Tout en m’accompagnant une journée,
Son empreinte fleuri, parfumé, me tatoue

Beau Cattleya !!!

De la tête aux pieds, une orchidée
Il faut pourtant avoir un sésame pour ouvrir
Ton coeur, et, tel un orpailleur, creuser
Pour trouver cette pépite qui éclate et brille,
Son souvenir est bien gardé dans mon jardin secret.

Pour mon minichou –
LOUISA

je ne sais pas dire des mots d’amour ;

je ne sais pas dire des mots d’amour ;
Je crains, que, de ma bouche, ils soient galvaudés,
Et de conjuguer amour avec toujours
C’est le destin qui , seul, peut en décider.

Je voudrais parler de l’amour qui empêche
De dormir, de s’alimenter, et qui nourrit,
Je voudrais parler de l’amour d’une vie
Aussi fort et éternel qu’une petite mèche.

Alors, chaque seconde compte double,
Chaque pensées, un nouveau trouble,
Et quelque soit les printemps jamais, expirées,

Gardées souvent dans un jardin secret.
Parfois, je déraisonne, quand le guide me raisonne
Les amitiés, ne vont pas contrarier mon coeur;
Alors, je suis une bergère qui file le bonheur,
A L’horizon, des fleurs et des bourgeons, foisonnent.
le printemps ARRIVE –

LOUISA

IL PLEUT

Aujourd’hui, il pleut et tes galets refont surface, enfant ;
Tu as, petit poucet, des décennies, tellement semé ;
Qu’aujourd’hui, sur son chemin, à travers les gués et les champs ;
Elle marchera sur des saphirs et des rubis par chapelet.

Petit poucet, tes galets la conduisent vers un château ;
Point besoin de luxe, d’armoiries, de statues et de douves ;
Seulement à l’horizon, des lys et des roses qu’ouvrent
Un passeur de poèmes et un vagabond de son ballot.

LOUISA –

Enfant

Peinture de Giovanni Bradelin

Ne m’en veut pas enfant si j’ai reconnu ta malnutrition ;
A douze ou treize ans, on ne doit pas être maigrelet ;
Les joues creuses, et la mine plutôt fatiguée ;
Ne m’en veut pas, si je reconnais la malnutrition ;

Ce jour là, un malabar remplissait ta joue creuse ;
Tu sortais du collège et apparemment semblait heureux ;
Pourquoi a-t-il fallu que je te croise et te regarde ?
Sur un enfant qui souffre de malnutrition, on détourne le regard.

Tu es passé très vite et sans me retourner j’ai été touchée ;
Ta maman te parlait et moi j’aurais voulu t’offrir des gâteaux ;
Ta maman avec son landau et toi, semblaient d’un autre monde ;
Ta maman qui te ressemblait, vous êtes, depuis, en moi tatoués.

LOUISA

MERCI MAMY LOUISA …
de nous avoir tatouer le coeur…!!!!

CHOU BLANC
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Homme libre, toujours, tu chériras la mer !

BLOC NOTE LITTÉRAIRE
par
Chou Blanc

La poésie inoxydable

 sons naturels de la mer et des vagues - fermez les yeux et lachez vous  MUSIQUE D’AMBIANCE

Un lecteur amateur de poésie, nous a demandé l’intégrale du poème de BAUDELAIRE … Le voici avec en prime celui de VICTOR HUGO

Oh Combien de marins ,combien de capitaines…” 

Poème de Baudelaire – Tu chériras la mer
.

Homme libre, toujours, tu chériras la mer !
La mer est ton miroir ; tu contemples ton âme
Dans le déroulement infini de sa lame,
Et ton esprit n’est pas un gouffre moins amer.


Tu te plais à plonger au sein de ton image ;
Tu l’embrasses des yeux et des bras, et ton cœur
Se distrait quelquefois de sa propre rumeur
Au bruit de cette plainte indomptable et sauvage.


Vous êtes tous les deux ténébreux et discrets :
Homme, nul n’a sondé le fond de tes abîmes,
O mer, nul ne connaît tes richesses intimes,
Tant vous êtes jaloux de garder vos secrets !


Et cependant voilà des siècles innombrables
Que vous vous combattez sans pitié ni remord,
Tellement vous aimez le carnage et la mort,
O lutteurs éternels, ô frères implacables !


Charles Baudelaire

Joseph Mallord William Turner - Bateau hollandais dans la tempête

Joseph Mallord William Turner – Bateau hollandais dans la tempête 

Oceano Nox   (Victor Hugo)

Oh ! combien de marins, combien de capitaines
Qui sont partis joyeux pour des courses lointaines,
Dans ce morne horizon se sont évanouis ?
Combien ont disparu, dure et triste fortune ?
Dans une mer sans fond, par une nuit sans lune,
Sous l’aveugle océan à jamais enfoui ?

Combien de patrons morts avec leurs équipages ?
L’ouragan de leur vie a pris toutes les pages
Et d’un souffle il a tout dispersé sur les flots !
Nul ne saura leur fin dans l’abîme plongée,
Chaque vague en passant d’un butin s’est chargée ;
L’une a saisi l’esquif, l’autre les matelots !
Nul ne sait votre sort, pauvres têtes perdues !
Vous roulez à travers les sombres étendues,
Heurtant de vos fronts morts des écueils inconnus
Oh ! que de vieux parents qui n’avaient plus qu’un rêve,
Sont morts en attendant tous les jours sur la grève
Ceux qui ne sont pas revenus !
On demande ” Où sont-ils ? Sont-ils rois dans quelque île ?
Nous ont’ ils délaissés pour un bord plus fertile ? ”
Puis, votre souvenir même est enseveli.
Le corps se perd dans l’eau, le nom dans la mémoire.
Le temps qui sur toute ombre en verse une plus noire,
Sur le sombre océan jette le sombre oubli
On s’entretient de vous parfois dans les veillées,
Maint joyeux cercle, assis sur les ancres rouillées,
Mêle encore quelque temps vos noms d’ombre couverts,
Aux rires, aux refrains, aux récits d’aventures,
Aux baisers qu’on dérobe à vos belles futures
Tandis que vous dormez dans les goémons verts !
Bientôt des yeux de tous votre ombre est disparue.
L’un n’a-t-il pas sa barque et l’autre sa charrue ?
Seules, durant ces nuits où l’orage est vainqueur,
Vos veuves aux fronts blancs, lasses de vous attendre,
Parlent encore de vous en remuant la cendre
De leur foyer et de leur coeur !
Et quand la tombe enfin a fermé leur paupière,
Rien ne sait plus vos noms, pas même une humble pierre
Dans l’étroit cimetière où l’écho nous répond,
Pas même un saule vert qui s’effeuille à l’automne,
Pas même la chanson naïve et monotone
Que chante un mendiant à l’angle d’un vieux pont !
Où sont-ils, les marins sombrés dans les nuits noires ?
O flots ! que vous savez de lugubres histoires !
Flots profonds redoutés des mères à genoux !
Vous vous les racontez en montant les marées,
Et c’est ce qui vous fait ces voix désespérées
Que vous avez le soir, quand vous venez vers nous…

logo poésie small(Les rayons et les ombres…)

je conseille pour prolonger ce voyage en mer, un autre poème
déjà publié dans ” LA CHOUETTE”: L’ALBATROS”

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Chou Blanc est effectivement magnétiseur - voir son site cliquezChou blanc

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