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Regard de loup et appétit de cochon

Logo allez mamy raconte étéALLEZ MAMY…! RACONTE….! est une série pour les petits et les grands enfants..!

Tous les mercredi hiver comme été dans la Chouette, ma Mamy se transforme en conteuse de bord de mer….ou d’Arrière pays….
Ben avec elle..! On a de quoi se distraire….!

AUJOURD’HUI ELLE SE PENCHE SUR LES COMPORTEMENTS DES LOUPS ET DES COCHONS


– Mes chers enfants moi aussi j’avais une grand mère qui, se plaisait à me parler d’histoires qui m’aidaient à mieux me connaitre ou à découvrir le monde ..


– Elle fut la première à m’apprendre à découvrir le monde animal


– ALLEZ.. ACTION Mamy..!

Dis nous… Dis nous quels animaux …?


– BEN…. on va parler du regard du loup et des méchants comportements des truies et des cochons

logo mamy turlututu smallLE REGARD DU LOUP
Les Anciens croyaient que lorsqu’un loup jetait les yeux sur un homme avant que celui-ci eût aperçu l’animal, l’homme perdait la voix.  Pline donne …..

– C’EST QUI LUI ..????
– je vais encore être paumé dans ce coup là

Pline l’Ancien  23 apr. J.-C. et mort en 79,  est un écrivain et naturaliste romain du Ier siècle, auteur d’une monumentale encyclopédie intitulée Histoire naturelle (vers 77).

Pline donne cette opinion comme reçue communément en Italie.
« En Italie, dit-il, le regard des loups, à ce que l’on croit, est dangereux ; il enlève la voix à l’homme qui est vu le premier. »

Virgile….

J’ai rien demandé mais je veux bien être présenté…

Virgile (octobre 70 av. J.-C. , et mort septembre 19 av. J.-C.), est un poète latin contemporain de la fin de la République romaine et du début du règne de l’empereur Auguste.

Virgile fait allusion à cette croyance dans un de ses recueils  de poèmes  :
« La voix échappe à Moeris : les loups ont aperçu Moeris les premiers. »

C’est de là aussi qu’est dérivé le proverbe Lupus in fabula (le loup dans la conversation), qui s’est conservé parmi nous, et qui s’applique lorsque, la personne dont on parlait survenant, il se fait silence tout à coup.
Cette propriété malfaisante du loup, comme il a été facile de s’en assurer bien des fois, ne lui est nullement inhérente, et dépend simplement de la peur, de la frayeur ordinaire éprouvée par celui qui, à l’improviste, se voit fixé par un animal de cette espèce.

 
– ALLEZ.. mon petit JONAS n’aies plus peur

t as eu chaud et peur d’être muet de terreur

Parlons pour vaincre nos peurs d’enfants du comportement des cochons qui, au moyen âge, vivaient parmi les hommes et ne savaient pas ce que c’était ces bébés jouant dans la paille de la grange à leur coté….

Au Moyen Age, les porcs et les truies couraient en liberté dans les rues des villages, et il arrivait souvent qu’ils dévoraient des enfants ; alors on procédait directement contre ces animaux par voie criminelle.
Voici quelle était la marche que suivait la procédure :
On incarcérait l’animal, le cochon ou la truie, c’est-à-dire le délinquant, dans la prison du siège de la justice criminelle où devait être instruit le procès.
!!

Le procureur , c’est-à-dire l’officier qui exerçait les fonctions du ministère public auprès de la justice seigneuriale, requérait la mise en accusation du coupable.

– AH OOUUUAAAAIIIISSS comme dans les séries policieres américaines de NETFLIC…!

Après l’audition des témoins et vu leurs dépositions affirmatives concernant le fait imputé à l’accusé, le promoteur faisait ses réquisitions, sur lesquelles le juge du lieu rendait une sentence déclarant l’animal coupable d’homicide, et le condamnait définitivement à être étranglé et pendu par les deux pieds de derrière à un chêne suivant la coutume du pays.
Le cochon. Illustration de Jacques de Sève extraite de Histoire générale des animaux, des végétaux et des minéraux qui se trouvent dans le royaume. Partie 1 : les quadrupèdes de la France, par Pierre-Joseph Buchoz (1776)

Le cochon. Illustration de Jacques de Sève extraite de Histoire générale des animaux,
des végétaux et des minéraux qui se trouvent dans le royaume.
Partie 1 : les quadrupèdes de la France, par Pierre-Joseph Buchoz (1776)

Du treizième au seizième siècle, les fastes de la jurisprudence et de l’histoire fournissent de nombreux exemples sur l’usage de cette procédure suivie contre des pourceaux et des truies qui avaient dévoré des enfants, et qui, pour ce fait, étaient condamnés à être pendus.

– Quel appétit… Poils au zizi..!!!!

logo du livre sonore dans cette page

SOURCES :
https://www.france-pittoresque.com

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RETRO : C’est une récap des histoires déjà racontées….

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Le petit garçon et le chef d’orchestre

Logo allez mamy raconte étéALLEZ MAMY…! RACONTE….! est une série pour les petits et les grands enfants..!
Tout cet été dans la Chouette, ma Mamy se transformera en conteuse de bord de mer….ou d’Arrière pays….
Préparez les esquimaux glacés…..
Pour les autres ….??
ceux qui sont rentrés le nez dans leur cartable ….
Ben..! Faisons les rêvez…..!
Aujourd’hui:

Le petit garçon et le chef d’orchestre

 

La Fille aux Cheveux de Lin
CLAUDE DEBUSSY

 

logo mamy turlututu smallMes chers enfants moi aussi, j’avais une grand mère qui, comme moi, aimait à raconter des histoires à la choupinette que j’étais en ce temps là….!

Elle se plaisait à me parler  d’enfants qui faisaient l’expérience de la vie …. à la lumière de leur erreur nous grandissions avec plus de sagesse et plus de confiance en nous … il en fut ainsi du joueur de trombone….

LE CHOURISTE– OOOH OOHH OOHH Raconte Raconte…..
On patiente..!!!! La moitié d’entre vous ne savent même pas ce que c’est qu’un trombone.. prenons 2 minutes … photo et explication incluse

  • Trombone- Instrument de musique
  • Le trombone est un instrument de musique à vent et à embouchure de la famille des cuivres clairs. Le terme désigne implicitement le trombone à coulisse caractérisé par l’utilisation d’une coulisse


Trombone à coulisse par amidesorgues

logo mamy raconte aux pitchous Le petit garçon et le chef d’orchestre

Un orchestre arriva un jour dans une ville pour tenir la parade annuelle. Malheureusement, un des jeunes qui jouait du trombone et qui faisait partie de l’orchestre, est tombé soudainement malade.
cheforchestre

logo mamy turlututu smallLe chef d’orchestre, en désespoir de cause, s’est adressé à la foule, juste avant le début de la parade, pour s’informer si quelqu’un savait jouer du trombone et pouvait venir remplacer le jeune garçon malade.

Parmi la foule, un adolescent d’une douzaine d’années a levé alors sa main et a crié: «Oui, oui, moi je peux, moi je peux!

En toute hâte, le chef d’orchestre lui a remis le trombone et
les partitions de musique qu’il devait jouer.
Peu de temps après le commencement de la parade, le chef d’orchestre s’est aperçu rapidement que le jeune garçon ne savait pas jouer de trombone du tout. Il avait de la difficulté à tenir son instrument, il était incapable de rester dans les rangs avec les autres
musiciens, mais le pire de tout, c’est qu’il effectuait toutes sortes de bruits bizarres avec son trombone. Il faisait tout, sauf jouer ses partitions.

Tout de suite après la fin de la parade, le chef d’orchestre s’est empressé d’aller voir le jeune en question et lui a demandé sur un ton assez hostile:

«Pourquoi m’as-tu dit que tu savais jouer du trombone, alors que de toute évidence tu ne sais vraiment pas en jouer?  »

ET le jeune garçon de répondre:

«Comment vouliez-vous que je sache si je savais jouer ou non, je n’avais jamais essayé avant! »

logo jonas étéLE CHOURISTE

– « Le jeune garçon de notre histoire avait décidé de passer à l’action.
Plusieurs personnes par contre font tout le contraire…..


Elles font l’erreur d’attendre que tout soit parfait avant de passer à l’action.

Oubliez cela, le moment idéal n’arrivera jamais. Si vous attendez par exemple pour partir de chez vous que tous les feux de circulation en ville soient verts, vous allez demeurer chez vous toute votre vie.
 il est impossible de gagner quoi que ce soit sans commencer.
Plus j’avance en âge, moins je porte attention à ce que les gens disent, j’observe seulement ce qu’ils font.
Peu importe le domaine choisi, ce qui compte d’abord, c’est de commencer.
Sans action, les rêves resteront toujours des rêves et les projets toujours des projets.
C’est seulement quand on met en œuvre son idée qu’elle prend toute sa valeur. Certaines choses peuvent arriver à ceux qui attendent, mais seulement les choses qui restent à ceux qui se dépêchent.
Tout comme le petit garçon de notre histoire, passez à l’action concernant vos projets, de sorte que lorsque vous mourrez, votre musique ne mourra pas avec vous.

jonas

– « Il y a pire dans la vie que de ne pas avoir réussi. C’est de ne pas avoir essayé.»

  SOURCE: Patrick Leroux 
(Livre : Pour le cœur et l’esprit)
Description :
Les histoires émouvantes et exaltantes m’ont toujours fasciné. Déjà tout petit, je prenais un réel plaisir à écouter mes parents et mes grands-parents m’en raconter pour m’endormir. Puis enfant, elles servaient à me transmettre leurs valeurs, et à éveiller mon imaginaire et à stimuler mon apprentissage. Je suis persuadé que vous découvrirez dans ce recueil plusieurs histoires qui vous réchaufferont le coeur et stimuleront votre esprit.

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RETRO : C’est un autre épisode….

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Mamy raconte : Le Bâton tape

logo mamy raconte aux pitchousALLEZ MAMY…! RACONTE….! est une série pour les petits et les grands enfants..!
Dans la Chouette ma Mamy se transformera en conteuse au bord du feu…. Préparez les buches….. Pour les autres ….??
Ben..! Rêvez…..! Vous sentirez très vite les odeurs de fumée, la chaleur du feu de bois, vous entendrez l’écorce crépiter….. et vous verrez au milieu des flammes…. la fantasmagorie de l’imaginaire… ça y est.. vous tenez le soufflet bien en main….?
Oui.. !
– Alors.. ACTION Mamy..! Raconte nous une légende pour petits et grands…!!

Le bâton tape

jonas– HEIN MAMY QU’ELLE EST POUR LES PETITS COMME MOI….
– OUI MON PETIT

 

Logo mamy raconte DIl était une fois une famille pauvre qui comptait trois fils :    Pierre, Jacques et Jean.
Un jour, Pierre, l’aîné, dit :

« Je vais aller chercher du travail ; je reviendrai quand je serai riche. »
Il partit sur la grand-route et marcha, marcha. Un soir, n’ayant plus qu’un croûton de pain à se mettre sous la dent, il rencontra une vieille qui lui demanda :
« Voulez-vous m’indiquer le chemin pour aller à Châteauguay ? »
Pierre la renseigna, puis elle dit :
« Avez-vous quelque chose à donner à une vieille pauvresse ? » Pierre lui donna son croûton de pain. La vieille l’accepta et lui dit :
« Je suis une fée. Pour te remercier de ta gentillesse, voici une nappe blanche. Tu n’auras qu’à dire : « Nappe, mets la table ! », et aussitôt des mets de toutes sortes s’y déposeront tout seuls.
— Oh, merci, merci ! » fit Pierre, s’empressant de reprendre la route en direction de chez ses parents. Il marcha, marcha d’un bon pas, mais la nuit arriva. Il était fatigué, alors il s’arrêta dans une auberge. Avant de dormir, comme il avait faim, il sortit sa nappe et commanda :
« Nappe, mets la table ! » Aussitôt la nappe se déplia sous ses yeux et se couvrit de mets succulents et de fruits appétissants. Mais l’aubergiste avait vu le manège et, dans la nuit, il vola la nappe qu’il remplaça par une autre identique.
Le lendemain matin, Pierre quitta l’auberge et fila vers sa maison.

« Voyez, s’empressa-t-il de dire à ses parents, je rapporte une nappe merveilleuse qui se couvre de mets et de fruits délicieux. Vous allez voir ! »
Il sortit la nappe blanche de son sac et lança :
« Nappe, mets la table ! » Mais la nappe resta pliée et rien n’apparut. Alors Pierre la saisit, la déplia, l’examina et constata que ce n’était pas la sienne.
« Ce doit être l’aubergiste qui me l’a volée ! »
s’écria-t-il, tout penaud.

Logo mamy raconte DAlors, l’un de ses frères, Jacques, annonça tout à coup :
« Moi aussi, je pars chercher du travail. Et je retrouverai bien la nappe de Pierre. »

À son tour, il marcha, marcha. Il arriva un bon matin au bord d’une rivière sans beaucoup d’eau où était assise une vieille femme toute courbée par l’âge. Le voyant approcher, elle l’interpella :
« Voulez-vous m’aider à traverser la rivière ? » Jacques y consentit sans hésiter. Arrivée sur l’autre rive, la vieille lui dit :
« Je suis une fée. Pour te récompenser de m’avoir secourue, je te donne cette poule. » Et elle sortit une poule de sous son manteau, ajoutant :
« Dis : « Poule, ponds-moi de l’or ! » et elle pondra de l’or. »

Enchanté, Jacques remercia la vieille et s’empressa de rentrer chez ses parents. Il marcha longtemps et finit par s’arrêter pour dormir à l’auberge où son frère Pierre avait fait halte. Il monta à sa chambre et dit à sa poule :
« Poule, ponds-moi de l’or ! » Et la poule pondit trois œufs d’or. Pour payer sa dépense, il en donna un à l’aubergiste qui eut des doutes sur sa provenance. Durant la nuit, ce dernier alla dans la chambre où dormait son client, vit la poule et la vola. Il la remplaça par une autre en tout point semblable.

Le lendemain, Jacques arriva à la maison tout joyeux en disant :
« Voyez ma jolie poule ; elle pond de l’or ! Regardez bien ! » Il posa sa poule sur la table et dit :
« Poule, ponds-moi de l’or ! » Tout ce que fit la poule ce fut de branler la tête et de chanter :
«Caque-caque-canette. » Jacques était bien peiné. Il s’écria :
« Ah, c’est le vilain aubergiste qui m’a volé ma poule ! »

Logo mamy raconte DAlors, Jean, le plus jeune des trois frères, dit :
« C’est à mon tour de tenter ma chance. Je pars chercher fortune. »

Comme ses frères avant lui, il marcha, marcha sur le chemin. Puis, à la tombée du jour, il arriva à l’orée d’un grand bois où se tenait une vieille femme, qui lui dit :
« Mon cher petit, voulez-vous m’aider à traverser ce bois ? Il fait bien noir, et j’ai peur des voleurs.
— Volontiers », dit Jean.
Il prit alors la main de la vieille et la conduisit de l’autre côté du bois. Arrivée là, la vieille se redressa et déclara :
« Je suis une fée. Pour te récompenser de ta gentillesse, je te fais cadeau de ce bâton. Tu n’auras qu’à dire : « Bâton, tape ! », et aussitôt il se mettra à taper sur qui tu voudras. »
Jean était enchanté. Il remercia la fée et se dirigea bien vite vers la maison où l’attendaient ses frères et ses parents. Mais la nuit tomba, et Jean était fatigué. Il s’arrêta dormir à l’auberge, la même où ses frères avaient fait halte.
Après une bonne nuit de repos, il demanda à l’aubergiste :
« C’est vous qui avez volé la nappe de mon frère, la nappe qui met la table ?
— Jamais de la vie ! répliqua l’aubergiste. Je n’ai rien volé du tout !
— Vous allez me la rendre ou je vous fais cogner par mon bâton, dit Jean.
— Je n’ai rien à vous rendre, protesta le bonhomme.
— Soit ! fit Jean. Alors, bâton, tape ! »
Aussitôt le bâton s’abattit sur les épaules de l’aubergiste. Bang ! Bing ! Pan, pan !
L’aubergiste se sauva en se lamentant et en criant :
« Arrêtez ! Arrêtez votre bâton ! »
Pas tant que vous ne m’aurez pas rendu la nappe de mon frère », répondit Jean.
Le corps meurtri, l’aubergiste sortit enfin la nappe blanche du buffet et la donna à Jean qui arrêta son bâton. Puis, le jeune homme s’en alla sur le chemin. Mais, le soir même, le voici de retour demandant asile pour la nuit. Et le lendemain matin, il dit à l’aubergiste :
« Maintenant, rendez-moi la poule que vous avez volée à mon frère.
— Je n’ai pas volé de poule ! protesta l’aubergiste.
— Si vous ne me la rendez pas, je vous fais cogner par mon bâton.
— Non, non ! Je n’ai pas ta poule ! » hurla l’aubergiste en se sauvant, car il avait très peur des coups de bâton.
Jean lança : « Bâton, tape ! » Le bâton courut après le bonhomme, lui sauta sur le dos et lui tapa sur les épaules. Le bâton tapa. Bing ! Bang ! Pan, pan ! Le vilain aubergiste cria et se roula par terre, mais le bâton continuait de taper. Bing ! Bang ! Pan, pan ! N’en pouvant plus de douleur, l’aubergiste alla chercher la poule et la remit à Jean, qui arrêta son bâton et reprit la route.
En chemin, il rencontra trois voleurs qui lui dirent :
« Donne ta poule et tous tes biens, sinon nous te pendrons à la plus haute branche de cet arbre.
— Laissez-moi passer, dit Jean, ou je vous fais massacrer par les coups de mon bâton.
— Ha, ha ! dirent les voleurs, riant de ses menaces. Nous allons te pendre !
— Bâton, tape ! » cria alors Jean.
Et le bâton s’abattit comme la grêle sur les épaules des voleurs. Bing ! Bang ! Pan, pan ! Les voleurs épouvantés s’enfuirent, poursuivis par le bâton déchaîné. Bing ! Bang ! Pan, Pan ! Jean rappela son bâton et se remit en route. Il arriva chez ses parents et s’exclama joyeusement :

« J’ai tout rapporté : la nappe, la poule, et mon bâton qui cogne quand je le veux. Voici la nappe. « Nappe, mets la table ! » lança Pierre. Aussitôt la nappe s’étala et se couvrit de mets et de fruits appétissants. Jean sortit la poule de son sac, et Jacques dit :
« Poule, ponds-moi de l’or ! » Et la poule pondit trois œufs d’or.
Ce fut alors, dans la pauvre demeure, une soirée de réjouissances agrémentée d’un festin de roi.
Pierre, Jacques et Jean avaient vraiment fait fortune. Ils rendirent la vie douce à leurs parents, et tous les cinq vécurent heureux et contents jusqu’à la fin de leurs jours.

l'accés au poème sonore est à droite

SOURCE :
https://www.iletaitunehistoire.com/genres/contes-et-legendes/lire/biblidcon_052#histoire


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RETRO : C’est un autre épisode….

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MAMY RACONTE: Ils ont décroché la lune

logo mamy raconte aux pitchousALLEZ MAMY…! RACONTE….! est une série pour les petits et les grands enfants..!
Dans la Chouette ma Mamy se transformera en conteuse au bord du feu…. Préparez les buches….. Pour les autres ….??
Ben..! Rêvez…..! Vous sentirez très vite les odeurs de fumée, la chaleur du feu de bois, vous entendrez l’écorce crépiter….. et vous verrez au milieu des flammes…. la fantasmagorie de l’imaginaire… ça y est.. vous tenez le soufflet bien en main….?
Oui.. !
– Alors.. ACTION Mamy..! Raconte nous une légende pour petits et grands…!!
– Mes petits …. Vous me demandez toujours de vous décrocher la lune et ben aujourd’hui je vais le faire…..
OH YES… OUI OUI Oui avec ça il en aura pour les grands et les petits…!
– Ben MDR alors ..! à la lumière de la lune on va encore moins me voir
– Bien au contraire ….. Écoutes et tu sauras pourquoi..!

La lune (un conte de grimm)

jonas– EH Mamy tu veux nous amener dans le lune… mais tu dis toujours de moi:
« 
Que je suis toujours dans la lune…. »
ALORS LA..! LE VOYAGE VA ÊTRE COURT POUR MOI..!
– AH OUI.. il a raison ..

– PAPY explique leur ce que c’est que « Être dans la Lune »

LE CHOURISTE
– Ben oui bien sûr ..

– Toi Mamy tu veux aller toujours trop vite ….
et tu oublies que les plus petits, ils sont pas encore bien finis…

– Ben voilà :  être dans la lune…… c’est :
Être distrait. Être perdu dans ses pensées… être rêveur.

La lune est le symbole du rêve et de l’inconscient

© Christian Schloe

« Être dans la Lune », « lunatique » ou « mal luné ». Peut-être ces expressions courantes ne sont t elles pas le fruit du hasard, tant la lune est le symbole du rêve et de l’inconscient, de l’introspection, et de notre part d’ombre.

Contrairement au soleil, elle disparaît complètement certaines nuits.

En son absence, nous sommes plongés dans le noir complet, privés de l’un de nos sens, et donc plus vulnérables.
Comme l’illustre symboliquement le mythe du loup garou qui se transforme les soirs de pleine lune, captif de ses pulsions animales, la lune incarne le côté sombre de notre personnalité, elle peut être ressentie comme dangereuse.

Dans beaucoup de religions et croyances la nuit fait même peur.

Elle fait apparaître des êtres que qui se tiennent aux portes du jour :
Esprits, et être maléfiques ne sont pas loin et peuvent nous assaillir.

– C’est casse tête ton truc PAPY .. Et en plus tu parles comme le psychologue de Maman…!
– EUH… bon ça va je vais vous apprendre à rêver et sans l’aide d’un psy écoutez cette rêverie de GABRIEL FAURÉ au piano et laissez vous emporter dans ces images….

jonas

– Bon Mamy on a compris .. C’est quand que tu me décroches la lune..?
– Voilà voilà on y vient .. Toujours pressé…. comme les citrons jaunes?… jaunes comme toi Jonas..!

 

La Lune – Conte de Grimm

 Il était autrefois un pays où les nuits étaient sombres, et le ciel couvrait cette contrée comme un drap noir.
La lune n’y sortait jamais, pas une seule étoile ne scintillait dans l’obscurité.
Les ténèbres y régnaient comme à la création du monde.

soleil et luneQuatre jeunes hommes de ce pays partirent un jour en voyage et arrivèrent dans un autre royaume où tous les soirs, lorsque le soleil se couchait derrière la montagne, s’allumait dans les cimes d’un chêne un disque étincelant qui répandait au loin une douce lumière.
Cela permettait aux gens de tout bien voir et distinguer, même si la lumière n’était pas aussi forte et éclatante que celle du soleil.
Les voyageurs s’arrêtèrent et, abasourdis, demandèrent au paysan qui passait par là avec son chariot quelle était cette lumière.
– C’est la lune, répondit le paysan. Notre maire l’a achetée pour trois écus et l’a attachée au sommet du chêne.
Tous les jours il doit y rajouter de l’huile et bien la nettoyer pour qu’elle brille comme il faut. Nous lui payons ce service un écu chacun.

Le paysan partit en cahotant, et l’un des jeunes hommes siffla :
– Une telle lampe nous serait bien utile chez nous ! Nous avons un chêne aussi grand que celui-ci, nous pourrions l’y accrocher. Quel plaisir de ne plus marcher en tâtonnant !
– Savez vous ce que nous allons faire ? lança le deuxième. Nous irons chercher un cheval et une charrette et nous emporterons la lune avec nous. Ils n’auront qu’à s’en acheter une autre.
– Je sais bien grimper, dit le troisième, je la décrocherai.


– Tu le racontes bien…! Mais n’empêche qu’ils sont en train de « chouraver » la lune…. C’est pas bien de voler les autres … HEIN MAMY…?
Oui mon petit …. ! mais écoutes la suite …..!!!

Le quatrième trouva un cheval et une charrette et le troisième grimpa sur l’arbre.
Il fit un trou dans le disque lumineux, passa une corde à travers le trou et fit descendre la lune.
Dès que la lune étincelante fut dans la charrette, ils lui passèrent une couverture pour que personne ne s’aperçoive du vol.
Ils transportèrent la lune sans encombre jusque dans leur pays et l’accrochèrent sur le haut chêne.


Et tout le monde se réjouit, les jeunes et les vieux, de cette nouvelle lampe dont la lumière pâle se répandait dans les champs et dans les prés, et jusque dans les cuisines et les chambrettes.
Des grottes dans la montagne sortirent des lutins et des petits génies en petits manteaux rouges et ils se mirent à danser la ronde dans les prés.

Notre quatuor de voyageurs prit la lune en charge.
Ils ajoutaient de l’huile, nettoyaient la mèche et percevaient pour leur travail un écu par semaine.
Mais le temps passa et ils devinrent vieux et grisonnants, et lorsque l’un d’eux tomba malade et sentit que ses jours étaient comptés, il exigea qu’on mit dans son cercueil un quart de la lune en tant que sa propriété.

Après sa mort, le maire grimpa sur l’arbre, découpa un quart de la lune avec des ciseaux de jardinier et on le mit dans le cercueil du défunt. La lune perdit un peu de son éclat, mais pour le moment cela ne se voyait pas trop.


Quelque temps après, le deuxième décéda on l’enterra avec le deuxième quart de la lune, et la lumière baissa un peu plus.

 

Et elle faiblit encore lorsque le troisième mourut et emporta, lui aussi, son quart de lune avec lui.

 

 

Ils enterrèrent le quatrième…

 

ame et puits de lumière

Et dès qu’ils enterrèrent le quatrième, l’obscurité totale d’autrefois envahit à nouveau tout le pays.

Et chaque fois que les gens sortaient de chez eux sans leur lanterne, ils se cognaient les uns aux autres.

Logo lune 30Or, les quatre quarts de la lune se rejoignirent sous la terre, là, où depuis toujours l’obscurité régnait.
Les morts, très étonnés d’y voir de nouveau, se réveillaient.

La lumière de la lune était suffisante car leurs yeux avaient perdu l’habitude et n’auraient pu supporter l’éclat du soleil.
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Ils se levèrent, les uns après les autres, et tous se mirent à faire la fête de nouveau, comme ils en avaient l’habitude autrefois.

Les uns jouèrent aux cartes, d’autres allèrent danser et d’autres encore partirent à l’auberge, commandèrent du vin, se saoulèrent, se donnèrent du bon temps, puis se disputèrent et finirent par attraper des bâtons.

Et ce fut la bagarre.
Et quelle bagarre et quel tapage ! Le vacarme était tel qu’il parvint jusqu’au ciel.

Saint Pierre, qui surveille la porte d’entrée du paradis, pensa qu’une révolte avait éclaté aux enfers. Il appela l’armée céleste pour repousser l’odieux ennemi et ses complices pour le cas où ils voudraient attaquer la demeure des défunts.

Logo mamy raconte DPersonne ne s’étant présenté, saint Pierre lui-même monta à cheval et, passant par la porte céleste, descendit tout droit aux enfers.

Il ramena le calme parmi les défunts décharnés, leur fit regagner leurs tombes, il emporta la lune avec lui et l’accrocha dans le ciel.

Ben … M… M Merci .. C’était un beau conte….
Je suis bien content qu’elle soit dans le ciel parce que sans elle, la nuit….
On pourrait croire que je suis noir…!!!


– TU ME CHERCHES OU QUOI…!!!!


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RETRO : C’est un autre épisode….

 

 

 

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