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Emile heuro jette l’argent par les fenêtres


BILLET D’EMILE HEUROS

par l’heuro
Pote Emile

glandeurs et misères...! une génération amasse la cagnotte et l'autre trépasse avec de la gnognotte Jeter l’argent par les fenêtres

C’est être extrêmement dépensier..!

Ma grand mère voyant le maigre fruit de mon dur labeur et me connaissant panier percé me disait souvent :
 » Si tu jettes l’argent par la fenêtre arrange toi pour qu’elle donne sur ta cour »

J’ ai même fait mieux …
je me suis arrangé… ça tombe dans ma
basse-cour …!!!
Hélas j’attends toujours ma poule aux œufs d’or …
C’est vrai que de nos jours ya peu de poules qui se cassent le cul pour du pognon…. C’est devenu des cocottes en papier… percé

– Touche pas à la tirelire de ma poule … connard…!

j’ ai ainsi découvert , que même dans les basse-cours; il y a un
« sous teneur » qui travaille pour le parrain…
L’affreux  » Père  DODU » ‘  et c’est pareil quand c’est « à Loué « 


Nom d’une pipe, mais Ils sont tous côtés en bourse…!
Sans doute  pour protéger leurs bijoux de famille…

Revenons  à nos pépites…
Quelle est  l’origine de cette expression:
Jeter l’argent par les fenêtres

Au Moyen-Âge, en l’absence de tout-à-l’égout, les fenêtres voyaient passer toutes sortes de choses, et il ne faisait pas bon passer dessous à ce moment là ; on pouvait en effet se faire décorer de liquides souillés ou d’immondices diverses.
On y jetait aussi parfois des pièces de monnaie pour récompenser le troubadour de passage (ou le faire partir vite, s’il chantait comme Assurancetourix).

stop...! touchez pas au grisbi sinon j'appelle mes tontons flingueursMais l’image que véhicule cette expression se comprend très aisément : celui qui jetterait son argent par les fenêtres de son logement gaspillerait aussi stupidement sa fortune qu’en la dépensant à acheter des quantités de choses sans intérêt ou inutiles.

La version de 1762 du dictionnaire de l’Académie Française nous signale qu’on disait déjà à cette époque « un homme ne jette rien, ne jette point son bien par les fenêtres » pour dire « il ne fait point de folles dépenses ».
Cette expression date donc probablement de la fin du XVIIe ou du début du XVIIIe siècle.

ET MES AMIS ESPAGNOLS DISENT :
« Tirar la casa por la ventana  »
ce qui veut dire :
« jeter la maison par la fenêtre »
Du coup on ne sait plus où est la cour…?
Il ne te reste plus qu’a creuser le sous sol pour voir s’il resterait pas  un sous seul qui par bonheur serait un sous vaillant …. qui te permettrait de rebâtir une  maison …. Sans fenêtres..!!!

– Ah la vache..!! Faut suivre..!!!!!

SOURCE :
http://www.expressio.fr/expressions/jeter-l-argent-par-les-fenetres.php

Emile HEUROS

Chou Vert (La liasse d’Emile )retour sur la rubrique du même tabac
RETRO :C’est du même tabac…..


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Le roi keita et ses enfants

         ELECTRONIQUE


ALLEZ MAMY…! RACONTE….! est une série pour les petits et les grands enfants..!
Dans la Chouette, ma Mamy se transformera en conteuse de bord de mer….ou d’Arrière pays….
Préparez les esquimaux glacés…..
Pour les autres ….??
ceux qui ne partent pas en vacances faute de moyens ou de forces pour assumer le voyage….
Ben..! Faisons les rêvez…..!


AUJOURD’HUI PARLONS D’UN CONTE AFRICAIN

Le roi keita et ses enfants

logo mamy turlututu smallMes chers enfants moi aussi j’avais une grand mère qui, comme moi, aimait à raconter des histoires à la choupinette que j’étais en ce temps là….!

Elle se plaisait à me parler d’histoires qui m’aidaient à mieux me connaitre ou à modifier mon comportement ma manière d’être ou de me conduire avec les autres…..

logo mamy turlututu small– Alors.. ACTION Mamy..!
Raconte nous encore une histoire africaine

– Oui je veux bien va pour l’ histoire du roi keita et ses enfants

Le roi keita et ses enfants

Le roi Keita, sur ses vieux jours, appela ses trois fils :
l’aîné Mamadi,
le cadet Mambi
et le benjamin Kalilou.
« Mes chers enfants, leur dit-il, je suis très âgé. Je me sens malade ce matin, et je pense n’avoir plus que quelques jours à vivre. Comme je vous aime bien, je vais vous donner en héritage quinze tonnes d’or. J’ai fait trois parts égales, les voici. »
Et dans un grand coffre, à côté du lit du roi, apparurent les héritages respectifs des enfants.
Le surlendemain, le roi Keita rendit l’âme.

Les funérailles terminées, les deux aînés se demandèrent comment ils pourraient dépenser leur héritage. Ils achetèrent des troupeaux, firent construire des cases, parcoururent tout le pays pour offrir à leur mère et à leurs femmes les plus beaux bijoux, les plus belles étoffes. Puis ils passèrent leurs jours en festins continuels.L’argent, on le gaspillait…!!!!

C’était à celui qui organiserait les plus belles fêtes, aurait les plus beaux tam-tams. 

Un jour, les mères de Mamadi et de Mambi rendirent visite à la mère de Kalilou. Elles se moquèrent d’elle et la ridiculisèrent en constatant qu’elle ne profitait pas de l’héritage de son fils. Après le départ des deux femmes, la mère de Kalilou, furieuse, se rendit aussitôt chez son fils.

« Fils ingrat, cria-t-elle, tu ne m’offres jamais de cadeaux, tu n’organises jamais de fêtes. Vois un peu comment vivent tes deux frères, prends donc exemple sur eux… »

Et elle fondit en larmes.

Kalilou ne répondit rien mais partit dès le lendemain matin en voyage. 

Au premier village qu’il traversa, des enfants malmenaient un chien qu’ils tenaient en laisse. Ils le conduisaient au fleuve pour le noyer.

« Pourquoi, chers enfants, voulez-vous tuer ce chien ?
— Il a dévoré la viande du fils du roi.
— Prenez cette poignée d’or et vendez-moi votre chien. »

Les enfants, qui ne s’attendaient pas à pareille aubaine, n’hésitèrent pas un seul instant. Et Kalilou continua sa route, accompagné du chien.En entrant dans un deuxième village, il aperçut des petites filles qui pendaient un chat.« Pourquoi pendez-vous ce chat, fillettes ?
— Parce qu’il a bu le lait du roi.
— Prenez cette poignée d’or et vendez-moi votre chat. »

Et Kalilou se remit en marche, suivi du chien et du chat.

En entrant dans un troisième village, il vit un chasseur qui allait tuer un vautour.
« Pourquoi, chasseur, veux-tu tuer ce vautour ?
— Parce qu’il dévore les oiseaux du roi.
— Tiens, voilà une poignée d’or et donne-moi ton vautour. »

 – Mamy t’es sure que je ne risque rien dans ton histoire?
– T’es gentil mon petit Jonas …
Rassure toi personne ne te veut du mal à toi …
Tu es trop petit
– HEU …..,????  NON MAIS …….
JE SUIS PAS PETIT …?????

Et Kalilou, accompagné du chien, du chat et du vautour, à qui il avait sauvé la vie, reprit sa route.

Ils arrivèrent bientôt dans un espace désert, où l’on remarquait simplement une grotte.
« Homme, dit le vautour. Ici est mon logis. Entre dans cette caverne. Ne crains rien. »
Tous y pénétrèrent. Sur un perchoir en or était juché le roi des vautours, entouré de ses sujets.« Grand chef des vautours, cria le rapace, je te présente l’homme qui m’a sauvé la vie. Il mérite une récompense.
— Laquelle ?
— Il mérite l’anneau. »

Le chef des vautours quitta son superbe perchoir, vint se poser auprès de Kalilou, ouvrit son énorme bec et dit :
« Homme, sous ma langue se trouve une bague magique. Prends-la, je t’en fais cadeau. Chaque fois que tu désireras quelque chose, dis-le, ton vœu sera tout de suite exaucé, mais surtout ne perds jamais cet anneau. » Kalilou prit l’anneau et répondit : « Je te remercie beaucoup, chef des vautours. » Puis : « Je désirerais rentrer de suite au village. »

Il avait à peine terminé sa phrase qu’il fut chez lui.
Sa mère
vint le voir, le traita à nouveau d’enfant ingrat et se remit à pleurer.
Kalilou sortit de la case, prit son anneau et dit :« Je désirerais être le chef d’un grand village et avoir un riche palais comme habitation. »
Un vacarme épouvantable se fit entendre. La mère effrayée sortit de la case de son fils et vit une ville et un somptueux palais qui surgissaient de terre.
« Chère mère, dit Kalilou, c’est là désormais que nous habiterons. »

La pauvre femme n’en croyait ni ses yeux ni ses oreilles. 

Le lendemain, Kalilou se maria, mais il commit une grave imprudence. Il raconta à sa jeune épouse l’histoire de l’anneau magique. Profitant du profond sommeil de son mari, la femme lui déroba l’anneau et s’enfuit chez ses parents.

Immédiatement, Kalilou se réveilla dans une pauvre case. Plus de palais, plus de ville !
Le chien et le chat se consultèrent et décidèrent de récupérer l’anneau du maître. Ils arrivèrent au village de la jeune femme, près de la case où elle logeait.
Le chat dit :
« Chien, reste près de la porte et tiens-toi prêt à t’enfuir. »
Puis, il pénétra dans la case.

La jeune femme était assise près du foyer. Le chat, en ronronnant, s’approcha d’elle.
« Quel beau chat », fit la jeune épouse et elle le caressa, le prit sur ses genoux.L’animal se laissa faire.Brusquement, il sauta à la gorge de la femme qui, tout effrayée, recula en hurlant. La bague qu’elle tenait sous la langue tomba à terre.
Le chat la prit, fuit vers la porte et bondit sur le dos du chien qui détala à toute vitesse.
Quelle ne fut pas la joie de Kalilou quand il revit l’anneau !
Son premier soin fut de souhaiter la mort de sa femme et depuis, il s’est bien juré de ne jamais dévoiler de secret à aucune femme, si gentille fût-elle. 

LE CHOURISTE


L’histoire du roi keita et ses enfants est terminée; elle nous enseigne qu’un bienfait n’est jamais perdu….. Ainsi les animaux sauvés par KALILOU sont venus ensuite sauver sa situation à lui….

 

SOURCE :
Collectif
, Contes africains, ill. Grégoire Vallancien, rue des enfants

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RETRO : C’est une récap des histoires déjà racontées….

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Le Métier de banquier de père en fils

L’’ART ET LA PALETTE AUX CHOUX

 

VISITE DU THÈME DE L’ARGENT
VU PAR LES GRANDS PEINTRES
– Wiki..! On a paumé les pinc eaux…
– On s’en fout, c’est de la peinture à l’huile
.

L’ARGENT DANS LA PEINTURE

Comment l’argent et ses métiers sont-ils perçus dans la peinture au cours des siècles?

Une occasion inédite de découvrir un thème riche en surprise et de revenir sur l’origine du métier de banquier.
Signe de richesse ou de cupidité, l’argent a maintes manières de se faire représenter autour de scènes de genre.

Quentin Massys (ou Metsys, 1465-1530) : le changeur de monnaie et son épouse. 1514,  Paris, musée du Louvre

Rembrandt – Parabole de l’homme riche, 1627, huile sur bois, Berlin,

Souvent décriés pour leur apprêté au gain, prêteurs, gageurs et usuriers ont pourtant joué un rôle indispensable dans la société et accompagné son développement économique.

 LE CHANGEUR

Monnaie Fiduciaire – Marinus van Reymerswaele (Le Changeur) créée vers 1540 exposée au National Gallery de Londres.

Une lettre de change est un effet de commerce dans lequel une personne désignée, le tireur, donne l’ordre à une personne désignée, le tiré, de régler à une date convenue , une somme déterminée, à un bénéficiaire nominalement désigné ou au porteur de la lettre

C’est au Moyen-Age que la monnaie sous forme de papier fait son apparition. La monnaie métallique étant peu commode lors de gros échanges, les marchands plaçaient leurs monnaies métalliques chez un orfèvre.

Celui-ci inscrivait la somme sur un papier et le donnait au marchand pour que celui-ci puisse retirer ses monnaies plus tard.

Petit à petit les orfèvres ont découvert que les gens échangeaient directement leur papier.

C’est ainsi que le billet est apparu.

.

        LE BILLET DE BANQUE:

C‘est une Feuille de papier sur laquelle une somme est inscrite, le billet de banque remplaça progressivement les pièces d’or et d’argent comme moyen de paiement.

Avant le XVIIe siècle, on payait, la plupart du temps, avec des pièces métalliques. Mais cela présentait de nombreux inconvénients : quand la somme à payer était importante, le nombre de pièces à transporter risquait de tenter les voleurs.

En outre, les pièces pouvaient être rognées et il fallait les peser pour être bien certain de leur valeur.

On attribue à un Suédois, Palmstruck, l’invention du billet de banque : en échange des pièces, le banquier délivrait un papier certifiant la somme reçue. Très vite, il s’aperçut que les gens ne venaient pas tous réclamer les pièces qu’il détenait.
Il commença donc à émettre plus de billets qu’il n’avait d’or. L’opération était géniale, la monnaie de papier triomphait.

SOURCES :

http://enigm-art.blogspot.fr/2011/03/largent-dans-la-peinture.html

 http://histoire-de-l-argent.over-blog.fr/article-fiduciaire-2-67096773.html


  

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ALLEZ MAMY RACONTE : LES TROIS BOSSUS

logo mamy raconte aux pitchousALLEZ MAMY…! RACONTE….! est une série pour les petits et les grands enfants..!
Dans la Chouette ma Mamy se transformera, cet automne, en conteuse au bord du feu…. Préparez les buches….. conservez vos braises on va faire griller les châtaignes

Pour les autres ….??
Ben..! Rêvez…..! Vous sentirez très vite les odeurs de la grillade , la chaleur du feu de bois, vous entendrez l’écorce crépiter….. et vous verrez au milieu des flammes…. la fantasmagorie de l’imaginaire…
ça y est..
Vous tenez le soufflet bien en main….?
Oui.. !

logo mamy turlututu small– Alors.. ACTION Mamy..!
Raconte nous une histoire qui fait peur….

Mes enfants, si vous voulez me prêter un peu attention, je vous raconterai aujourd’hui une belle aventure….. celle des trois bossus…..

Jadis vivait en un château, peut-être bien à Douai, un bourgeois qui menait une existence aisée. Il avait une fille belle à ravir, je renonce à décrire sa beauté, c’est au-dessus de mes forces. Sans être très riche, ce bourgeois était de bonne compagnie et jouissait d’une bonne renommée dans la ville.

Il y avait aussi dans la ville un bossu, je n’en ai jamais vu de si mal loti : il était d’une laideur parfaite : énorme tête, hure affreuse, cou très court, larges épaules relevées. Ce serait folie de vouloir donner une idée de sa hideur. Il était l’homme le plus cossu de la ville. Grâce aux biens qu’il avait amassés, ses amis lui avaient obtenu pour femme cette séduisante jeune fille.
bossu 12Mais depuis son mariage, il n’était pas un seul jour sans souci, si
jaloux qu’il était perpétuellement inquiet.
Il tenait
tout au long de la journée sa porte fermée. Toujours assis sur le seuil de sa maison, il en interdisait l’entrée à tout le monde, à moins qu’on ne lui apporte quelque chose ou qu’on sollicite un emprunt.

jonas
– EH Mamy … il y a un bossu ou trois…?
– Toujours impatient mon petit Jonas….
il y en à trois autres…. Voila j’y viens…..

logo mamy turlututu smallÀ un Noël, trois bossus, des vauriens, viennent le trouver en lui disant qu’ils veulent faire la fête avec lui, nulle part ils ne la feraient mieux, puisqu’ils étaient bossus comme lui.

Le maître de maison les fait monter à l’étage où le repas était tout prêt. Ils s’assoient à la table devant un succulent et copieux dîner ; le bossu n’était pas avare, ils eurent chapons et pois au lard.
Après le
repas, leur hôte leur donne à chacun vingt sous de Paris, mais leur défend de paraître à l’avenir dans sa maison et sa propriété, car s’ils y sont surpris, ils prendront un terrible bain froid : la maison donnait en effet sur la rivière. Les bossus se retirent, tout joyeux d’avoir passé une bonne journée et leur hôte les quitte pour traverser le pont.

La dame qui les avait entendu chanter et prendre du bon temps les rappelle tous les trois, pour entendre encore leurs chansons et elle ferme bien la porte. Pendant qu’ils chantent et s’amusent avec la dame, voilà que revient le mari qui ne s’est pas absenté longtemps.
Il appelle rageusement à la
porte, elle entend son mari, le reconnaissant à sa voix, mais elle ne sait que faire des bossus ni comment les cacher. Il y avait près de l’âtre un châssis de lit qu’on pouvait déplacer et trois coffres à l’intérieur.
Elle met un bossu dans chacun des coffres.

Le mari est entré et s’assoit un court instant près de la dame, puis il descend, sort et s’en va. La dame n’est pas fâchée de voir son mari dans l’escalier : il faut qu’elle se débarrasse des bossus cachés dans les coffres, mais en les ouvrant elle les trouve tous les trois morts, saisie de stupeur à cette découverte. Elle court à la porte d’en-bas, hèle un porteur qu’elle a aperçu. Quand l’homme l’entend, il accourt sans tarder.

« Ami, dit-elle, écoute-moi. Si tu me donnes ta parole que tu ne souffleras mot de ce que je vais te dire, tu auras une belle récompense : je te donnerai trente bons deniers, l’affaire une fois faite. »

À ces mots, l’homme le lui promet, alléché par l’aubaine et il monte à l’étage.

« Mon ami, dit la dame en ouvrant un des coffres, ne vous étonnez de rien. Portez-moi ce mort à la rivière, vous me rendrez un grand service. »

bossu 2Elle lui tend un sac, il le prend, y fourre d’un seul coup le bossu, le soulève, le prend sur son cou, descend l’escalier, court à la rivière, jusqu’au pont, et jette le bossu à l’eau.
Sans plus attendre, il revient à la maison. La dame a déjà tiré du lit un autre bossu à grand-peine, jusqu’à en perdre le souffle, puis s’est éloignée un peu du cadavre.
Son porteur arrive au pas de course.

« Dame, dit-il, à présent payez-moi ! Je vous ai bien débarrassée du nain.

Pourquoi vous moquez-vous de moi, dit-elle, sacré mauvais sujet ? Le nain est revenu ici, vous ne l’avez pas jeté à l’eau, vous l’avez ramené avec vous. Si vous ne me croyez pas, le voilà !

jonas
– Hein Mamy que c’est pas bien de mentir…?
– Exact mon petit Jonas…. Mais peut être a-t-elle un plan … Écoute la suite…..

– Comment, cent mille diables ? Il est revenu ici ? J’en suis abasourdi. Il était mort pourtant ! C’est un diable de l’enfer, mais par saint Rémi, il n’aura pas le dessus ! »

II saisit alors l’autre bossu, le met dans le sac, le prend sur son cou sans effort et quitte la maison. Tout aussitôt la dame tire le troisième du coffre et l’allonge près du feu. Le porteur, lui, lance à l’eau son bossu, la tête la première.

« Allez, crie-t-il, soyez maudit, si vous revenez. »

Et le voici de retour chez la dame pour être payé et elle accepte sans discussion de bien le dédommager. Elle le mène alors à l’âtre, comme si elle ne savait rien du troisième bossu qui était couché là.

« Voyez, dit-elle, un vrai miracle ! Qui a jamais entendu dire le pareil ? Revoilà le bossu ! »

jonas
– Ben Mamy … c’est une vraie menteuse…!
Avec un sacré bon plan……
– Exact mon petit Jonas….et tu ne sais pas tout … Écoute la suite…..

L’homme n’a pas le sourire aux lèvres, quand il le voit allongé près du feu.

bossu 31« Eh, par le saint cœur de Dieu, a-t-on jamais vu un vaurien de cette espèce ? Je ne ferai donc aujourd’hui que porter ce vilain bossu ! Je le trouve toujours revenu ici, après l’avoir jeté à l’eau ! »

Il met le troisième bossu dans le sac le cale sur son cou, en sueur de colère et de rage. Il refait le chemin et balance son fardeau dans l’eau.

« Va-t’en, dit-il à ce maudit démon. Je t’aurai charrié combien de fois aujourd’hui ! Si je te vois encore revenir, tu le regretteras. Je crois que tu m’as eu par un tour de magie, mais, par Dieu, à partir de maintenant si tu suis mes pas et si je trouve un bâton ou une trique, je te flanquerai un coup sur la nuque qui te laissera un bandeau tout rouge. »

À ces mots il refait le trajet jusqu’à la maison, mais avant de s’engager dans l’escalier, il regarde derrière lui et voit le mari qui revient chez lui. Le pauvre homme prend la chose au sérieux et se signe trois fois :

« Au nom du Seigneur Dieu, à l’aide ! Il est enragé, ma foi, de me suivre si près de mes talons, il va presque me rattraper. Par saint Morand, il me prend pour un imbécile ; j’ai beau le porter, il tient à me narguer en revenant derrière moi. »

Il court pour saisir de ses deux poings un gourdin qu’il voit suspendu à la porte, puis regagne l’escalier, tandis que le mari s’apprête à monter.

« Comment, monsieur le bossu, vous êtes de retour ! Quel entêtement, ma parole ! Mais, par le corps de sainte Marie, vous n’avez pas eu de chance de revenir dans ces parages. Vous me prenez pour un crétin ! »

jonas
– Hein Mamy ..Il y a bien quatre bossus en tout…?
– Oui mon petit Jonas…. Tu te rappelles que le mari était lui aussi bossu d’où la confusion..!

logo mamy turlututu smallIl lève alors le bâton, lui en assène un coup si violent sur sa grosse tête qu’il lui répand la cervelle sur le sol, il l’abat mort au pied de l’escalier ; puis il le glisse dans le sac dont il ligote l’ouverture avec une corde, se met en route d’un pas rapide et lance à l’eau le sac qu’il avait bien ficelé de peur que l’individu ne le suive à nouveau.

« Allez au fond ! et tant pis pour vous, dit-il. Je suis sûr maintenant que tu ne reviendras pas, on verra avant les bois refleurir. »

Il va chez la dame, réclame son paiement, puisqu’il lui a scrupuleusement obéi.
Sans difficulté, elle lui donne son dû, trente livres tout rond, satisfaite qu’elle est du marché.

Elle se dit qu’elle a fait une bonne journée, maintenant qu’elle est débarrassée de son hideux mari, et se voit heureuse jusqu’à la fin de ses jours.

mini log 3 bossus– L’auteur de ce conte, déclare en moralité :
Qu’il n’est pas de femme qu’on ne puisse avoir avec de l’argent et qu’avec de bons deniers, il est possible de tout avoir.
C’est ainsi que le bossu épousa la dame. Honte à quiconque a le culte de l’argent et lui accorde la première place. »

jonas
– OH purée Mamy elle a bien manœuvré la petite dame…!!!!
– Pour sûr mon petit Jonas…. et surtout pas très moral tout ça…!

SOURCE : SITE Pédagogique collège albert camus de villemur


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RETRO : C’est un autre épisode….

Recueil : Contes et fables

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