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Le train de ma vie

BLOC NOTE LITTÉRAIRE
par Chou Blanc

«  Paroles d’hommes« 

 Partageons aujourd’hui
un texte de JEAN D’ORMESSON

LE TRAIN DE MA VIE

Jean d’Ormesson,( est un écrivain, journaliste et philosophe français.

Membre de la famille d’Ormesson, une des familles subsistantes de la noblesse française, propriétaire du château d’Ormesson dans le Val-de-Marne, il descend par sa mère de la famille Lepeletier de Saint-Fargeau, propriétaire du château de Saint-Fargeau dans l’Yonne.

Il est l’auteur d’une quarantaine d’ouvrages, allant de grandes fresques historiques imaginaires (La Gloire de l’Empire, 1971) aux essais philosophiques dans lesquels il partage ses réflexions sur la vie, la mort ou l’existence de Dieu (Je dirai malgré tout que cette vie fut belle, 2016).

Il est élu à l’Académie française en 1973. De 1974 à 1977, il est également le directeur général du Figaro.

Considéré pendant plus de quarante ans comme l’ambassadeur médiatique de l’Académie française, il est très présent dans des émissions télévisées littéraires ou plus généralistes, où il est régulièrement invité pour son érudition et son art de la conversation.

réponse au rébus : « à l’ami qui demande, on ne dit pas demain »

(Allah-mi-K’hie-de-Mandes-on- ne-10 pas- 2 mains)

Le train de ma vie

A la naissance, on monte dans le train et on rencontre nos Parents.

On croit qu’ils voyageront toujours avec nous.

Pourtant, à une station, nos Parents descendront du train, nous laissant seuls continuer le voyage.

Au fur et à mesure que le temps passe, d’autres personnes montent dans le train.

Et elles seront importantes : notre fratrie, nos amis, nos enfants, même l’amour de notre vie.

Beaucoup démissionneront (même éventuellement l’amour de notre vie), et laisseront un vide plus ou moins grand.

D’autres seront si discrets qu’on ne réalisera pas qu’ils ont quitté leurs sièges.

Ce voyage en train sera plein de joies, de peines, d’attentes, de bonjours, d’au-revoirs et d’adieux.

Le succès est d’avoir de bonnes relations avec tous les passagers pourvu qu’on donne le meilleur de nous-mêmes

On ne sait pas à quelle station nous descendrons, donc vivons heureux, aimons et pardonnons.

Il est important de le faire car lorsque nous descendrons du train, nous ne devrons laisser que de beaux souvenirs à ceux qui continueront leur voyage.

Soyons heureux avec ce que nous avons et remercions le ciel de ce voyage fantastique.

Aussi, merci d’être un des passagers de mon train.

Et si je dois descendre à la prochaine station, je suis content d’avoir fait un bout de chemin avec vous.

Je veux dire à chaque personne qui lira ce texte que je vous remercie d’être dans ma vie et de voyager dans mon train.

Jean D’Ormesson

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Un très beau texte de notre ami JEAN D’ORMESSON
Cela fait du bien de lire pareille chose !!!!!

Chou Blanc est effectivement magnétiseur...! voir son site cliquez Chou Blanc

 

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Profitez de nous….. Apprenez de nous….

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LE BLOG NOTE

de PAPY QUISÉ

Choupinet a demandé à son PAPY QUISÉ :

Comment faisiez vous avant
PAPY,  avec aucune technologie:

Pas d’avions
Pas d’Internet
Pas d’ordinateurs
Pas de drames

Pas de téléviseurs
Pas d’argent
Pas de voitures
Pas de téléphone portable?

PAY QUISÉ a répondu :
« Tout comme votre génération vit aujourd’hui :
Pas de prières
Pas de compassion
Pas d’honneur
Pas de respect
Aucune personnalité
Pas de honte
Pas de modestie

Nous, les gens nés entre 1940-1980 sommes les bienheureux …

Notre vie en est une preuve vivante.

En jouant et en faisant du vélo, nous n’avons jamais porté de casque.

Après l’école, nous avons joué jusqu’au crépuscule; nous n’avons jamais regardé la télé.

Nous avons joué avec de vrais amis, pas des amis sur internet.

Si jamais nous avions soif, nous buvions de l’eau du puits et non de l’eau embouteillée.

Nous ne sommes jamais tombés malades en partageant le même verre de jus avec quatre amis.

Nous n’avons jamais pris de poids en mangeant des assiettes de pâte tous les jours.

Rien n’est arrivé à nos pieds malgré l’errance aux pieds nus.

Nous n’avons jamais utilisé de suppléments pour rester en bonne santé.

Nous avions l’habitude de créer nos propres jouets et de jouer avec ceux-ci.

Nos parents n’étaient pas riches. Ils ont donné l’amour .. pas le matériel.

Nous n’avons jamais eu de téléphone portable, de DVD, de console de jeux, de Xbox, de jeux vidéo, d’ordinateurs personnels, d’Internet, de chat, mais nous avions de vrais amis.

Nous rendions visite à nos amis sans y être invités et avons partagé et apprécié la nourriture avec eux.

Des parents vivaient à proximité pour profiter du temps passé en famille.

Nous avons pu avoir des photos en noir et blanc, mais vous pouvez trouver des souvenirs colorés dans ces photos.

Nous sommes une génération unique et la plus compréhensive, car nous sommes la dernière génération à écouter ses parents …

Et nous sommes aussi les premiers qui ont dû écouter leurs enfants.

Nous sommes une édition limitée!

Profitez de nous.

Apprenez de nous.

Nous sommes des trésors appelés à disparaître.

La philosophie du porteur de lanterne

« On ne peut donner que deux choses à ses enfants: des racines et des ailes. »
Proverbe juif.

 

LE CHOURISTE

Bonjour à toutes et à tous,

j’adore le texte de mon pote  Papy Quisé…. je souhaiterai cependant qu’il mène, dès demain, un réflexion moins passéiste, en s’appuyant sur une philosophie de la vie dont voici la teneur :
Lorsque l’âge avance et que vous vous interrogez sur votre utilité à continuer votre chemin de vie dans ce  » nouveau monde » qui ne vous ressemble plus, je vous invite à suivre la logique  du proverbe chinois qui dit :
 » L’expérience est une lanterne que l’on porte pendue dans le dos et qui n’éclaire que le chemin parcouru. »
Même si je considère, à titre personnel, que mon expérience est utile pour moi et pour mon comportement de demain, il n’en demeure pas moins que si j’accepte de suivre cet adage, je le fais pour cette raison :

Ceux qui marchent derrière moi….  Mes fils, mes petits enfants, vont en suivant mon sillage, voir leur chemin éclairé par la lanterne de mon dos.
Ainsi, ils pourront mieux voir les difficultés de leur propre chemin et ne pas faire les mêmes erreurs que moi, et surtout s’inspirer ou agir de façon identique quand j’ai pu au cours de mon parcours leur montrer de belles choses dont je suis fier…!
Alors oui, je suis content de poursuivre mon chemin…. et si Dieu met du chemin sous mes pas, j’aspire à être, pour encore longtemps, d’une grand utilité pour eux.
Plus je marche et plus leurs pas sont assurés….!
Moins j’ai peur de la mort et plus ils sont sereins…!

Croyez bien que tel est mon devoir et aussi celui de tous ceux qui me lisent aujourd’hui et qui se reconnaissent dans cette philosophie de fin de vie…!
Bonne et longue route à tous mes potes âgés….




PAPY QUISÉ

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Le vieil homme et le temps

LE VIEIL HOMME ET LE TEMPS

Ce jour là, comme tous les vendredis, je fais mes courses au supermarché du quartier.

Et, comme souvent, je suis pressé, filant entre les rayons à l’allure d’un bolide, faisant à peine attention à ce que j’achète.

En entrant, je croise un couple de personnes âgées.
Ils semblent un peu ridicules dans leurs costumes du dimanche, se déplaçant avec lenteur, lui tirant un cabas sur roulette, elle s’accrochant désespérément au veston de son mari.

Je les retrouve dans chaque rayon.
L’allure que leur impose le grand âge est irritante,j’aimerais passer devant, mais leur caddy bouche toujours le passage.

À plusieurs reprises, je fonce avant qu’ils ne s’engagent, de peur qu’ils ne me passent devant et ne me retardent davantage.

Dans l’urgence, je laisse mon caddy au milieu de l’allée et je fonds sur les packs de bouteilles d’eau, j’en prends un, deux…
Je n’ai pas entendu venir le couple paisible qui derrière moi traîne les pieds sans bruit,
et je manque de renverser le grand-père qui stoppe net alors que je manœuvre
pour porter mes bouteilles dans le caddy.

Je suis confus mais, toujours très pressé, je lance un bref
« Ah… excusez-moi, je ne vous avais pas vu ».

Le grand-père lève la tête, me sourit et d’un ton à la fois aristocratique et doux me dit  :

 

« Je vous en prie Monsieur, nous avons tout notre temps ».

« Nous avons tout notre temps »… la phrase résonne dans ma tête.

 

 

logo horlogerie avons le tempsJe termine mes emplettes à 100 à l’heure, mais arrivé dans la voiture, je reste songeur.

Je repense à ce qu’a dit le vieil homme :
« il doit avoir 80 ans passés et il dit avoir le temps ! »

Quelle leçon pour tous ceux qui, comme moi, agissent trop souvent comme si leur dernière heure était proche…

Depuis, je l’entends souvent me dire  « Nous avons tout notre temps ».

Je me donne le droit d’avoir tout mon temps, car mon temps  est à moi et c’est moi qui décide ce que je fais de mon temps et non le temps qui me guide ma conduite.

SOURCE :
http://cartespostales.chezmaya.com/v2/
illustrations: http://diptyquescrossing.blogspot.fr/2011/08/la-vieillesse-selon-alexandr-kachkin.html

logo horlogerie barreLE CHOURISTE

« C’est au moment où l’on n’en a pas le temps qu’on devrait se détendre. ».
(Sydney Harris)

 

 

 

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