Archives par étiquette : poèmes

LES POÈTES DE LA RÉCRÉ N°1 : Victor Hugo – Guy de Maupassant



LE BLOG
DE TOM ET DOUCE

Elles existent encore, dans mes vieux rêves, ces cours de récréation où les enfants déclamaient avec éloquence, et chacun leur tour, des poèmes appris l’heure d’avant…
Des poèmes courts souvent faciles à retenir que
TOM ET DOUCE vous feront revivre de temps en temps histoire de vous dire qu’il n’est pas encore venu le temps des poètes disparus… Écoutez les ..!

L’AUTOMNE

L’aube est moins claire, l’air moins chaud, le ciel moins pur
Les longs jours sont passés ; les mois charmants finissent.
Hélas ! voici déjà les arbres qui jaunissent !
L’automne est triste avec sa bise et son brouillard,
Et l’été qui s’enfuit est un ami qui part.

 VICTOR HUGO

LA CHANSON DU RAYON DE LUNE

Sais-tu d’où je viens ? Regarde là-haut.
Ma mère est brillante, et la nuit est brune.
Je rampe sous l’arbre et glisse sur l’eau ;
Je m’étends sur l’herbe et cours sur la dune ;
Je grimpe au mur noir, au tronc du bouleau,
Comme un maraudeur qui cherche fortune.
Je n’ai jamais froid ; je n’ai jamais chaud.

GUY DE MAUPASSANT


PAPY VIDÉO AIME LA LUNE


Notre Dame de PARIS   LUNE

Beethoven – Sonate au Clair de Lune
Gypsy Jazz – « Clair De Lune »
Tania Libertad – Cuando Sale La Luna

CHOU BLANCRestez svelte 160px
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« La poésie, c’est le sourire du langage »

RETRO :
C’est du même tabac…..

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LES POÈTES DE LA RÉCRÉ N°2 : Toujours et Jamais… La sagesse

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DE TOM ET DOUCE

Elles existent encore, dans mes vieux rêves, ces cours de récréation où les enfants déclamaient avec éloquence, et chacun leur tour, des poèmes appris l’heure d’avant…
Des poèmes courts souvent faciles à retenir que
TOM ET DOUCE vous feront revivre de temps en temps histoire de vous dire qu’il n’est pas encore venu le temps des poètes disparus… Écoutez les ..!

Sagesse

Le ciel est, par dessus le toit,
Si bleu, si calme
Un arbre, par dessus le toit,
Berce sa palme.
La cloche, dans le ciel qu’on voit,
Doucement tinte.
Un oiseau sur l’arbre qu’on voit
Chante sa plainte.
Mon Dieu, Mon Dieu, la vie est là,
Simple et tranquille.
Cette paisible rumeur là
Vient de la ville.
Qu’as-tu fait, ô toi que voilà,
Pleurant sans cesse,
Dis, qu’as-tu fait, toi que voilà,
De ta jeunesse ?
Paul Verlaine
(1844 – 1896)

 

Toujours et Jamais

Toujours et Jamais étaient toujours ensemble
ne se quittaient jamais.
On les rencontrait dans toutes les foires.
On les voyait le soir traverser le village
sur un tandem.
Toujours guidait
Jamais pédalait
C’est du moins ce qu’on supposait…
Ils avaient tous les deux une jolie casquette
L’une était noire à carreaux blancs
L’autre blanche à carreaux noirs
A cela on aurait pu les reconnaître
Mais ils passaient toujours le soir
et avec la vitesse…
Certains d’ailleurs les soupçonnaient
Non sans raison peut-être
D’échanger certains soirs leur casquette
Une autre particularité
Aurait dû les distinguer
L’un disait toujours bonjour
L’autre toujours bonsoir
Mais on ne sut jamais
Si c’était Toujours qui disait bonjour
Ou Jamais qui disait bonsoir
Car entre eux ils s’appelaient toujours
Monsieur Albert Monsieur Octave.
Paul Vincensini
(1930 – 1985)

 

CHOU BLANC
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Tu seras un homme, mon fils

 BLOC NOTE LITTÉRAIRE
par Chou Blanc

la poésie inoxydable

logo poésie small–  SI (Rudyard KIPLING) –
Ce poème fut écrit en 1910, à l’intention de son fils, John, alors âgé de 12 ans, qui mourut lors de la 1ère guerre mondiale à 18 ans.
Traduction : André Maurois (1918)

EN SAVOIR PLUS SUR RUDYARD KIPLING  
–  SI (Rudyard KIPLING) –


Si – Rudyard Kipling par sheshe67

Musique: Romance De Juegos Prohibidos
Compositeur: Francisco Tarrega
Interprète : Neo Clasic
Montage et Photo : Shehrazad


–  SI (Rudyard KIPLING) – texte traduit

Tu seras un homme, mon fils (1907)

Si tu peux voir détruit l’ouvrage de ta vie
Et sans dire un seul mot te mettre à rebâtir,
Ou perdre en un seul coup le gain de cent parties
Sans un geste et sans un soupir ;

Si tu peux être amant sans être fou d’amour,
Si tu peux être fort sans cesser d’être tendre,
Et, te sentant haï, sans haïr à ton tour,
Pourtant lutter et te défendre ;

Si tu peux supporter d’entendre tes paroles
Travesties par des gueux pour exciter des sots,
Et d’entendre mentir sur toi leurs bouches folles
Sans mentir toi-même d’un mot ;

Si tu peux rester digne en étant populaire,
Si tu peux rester peuple en conseillant les rois,
Et si tu peux aimer tous tes amis en frère,
Sans qu’aucun d’eux soit tout pour toi ;

Si tu sais méditer, observer et connaître,
Sans jamais devenir sceptique ou destructeur,
Rêver, mais sans laisser ton rêve être ton maître,
Penser sans n’être qu’un penseur ;

Si tu peux être dur sans jamais être en rage,
Si tu peux être brave et jamais imprudent,
Si tu sais être bon, si tu sais être sage,
Sans être moral ni pédant ;

Si tu peux rencontrer Triomphe après Défaite
Et recevoir ces deux menteurs d’un même front,
Si tu peux conserver ton courage et ta tête
Quand tous les autres les perdront,

Alors les Rois, les Dieux, la Chance et la Victoire
Seront à tous jamais tes esclaves soumis,
Et, ce qui vaut mieux que les Rois et la Gloire
Tu seras un homme, mon fils.

Rudyard Kipling   –    Plus de poèmes  LITTERANAUTE


–  SI (Rudyard KIPLING) – En images la version chantée par Bernard Lavilliers.


If de Rudyard Kipling chanté par Bernard… par VIVAL33Rudyard Kipling;

logo poésie smallCe poème a été remis  à mes deux fils au moment où ils allaient vivre un tournant important de leur vie…..

Paix dans leurs cœurs et sur terre afin qu’aucun fils de 18 ans ne meurent un jour emporté par la guerre


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