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Tous les saints guérisseurs à portée de main….

26 SAINTS GUÉRISSEURS DANS LE TABLEAU CI-DESSOUS


Le saint guérisseur est pris comme protecteur, comme celui qui se fait l’intermédiaire auprès de Dieu pour lui demander de sécuriser, de guérir, de consoler, de conseiller ceux qui le prennent comme patron et qui l’invoquent .

Homme comme nous, il est, pour certains, plus accessible que Dieu, et devient ainsi notre confident.

Parallèlement au culte rendu aux Saints au fil des siècles se développa la dévotion aux Anges. Eux, aussi, étaient vénérés comme les guides des hommes, les surveillants de leurs bonnes pensées.
Dès le ve siècle, des églises leur furent consacrées, en particulier, à saint Michel et à saint Gabriel.

L’homme éprouva, donc, face à toutes les difficultés qui l’assaillaient: maladies physiques ou défaillances morales, fléaux produits par la matière ambiante  vivante ou inanimée, catastrophes sociales contre lesquelles tous ses efforts demeuraient impuissants, l’impérieux besoin de s’assurer l’appui d’un protecteur surnaturel.

Ce ne fut pas, seulement, la santé de l’âme qu’il désirait obtenir, Il sollicita, au moins autant, la possession des biens temporels et un remède à tous ses maux.

Les corporations prirent un Saint Patron

SAINT SEBASTIEN PATRON DES ARBALETRIERS – Pietro_Perugino

Aux siècles où les hommes de même profession s’unissaient par le lien des Corporations, on vit chacune d’elles se choisir son protecteur, son guide dont elle portait le nom, dont elle arborait l’image.

Tous ses membres trouvaient dans ce culte, une véritable fraternité issue d’une même foi et d’une semblable charité.

Le patron est choisi pour quelques traits majeurs de sa vie : le lieu où il s’est rendu célèbre, son caractère, ses activités, les circonstances de sa mort.
II a été déclaré  » saint  » selon l’héroïcité de ses vertus, jugement confirmé par quelques miracles.

Un lien d’affection ou d’admiration se crée entre le Saint Patron et ceux qui le choisissent.
La grande renommée d’un certain nombre de Saints les fit rechercher et adopter par plusieurs corps d’arts bien différents. Souvent, aussi, les patrons de ces associations étaient choisis d’après certains faits et gestes tirés de leurs légendes qui avaient fixé, plus particulièrement, l’attention populaire.
Dans la dévotion populaire, il y a, entre les Saints et les choses pour lesquelles on les invoque, un certain lien de communauté relative.
Ce lien ne consiste, quelquefois, que dans la similitude du nom du Saint avec celui du motif pour lequel on l’implore ou de l’affection dont on lui demande la guérison.
Ils citent, entre autres, saint lèger pour la perte de poids sainte claire pou les yeux et saint Clair à, qui l’on adresse des prières pour obtenir un beau temps, un temps clair ».

Les individus, qu’ils soient isolés ou unis par le lien corporatif. éprouvèrent le secours des Saints invoqués avec une efficacité si évidente que le même Saint fut prié pour le même mal déterminé.

Le nombre de ces médecins célestes, de ces protecteurs puissants est presque infini; leurs noms restent intimement associés à celui des infirmités de toute nature qu’ils guérissent ou soulagent.

La liste des Saints les plus sollicités à qui la tradition reconnaît un pouvoir très spécial.

Nous nous proposons, au cours du présent article, de donner la liste des Saints les plus sollicités à qui la tradition reconnaît un pouvoir très spécial.
Depuis des siècles, chacun d’eux continue à être invoqué et remercié.
Ce qui le prouve surabondamment, c’est que l’on a pris l’habitude, à une certaine époque, d’appeler mal de saints les maladies auxquelles la médecine ne pouvait apporter aucun remède.

Il en résulte que les affections pour lesquelles on invoquait ces saints spécialistes n’étaient même plus désignées par leur nom, mais bien par le nom du saint guérisseur.
La goutte s’appelait le mal de saint Maur; La fistule, le mal de saint Fiacre, et maintes autres affections sur lesquelles le lecteur trouvera d’amples détails à la lecture de nos articles (que vous trouverez en cliquant sur le bloc note jaune).

Pour atteindre le but éminemment pratique que nous poursuivons ici, nous allons, la matière étant très abondante, mentionner les noms des Saints d’après le jour de l’année qu’on leur a assigné.
Autant que possible, après un bref aperçu de la vie du Saint, de ses légendes, de ses dictons, de ses miracles  nous transcrirons la prière que le Rituel lui consacre.

Dans le cas où la liturgie et la tradition ne donnent pas, de prière nous conseillons au
lecteur de réciter une prière de son choix.
CLIQUEZ RÉCAPITULATIF
DES 30 ARTICLES PUBLIES
INVOQUÉ  
Saint jean Baptiste – 24 Juin
 Peurs 1

Saint Blaise – 3 février

 Maux de gorge 2
Saint Antoine de Padoue – 13 Juin
 Retrouver des objets perdus ou des choses oubliées. 3
Saint Fiacre – 30 Août
 Contre les hémorragies, hémorroïdes, 4
Saint Michel   – 29 SEPTEMBRE
 Pour les agonisants.
Pour la bonne mort
5
Saint Christophe –  21 AOUT
 Protecteur des voyageurs 6
Saint Jude –  28 OCTOBRE
 Causes désespérées 7
Sainte Rose de Lima   – 23 AOÛT   les fièvres – contre le mal d’estomac – l’eczéma 8
Sainte Eugénie – 7 Février   le hoquet. 9
Saint Martin  – 11 novembre Boutons, furoncles, herpès, 10
 Saint Benoit  –  11 Juillet  Poison, maléfices, l’érysipèle, piqures orties, inflammations, fièvre, Maladies reins
 11
 Sainte Lucie – 13 décembre
 maux d’yeux, hémorragies, flux de sang, dysenterie, maux de gorge, maladies contagieuse  12
 Sainte Marthe – 29  juillet
 la mort subite , la damnation, le flux de sang et les maladies contagieuses  13
 Saint Thomas – 3 Juillet
  l’incrédulité
 14
 Sainte Julie  – 8 Avril ou  22 Mai
 Allaitement tarissement du lait  15
 Saint Vincent –  22 Janvier
 Retrouver objets volés – maux entrailles –  maladies de langueur  16
 Saint André – 30 Novembre
 Stérilité, frigidité, impuissance, maux de gorge, apoplexie, torticolis, crampes  17
Saint Brice – 13 Novembre maux de ventre – calmer un chien furieux. Blessures qui ne se referment pas. 18
Saint Jerôme – 30 septembre Contre la faiblesse de la vue 19
   Saint Mathias – 14 Mai  Petite vérole ou variole  20
   Sainte Apolline – 9 février
 Alléger les souffrances, lors de la poussée dentaire  21
   Saint Hubert – 3 Novembre  Contre la rage, hydrophobie, les chiens enragés, les serpents, la folie, pour les chiens  22
   Saint Laurent – 10 Août  Les brulures , coups de soleil, et pour protéger des incendies.  23
   Saint Roch – 16 août  Peste – maladies de peau – épidémies, contagions, choléra, maladies de genoux – catastrophes.  24
   Saint Joseph – 19 Mars  Secourir les pères de famille –  recherches emploi, logement – achats et ventes de maisons  25
 Sainte Agnès – 21 Janvier  Tout ce qui touche au cuir chevelu
–  calvitie –  pour cheveux plus longs –  pellicules – poux
26
Nous continuons à publier des articles pour  enrichir cette série

.

Chou Blanc est effectivement magnétiseurCHOU BLANC retour sur la rubrique du même tabac

RETRO :
C’est du même tabac…..

 

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EN PASSANT : Rue de l’Abbé Grégoire




Blog note de
Papy Larue

Quand notre nouveau pote M LARUE nous a proposé une série sur les noms de rues pour éduquer nos potes âgés et leurs choupinets..
On s’est dit :
Avec un nom comme le sien…. il est né pour ça..!” personne n’a osé le mettre à la rue car il y était déjà .. En plein reportage dans la rue du 4 septembre

Combien de matelots combien de capitaines
GPS en main égrainent des noms de rues sans savoir de quoi ou de qui ils parlent…! Et restent penauds dans leurs gouffres amers.

Aidons les à savoir qui sont ces personnages ….
Car celui qui a donné son nom à une rue parle encore comme Tristan Bernard:
Donner son nom à une rue ou à une route, quel puissant stimulant pour encourager les jeunes gens à bien faire !
De Tristan Bernard / Compagnon du Tour de France – 1935


Aujourd’hui les rues de
L’ABBÉ GRÉGOIRE

 Abbé Grégoire (1750 – 1831) député de la convention, Chrétien et révolutionnaire.

“il est l’ami des hommes de toutes les couleurs”

Le 19 février 1788, avec quelques nobles libéraux comme les marquis de Mirabeau, de Lafayette et de Condorcet, il fonde la « Société des Amis des Noirs ».
Il fait voter en 1794 l’abolition de l’esclavage  et se penche sur les patois et dialectes en vue d’établir la suprématie définitive du français, défini comme langue de la liberté et de la démocratie. Il sera un des premiers défenseurs du patrimoine.

Pierre-Joseph-Célestin François, Portrait de l’Abbé Grégoire, 1800, Nancy, Palais des ducs de LorraineSa vie

Henri Grégoire est le fils d’un paysan lorrain. Ayant montré des dispositions pour les études, il est éduqué au collège jésuite de Nancy, ordonné prêtre en 1776 et nommé curé à Embermesnil, en Lorraine.

Déjà quadragénaire quand éclate la Révolution, il va révéler une générosité sans égale au service de causes inédites, de l’instruction pour tous à l’émancipation des juifs en passant par l’abolition de l’esclavage.

Un homme de convictions

Très ouvert aux idées généreuses des « Lumières », l’abbé publie en 1788 un Essai sur la régénération physique, morale et politique des juifs.
La même année , avec quelques nobles libéraux comme les marquis de Mirabeau, de Lafayette et de Condorcet, il fonde la « Société des Amis des Noirs ».

Député du clergé aux états généraux en 1789, l’abbé est l’un des premiers à voter la réunion du bas-clergé au tiers-état.

Il fait voter la Constitution civile du clergé (1790) puis l’égalité des droits civils pour les juifs (1791). Il siègera à la Convention, dans les rangs de la Montagne (la gauche révolutionnaire).

Son action réformatrice ne faiblit pas. C’est ainsi qu’il fait voter l’abolition de l’esclavage (1794) et se penche sur les patois et dialectes en vue d’établir la suprématie définitive du français, défini comme langue de la liberté et de la démocratie.

Absent lors du procès de Louis XVI en 1793, Grégoire se prononce pour sa condamnation tout en réclamant l’abolition de la peine capitale.

À la signature du Concordat, il se range dans l’opposition libérale sous l’Empire et sous la Restauration.

Sa plume ne chôme pas
Il publiera sans trêve de nombreux traités, en particulier contre le racisme et l’image négative accolée aux Noirs.


Ainsi publie-t-il en 1808 un traité :

De la littérature des nègres, dans lequel il soutient que les premiers pharaons étaient Nubiens et qu’en conséquence, les Noirs pouvaient être regardés comme à l’origine de la civilisation égyptienne et pourquoi pas ? de toutes les civilisations occidentales.


À sa mort, il est interdit de sépulture chrétienne en raison de ses engagements passés. Ses funérailles n’en sont pas moins l’occasion d’une grande manifestation populaire, jusqu’à réunir vingt mille personnes.

Le défenseur du patrimoine

ll fut un temps où souverains et gens d’Église rasaient sans état d’âme les anciens édifices pour en ériger de nouveaux, plus à leur goût. Songeons que bien des cathédrales gothiques ont ainsi remplacé un édifice roman antérieur, ce dernier ayant lui-même pris la place d’un culte païen dont on avait voulu effacer la trace.

De fait, l’Ancien Régime et le Moyen Âge ne concevaient pas le patrimoine comme un bien à conserver mais comme un outil.
Beaucoup de monuments  devenus inutiles ont ainsi servi de carrières de pierre pour les nouvelles générations.

Il semble que l’une des premières personnes à s’en émouvoir fut le peintre Raphaël. En 1519, dans une lettre au pape Léon X, il supplie celui-ci de mettre fin au pillage des témoignages hérités de la Rome antique.

Le patrimoine, héritage commun de la Nation

Il faut attendre la Révolution française pour voir s’opérer un changement radical, avec la confiscation des biens de l’Église, puis de ceux des nobles émigrés.
La Nation naissante se voit donc confier une nouvelle tâche, consistant à recenser et à préserver son patrimoine.

L'abbé Henri Grégoire, ami des hommes de toutes les couleurs (musée des Beaux-Arts de Besançon) C’est à cette époque que naît la notion de patrimoine et de monuments historiques.

On doit à l’abbé Grégoire l’invention du mot vandalisme, en référence à des Barbares qui saccagèrent Rome en 455.
Il emploie ce mot dans un rapport adressé à la Convention le 11 janvier 1794 où il dénonce les destructions intempestives de monuments et d’oeuvres d’art par les armées républicaines.

À la nouvelle tâche (de protection) va s’opposer une envie presque irrésistible des révolutionnaires :
Faire disparaître les traces de la monarchie et de l’Ancien Régime.

Face à cette volonté populaire de destruction, le nouveau pouvoir va tenter malgré tout de mener à bien sa nouvelle mission, en instituant, dès 1790, la Commission des Monuments.

C’est donc avec lui qu’a émergé le concept de protection du patrimoine.

 

SOURCES:

https://www.herodote.net/Abbe_Gregoire_1750_1831_-synthese-413.php  – Article de : Fabienne Manière


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