Archives mensuelles : août 2020

De la vieillesse (Caton l’Ancien)


Vos poèmes, vos poèmes préférés …
– Des livres à nous signaler, vos impressions sur ceux que vous avez lus, et que vous voulez nous conseiller…. O
u tout simplement comme aujourd’hui un beau texte  à nous faire partager

Pensez à nos potes âgés qui n’ont pas de jardin et cultivent leur esprit…!

vieillesse.JPG le vieux
« La faiblesse convient à l’enfance ; la fierté à la jeunesse ; la gravité à l’âge mûr ; la maturité à la vieillesse :
ce sont autant de fruits naturels qu’il faut cueillir avec le temps. Une jeunesse intempérante et débauchée ne transmet à la vieillesse qu’un corps épuisé. » 

( Cicéron)

 

Caton l’ancien ou de la vieillesse

De la vieillesse : Caton l’Ancien
Poche – 17 janvier 2003
de Cicéron (Auteur),
P. Wuilleumier (Traduction)

.

AMAZONE.FR:  Le feuilleter

En pleine crise politique, à l’heure où la République chancelle, Cicéron fait l’éloge d’un des héros de la République romaine, et montre qu’à 62 ans on peut non seulement gouverner mais encore gouverner sagement, car Caton est ici présenté comme la figure emblématique du sage romain.

A travers l’apologie qu’il fait de la vieillesse, c’est sa conception de toute la vie humaine que le célèbre orateur latin nous livre dans cet ouvrage. A 63 ans, Cicéron fait à un vieil ami, sur un ton de confidence, l’éloge de la vieillesse.
Il lui explique pourquoi elle n’est pas un fardeau et comment affronter calmement l’approche de la mort.


  CICÉRON (-106 – -43)

   Cicéron (en latin Marcus Tullius Cicero), né le 3 janvier 106 av. J.-C. à Arpinum en Italie et assassiné le 7 décembre 43 av. J.-C. à Formia, est un homme d’État romain et un auteur latin.
Orateur remarquable, il publia une abondante production considérée comme un modèle de l’expression latine classique, et dont la plus grande partie nous est parvenue.
S’il s’enorgueillit d’avoir sauvé la République romaine de Catilina, sa vie politique fut diversement appréciée et commentée : intellectuel égaré au milieu d’une foire d’empoigne, parvenu italien monté à Rome, opportuniste versatile, « instrument passif de la monarchie » rampante de Pompée puis de César selon Theodor Mommsen et Jérôme Carcopino mais aussi, pour Pierre Grimal, l’intermédiaire qui nous transmit une partie de la philosophie grecque.

Source : Wikipédia (texte et photo)

Lorsqu’il écrit le Cato Maior, au début de l’an – 44, à l’heure où la République agonisante s’apprête à succomber sous les dagues des assassins de César, Cicéron éprouve cruellement le poids des ans (il a soixante-deux ans).
C’est donc un Cicéron vieillissant qui dresse un portrait idyllique de la vieillesse dans un dialogue fictif où Caton l’Ancien est interrogé par deux jeunes hommes

Il imagine un court dialogue philosophique qu’il situe à l’époque glorieuse de Rome, en – 150. Les jeunes Scipion Émilien et Laelius prennent du vieux et toujours vigoureux Caton (quatre-vingt-quatre ans) une leçon de vie.
Celui-ci réfute les différents griefs souvent formulés à l’encontre de la vieillesse : elle éloigne l’homme des affaires publiques, lui ôte ses forces, le prive des plaisirs et enfin elle est l’approche de sa mort.
Les réflexions prêtées à Caton l’Ancien sont certes enjolivées, mais elles agissent sur Cicéron comme un élixir de jouvence et une consolation dans ses malheurs personnels et ses déceptions politiques. Une façon de conjurer la peur de vieillir.

Des propos forts et clairs, à l’image du caractère bien trempé du personnage principal pour conjurer la peur de vieillir.

vieux-couple-canne.jpgILS L’ONT DIT SUR LE NET

Le vieillard est un sage, un voyant, un devin, un prophète.
Ayant quitté la politique, il peut enfin s’engager dans le politique.
Car, le vieillard, à la différence des jeunes personnes, vit dans le temps du loisir : celui du souci de soi, de l’amitié, de la conversation.
Il cultive la tranquillité de l’autarcie, savourant un temps libre, qui n’est plus celui de l’« embesognement » de la jeunesse, pour reprendre le mot bien connu de Montaigne.
Il « s’éduque lui-même à la vieillesse », comme le dira Sénèque.

« De savoir être à soi »

À ce titre, la vieillesse est le temps du désengagement, qui ne s’oppose pas à l’engagement : c’est le temps d’une retraite qui est une disposition de l’esprit, celui de la liberté qui est
« de savoir être à soi ».

La liberté de la retraite n’est pas éprouvée de la même manière par le stoïcien et l’épicurien.

Mais cette liberté n’est pas éprouvée de la même manière par le stoïcien et l’épicurien.
Si désengagé soit-il, le premier est toujours prêt à prendre sa part aux tâches de la cité ; quant au second, il se replie sur le monde domestique du loisir, sans pour autant se désintéresser de la vie publique et, s’il s’y intéresse, c’est d’une autre manière : avec le recul critique de l’âge.

On se tromperait à interpréter ce désengagement comme un refus du monde ou comme un repli sur soi.
Il est parfois plus facile de s’engager que de se désengager.
L’auteur n’ignore pas que le devoir qui convient à l’âge avancé exige une rude discipline.

Cicéron tente d’articuler une vision stoïcienne et une vision épicurienne de la vieillesse.

– Le vieillard a besoin d’occupation, de plaisirs intellectuels, de réconfort et surtout d’amitié.

C’est effectivement de votre amitié que les potes âgés de ce blog se nourrissent tous les jours …partagez la Chouette avec vos amis….

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Saints guérisseurs: SAINT FIACRE – Contre les hémorroïdes

UNE SERIES POUR TOUT CONNAITRE SUR NOS SAINTS GUERISSEURS -un par mois

    SAINT FIACRE  

  VII ème siècle – Fête le 30 aout
Patron des jardiniers et des taxiteurs

Il mourut semble-t-il le 30 août 670. Le corps du saint fut mis en châsse sous le règne de saint Louis et conservé d’abord dans le prieuré de SaintFiacre-en-Brie, puis, pendant les guerres de religion, les reliques furent transportées à la cathédrale de Meaux.

INVOQUÉ :
Pour l’abondance des fruits de la terre : Contre les hémorragies, hémorroïdes, la colique , le cancer, les fistules, les chancres, le mal de tête, les maladies vénériennes et dans les calamités publiques


SAINT PATRON:

Des jardiniers, fleuristes, maraichers, taxiteurs, emballeurs,chaudronniers, tuiliers, bonnetiers 

   LA VIE DE SAINT FIACRE

Saint Fiacre était un moine Irlandais né au VIIème siècle qui se retira en France, dans la Brie.
Avec quelques compagnons, Fiacre fonda un monastère et évangélisa la région de Meaux. Meaux se trouvait alors sur une route gallo-romaine très fréquentée par les pèlerins anglais et irlandais se rendant à Rome. Saint Fiacre obtint de saint Faron, alors évêque de Meaux, la concession d’un lieu appelé Breuil (aujourd’hui saint Fiacre en Brie). Il y installa son monastère et se fit très vite une réputation de charité et de sainteté. Des miracles lui furent attribués, comme la guérison de toutes sortes de maladies par l’imposition des mains.

LA LÉGENDE DE SAINT FIACRE
Le domaine devint vite trop petit pour subvenir à ses besoins car il désirait créer un jardin pour planter des légumes et diverses herbes. Saint Faron lui permit de l’agrandir en lui accordant tout le territoire qu’il pourrait enclore d’un fossé en une journée. Ce fossé, il devait le creuser avec son bâton, suffisamment important pour qu’aucune femme ne puisse le franchir. Dans la légende le bâton est devenu bêche, et Saint Fiacre alla si vite en besogne que les arbres semblaient tomber d’eux-mêmes à son passage.
Il y planta des légumes, Fiacre pense même aux plantes médicinales pour les malades et aux fleurs, « ces sourires de la terre » pour orner le petit oratoire qu’il bâtit en l’honneur de Marie.
Le fossé ne dut pas plaire à une femme du pays, qui alla l’accuser de sorcellerie, et, selon certains, de bien d’autres choses innommables. Très attristé, saint Fiacre alla s’assoir sur une pierre qui s’amollit sous son poids afin de lui servir de siège. Saint Faron vint constater les faits et, discernant à travers ces prodiges l’intervention divine, rendit son jugement en faveur de l’Irlandais.
Sa sainteté une fois reconnue, Saint Fiacre put poursuivre son existence de prière et de charité sous la protection de Notre Dame à laquelle il dédia son monastère. Il  installa des religieux et fonda un hôpital. Les pauvres, venaient pour être secourus. A l’hospice il les recevait tous par charité, les servant lui-même. Il lui arrivait de guérir miraculeusement l’un ou l’autre. Aucune femme n’était tolérée près de son ermitage, ni même dans sa chapelle. C’est du moins ce que colportent certaines de ses légendes.
Le choix, déjà ancien de Saint Fiacre comme patron de ceux qui souffrent de maladies vénériennes provient probablement de sa réputation de misogyne.

LES GUÉRISONS DE SAINT FIACRE

La dévotion à Saint Fiacre remonte au Moyen Age  sa renommée de guérisseur de ne faiblit pas après sa mort. Son reliquaire fut l’objet de pèlerinages pendant des siècles.et on venait l’invoquer pour toute sortes de maladies.
Anne d’Autriche attribua à sa médiation la guérison de Louis XIII à Lyon, où le roi était tombé dangereusement malade. En action de grâces, elle se rendit à pieds en pèlerinage auprès de la tombe du saint. Plus tard elle envoya un don en remerciement pour la naissance de son fils, le futur Louis XIV.

Après sa mort  vers 670 au Breuil se construit autour du monastère un village qui portera son nom. Les pèlerins affluent sur son tombeau pour demander la guérison de toutes sortes de maux. On venait même autrefois l’invoquer contre les hémorroïdes, le « mal de saint Fiacre », la tradition affirmant qu’il suffisait de s’asseoir sur la pierre sur laquelle le saint avait l’habitude de s’asseoir pour être guéri.

  PRIÈRE A SAINT FIACRE

Qui est maladie mortelle
Qui dedans le corps humain entre
De flux de sang, d’hémorroïdes
De cancers et de vers
Dont médecin ne peut guérir,
Saint Fiacre, tu me peux secourir
Je t’en supplie dévotement
Qu’à mon âme, premièrement,
Tu donnes la gloire éternelle
Et à mon corps mêmement,
Tu rendes une santé parfaite
Ainsi soit-il

 

Saint Fiacre, patron des chauffeurs de taxi

C’est tout à fait par hasard que Saint Fiacre devint le patron des chauffeurs de taxi.

En effet, le premier lieu au monde où commença la location d’équipages était à Paris, près de l’hôtel SaintFiacre.

C’est tout naturellement que ces voitures de location furent appelées desFiacres”.

Précédente rubrique :  SAINT CHRISTOPHE
La ligne éditoriale de cette série est accessible 
  BON COURAGE...!

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PEINTURE : L’enlèvement des Sabines

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logo lardon 1L’ART ET LA PALETTE
AU
CHOU :

Coucou c’est toujours moi …
C’est la sainte Sabine… Merci d’être revenu nous voir pour découvrir l’enlèvement des Sabines dans  l’art et la palette au chou

logo lardon DL’enlèvement des Sabines

L’enlèvement des Sabines est un épisode relaté par Tite-Live, et Plutarque durant lequel la première génération des hommes de Rome se procure des femmes en les enlevant à leurs voisins les Sabins.

Cette histoire a inspiré de nombreuses œuvres d’art de la Renaissance et de la post-Renaissance, puisqu’elle réunit des exemples propres à montrer le courage et la hardiesse des anciens Romains tout en ayant l’opportunité de dépeindre des personnages à moitié nus et dans une lutte intense et passionnée.
On retrouve des sujets artistiques similaires dans l’Antiquité, comme la bataille entre les Lapithes et les Centaures ou celle entre Thésée et les Amazones, ou dans le christianisme, avec le massacre des Innocents.

L’enlèvement des Sabines, Nicolas Poussin, 1634-1635, Metropolitan Museum of Art, New-York

L’Enlèvement des Sabines (1574-82) par Giambologna, dans la Loggia dei Lanzi à Florence.

Des femmes pour la grandeur de Rome

Le tableau représente l’un des épisodes fondateurs et mythiques de la Rome antique.
La ville vient d’être fondée par Romulus.
Désireux d’assurer leur descendance pour la prospérité de leur jeune patrie, mais manquant de femmes, les Romains projettent un enlèvement collectif.
Ils invitent à dessein les Sabins à une fête lors de laquelle ils s’emparent des femmes et mettent en fuite les hommes.

Trois ans plus tard, les Sabins attaquent Rome pour se venger. Le conflit est évité par les femmes qui s’interposent entre leurs frères et leur mari.
La paix fut ainsi conclue entre les deux peuples. C’est la scène d’enlèvement que choisit d’illustrer Poussin. Romulus se tient à gauche et domine les événements.
Sa pose dérive directement de la statuaire impériale antique.
Le peintre met, pour la partie centrale, l’accent sur la panique et sur la confrontation entre les hommes et les femmes.
Le tout est placé devant un fond d’architecture en perspective, qui donne son point de fuite à l’œuvre. On notera en outre que l’ensemble des personnages est organisé selon deux diagonales qui partent des extrémités du tableau pour se rejoindre dans la percée du paysage.
L’aspect dynamique du tableau se trouve ainsi renforcé.

– Je veux pas avoir l’air de la ramener .. Poussin Poussin…
Mais il y en a d’autres…!

Par exemple … celui de Pietro da Cortona, 1627-1629,
Musées du Capitole, Rome

SOURCE :,
LE LOUVRE    ROMA
WIKIPEDIALa vie et l’œuvre de Poussin (1594-1665), un des créateurs les plus éminents du classicisme français au XVIIe siècle, tout à la fois peintre-poète, peintre-philosophe et peintre-savant.
Cette monographie, accompagnée d’un catalogue thématique des sujets de ses tableaux, restitue l’immense culture de Poussin l’autodidacte, sa philosophie, son esthétique, sa morale, sa technique et son existence dans les milieux artistiques de la Rome baroque.

Un ouvrage qui fait une large part au paysage dans l’œuvre de Poussin, initiateur d’une formule classicisante du genre.

logo lardon 1LE LARDON

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