LETTRES DE MON MOULIN : LES VIEUX

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BLOC NOTE LITTÉRAIRE

par Chou Blanc
la poésie inoxydable

.

DES LETTRES DE MON MOULIN
d’Alphonse DAUDET

LES    VIEUX

FERNANDEL RACONTE …… LES VIEUX.

Coup de
de Louis Fine
Fernandel raconte - les vieux

ILS L’ONT DIT SUR LE NET

 Hitman3820  «  Je n’avais pas réécouté ces histoires depuis 20 ans, elles sont toujours aussi merveilleuses. Fernandel est pour moi le meilleur conteur des lettres de mon moulin. Il a su faire vivre les histoires et les personnages. Vraiment çà n’a pas vieillit. »

Maison en Provence, aquarelle de Paul Cézanne – 1867

POUR LE PAUVRE ÂNE QUI N’AURAIT PAS DU SON –

LE TEXTE D’ALPHONSE DAUDET :  LES VIEUX

Une lettre, père Azan ?

—- Oui, monsieur… ça vient de Paris.

Il était tout fier que ça vînt de Paris, ce brave père Azan… Pas moi. Quelque chose me disait que cette Parisienne de la rue Jean-Jacques, tombant sur ma table à l’’improviste et de si grand matin, allait me faire perdre toute ma journée. Je ne me trompais pas, voyez plutôt :

« Il faut que tu me rendes un service, mon ami. Tu vas fermer ton moulin pour un jour et t’’en aller tout de suite à Eyguières…
Eyguières est un gros bourg à trois ou quatre lieues de chez toi,— une promenade.
En arrivant, tu demanderas le couvent des
Orphelines.
La première maison après le couvent est une maison basse à volets gris avec un jardinet derrière. Tu entreras sans frapper,— la porte est toujours ouverte,— et, en entrant, tu crieras bien fort :

– « Bonjour, braves gens ! Je suis l’ami de Maurice… »

Alors, tu verras deux petits vieux, oh ! mais vieux, vieux, archivieux, te tendre les bras du fond de leurs grands fauteuils, et tu les embrasseras de ma part, avec tout ton coeur, comme s’’ils étaient à toi. Puis vous causerez ; ils te parleront de moi, rien que de moi ; ils te raconteront mille folies que tu écouteras sans rire… Tu ne riras pas, hein ?…
Ce sont mes grands-parents, deux êtres dont je suis toute la vie et qui ne m’’ont pas vu depuis dix ans…. Dix ans, c’’est long ! Mais que veux-tu ? moi, Paris me tient ; eux, c’’est le grand âge….… Ils sont si vieux, s’’ils venaient me voir, ils se casseraient en route.…
Heureusement, tu es là-bas, mon cher meunier, et, en t’’embrassant, les pauvres gens croiront m’’embrasser un peu moi-même… Je leur ai si souvent parlé de nous et de cette bonne amitié

Le diable soit de l’’amitié ! Justement ce matin-là il faisait un temps admirable, mais qui ne valait rien pour courir les routes : trop de mistral et trop de soleil, une vraie journée de Provence.

Quand cette maudite lettre arriva, j’’avais déjà choisi mon cagnard (abri) entre deux roches, et je rêvais de rester là tout le jour, comme un lézard, à boire de la lumière, en écoutant chanter les pins….
Enfin, que voulez-vous faire ?

Je fermais le moulin en maugréant, je mis la clef sous la chatière.
Mon bâton, ma pipe, et me voilà parti.

 

http://www.ateliermagique.com/fr/laurent-laloge-aquarelliste/galerie/fontaine-village-de-provence.htmlJ’’arrivais à Eyguières vers deux heures.
Le village était désert, tout le monde aux champs. Dans les ormes du cours, blancs de poussière, les cigales chantaient comme en pleine Crau. Il y avait bien sur la place de la mairie un âne qui prenait le soleil, un vol de pigeons sur la fontaine de l’’église ; mais personne pour m’’indiquer l’’orphelinat.

Par bonheur une vieille fée m’’apparut tout à coup, accroupie et filant dans l’’encoignure de sa porte ; je lui dis ce que je cherchais ; et comme cette fée était très puissante, elle n’’eut qu’’à lever sa quenouille : aussitôt le couvent des Orphelines se dressa devant moi comme par magie…
C’’était une grande maison maussade et noire, toute fière de montrer au-dessus de son portail en ogive une vieille croix de grès rouge avec un peu de latin autour.

À côté de cette maison, j’’en aperçus une autre plus petite. Des volets gris, le jardin derrière… Je la reconnus tout de suite, et j’’entrai sans frapper.

Je reverrais toute ma vie ce long corridor frais et calme, la muraille peinte en rose, le jardinet qui tremblait, au fond à travers un store de couleur claire, et sur tous les panneaux des fleurs et des violons fanés. Il me semblait que j’’arrivais chez quelque vieux bailli du temps de Sedaine…

Au bout du couloir, sur la gauche, par une porte entr’ouverte on entendait le tic tac d’’une grosse horloge et une voix d’’enfant, mais d’’enfant à l’’école, qui lisait en s’’arrêtant à chaque syllabe : A… lors… saint… I… ré… née… s’é… cria… a… Je… suis… le… fro… ment… du… Seigneur… Il… faut… que… je… sois… mou… lu… par… la… dent… de… ces… a… ni… maux… Je m’’approchais doucement de cette porte et je regardais.

Dans le calme et le demi-jour d’’une petite chambre, un bon vieux à pommettes roses, ridé jusqu’’au bout des doigts, dormait au fond d’’un fauteuil, la bouche ouverte, les mains sur ses genoux. À ses pieds, une fillette habillée de bleu,— grande pèlerine et petit béguin, le costume des orphelines,— lisait la Vie de saint Irénée dans un livre plus gros qu’’elle… Cette lecture miraculeuse avait opéré sur toute la maison. Le vieux dormait dans son fauteuil, les mouches au plafond, les canaris dans leur cage, là-bas sur la fenêtre. La grosse horloge ronflait, tic tac, tic tac. Il n’’y avait d’’éveillé dans toute la chambre qu’’une grande bande de lumière qui tombait droite et blanche entre les volets clos, pleine d’’étincelles vivantes et de valses microscopiques…

Au milieu de l’’assoupissement général, l’’enfant continuait sa lecture d’’un air grave :
Aus… si… tot… deux… lions… se… pré… ci… pi… tè… rent… sur… lui… et… le… dé… vo… rè… rent…
C’’est à ce moment que j’’entrai…s Les lions de saint Irénée se précipitant dans la chambre n’’y auraient pas produit plus de stupeur que moi. Un vrai coup de théâtre ! La petite pousse un cri, le gros livre tombe, les canaris, les mouches se réveillent, la pendule sonne, le vieux se dresse en sursaut, tout effaré, et moi-même, un peu troublé, je m’’arrête sur le seuil en criant bien fort :

—-« Bonjour, braves gens ! je suis l’’ami de Maurice. »

Oh ! alors, si vous l’’aviez vu, le pauvre vieux, si vous l’’aviez vu venir vers moi les bras tendus, m’’embrasser, me serrer les mains, courir égaré dans la chambre, en faisant :

—- « Mon Dieu ! mon Dieu !… »

Toutes les rides de son visage riaient. Il était rouge. Il bégayait :

—- Ah ! monsieur… ah ! monsieur…

Puis il allait vers le fond en appelant :

— – Mamette !

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Une porte qui s’’ouvre, un trot de souris dans le couloir… c’’était Mamette. Rien de joli comme cette petite vieille avec son bonnet à coque, sa robe carmélite, et son mouchoir brodé qu’’elle tenait à la main pour me faire honneur, à l’’ancienne mode… Chose attendrissante ! ils se ressemblaient. Avec un tour et des coques jaunes, il aurait pu s’’appeler Mamette, lui aussi.
Seulement la vraie Mamette avait du beaucoup pleurer dans sa vie, et elle était encore plus ridée que l’’autre. Comme l’’autre aussi, elle avait près d’’elle une enfant de l’’orphelinat, petite garde en pèlerine bleue, qui ne la quittait jamais ; et de voir ces vieillards protégés par ces orphelines, c’’était ce qu’’on peut imaginer de plus touchant.

En entrant, Mamette avait commencé par me faire une grande révérence, mais d’’un mot le vieux lui coupa sa révérence en deux :

— – C’est l’’ami de Maurice…

Aussitôt la voilà qui tremble, qui pleure, perd son mouchoir, qui devient rouge, toute rouge, encore plus rouge que lui… Ces vieux ! ça n’’a qu’’une goutte de sang dans les veines, et à la moindre émotion elle leur saute au visage…

— – Vite, vite, une chaise… dit la vieille à sa petite.

— – Ouvre les volets… crie le vieux à la sienne.

Et, me prenant chacun par une main, ils m’’emmenèrent en trottinant jusqu’à la fenêtre, qu’’on a ouverte toute grande pour mieux me voir. On approche les fauteuils, je m’’installe entre les deux sur un pliant, les petites bleues derrière nous, et l’’interrogatoire commence :

—- Comment va-t-il ? Qu’’est-ce qu’’il fait ? Pourquoi ne vient-il pas ? Est-ce qu’’il est content ?…

Et patati ! et patata ! Comme cela pendant des heures.

Moi, je répondais de mon mieux à toutes leurs questions, donnant sur mon ami les détails que je savais, inventant effrontément ceux que je ne savais pas, me gardant surtout d’’avouer que je n’’avais jamais remarqué si ses fenêtres fermaient bien ou de quelle couleur était le papier de sa chambre.

—- Le papier de sa chambre !… Il est bleu, madame, bleu clair, avec des guirlandes…

— – Vraiment ? faisait la pauvre vieille attendrie ; et elle ajoutait en se tournant vers son mari : C’’est un si brave enfant !

— – Oh ! oui, c’’est un brave enfant ! reprenait l’’autre avec enthousiasme.

Et, tout le temps que je parlais, c’’étaient entre eux des hochements de tête, de petits rires fins, des clignements d’’yeux, des airs entendus, ou bien encore le vieux qui se rapprochait pour me dire :

— – Parlez plus fort… Elle a l’’oreille un peu dure.

Et elle de son côté :

— – Un peu plus haut, je vous prie ! Il n’’entend pas très bien…

Alors j’’élevais la voix ; et tous deux me remerciaient d’’un sourire ; et dans ces sourires fanés qui se penchaient vers moi, cherchant jusqu’’au fond de mes yeux l’’image de leur Maurice, moi, j’’étais tout ému de la retrouver cette image, vague, voilée, presque insaisissable, comme si je voyais mon ami me sourire, très loin, dans un brouillard.


Tout à coup le vieux se dresse sur son fauteuil :

– — Mais j’y pense, Mamette…, il n’a peut-être pas déjeuné !
Et Mamette, effarée, les bras au ciel :
—- Pas déjeuné !… Grand Dieu !
Je croyais qu’il s’’agissait encore de Maurice, et j’’allais répondre que ce brave enfant n’’attendait jamais plus tard que midi pour se mettre à table. Mais non, c’’était bien de moi qu’’on parlait ; et il faut voir quel branle-bas quand j’’avouais que j’’étais encore à jeun :
— – Vite le couvert, petites bleues !

La table au milieu de la chambre, la nappe du dimanche, les assiettes à fleurs. Et ne rions pas tant, s’’il vous plaît ! et dépêchons-nous …Je crois bien qu’’elles se dépêchaient.
À peine le temps de casser trois assiettes le déjeuner se trouva servi.
— – Un bon petit déjeuner ! me disait Mamette en me conduisant à table ; seulement vous serez tout seul… Nous autres, nous avons déjà mangé ce matin
Ces pauvres vieux ! à quelque heure qu’’on les prenne, ils ont toujours mangé le matin. Le bon petit déjeuner de Mamette, c’’était deux doigts de lait, des dattes et une barquette, quelque chose comme un échaudé ; de quoi la nourrir elle et ses canaris au moins pendant huit jours… Et dire qu’’à moi seul je vins à bout de toutes ces provisions ! …Aussi quelle indignation autour de la table ! Comme les petites bleues chuchotaient en se poussant du coude, et là-bas, au fond de leur cage, comme les canaris avaient l’’air de se dire :
– « Oh ! ce monsieur qui mange toute la barquette ! »
Je la mangeai toute, en effet, et presque sans m’’en apercevoir, occupé que j’’étais à regarder autour de moi dans cette chambre claire et paisible où flottait comme une odeur de choses anciennes… Il y avait surtout deux petits lits dont je ne pouvais pas détacher mes yeux.
Ces lits, presque deux berceaux, je me les figurais le matin, au petit jour, quand ils sont encore enfouis sous leurs grands rideaux à franges.
Trois heures sonnent. C’est l’’heure où tous les vieux se réveillent :—
– Tu dors, Mamette ?
— Non, mon ami.— N’’est-ce pas que Maurice est un brave enfant ?—
Oh ! oui c’’est un brave enfant.

Et j’’imaginais comme cela toute une causerie, rien que pour avoir vu ces deux petits lits de vieux, dressés l’’un à côté de l’’autre…

Pendant ce temps, un drame terrible se passait à l’’autre bout de la chambre, devant l’’armoire.
Il s’4agissait d’4atteindre là-haut, sur le dernier rayon, certain bocal de cerises à l’eau-de-vie qui attendait Maurice depuis dix ans et dont on voulait me faire l’’ouverture.
Malgré les supplications de Mamette, le vieux avait tenu à aller chercher ses cerises lui-même ; et, monté sur une chaise au grand effroi de sa femme, il essayait d’’arriver là-haut…
Vous voyez le tableau d’’ici, le vieux qui tremble et qui se hisse, les petites bleues cramponnées à sa chaise, Mamette derrière lui haletante, les bras tendus, et sur tout cela un léger parfum de bergamote qui s’’exhale de l’’armoire ouverte et des grandes piles de linge roux…

C’’était charmant…!

Enfin, après bien des efforts, on parvint à le tirer de l’’armoire, ce fameux bocal, et avec lui une vieille timbale d’’argent toute bosselée, la timbale de Maurice quand il était petit. On me la remplit de cerises jusqu’’au bord ; Maurice les aimait tant, les cerises !

Et tout en me servant, le vieux me disait à l’’oreille d’un air de gourmandise :

— – Vous êtes bien heureux, vous, de pouvoir en manger !… C’’est ma femme qui les a faites
… Vous allez goûter quelque chose de bon.

Hélas sa femme les avait faites, mais elle avait oublié de les sucrer. Que voulez-vous ? on devient distrait en vieillissant. Elles étaient atroces, vos cerises, ma pauvre Mamette… Mais cela ne m’’empêcha pas de les manger jusqu’’au bout, sans sourciller.

Le repas terminé, je me levai pour prendre congé de mes hôtes. Ils auraient bien voulu me garder encore un peu pour causer du brave enfant, mais le jour baissait, le moulin était loin, il fallait partir.
Le vieux s’’était levé en même temps que moi.

—– Mamette, mon habit !…

Je veux le conduire jusqu’à la place.
Bien sûr qu’’au fond d’’elle-même Mamette trouvait qu’’il faisait déjà un peu frais pour me conduire jusqu’’à la place ; mais elle n’en laissa rien paraître.
Seulement, pendant qu’’elle l’’aidait à passer les manches de son habit, un bel habit tabac d’’Espagne à boutons de nacre, j’’entendais la chère créature qui lui disait doucement :

— – Tu ne rentreras pas trop tard, n’’est-ce pas ?

Et lui, d’un petit air malin :

—- Hé ! hé !… je ne sais pas… peut-être…?

Là-dessus, ils se regardaient en riant, et les petites bleues riaient de les voir rire, et dans leur coin les canaris riaient aussi à leur manière…
Entre nous, je crois que l’’odeur des cerises les avait tous un peu grisés.…

 

La nuit tombait, quand nous sortîmes, le grand-père et moi.
La petite bleue nous suivait de loin pour le ramener ; mais lui ne la voyait pas, et il était tout fier de marcher à mon bras, comme un homme.
Mamette, rayonnante, voyait cela du pas de sa porte, et elle avait en nous regardant de jolis hochements de tête qui semblaient dire :

« Tout de même, mon pauvre homme !… il marche encore. »

 

Alphonse Daudet

 

 retour sur la rubrique du même tabac  chou blanc esT effectivement magnetIseur - voir son site ???Chou Blanc

 

RETRO: C’est du même tabac…

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HUMOUR : Secret d’une relation harmonieuse

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BLOC NOTE
DE FRANÇOIS

En marche pour ce qui peuvent encore avancer..! et n’ont pas le moral dans les chaussettes..!


Deux définitions de marcheur

Éventail : Position idéale des doigts de pied.   

Pédicure : Ça fait les pieds. 

Auprès de ma blonde, Qu’il fait bon, fait bon, fait bon
Auprès de ma blonde, Qu’il fait bon rigoler !

 

Une blonde est avec son mec du jour.

Il lui demande en rigolant :

– Tiens, c’ est normal que t’aies un bas blanc et un noir?

– Ah, ne m’ en parle pas ! En plus j’en ai une deuxième paire comme ça !

 

Auprès de toutes les blondes , Qu’il fait bon rigoler !

Une blonde discute avec le docteur qui a accouché sa soeur. Surprise d’être tata de triplés, car elle ne s’ y attendait pas du tout, elle demande :

– Docteur, dites-moi, des triplés, c’ est incroyable ! ça dépend de quoi ?

– Eh bien, dit le docteur, ça peut dépendre de plusieurs facteurs…

– Je m’en doutais ! Ah les enfoirés !  

 

Un grand-père et une grand-mère se promènent dans les pâtures comme dans leur jeunesse.

Soudain papy dit a mamy :

– Tu te souviens ma belle dans notre jeune temps nous faisions l’amour a cet endroit.
La mamy répond :
– Oui mon cœur je me souviens.
Papy dit:
– Et si nous le faisions la maintenant ?

Mamy ne se laisse pas prier, elle s’agrippe à la clôture comme dans sa jeunesse !
Et les voilà en route a faire l’amour…

D’un seul coup papy dit à mamy :

– Tu sais c’est encore meilleur après toute ces années.

– Oui mon cœur mais de notre temps les clôtures n’étaient pas électrifiées !

Un jour pourtant je sais bien, Dieu reconnaitra les chiens…

Courageuse mais pas téméraire…!
Sous le pseudo de Diane Montrésor
Diane cette ancienne fonctionnaire des impôts règle ses comptes avec son administration…
______________________
La fraude est à l’impôt…
ce que l’ombre est à l’homme
________________
Georges Pompidou

Retour de soirée:

4 h du matin…  je rentre au domicile conjugal un peu torché…
– Putain, elle ne va pas encore être contente, je vais déjà me faire un jus de citron pour masquer l’odeur d’alcool..
 Le matin, ma germaine m’engueule:
– t’as encore bu comme un trou hier, t’es  rentré complètement naze !
– Mais euh…. non, comment peux-tu  dire ça? 
– Le canari, écrasé dans le presse-citron, il s’est suicidé ? ? .

 

 

– Horrible !! vraiment HORRIBLE!

LE POTE FRANÇOIS

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Un coucher de soleil, en Bretagne

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 BLOC NOTE POÉTIQUE
par WIKI

« La nature et le rêve »
et…. « La mer sans fin, commence où la terre finit !

Couché de soleil, Saint-Guénolé

Présent tous les jours sur le port de Saint-Guénolé et sur les côtes du pays Bigouden, je réalise régulièrement des photos du débarquement du poisson, des bateaux, ou de la côte. Je vous propose de partager ma passion pour la mer en les téléchargeant en fonds d’écran. » Sten Furic http://www.lacompagniebretonnedupoisson.fr/fonds_d_ecran.asp

 

  Un coucher du soleil en Bretagne

Un coucher de soleil sur la côte bretonne
Les ajoncs éclatants, parure du granit,
Dorent l’âpre sommet que le couchant allume.
Au loin, brillante encore par sa barre d’écume,
La mer sans fin, commence où la terre finit !

A mes pieds, c’est la nuit, le silence. Le nid
Se tait. L’homme est rentré sous le chaume qui fume ;
Seul l’Angélus du soir, ébranlé dans la brume,


A la vaste rumeur de l’Océan s’unit.
Alors, comme du fond d’un abîme, des traînes,
Des landes, des ravins, montent des voix lointaines
De pâtres attardés ramenant le bétail.


L’horizon tout entier s’enveloppe dans l’ombre,
Et le soleil mourant, sur un ciel riche et sombre,
Ferme les branches d’or de son rouge éventail.

(José M. de Hérédia)

José-Maria de Heredia (né José María de Heredia Girard 18421905) est un homme de lettres d’origine cubaine, naturalisé français en 1893. En tant que poète, c’est un des maîtres du mouvement parnassien, véritable joaillier du vers. Son œuvre poétique est constituée d’un unique recueil, Les Trophées, comprenant 118 sonnets qui retracent l’histoire du monde, comme Les Conquérants, ou qui dépeignent des moments privilégiés, comme Le Récif De Corail.

– « Poème dédié à Chou blanc qui ne cesse de me parler de tous ses amis bretons….! »

Nous publions vos contributions vous pouvez transmettre vos poèmes favoris à partager à  choublanc@mafeuilledechou.fr

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