Archives de catégorie : Choucaline

Choucaline nous parle de nous et des capacités de notre corps …et de notre esprit
Vous explorerez avec elle les capacités de votre cerveau.
vous réaliserez des tests psychologiques et lirez avec délectation quelques contes philosophiques qui vous pousseront à la réflexion…….

CADRES SUR TABLE: Portrait de LA SOLISTE

hypnose-002ba.jpgChoucaline plus proche de toi tumeurbloc note choucalineBLOC NOTE
de Choucaline

Capacités de notre cerveau à découvrir
« QUI EST L’AUTRE »

Avec CADRES SUR TABLE, nous inaugurons cette série inédite de portraits de cadres de nos entreprises et administrations, afin que nous ayons un regard amusé en direction de ceux ou celles que nous reconnaitrons….. mais également pour espérer leur faire découvrir leurs qualités et leurs défauts ….
Les portraits sont, comme pour toutes démonstrations, rédigés en grossissant le trait ……. mais si peu diront certains…..!

Tu devrais leur dire que tu vas les « encadrer » les uns après les autres, semaine après semaine, et que tous vont y passer ….
La jeune louve , le petit chef
, le serviteur fidèle, l’animateur, la soliste (ce jour), le chef d’orchestre, le cinglé du boulot, pour finir par le planqué… qui est peut être celui qui a eu le temps de tirer le portrait de ses petits camarades…!!!

PORTRAIT DE L’ENCADRÉ DU JOUR :  LA SOLISTE

La soliste

La lueur tamisée sourdant du vase péruvien caresse soyeusement l’étagère en olivier.
Le philodendron exubérant embaume, frémissant de toutes ses feuilles. Sur la table, un désordre – savamment organisé – où vous parvenez tout de même à retrouver le carnet de rendez-vous. A la page du jour. Mais, seule indication: une frise d’oursons rieurs.

Une fois de plus, où donc la « soliste» a-t-elle bien pu passer?

Déjeune-t-elle dans ce fameux bistrot où se rencontrent auteurs de théâtre et autres artistes? Ne serait-elle pas encore en train de fureter à la Natio­nale ou à Pompidou, sous prétexte de documentation? Ou bien. en pleine crise de bouderie suite à l’accrochage d’hier?

Plus ennuyeux, vous ne repérez toujours pas la maquette de l’annonce pour la presse régionale. De dépit. elle est bien capable de l’avoir flanquée à la corbeille.

Pas commode de travailler avec cette jeune sauvageonne

C’est qu’il n’est pas commode de travailler avec cette jeune sauvageonne, si entière, si féline, impossible à apprivoiser.
Pas intolérable non plus, il faut le reconnaître. Sous ses airs désinvoltes, au-delà de ses rêveries, elle dissimule une véritable passion pour son travail. Et malgré ses fugues, ses soudaines disparitions, vous pouvez lui faire confiance pour créer de petites merveilles, fignolées avec la minutie amou­reuse d’un ébéniste ou d’un doreur sur bronze.

Encore faut-il que le sujet lui plaise! Et savoir l’accompagner! La laisser œuvrer en paix, tout en la rassurant. Car, la soliste ne brille vraiment que sur les thèmes qui lui agréent.
Malgré son indépendance, elle éprouve aussi le besoin d’un appui, d’un pilote, suffisamment subtil pour à la fois respecter sa liberté et étayer ses incertitudes.

Avant tout : des ménagements! Cette créature hypersensible – plus imaginative et émotive que rationnelle – se cabre pour un rien. Elle ne rechigne pas devant les difficultés, ne craint pas de relever les défis. Mais, elle ne peut supporter les ordres, ni de se voir imposer un cadre, une hiérarchie. Pas plus d’ailleurs qu’elle n’aime en imposer.

Créative, curieuse de tout. ouverte aux nouveautés, elle se révèle cependant capable du pire comme du meilleur. Quand la gagne l’ennui, quand les problèmes s’accumulent, quand un dossier piétine, elle s’effondre, laisse tomber aussi vite qu’elle a pu s’en­thousiasmer. Et si les résultats ne sont pas à la hauteur, ce n’est pas de sa faute à elle, mais, évidemment. « parce qu’on ne lui a pas donné les moyens

En dehors de ses penchants pour l’effort solitaire et de ses sautes d’humeur, ne vous attendez pas à en découvrir beaucoup plus long sur elle. La qualité de sa vie privée lui semble infiniment plus précieuse que la réussite dans son métier. Et elle veille soigneusement à ne pas confondre les deux domaines.

Elle recherche, avant tout. un maximum d’autonomie.

Sa carrière? Pour la soliste, le terme n’a pas grande signification. Elle recherche, avant tout. un maximum d’autonomie. Afin de vivre à son rythme à l’intérieur de l’entreprise, selon sa fantaisie au-dehors. Ainsi n’a-t-elle rien d’une ambitieuse. Elle tient simplement à assurer « le matériel». Pour être tranquille. Et pour pouvoir satisfaire ses désirs.

Plus qu’une promotion ou qu’une augmentation. elle souhaite davantage de loisirs, de ce « temps libre» qui lui permette de se réaliser. L’essentiel est de se conduire à sa guise, de la manière qui lui paraît la bonne, quitte à se situer en marge, ou à être classée comme telle.

Cette attitude ne l’empêche pas de se montrer attachée à sa « botte» et elle a la fierté de ses productions. Mais, panthère autant que lunaire, la soliste tient à garder ses distances, à pouvoir vaquer à son aise, sans renoncer à ses idées ni à ses envies.


Ainsi, a-t-elle plus l’esprit de corps que l’esprit maison. Les « pots» la rasent copieusement. Elle aura toujours un bon prétexte pour s’en échapper. Elle adore aussi les réunions, séminaires … Pour elle, ce ne sont que discours filandreux et considérables per­tes de temps.

S’installant toujours à l’écart, elle parlera peu, même si – avec sa mémoire infaillible – elle enre­gistre tout mot à mot, prête à vous ressortir le moindre détail de la discussion plus d’un mois après.

En fait, elle semble être ailleurs. Et. souvent, ses pensées vagabondent effectivement loin, très loin. Se demandant par exemple, si elle arrivera à temps pour le vernissage de son peintre bien-aimé. Ou bien. composant le programme du concert de ce soir sur sa chaîne hi-fi. « Pourquoi pas le concerto pour clave­cin en fa majeur de Bach? Mais, non! Pas Jean­ Sébastien, bande de primates! Wilhelm-Friedmann. voyons! ».

Car – autodidacte ou bardée de diplômes – la soliste a ses goûts bien à elle, reflets de sa forte personnalité. Elle se sent riche et heureuse d’une culture aussi profonde qu’étendue, très authentique.
Elle n’en révèle que des bribes si ce n’est avec les êtres qu’elle estime, et s’en sert plutôt pour remettre les gens à leur place.

C’est qu’elle a ses têtes et qu’elle ne se prive pas de le faire sentir. Elle n ‘hésitera pas à requérir ouver­tement contre les incompétents. Délestant les intri­gues, les clans, les manœuvres des mafias, elle n’en possède pas moins un sens certain de la répartie et vous expédiera d’une petite remarque cinglante les phraseurs, les bluffeurs, les théoriciens fumeux. .. tous ceux qui lui retournent les sangs.

Par contre, généreuse, douée pour l’amitié.

Par contre, généreuse, douée pour l’amitié, très fidèle quand elle a élu, elle n’hésitera pas à retourner vivre chez sa mère pour mettre son studio à la disposition d’un « copain» en difficulté. Ou à traverser Paris pour visiter une camarade qui vient d’être opé­rée.

En fait, notre soliste est toute « mozartienne » . Prétendant se moquer de l’opinion des autres, elle aime néanmoins être aimée.
Elle le recherche avec la pudeur et la discrétion qui peuvent lui donner la réputation d’être froide, guindée. Et qui fait qu’elle reste en général méconnue, mal comprise.
Mais. certains matins, peut-on la voir arriver la mine abattue, les jambes flageolantes, les yeux au bas des joues. La fête? Une folle nuit chez Régine?
En réalité, notre secrète vient d’attraper une bonne bronchite dans l’école glacée où elle donne des cours du soir aux immigrés.
Cela, personne ne peut s’en douter… Et personne ne l’apprendra, pas même les plus intimes de ceux avec lesquels elle a bien voulu se lier.

Mais, la lampe semble faiblir. Le philodendron rendre l’âme. Le masque vénitien se moque, sardoni­que et … la soliste n’est toujours pas rentrée.
Son lamento de la veille serait-il son chant du cygne?
Allez savoir! Elle serait bien capable, un beau matin, de filer cultiver la lavande avec un berger de Haute-Provence. Ou bien de rejoindre par le premier avion le grand gourou Barbhapu en son ashram de BOMBAY

Fière, fantasque et indomptable soliste. Si attachante aussi.

SOURCE : Extrait de cadres sur table – Document de formation en ressources humaines pour cadres bancaires années 70

LISTE DES ENCADRÉS … EN BOITE

CE TABLEAU RÉCAPITULE LES PRÉCÉDENTS PORTRAITS DÉJÀ PUBLIÉS

LA JEUNE LOUVE
LE PETIT CHEF
LE SERVITEUR FIDÈLE
L’ANIMATEUR
LA SOLISTE
LE CHEF D’ORCHESTRE
LE CINGLÉ DU BOULOT

La Boîte à outils du manager – 3e éd. – 50 fiches pratiques pour piloter son équipe Broché
Manager est un apprentissage quotidien : la singularité de chacun, manager et collaborateur, la multiplication des situations, les transformations numériques… obligent à s’adapter en permanence.
En 51 fiches pratiques, cette 4e édition propose des réponses simples et opérationnelles, et des plans d’action applicables à un grand nombre de situations quotidiennes pour le manager :
. développer et maintenir la motivation de ses collaborateurs ;
. développer leurs compétences ;
. mieux communiquer ;
. mener un entretien annuel ;
. mobiliser l’équipe ;
. exercer son autorité ;
. conduire le changement.
Parce qu’être manager ne s’improvise pas, cet ouvrage s’adresse à tous les managers, débutants ou confirmés, désireux de s’appuyer sur des repères précis, des lignes directrices claires, des témoignages et des auto-évaluations, dans une démarche cohérente et pertinente.
Dans cette 4e édition, outre la question prégnante du digital et son impact toujours plus grand sur le management, l’accent est mis sur le partage d’expérience de terrain, en tant que manager d’équipe mais aussi de soi-même.



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RETRO :
C’est du même tabac…..

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La nounou de Ninon ne dit ni oui ni non… Mais elle,OUI …Oui ..! Oui ! C’est bien Ninon de Lenclos

Aujourd’hui c’est Sainte NINA
On fête aussi le prénom dérivé NINON
 L’occasion de vous présenter NINON DE LENCLOS
BLOC Choucaline plus proche de toi tumeurNbloc note choucalineOTE
de Choucaline

– LES SENTIMENTS AMOUREUX
DE « NOTRE DAME DES AMOURS »

« Plaignons les tourterelles qui ne baisent qu’au printemps » disait la belle Ninon de Lenclos, courtisane du XVIIe siècle adulée par tous les hommes.
Penchons nous ensemble sur les aventures amoureuses de cette reine des salons parisiens qui côtoya les plus grands noms de son temps et dont les multiples liaisons, jusqu’à ses 85 ans, défrayèrent la chronique.

QUI EST NINON DE LENCLOS..?

Anne « Ninon » de l’Enclos, aussi appelée Ninon de Lenclos ou Ninon de Lanclos (Paris, 10 novembre 1620 – Paris, 17 octobre 1705) était une courtisane, femme d’esprit, épistolière et femme de lettres française.

Anne est la fille d’un gentilhomme de Touraine, militaire à l’esprit libre. Sa mère, était ce qu’on appelle communément une grenouille de bénitier. Il y avait donc une énorme différence entre ses parents,. Avec sa mère elle visite des salons, où la jeune Ninon, connaissant l’italien et l’espagnol, et étant versée dans les sciences, suscite l’admiration par son esprit, sa beauté et aussi par sa façon de jouer le luth (plus tard elle apprendra aussi le clavecin).

A quinze ans Ninon est orpheline et héritière d’une fortune. Ceci lui permet de ne jamais se marier et de vivre une vie très indépendante, dans l’esprit épicurien de son père.

Notre Dame des Amours –

Elle collectionne des amants célèbres – Walpole l’appellera « Notre Dame des Amours  » – comme le mari et le fils de Madame de Sévigné, le grand Condé, le duc de La Rochefoucauld, et bien d’autres.
Ninon aurait eu au moins un enfant, probablement plus. Le Chevalier Louis de la Boissière qui deviendra un officier de marine brillant.

A partir de 1667, Ninon tient salon en l’hôtel Sagonne à Paris. Il y a, évidemment, beaucoup d’hommes célèbres Ninon est belle, cultivée, musicienne, danseuse, parfaitement adaptée au mode de vie de cette époque et son salon est le plus notoire.

On dit qu’elle y donne aussi des cours, théoriques et pratiques s’il faut, aux jeunes hommes dans la « façon jolie de faire l’amour ».

La « façon jolie de faire l’amour ».

« Quand un courtisan avait un fils à dégourdir, il l’envoyait à son école. L’éducation qu’elle donnait était si excellente qu’on faisait bien la différence des jeunes gens qu’elle avait dressés. Elle leur apprenait la manière jolie de faire l’amour »

Mémoires du comte Gaspard de Chavagnac (1638-1669).

De « fameuse courtisane », de « belle courtisane », voire de « Ninon la débauchée », enfermée dans un couvent pour sa mauvaise conduite, elle était devenue une femme d’esprit, une vieille dame à la mode, chez laquelle il était de bon ton d’aller apprendre les bonnes manières dans les rapports entre les deux sexes.

 Les défenseurs des  » lumières  » s’emparèrent de son personnage et firent une femme en avance sur son temps, un modèle célébré.

Parmi ses visiteurs entre autres François de la Rochefoucauld, Jean-Baptiste Lully, Scarron , Jean de La Fontaine, Philippe d’Orléans et même le duc de Saint-Simon, le mémorialiste fameux.

Ninon est également appréciée par des dames influentes, particulièrement par Madame de Maintenon (qui épousera le roi Louis XIV), Madame de Lafayette et de Madame de La Sablière.
Même la reine Christine de Suède demande à la rencontrer lors de sa visite de Paris et elle est tellement ravie par après, qu’elle propose à Ninon de l’accompagner à Rome.

« Molière lisant Tartuffe chez Ninon de Lenclos »

Molière lui demande des conseils pour son Tartuffe et même Louis XIV s’intéresse à l’opinion de Ninon, par personne interposée, c’est dire qu’elle était appréciée tout au long de sa vie.

En prenant de l’âge ? mais en le prenant bien ! Ninon, avide de chair fraîche, continue à multiplier les aventures… on lui prête des aventures jusqu’à 70 ou 80 ans…!

 

Femme fatale pour les uns,  » honnête homme  » pour les autres, Ninon est vite devenue un personnage de légende certains on dit qu’elle avait fait un pacte avec le diable pour avoir aussi  longtemps gardé sa beauté.

Pour la  punir de son succès, on lui prêta un amour incestueux à un de ses fils,

C’est en effet, l’histoire tragique d’un fils que le père éduquait sous le nom de Chevalier de Villiers, tout en gardant secret le nom de sa mère.
C’est la base d’un drame oedipien :
Quand le chevalier est présenté à Ninon de Lenclos, qui a 65 ans à cette époque mais qui est toujours aussi attrayante, il devient amoureux.
Tout en cachant la vraie nature de leurs relations, Ninon essaie de lui faire comprendre qu’une relation amoureuse entre eux est exclue.
La passion du jeune chevalier ne fait que grandir par ce refus et dans un essai ultime il vient la visiter à la campagne. Outrée par ses avances Ninon avoue enfin qu’elle est sa mère et le pauvre jeune homme sort du petit château en courant pour se suicider dans les bois environnants…

  Quel anniversaire…..!

Jusqu’à un âge très avancé Ninon continue à inspirer l’amour. Le jour de ses 77 ans, Ninon eut une aventure avec l’abbé de Châteauneuf.
À la même époque, elle mène de front une autre liaison avec le chanoine Nicolas Gédoyn.
Elle approche de quatre-vingts ans quand l’abbé Gédouin tombe amoureux d’elle, mais elle lui demande de patienter jusqu’à une date bien précise avant de lui accorder ses faveurs.

Par après elle lui avouera que c’est par coquetterie qu’elle lui a imposé ce délai : Elle voulait pouvoir dire d’avoir fait encore un conquête après son quatre-vingtième anniversaire…

 Voltaire « boursier » de la belle Ninon

Quelques mois avant son décès, à près de 85 ans, elle se fit présenter le fils de son notaire …. le futur Voltaire.  Le jeune Arouet (Voltaire) alors âgé d’environ 11 ans est élève du collège jésuite Louis-le-Grand de Paris.
Dans son testament, elle lui légua 2 000 livres tournois (l’équivalent de 7 800 € ) pour qu’il puisse s’acheter des livres (en fait au début du XVIIIe siècle, comme le signale le maréchal Vauban dans son ouvrage sur la Dîme royale, un simple journalier gagne moins de 300 livres dans l’année).

Quelle femme ! Sa légende demeure éternelle

Quand Ninon de Lenclos meurt le 17 octobre 1706., on lui connaissait qu’une unique prière :
Mon Dieu, faites de moi un honnête homme et n’en faites jamais une honnête femme’.

Mais elle se plaisait à dire
« Si Dieu m’avait fait l’honneur de me consulter, je lui aurais conseillé de placer les rides des femmes sous le talon. »

LE CHOURISTE

– « Ninon de Lenclos était un esprit libre, imprégnée du courant libertin qui trouve son origine sous Louis XIV et qui se développera encore plus au siècle des Lumières.
Son nom fera toujours partie de la liste des grandes courtisanes, mais elle n’était pas limitée aux histoires amoureuses.
Elle reste un symbole de culture et de raffinement qui savait captiver les gens par son charme et sa bonne humeur, jusqu’à un âge avancé.

Bien que conseillère pour des grands écrivains de son époque, ses écrits se limitent à un recueils de lettres  au marquis de Sévigné.
Dans ces lettres elle philosophe sur les femmes et l’amour.

Ninon de Lenclos reste un symbole de femme cultivée et indépendante, qui a réussi de vivre « comme un homme »…… »

Choucaline plus proche de toi tumeur  Choucaline
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CADRES SUR TABLE: Portrait de L’ANIMATEUR

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de Choucaline

Capacités de notre cerveau à découvrir
« QUI EST L’AUTRE »

Avec CADRES SUR TABLE, nous inaugurons cette série inédite de portraits de cadres de nos entreprises et administrations, afin que nous ayons un regard amusé en direction de ceux ou celles que nous reconnaitrons….. mais également pour espérer leur faire découvrir leurs qualités et leurs défauts ….
Les portraits sont, comme pour toutes démonstrations, rédigés en grossissant le trait ……. mais si peu diront certains…..!

Tu devrais leur dire que tu vas les « encadrer » les uns après les autres, semaine après semaine, et que tous vont y passer ….
La jeune louve , le petit chef 
, le serviteur fidèle, l’animateur (ce jour), la soliste, le chef d’orchestre, le cinglé du boulot, pour finir par le planqué… qui est peut être celui qui a eu le temps de tirer le portrait de ses petits camarades…!!!

PORTRAIT DE L’ENCADRÉ DU JOUR: L’ANIMATEUR

Perle rare que « l’animateur ».

Combien d’êtres, en effet réunissent-ils les qualités indispensables pour entraîner, dynamiser, faire vivre le travail?
Combien sont-il capables d’initier et d’innover, sans redouter d’en assumer les risques?
Aussi, sont-ils vénérés ces thaumaturges du vingtième siècle!

 

Estimés sur le plan personnel, comme ils peuvent être appréciés dans les relations profes­sionnelles!
Il leur est permis d’en demander plus.
Il leur est beaucoup pardonné, même leurs outrances.

C’est que l’animateur œuvre pour le progrès des autres, sinon leur bonheur, tout autant que pour sa propre réussite ou celle de son entreprise.
Son princi­pal talent :
Le don de convertir à ses idées.
Sa conception du travail:
L’occasion de se réaliser et non pas une fastidieuse contrainte.

A quoi se reconnaît-il..?

Peut-être surtout à son ouverture sur autrui.
Les relations avec lui ne sont jamais indifférentes. Subordonnés comme supérieurs, avec qui que ce soit, il s’implique de manière affec­tive, intense, parfois impétueuse, souvent passionnée.
Dans ses attirances, comme dans ses rejets. Heureux de nature, bien dans sa peau, il répand autour de lui une sorte de bonheur de travailler.
Mais il s’irritera, tempêtera aussi vite contre qui vient trop le contredire ou contrecarrer ses projets.

En fait s’il devient partial, voire partisan. C’est souvent pour soutenir ses gens ou défendre ses idées.
Ainsi, pour lui, le destin de l’entreprise en arriverait presque à se situer en deçà de l’équipe qu’il anime.

Surtout non seulement manager, mais aussi quelque peu visionnaire, notre cadre se sent porteur d’un grand dessein.
Projet idéal, philosophique, politique ou même religieux, en tout cas transcendant généreu­sement les limites de son métier.

Objectif primordial:
Progresser en faisant progresser son entourage et si possible, la société.
La recette? Une sorte de code moral dans lequel le bien collectif est plus important que les intérêts particuliers.

Aussi, n’est-il pas rare que l’animateur soit consi­déré comme un idéaliste, voire un dangereux utopiste. Il peut apparaître à certains déphasé, un tantinet boy-scout trop éloigné des contingences du quo­tidien.

Cependant la plupart du temps, il associe un pragmatisme efficace à sa largeur de vue.
Ce n’est pas lui, non plus, qui se sentira déshonoré de mettre la main à la pâte.
Tenant à donner l’exemple, ne se figeant pas sur un piédestal, il n ‘hésitera pas à coller, ficeler, agrafer, transformant un envoi urgent ou une «charrette» de dernière heure en véritable amusement.

Un utile fer­ment de changement..!

Mieux. Un être comme lui se révèle un utile fer­ment de changement. Il n’a pas son pareil, par exemple, pour mettre le doigt sur les routines et les défauts d’une structure.
Il propose en même temps des remèdes auxquels personne n’aurait songé.

En général, il fait fi de la hiérarchie. Pas trop d’organisation. Non aux contraintes tatillonnes. Au contraire, il délègue volontiers et grâce rarissime, sait donner aux gens confiance en eux-mêmes.
Les problèmes?
Ne jamais les prendre trop au sérieux.
L’an­goisse?
Faire au moins semblant d’ignorer.

Ce goût du bonheur et ce désir d’apaisement peu­vent se conjuguer avec l’appétit des grandes manœu­vres et des âpres conquêtes.
En effet personnage de contrastes, l’animateur atteint parfois à une certaine enflure. Apte à redonner du punch aux troupes, il admet difficilement que ses collaborateurs ne suivent pas.
Sachant qu’il plaît. il en rajoute un peu trop.

Jusqu’à se montrer comédien. Ne serait-ce que pour mieux argumenter ou mieux écraser.
Pour lui, et c’est ce qui peut le rendre intolérable, lorsqu’on désire vraiment quelque chose, on finit tou­jours par l’obtenir.
L’un de ses jeux?
Lancer des défis périlleux, très haut la barre, pour resituer les gens à leur place, mais aussi, un peu, par gloriole.

Par contre, l’animateur reste l’opposé du politicien.

Fuyant la parade, peu soucieux des pseudo-honneurs, il préfère acquérir l’estime.
Il se juge comme il juge ses collaborateurs  sur l’efficacité. Et, s’il se montre conquérant, ce n’est pas tant par soif de puissance que pour voir s’incarner ses convictions.

Alors, un être angélique..? Aimé partout..? De tous..?

Certainement pas. Un tel chef suscite, bien sûr, de farouches inimitiés, à base de basse jalousie.
Fonceur, obnubilé par sa volonté de progrès, il donne aussi des frissons à ceux qui, même s’ils subissent avec plaisir son charisme, redoutent ses exigences, se méfient de sa virtuosité et s’irritent de son narcissisme.

Et puis, au-delà de la générosité du personnage, peut sommeiller un immense orgueil.
Ou, parfois, une sorte d’infantilisme…!

Rien n’est plus fragile qu’un animateur

Aussi, lui faut-il rester chanceux..!
Rien n’est plus fragile qu’un animateur….!

Personne ne devient p!us odieux quand il se heurte à trop d’obstacles ou, pire, quand il se sent menacé de trahison.
Comme un adolescent aux rêves meurtris, il risque alors de se transformer en un impitoyable réactionnaire, plus écrasant encore que le « petit chef», plus dangereux aussi.

SOURCE : Extrait de cadres sur table – Document de formation en ressources humaines pour cadres bancaires années 70

LISTE DES ENCADRÉS … EN BOITE

CE TABLEAU RÉCAPITULE LES PRÉCÉDENTS PORTRAITS DÉJÀ PUBLIÉS

LA JEUNE LOUVE
LE PETIT CHEF
LE SERVITEUR FIDÈLE
L’ANIMATEUR
LA SOLISTE
LE CHEF D’ORCHESTRE
LE CINGLÉ DU BOULOT

La Boîte à outils du manager – 3e éd. – 50 fiches pratiques pour piloter son équipe Broché
Manager est un apprentissage quotidien : la singularité de chacun, manager et collaborateur, la multiplication des situations, les transformations numériques… obligent à s’adapter en permanence.
En 51 fiches pratiques, cette 4e édition propose des réponses simples et opérationnelles, et des plans d’action applicables à un grand nombre de situations quotidiennes pour le manager :
. développer et maintenir la motivation de ses collaborateurs ;
. développer leurs compétences ;
. mieux communiquer ;
. mener un entretien annuel ;
. mobiliser l’équipe ;
. exercer son autorité ;
. conduire le changement.
Parce qu’être manager ne s’improvise pas, cet ouvrage s’adresse à tous les managers, débutants ou confirmés, désireux de s’appuyer sur des repères précis, des lignes directrices claires, des témoignages et des auto-évaluations, dans une démarche cohérente et pertinente.
Dans cette 4e édition, outre la question prégnante du digital et son impact toujours plus grand sur le management, l’accent est mis sur le partage d’expérience de terrain, en tant que manager d’équipe mais aussi de soi-même.

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