Archives par étiquette : papillon

HEP… HEP… HEP… Minute Papillon



HEP… HEP… HEP… Minute Papillon

Pas trop vite !
Prenez votre temps !
Je ne suis pas d’accord !

Origine et définition

L’origine de cette expression n’est pas certaine.
Si elle date effectivement de 1900, comme certains lexicographes le pensent, elle pourrait n’être qu’une métaphore sur le papillon qui passe trop rapidement d’une fleur (d’un sujet) à une autre, ce qui explique aussi le verbe papillonner.

Mais selon d’autres elle daterait du début du XXe siècle et aurait une origine plus amusante :

Unique image connue du loufiat Papillon. Musée Byrrh&Suze.

Il existait à cette époque à Paris un café, lieu de rencontre des journalistes qui auraient popularisé l’expression, et dans lequel officiait un serveur qui s’appelait Papillon.
Lorsqu’il était hélé de toutes parts par des clients impatients, il répondait « Minute, j’arrive ! ».
Alors, par amusement, lorsqu’ils voulaient lui signifier qu’il pouvait prendre son temps, les clients lui disaient « Minute Papillon !« .

Le deuxième sens n’est en fait qu’une extension du premier : pour signifier son désaccord avec ce qui vient d’être dit, on demande à son interlocuteur de s’arrêter de parler pour qu’on puisse placer ses objections.

 L’antan était pressé de passer du passé au présent :

Au risque de choquer, il faut vous dire ici que parfois, l’antan était pressé de passer du passé au présent : il lui fallait tout, tout de suite, là, dans l’instant ! L’excité empressé houspillait, expédiait, bousculait s’il fallait. Fort heureusement la parole surannée savait calmer en l’une de ses expressions qui laisse pantois et cloue le bec.

Minute Papillon s’entendait objecter sereinement l’échauffé vibrion. Pour ceux qui en douteraient, je peux témoigner sous serment de la force de la sommation : je l’ai reçue plus d’une fois. Et pour peu que minute Papillon s’accompagne d’un sourire il désamorçait sur-le-champ toute velléité de réponse.
L’histoire ne dit pas si pour autant les convives étaient servis plus vite.

Minute Papillon dilue le temps et fait comprendre qu’il est possible de le prendre sans pour autant le perdre.

C’est une formule de sagesse et douceur et c’est donc bien pour cette raison qu’elle n’a pas survécu à la nouvelle saison. Car le moderne fait diligence; impatient d’arriver même s’il ne sait pas où, il va vite, bousculant tout, jusqu’au savoir-vivre apéritif qui voudrait que le temps s’arrête puisqu’on est entre amis.
L’époque qui file ne lance plus d’appel au calme : minute Papillon est envolé.
Le temps doit être rentable.


Les serveurs reçoivent désormais une longue formation qui leur permet de ne pas croiser le regard de leurs clients et ainsi de ne pas les servir quand ils le souhaitent.
En sus ils apprennent à ne pas parler un mot d’anglais ou de quelque langue que ce soit afin de ne pas répondre aux touristes étrangers qui n’ont qu’à parler français après tout !

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Coups durs, échecs, angoisses, sont-ils utiles ?

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Blog note
de Psychourette

Coups durs, échecs, angoisses, sont-ils utiles ?

“Il faut que le désir soit irrité par des obstacles.
L’homme qui n’a rien à désirer est à coup sûr plus malheureux que celui qui souffre.”
Le Baron D’Olbach

angoisseUn jour, une ouverture apparut dans un cocon. Un homme s’assit et regarda le papillon naissant se battre pendant des heures pour crever son abri et forcer le petit trou à s’agrandir.
Mais bientôt il sembla à l’homme que l’insecte ne progressait plus.

Il était allé aussi loin qu’il avait pu, mais il ne bougeait plus.

Alors l’homme prit une paire de ciseaux et découpa délicatement le cocon pour aider le papillon à sortir. Celui-ci émergea facilement. Mais il avait un corps chétif et ses ailes froissées étaient atrophiées.

“Pas grave, il va se développer” se dit l’homme. Et il continua à regarder le papillon en espérant qu’il déploie ses ailes pour voler.

Mais cela n’arriva jamais. Le papillon passa le reste de sa vie à ramper sur son petit corps, incapable d’utiliser ses ailes rabougries.

Ce que l’homme, dans sa bonté précipitée, n’avait pas compris, c’est que le cocon trop serré est une ruse de la Nature pour forcer le papillon à le percer et à entraîner ses ailes… A cette condition seulement, il peut voler.

Parfois, nos angoisses, nos échecs, nos coups durs sont précisément ce dont on a besoin. Si la nature permettait qu’on avance dans la vie sans jamais rencontrer aucun obstacle, cela nous affaiblirait, nous serions semblables à ce papillon trop vite naît à qui la facilité a coupé les ailes.

La liberté est chèrement acquise… Mais on ne vole pas sans s’entraîner un minimum !

ILS L’ONT DIT SUR LE NET

Cours de Vladimir Jankélévitch à la Sorbonne (1953)

– Quelle Clarté dans le propos.Bluffant.
– J adore cet homme !
– Absolument génial !! Heureusement que ses cours ont été enregistrés pour les générations à venir 🙂 Merci de l’avoir mis en ligne 🙂

SOURCE :  
LE CLUB POSITIF

 

PSYCHOURETTE

 

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