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LE GÂTEUX : En pâtisserie connaissez vous le « BABA »

le Blog note
de

PAT HISSIER

M HISSIER assure désormais sa rubrique Papisseries…

Bien sûr PATACHOU sera à ses côtés

Une gourmandise de plus dans la Chouette

La gastronomie et la pâtisserie françaises sont réputées à travers le monde. Si le nombre de plats et de desserts français est important, certains sont plus appréciés et plus connus que d’autres …
A eux de vous les faire découvrir…

Pourquoi la pâtisserie le « BABA» porte ce nom ?

Si le nombre de plats et de desserts français est important, certains sont plus appréciés et plus connus que d’autres ... Ainsi, le bœuf-bourguignon, le cassoulet, le hachis Parmentier ou encore la Quiche Lorraine sont quelques-uns des plats typiquement français qui sont connus par de nombreux étrangers.

Pour ce qui est des desserts, ce sont les macarons, les éclairs, les mille-feuilles et les crêpes qui font partie des pâtisseries françaises les plus connues en France comme à l’étranger.

Pour autant, la pâtisserie française ne se limite pas uniquement à ces quelques desserts.
C’est le cas notamment du BABA AU RHUM

LE BABA AU RHUM


Le BABA AU RHUM, est composé d’un savarin servi imbibé d’un sirop au rhum et souvent garni de crème chantilly ou de crème pâtissière.

Un savarin est un gâteau moelleux et aéré que l’on trouve le plus souvent sous la forme de couronne. Son nom lui a été donné en 1845 par ses créateurs, les frères Julien, pâtissiers parisiens du Second Empire . On le sert, généralement garni de crème fouettée ou pâtissière. Il est appelé baba au rhum lorsqu’il est imbibé d’un sirop parfumé au rhum, alors qu’habituellement le savarin est imbibé d’un sirop à base de kirsch.

Une Histoire de baba

Ce gâteau aurait officiellement été inventé pendant la première moitié du XVIIIe siècle, quand le roi de Pologne Stanislas Leszczynski, beau-père de Louis XV,
Alors duc de Lorraine et installé à Nancy, trouvant le kougelhopf trop sec demanda à ce qu’il soit arrosé de vin Tokay, remplacé ensuite par le rhum.
Il est cependant plus probable que l’origine du baba au rhum soit une recette polonaise, le baba ou babka
D’autre part, il est parfois mentionné, à propos des Mille et une Nuits, que le roi Stanislas avait lu Ali Baba à l’époque, ce qui est probable, mais ce Baba-là n’a, a priori, aucun rapport avec le nom du gâteau.
C’est un gâteau préparé pour les principales fêtes religieuses (Noël ou Pâques), depuis des temps immémoriaux.

Mais c’est en 1735 à Paris que le pâtissier parisien Nicolas Stohrer, descendant du chef-pâtissier polonais du roi Stanislas, devint le spécialiste de ce dessert en remplaçant la liqueur de tanaisie par du rhum.

Cette pâtisserie connaîtra un succès indéfectible durant les XIXe et XXe siècles, avec quelques adaptations.

Article sonore sur Stanislas Leczinski
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En savoir plus sur
Stanislas Leczinski ce fin gastronome

Stanislas Leszczynski ou Leczinski né en en Ukraine) et mort en  à Lunéville, est un aristocrate polonais, roi de Pologne de 1704 à 1709 puis de 1733 à 1736 sous le nom de Stanislas Ier et grand-duc de Lituanie,beau-père de Louis XV (1725), duc de Lorraine et de Bar de 1737 à sa mort.

Le roi Stanislas Leszczynski a eu l’existence mouvementée d’un exilé.

L’embellie viendra de sa fille Marie Leszczynska, qui, en raison de son charme, de sa belle santé et de sa religion, sera choisie pour être l’épouse du roi Louis XV en 1725. Il réside alors à Chambord où il se consacre à la chasse.

Avec l’aide du roi de France, il est de nouveau élu roi de Pologne le 12 septembre 1733, mais le 5 octobre, sous les pressions de la tzarine, Auguste III de Saxe est également élu roi de Pologne. Stanislas doit de nouveau fuir. Il retourne chez le roi de France qui lui offre en 1736 le  duché de Lorraine.

Article extrait du dictionnaire du gastronome
 Jean Vitaux est non seulement docteur en médecine et spécialiste gastro-entérologue mais aussi fin gastronome, membre de plusieurs clubs renommés, et, bien sûr, grand connaisseur de l’Histoire de la gastronomie. Il est, avec Benoît France, l’auteur du célèbre Dictionnaire du gastronome (éditions PUF).
Ce dictionnaire est un livre de culture gastronomique qui explique l’usage des termes de cuisine permettant de comprendre les livres de cuisine mais aussi les expressions et mots utilisés pour parler de gastronomie. Ce dictionnaire est un livre au service du plaisir du gastronome, car la gastronomie est autre chose que l’alimentation, nécessité quotidienne de tout un chacun.

Pourvu d’une liste civile conséquente, Stanislas allait pouvoir s’adonner à ses passions : l’architecture, dont témoignent la place Stanislas à Nancy et le château de Lunéville, la chasse et la gastronomie.

La Place Stanislas à Nancy, inscrite au patrimoine mondiale de l’UNESCO.

Stanislas avait une réputation de gourmet à table, qui tournait à la gourmandise à l’heure des desserts.

c’était un passionné de desserts. Il était bien entouré pour en profiter : depuis son séjour à Chambord, il avait recruté un confiseur Richard, qui formera ensuite le Sieur Gilliers, qui est resté à la postérité par un des plus fameux et rares livres de cuisine du XVIII° siècle : « Le Cannaméliste Français » paru en 1754, Le titre peut en paraître curieux, mais cannamel est l’ancien nom de la canne à sucre. C’est donc un livre de cuisine surtout dédié aux desserts

Il comporte de nombreuses recettes de confitures, pâtes, biscuits, bonbons et nougats ainsi que des dessins de pièces montées et de croquembouches, dont Stanislas était si gourmand.

Mais le vrai titre du roi Stanislas Leszczynski fut l’invention du baba.
  On raconte qu’il trouvait la pâtisserie alsacienne connue sous le nom de Kouglof trop sèche. Le Kouglof est un gâteau de pâte levée aux raisins secs imbibés de kirsch dont la pâte doit être aérienne et légère, et qui est cuit dans un moule cannelé en terre cuite vernissée. La paternité du baba reviendrait directement au roi Stanislas, qui trouvant le Kouglof trop sec, eut l’idée de le tremper dans un sirop de sucre additionné de rhum. Le nom baba peut avoir deux origines : la plus couramment retenue est un mot polonais baba, désignant une pâtisserie polonaise populaire dont l’aspect ovoïde rappelait une vieille femme alourdie par l’âge et ses vêtements empilés ou baba.
  L’autre origine, plus douteuse mais ingénieuse, est littéraire :
Baba serait issu d’un conte des mille et une nuits, traduit au XVIII° siècle par Galland, Ali Baba, qui était le héros préféré de l’inventeur du gâteau, le roi Stanislas. Cette découverte plût tellement au roi qu’une vingtaine de recettes de baba figurent dans « Le Cannaméliste Français » notamment aromatisé de vin blanc sucré et même aromatisé de safran. La publicité en fut aussi faite à la Cour par sa fille, épouse du roi Louis XV, tout aussi gastronome que son royal époux. La célébrité du baba n’a pas cessé depuis et c’est resté un des desserts classiques de la cuisine française.

Le baba au rhum de Naples.
Le babà est aussi le gâteau favori des Napolitains. Il se décline au rhum ou à la liqueur de limoncello (écorce de citron).
Il se déguste seul ou accompagné de glace à la vanille. En Campanie, il bénéficie d’une appellation au titre des « produits agroalimentaires traditionnels » italiens.

:

SOURCES:  site canal academie

– Le gâteux vous fait peut être découvrir…?

Restez svelte 160pxLa cardamome est une épice d’origine indienne au parfum intense et à la saveur douce et piquante.
Son fruit, de couleur verte, pousse à proximité du sol seulement et sa maturation est irrégulière, c’est pourquoi la cueillette représente un énorme travail.
Les capsules sont ensuite séchées au soleil et parfois traitées par blanchissage.
La cardamome est l’une des épices les plus chères au monde, après le safran et la vanille. Elle entre dans la composition de nombreux types de curry.
Dans la cuisine européenne, on la retrouve dans les pâtisseries de Noël (p. ex. pain d’épices, spéculoos) comme dans la chair à saucisse, des liqueurs et certains mélanges d’épices.
La cardamome peut aussi agrémenter le vin chaud ou le café.
La poudre de cardamome est très parfumée, il faut donc l’utiliser avec parcimonie.
Poudre de cardamome bio 200gConservation:
pas plus d’un an.

LE GÂTEUX et ses Papisseries

 

 

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Arts Décoratifs : Quand les verriers de Nancy se font la gueule…

logo lardon 1L’ART ET LA PALETTE
AU
CHOU :

Coucou c’est toujours moi merci d’être revenu nous voir pour nous suivre dans la découverte de :

logo lardon DDes arts décoratifs avec les verriers de Nancy
MM Gallet et DAUM

Paris, 1900.
C’est un siècle qui commence bien pour les frères Auguste et Antonin Daum.

Émile Friant, Portrait d’Auguste Daum, 1889 Voir en grand

Leur verrerie reçoit un grand prix à l’Exposition universelle !
C’est une véritable consécration. Pourtant, des voix s’élèvent déjà contre cette récompense…

Émile Gallé, artiste verrier, connaît bien les frères Daum, originaires comme lui de Nancy.

Il a également reçu, tout comme les Daum, un grand prix à cette même exposition.
Loin de se réjouir de cette récompense, l’artiste fulmine. Pourquoi cela ?

“Voici Daum (décoré) pour m’avoir plagié”, écrit-il à un ami.
Mêmes techniques complexes superposant plusieurs couches de verres colorés, mêmes thèmes inspirés de la nature et des animaux…

Pas de doute, selon Gallé, il s’agit d’une pâle imitation de son œuvre par les frères Daum.
Pire ! À ses yeux la critique, en décernant la même médaille aux participants, ne fait plus la différence entre le créateur et les faussaires !

À gauche : Émile Gallé, Vase à décor d’orchidée, 1898, verre, socle en bois sculpté, Petit Palais, Paris. À droite : Daum Frères, Vase Gentiane, 1912, verre, Musée des Beaux-Arts, Nancy Voir en grand

 

 

À gauche : Émile Gallé, Vase Hippocampe, verre, Musées royaux des beaux-arts de Belgique, Bruxelles. À droite : Daum Frères, Vase Vigne et escargots, 1904 Voir en grand

 Gallé n’en est pas à sa première accusation de plagiat.

Trois ans auparavant, il fustigeait un ancien commis d’atelier qui s’était établi à son compte. “Le misérable a dû prendre mes recettes, pourtant sous clef”.
Pourquoi tant de précautions ?
Par peur de voir ses secrets de fabrication arriver entre les mains de ses concurrents, les frères Daum.

Anonyme, Portrait d’Émile Gallé, 1889 Voir en grand

Mais pour des raisons économiques les artistes de Nancy feraient mieux d’oublier cette brouille et de se rassembler.
Et Gallé en a bien conscience…

Il fonde dès l’année suivante “L’École de Nancy”, une association d’artistes verriers, sculpteurs, architectes ou ébénistes.

Encore une manière de montrer qu’il a toujours une longueur d’avance !
Un moyen aussi d’en prendre le rôle de directeur… une place que personne ne peut lui contester.

Allez Emile…. Fait pas ton bougon.. Nous les parisiennes on t’aime… Viens danser le cancan avec nous.!



SOURCE :
Artips

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La place Stanislas à Nancy

LOGO choulestropic CARNET
DE VOYAGES

de
Aubin CHOULESTROPIC
.
Parmi les potes âgés du potager municipal
Aubin CHOULESTROPIC a la passion des voyages …
Cette fois encore, nous lui arroserons ses salades et ses tomates pour qu’il parte assouvir sa passion….
Mais cette année, nous avons, en contrepartie, exigé qu’il alimente la rubrique voyages de l’été dans la Chouette…. Nous le suivrons donc semaine après semaine…

Ambiance….  Ambiance….. pour le jour de la Saint STANISLAS
barre grenat
La place Stanislas à Nancy

Par User:FloSch — German Wikipedia, CC BY 2.5,

Jusqu’au milieu du XVIIIe siècle, une vaste esplanade séparait la Ville Vieille et la Ville Neuve de Nancy. Stanislas Lezczinski, ancien roi de Pologne, devenu Duc de Lorraine en 1737, va projeter d’y établir une place destinée à honorer et glorifier son gendre le roi de France Louis XV.

Pour cette place, dans la plus grande tradition des Places Royales, Stanislas et son architecte Emmanuel Héré, ont choisi un lieu idéal. Cependant, pour voir aboutir leur projet, ils devront vaincre les réticences du responsable militaire des places fortes du duché qui craignait qu’on ne porte atteinte aux bastions et au rempart de la Ville Vieille.

En mars 1752 est posée officiellement le première pierre du pavillon.
La Place Royale est inaugurée en novembre 1755.

 

Au centre de cette place, s’élevait une statue de bronze, oeuvre des sculpteurs Guibal et Cyfflé, représentant Louis XV vêtu en empereur romain, visage tourné vers l’ouest et bâton de commandement pointé vers l’est.

Le socle de cette statue était entouré de quatre figures allégoriques de la Justice, de la Force, de la Clémence et de la Prudence.
Ces différentes sculptures disparurent à la Révolution, et ce n’est qu’en 1831 qu’on inaugura une nouvelle statue représentant non plus Louis XV mais le Roi Stanislas qui avait tant fait pour la ville de Nancy.

Tout autour de la Place, Emmanuel Héré construisit des pavillons de même ordonnance classique.
Au sud, la grande façade s’orne des armes de Stanislas et de celles de la ville de Nancy. A l’est, se dresse le Grand Hôtel, autrefois pavillon de l’Intendant Alliot, ainsi que l’Opéra de Nancy et de Lorraine, autrefois Hôtel des Fermes. A l’ouest, c’est le Musée des Beaux-Arts qui abrita à l’époque de Stanislas, le Collège de médecine.

Au nord, là où se dressait la courtine unissant les bastions de Vaudémont et d’Haussonville, Emmanuel Héré conçut les “Basses Fasces” dont l’élévation est limitée au seul premier niveau des autres pavillons, percé de grandes baies en plein centre.

Les grilles dorées à l’or fin de Jean Lamour qui unissent les bâtiments les uns aux autres, par leur forme et leurs décors, témoignent, avec les fontaines d’Amphitrite et de Neptune, de la vigueur de l’art rocaille, au service de cette glorification royale.

Timbre de 1948 – Dessiné et gravé par Raoul Serres Ce timbre est une reprise de celui de 1947, mais il est le premier timbre gravé en taille douce comportant des guillochis sur les marges inférieures et supérieures des feuilles afin de rendre plus difficiles les contrefaçons.

barre grenatVIDEO DE LA PLACE STANISLAS DE NANCY


SOURCES :  www.toutnancy.com barre grenat

AUBIN CHOULESTROPIC1Aubin CHOULESTROPIC

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