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POÉSIE : La fuite du temps

Vos poèmes, vos poèmes préférés …

– Des livres à nous signaler, vos impressions sur ceux que vous avez lus, et que vous voulez nous conseiller….

Ou tout simplement comme aujourd’hui un beau texte à nous faire partager
Pensez à nos potes âgés qui n’ont pas de jardin et cultivent leur esprit…!

Nous ne sommes plus à l’âge où nous pouvons nous permettre de reporter à demain ce qui doit être fait tout de suite.
Pourtant, on m’a toujours dit : Ne fais jamais le jour même ce qu’un autre peut faire demain à ta place !!…
Alors voyons si vous aurez le temps de lire texte et ensuite de le partager.
Ou alors vous le laisserez peut-être pour…
“plus tard”…

Et vous ne le partagerez “jamais” !

Un beau poème de Jacques Prévert 

A peine la journée commencée et… il est déjà six heures du soir.
A peine arrivé le lundi et c’est déjà vendredi
et le mois est déjà fini
et l’année est presque écoulée
et déjà 40, 50 ou 60 ans de nos vies sont passés.
et on se rend compte qu’on a perdu nos parents, des amis.
et on se rend compte qu’il est trop tard pour revenir en arrière .

Alors… Essayons malgré tout, de profiter à fond du temps qui nous reste.
N’arrêtons pas de chercher à avoir des activités qui nous plaisent.
Mettons de la couleur dans notre grisaille.
Sourions aux petites choses de la vie qui mettent du baume dans nos cœurs.
Et malgré tout, il nous faut continuer de profiter avec sérénité de ce temps qui nous reste.
Essayons d’éliminer les « après » …
Je le fais après,
Je dirai après
J’y penserai après
On laisse tout pour plus tard comme si « après » était à nous.
Car ce qu’on ne comprend pas, c’est que :

après, le café se refroidit …
après, les priorités changent …
après, le charme est rompu …
après, la santé passe …
après, les enfants grandissent …
après, les parents vieillissent …
après, les promesses sont oubliées …
après, le jour devient la nuit …
après, la vie se termine …

Et après c’est souvent trop tard…. Alors… Ne laissons rien pour plus tard…
Car en attendant toujours à plus tard, nous pouvons perdre les meilleurs moments, …
les meilleures expériences,
les meilleurs amis,
la meilleure famille…
Le jour est aujourd’hui… L’instant est maintenant…

l'accés au poème sonore est à droite


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RETRO :
C’est du même tabac…..

C’est la fête des mamies

 


BONNE FÊTE MAMY

Chaque année, le premier dimanche de mars, la fête des grand-mères est l’occasion de penser plus particulièrement à nos mamies et de les fêter par le biais d’une carte, d’un bouquet de fleurs, d’un joli cadeau ou plus simplement d’une visite qu’elles apprécient toujours.

Vous fêterez les grand-mères mais aussi les arrière-grand-mères si vous avez la chance de pouvoir le faire.

Une personne précieuse

Savez-vous que le pluriel de grand-mère peut s’écrire aussi bien « grands-mères » que « grand-mères » ?
Les deux possibilités sont tout aussi correctes, ce qui est plutôt rare dans la langue française. Cependant la vraie particularité de « grand-mère » ne réside pas dans son orthographe, mais dans le fait que ce mot désigne une personne essentielle dans la famille !
Qu’on l’appelle mamie, grand-mère ou même bonne maman, une grand-mère est une personne précieuse, aujourd’hui comme hier.
Les mamies sont toujours là pour apporter à leurs petits-enfants la présence chaleureuse et aimante dont ils ont besoin.
Les mamans qui travaillent peuvent souvent compter sur les mamies pour les seconder, et la confiance que l’on place dans une grand-mère affectueuse est irremplaçable !

Source Dromadaire :  Faire une carte à Mamie

Mamie Odette trouve les mots justes dans « le temps qui reste » de Serge REGGIANI 

Odette : Les mots justes

c’est si beau et si vrai ! très très émouvant !!!!!! c’est ça la vie !!!

Emission du 22/12/2010 – La France a un incroyable talent

Odette reprend un texte de Jean-Loup Dabadie, « Le temps qui reste ».
Elle s’est spécialisée en récitation de textes émouvants.
Odette parvient à transmettre à son auditoire l’émotion des mots qu’elle récite.
On ressent la tristesse, la colère, l’amour transparaître à travers la doyenne de cette finale de La France a un incroyable talent.
L’émotion se lit sur son visage et sur celui du jury et du public.
Odette a encore su trouver l’émotion juste pour toucher l’assemblée.

LA MAMÉE

ILS L’ONT DIT SUR LE NET

UN AUTRE ENREGISTREMENT PRIVÉ EXISTE SUR YOUTUBE
(nous ne le diffusons pas car…)

– Sans mettre en doute le talent émotionnel de cette dame, il est dommage que ne soit pas indiqué que l’auteur de ce poème est Yolande VERCASSON, et que cet enregistrement ait eu lieu sans même qu’on l’en ait au moins informée.
Ce qui l’a blessée profondément, elle et toute sa
famille.

 

– Voilà c’est réparé Mamie Vercasson …
Il fallait le dire

wikipédiatre est le détracteur en chef de ces jeunes rédacteurs Ce texte est sublimissime. Bonne fête les Mamies et à l’année prochaine

Le vieil homme et le temps

LE VIEIL HOMME ET LE TEMPS

Ce jour là, comme tous les vendredis, je fais mes courses au supermarché du quartier.

Et, comme souvent, je suis pressé, filant entre les rayons à l’allure d’un bolide, faisant à peine attention à ce que j’achète.

En entrant, je croise un couple de personnes âgées.
Ils semblent un peu ridicules dans leurs costumes du dimanche, se déplaçant avec lenteur, lui tirant un cabas sur roulette, elle s’accrochant désespérément au veston de son mari.

Je les retrouve dans chaque rayon.
L’allure que leur impose le grand âge est irritante,j’aimerais passer devant, mais leur caddy bouche toujours le passage.

À plusieurs reprises, je fonce avant qu’ils ne s’engagent, de peur qu’ils ne me passent devant et ne me retardent davantage.

Dans l’urgence, je laisse mon caddy au milieu de l’allée et je fonds sur les packs de bouteilles d’eau, j’en prends un, deux…
Je n’ai pas entendu venir le couple paisible qui derrière moi traîne les pieds sans bruit,
et je manque de renverser le grand-père qui stoppe net alors que je manœuvre
pour porter mes bouteilles dans le caddy.

Je suis confus mais, toujours très pressé, je lance un bref
« Ah… excusez-moi, je ne vous avais pas vu ».

Le grand-père lève la tête, me sourit et d’un ton à la fois aristocratique et doux me dit  :

 

« Je vous en prie Monsieur, nous avons tout notre temps ».

« Nous avons tout notre temps »… la phrase résonne dans ma tête.

 

 

logo horlogerie avons le tempsJe termine mes emplettes à 100 à l’heure, mais arrivé dans la voiture, je reste songeur.

Je repense à ce qu’a dit le vieil homme :
« il doit avoir 80 ans passés et il dit avoir le temps ! »

Quelle leçon pour tous ceux qui, comme moi, agissent trop souvent comme si leur dernière heure était proche…

Depuis, je l’entends souvent me dire  « Nous avons tout notre temps ».

Je me donne le droit d’avoir tout mon temps, car mon temps  est à moi et c’est moi qui décide ce que je fais de mon temps et non le temps qui me guide ma conduite.

SOURCE :
http://cartespostales.chezmaya.com/v2/
illustrations: http://diptyquescrossing.blogspot.fr/2011/08/la-vieillesse-selon-alexandr-kachkin.html

logo horlogerie barreLE CHOURISTE

« C’est au moment où l’on n’en a pas le temps qu’on devrait se détendre. ».
(Sydney Harris)

 

 

 

AU BOUT DU CHEMIN DE PLUIE

mes compagnons du chemin de pluieAu bout du chemin de pluie

Ils allaient dans la vallée, tous alignés derrière un seul homme
Alignés dans l’ombre de celui qui passait devant et qui les unissait tous
ils allaient donc, tous alignés sous la pluie battante.
Vers où.. ? Nul ne le savait….
Ils marchaient sans arrêt depuis des jours et des jours,
Sous la pluie du jour qui ressemblait à la pluie d’hier,
une cousine de la pluie de demain…
Ceux qui trouvaient long ce chemin de pluie …
questionnaient les autres et faisaient remonter vers l’avant
une seule question :
« Où allait-on sous cette pluie glacée… »
Lorsque la question arrivait au chef de file… Il disait :
« Je vais vers LUI… »
Entre les gouttes de pluie ses mots redescendaient vers le dernier..
qui s’entendait dire : « –  Il va vers LUI … »
«-  Allez … avances tu es le dernier… »
celui de devant
Les jours s’écoulaient sans que la pluie ne cesse…
Les rivières grossissaient autour d’eux,
et de ruisseaux en rivières, de rivières en fleuves,
leurs méandres rendaient encore plus long le chemin.. !
Au fil des jours les plus anciens ou les plus fatigués, se laissaient dépasser.
Après une courte pause, seuls  les plus valides reprenaient  leur place dans la file,
bien plus  loin derrière, heureux de ne pas être dans les derniers.. !
Seul l’avant dernier, devenant le dernier, savait qu’un des leurs n’était plus là… !
« – Pourtant il me suivait de près »  se disait-il …. ?
C’était comme cela depuis si longtemps, que ça n’ébranlait pas la file, qui restait constituée, sachant que celui qui était leur guide devant.. « allait vers LUI»

Ils marchaient toujours? comme si l’eau qui leur tombait dessus ne les pénétrait pas ;
– « Quand même.. ? »  Disaient certains… «…   S’il va vers LUI,  il doit le connaitre.. ? »
– « C’est qui LUI… d’abord.. ? »
Une réponse leur revenait assez vite
– « Ben LUI quoi.. ! »

Les jours succédaient aux jours, comme la pluie succédait à la pluie…
Ils marchaient pour certain mécaniquement…
Ils le suivaient depuis si longtemps, que certains s’agitaient dans les rangs.
«  Nous n’en voyons pas le bout » disaient-ils en implorant  le ciel….
– «  Sait-il au moins où il va .. ? »

Dame ténébres
Celui du deuxième rang leur répondit à sa place :
– « Je dis oui… car je l’ai vu et entendu parler aux étoiles et à la pluie.. !
Ce sont eux qui lui donnent la direction à prendre »

 

Cet épisode peu banal calma pour un temps les inquiétudes des uns et des autres,
mais très vite sur toute la file on entendait :

«  Aller vers LUI sous la pluie et dans le froid, et par nuit noire.. Existe- t-il LUI..,
Il est où LUI… son pays est-il si lointain ? »
Poussés par les autres, plusieurs  sortirent du rang  pour dire à celui qui les guidait :
«  On trouve tout cela bien long …. Même si notre sort est lié au tien, et que nous sommes tous obligés de te suivre …. OU VAS-TU.. ??? »
-« Je vais vers LUI..  Je sais qu’il est là….  je le sens.. ! »
Comme une trainée de poudre se répercuta, jusqu’au dernier, cette phrase :
« – Il sait qu’il est là …  c’est du sûr…. il sent sa présence.. ! »
Le dernier à bout de forces s’exclama :
-« Tout ça pour LUI, qui ne se montre même pas .. !!!»
Ceux qui s’étaient mobilisés…  toujours présents dans  les premiers rangs ne se satisfaisaient pas de sa réponse.
Les plus véhéments parlaient même de le « maitriser »…
-«  Si tu sais qu’il est là .. C’est le moment de nous conduire à LUI »
Un silence s’installa quelques instants entre les êtres… quand tout à coup, ils virent celui qui les guidait sans relâche, depuis si longtemps, ouvrir ses bras… et s’illuminer…
Les uns après les autres, ils en firent tous de même en sautant de joie :

merci un jour nouveau se lève
– «  C’EST LUI… LE VOILA..!  LE SOLEIL …C’EST LUI LA LUMIÈRE »

Disant ces mots … ils virent la pluie cesser et un magnifique soleil percer de  ses rayons les nuages noirs.

pas seul dans le grand tout
c'est lui le voilà « Nous sommes chez LUI …. c’est ici que commence, pour vous tous, le royaume de la lumière »
– il rajouta même
« Entrez… TOUS »

Chacun passa devant leur guide se séchant presque instantanément….

Personne n’osait lui demander qui il était .. ni quel âge il avait, tant il paraissait âgé sous sa barbe blanche..
le maitre du temps 1Toutefois quand le dernier qui n’avait plus rien à perdre passa devant lui, de part son grand âge, il posa son genou à terre pour souffler, s’inclina devant lui  pour lui rendre grâce .

– « Qui es tu….??? » , demanda le vieil homme
– «  JE SUIS LE TEMPS et  comme vous au fil du temps d’autres viendront dans la lumière… » 

 


– « REGARDE… ! Ils sont déjà en route avec pour guide un bout de mon temps…
il les accompagne au fil du temps qui fut jadis le vôtre »

 

barre bleue

Il pleut aujourd’hui camarade….

il pleut .... putain de sale tempsRappelle-toi Barbara
Il pleuvait sans cesse sur Brest ce jour-là

Amis vous l’avez compris, il pleut au dessus de moi ….
au dessus de vous
Oh Barbara
Il pleut sans cesse sur Brest
Comme il pleuvait avant

Il pleut toujours  sur Brest comme il pleut dans mon coeur
la destination a l’air sympa…. mais le voyage est d’une grande pénibilité…. surtout quand il pleut .. et moi j’ai des gouttières dans ma tête…..
Tout simplement des nuages
Qui crèvent comme des chiens

– PUTAIN DE SALE TEMPS … MONSIEUR PRÉVERT..!!!

Au fin fond de ma nuit, j’espère pour encore longtemps, sortir du noir en disant tes mots magiques : « de deux choses « lune » l’autre c’est le soleil  » et ça marche … Il est revenu ce matin encore …!!
Quel beau cadeau camarade PRÉVERT….!!  C’est le présent qui recommence ….!
Avec ta philosophie, je suis sûr de mon lendemain; car l’avenir ….
Ben c’est le présent de demain..!


– Purée j’ai bien cru qu’il nous ferait pas de « Happy End »

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