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L’ART ET LA PALETTE : Le Christ à la colonne – Antonello de Messine

logo lardon 1L’ART ET LA PALETTE
AU
CHOU :

Coucou c’est toujours moi merci d’être revenu nous voir pour nous suivre dans la découverte d’un tableau plein d’émotion:

Le Christ à la colonne

Le Christ à la colonne est une peinture
d’Antonello de Messine, effectuée autour de 1475, montrant un détail de la flagellation du Christ.

Le musée du Louvre a acheté l’œuvre en 1992.

La peinture montre l’influence de l’art des Primitifs flamands et vénitiens.

La face du Christ a été un thème souvent utilisé par Antonello : toutefois, en le représentant au milieu de ses douleurs, il réussit, dans ce petit tableau de dévotion, à obtenir un visage émotif qui manque parfois dans ses œuvres similaires.

 

Comme d’habitude, Antonello a consacré une grande attention au rendu des détails : cheveux, barbe, bouche dans laquelle nous voyons des dents et la langue, et la sueur marquant le visage.

On peut rapprocher cette œuvre de l’Ecce Homo précédent du maître qui figure ci-dessous:

Voici ce qu’ils en disent au musée du Louvre

Il s’agit d’un tableau de dévotion privée peint à la fin de la carrière d’Antonello (à Venise ou en Sicile ?). Les dimensions sont d’origine ; l’artiste a choisi un cadrage très serré pour rapprocher le visage du Christ et accentuer la force pathétique de l’image.

 

logo lardon DUne image de dévotion

Le Christ est représenté de trois quarts, adossé à la colonne de la flagellation, couronné d’épines, la corde au cou. L’artiste a opté pour un cadrage serré qui apparente cette effigie à un portrait et permet de concentrer l’attention du spectateur sur le visage et sur l’intensité de l’expression.
La tête renversée, les lèvres entrouvertes, le regard tourné vers le ciel, le Christ semble basculer dans l’extase. Plusieurs symboles des différents moments de la Passion sont ici présents : la couronne d’épines pour les outrages, la colonne pour la flagellation et la corde pour le portement de croix.
Le format de petite dimension indique qu’il s’agit d’un tableau de dévotion privée, invitant à la méditation.
Au XVe siècle, la piété individuelle prend son essor. Se multiplient alors les images offrant aux fidèles un support pour la prière et la contemplation du sacrifice divin, l’expressivité douloureuse du Christ suscitant chez le spectateur une émotion intense.

Un raffinement dans l’exécution

La connaissance intime qu’a Antonello des règles de la perspective et sa science consommée du raccourci lui permettent de donner au Christ une présence monumentale et à cette évocation de sa Passion, une vraisemblance saisissante.
A cet effet concourt le caractère illusionniste du nœud de la corde qui, placé au bas de la composition, paraît reposer sur le cadre du tableau comme sur le rebord d’une fenêtre ouverte au divin.
Grâce à ce réalisme saisissant, la figure du Christ dégage une impression de vie.
Antonello, lors de son apprentissage dans la Naples des princes d’Aragon, amateurs et collectionneurs de peintures nordiques, s’initie à la technique flamande de la peinture à l’huile :
la superposition des couches de peinture et de glacis introduit les effets de profondeur et de fondu dans le passage de l’ombre à la lumière et permet une précision dans l’imitation des matières et dans la touche qui dessine un à un les cheveux et les poils de la barbe du Christ.

Une oeuvre tardive dans la carrière d’Antonello

D’une très haute qualité d’exécution, ce tableau est une œuvre tardive d’Antonello da Messina.
Probablement peint entre 1476, date à laquelle il séjourne encore à Venise, et 1478 (son retour en Sicile), Le Christ à la colonne connut un énorme succès à en juger par le nombre de répliques et de copies qui nous sont parvenues.
Il est représentatif d’une partie de la production d’Antonello, particulièrement appréciée des particuliers, à savoir des portraits et panneaux de dévotion de petit format.

  • ANTONELLO DA MESSINA (Originaire de Messine, connu à Reggio Calabria en 1457 – Messine, 1479)Le Christ à la colonne  Vers 1476 – 1478
    H. : 0,30 m. ; L. : 0,21 m.
    Acquis en 1992  R.F. 1992-10

Peintures

Aile Denon
1er étage
Grande Galerie
Salle 5

On peut rapprocher cette œuvre de l’Ecce Homo précédent du maître :

Ecce Homo (1470-1475)

SOURCE :
http://www.louvre.fr/oeuvre-notices/le-christ-la-colonne
https://fr.wikipedia.org/wiki/Le_Christ_%C3%A0_la_colonne_(Antonello_de_Messine)
https://fr.wikipedia.org/wiki/Antonello_de_Messine

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LADY LADINDE: Quand le phoenix renaissait de ses cendres

dinde BLOC NOTE LADY LADINDE
Bloc note de LADY LADINDE

 » Et si je ne voulais pas mourir idiote »

Avec le nom que j’ai, vous comprendrez aisément que je ne veuille pas mourir idiote aussi, lorsque je découvre des choses pour m’instruire,  je vais vous en faire part….
De temps en temps…. vous aurez à vous farcir Ladinde avec sa rubrique  » Et si je ne voulais pas mourir idiote »

AUJOURD’HUI  LADY LADINDE PROPOSE DE DÉCOUVRIR :

« Le phénix renaissant de ses cendres » 

Musique d’ambiance : L’oiseau de feu Igor Stravinski

Le phénix est un oiseau légendaire

Le phénix est un oiseau légendaire, doué de longévité et caractérisé par son pouvoir de renaître après s’être consumé sous l’effet de sa propre chaleur. Il symbolise ainsi les cycles de mort et de résurrection.
Des oiseaux fabuleux semblables au phénix se trouvent dans les mythologies persane sous l’appellation de Simurgh ou Rokh, chinoise sous le nom de Fenghuang, amérindienne (Oiseau-tonnerre) ou aborigène (Oiseau Minka).

Il s’agit d’un oiseau fabuleux, originaire d’Éthiopie (Afrique de l’est), et rattaché au culte du Soleil, en particulier dans l’ancienne Égypte et dans l’Antiquité classique. D’après la légende, sa résurrection avait lieu, en Arabie et dans les pays alentours, comme l’Égypte, où il était vénéré. Le phénix était une sorte d’aigle, mais de taille considérable ; son plumage se parait de rouge, de bleu et d’or éclatant, et son aspect était splendide.

Il n’existait jamais qu’un seul phénix à la fois ; il vivait très longtemps : aucune tradition ne mentionne une existence inférieure à cinq cents ans.

« N’ayant pu se reproduire, le phénix, quand il sentait sa fin venir, construisait un nid de branches aromatiques et d’encens, y mettait le feu et se consumait dans les flammes. »

Des cendres de ce bûcher, surgissait un nouveau phénix, qui contrôlait le feu de mieux en mieux à chaque résurrection ; c’est aussi pour cela qu’on le nomme oiseau de feu (ses ailes se teintaient d’un rouge flamme et se réchauffaient jusqu’à ce qu’un feu ardent en sorte, tandis que son bec pouvait, s’il le voulait, embraser une forêt avec un feu presque aussi puissant que les flammes du Soleil).

Le Phénix païen puis chrétien

L’oiseau mythique évoque donc également le feu créateur et destructeur. Dans certaines crémations rituelles, le feu est aussi considéré comme véhicule ou messager du monde des vivants vers celui des morts.

Phénix ornant un chapiteau, Abbaye aux Dames, Saintes, XIIe siècle.Le MoyenÂge païen a vu en lui, le symbole de la résurrection du Christ. Malgré tout cette interprétation chrétienne s’est largement inspirée du paganisme où le Phénix correspond depuis toujours à une notion cyclique immanente, à l’inverse de la transcendance chrétienne.

Le griffon était également une représentation du Christ, venant du fait que c’est un animal terrestre (corps de lion) et aérien (ailes d’oiseau). La partie terrestre représentant le corps du Christ et sa présence sur Terre parmi les Hommes et la partie aérienne représentant « Dieu », sa partie spirituelle.

L’oiseau de feu , est aussi un oiseau légendaire issu du folklore russe

Un oiseau de feu, littéralement « oiseau chaleur », est un oiseau légendaire issu du folklore russe. Paré de plumes rougeoyantes et venu d’une terre lointaine, il représente en même temps une bénédiction et une malédiction pour celui qui le capture.
L’oiseau de feu est invariablement décrit comme un grand oiseau dont le plumage majestueux irradie une lumière rouge, orange et jaune — telle la flamme turbulente d’un feu. Ses plumes ne cessent pas de rougeoyer, même détachées du corps ; une simple plume peut ainsi éclairer une grande salle, si elle n’est pas dissimulée.
Dans l’iconographie la plus récente, l’aspect de l’oiseau de feu est habituellement celui d’un paon aux couleurs de feu, complété d’une crête sur la tête, et à l’extrémité des plumes de sa queue, des « yeux » rougeoyants.

La légende a été popularisée en Occident par le ballet de Serge Diaghilev et Igor Stravinski, L’Oiseau de feu.

Phénix renaissant de ses cendres, enluminure du Bestiaire d'Aberdeen

L’Oiseau de feu est un conte dansé en deux tableaux d’après un conte national russe dont la musique a été composée par Igor Stravinsky en 1909-1910 sur la commande de Serge de Diaghilev. Il a été créé à l’Opéra de Paris le 25 juin 1910 par les Ballets russes sur une chorégraphie de Michel Fokine

Il s’agit du premier grand ballet du musicien, qui le rendit aussitôt célèbre

Le ballet

Le ballet est divisé en dix-neuf « numéros », qui, par leurs titres, rendent assez bien compte de l’argument.
Toutefois, il y a plusieurs manières d’interpréter le tout et de créer des histoires différentes à partir de ces numéros.
Voici la première source d’information pour cette histoire est le programme rédigé par les Ballets russes lors de la création du ballet:

le logo de MA2 qui devrait nous régaler tous avec sa musique à deux« Ivan Tsarevitch voit un jour un oiseau merveilleux, tout d’or et de flammes ; il le poursuit sans pouvoir s’en emparer, et ne réussit qu’à lui arracher une de ses plumes scintillantes.
Sa poursuite l’a mené jusque dans les domaines de Kachtcheï l’Immortel, le redoutable demi-dieu qui veut s’emparer de lui et le changer en pierre, ainsi qu’il le fit déjà avec maint preux chevalier.
Mais les filles de Kachtcheï et les treize princesses, ses captives, intercèdent et s’efforcent de sauver Ivan Tsarevitch. Survient l’Oiseau de feu, qui dissipe les enchantements.
Le château de Kachtcheï disparaît, et les jeunes filles, les princesses, Ivan Tsarevitch et les chevaliers délivrés s’emparent des précieuses pommes d’or de son jardin.
 »

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dindeLADY LADINDE retour sur la rubrique du même tabac                    
RETRO :
C’est du même tabac…..


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