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HISTOIRE : Le 1 septembre 1715 LOUIS XIV meurt … Il y a 300 ans on cria: ” le roi est mort …. vive le roi”

Le 1 septembre 1715 LOUIS XIV meurt …
Il y a 300 ans on cria: ” le roi est mort …. vive le roi”

Après avoir lu le journal quasi quotidien tenu par les Premiers médecins de 1647 à 1715 (en fait 1711, car les trois dernières années ont été perdues), on réalise qu’il convient plutôt de dire qu’entre sa variole de 1647 et sa gangrène sénile de 1715, la vie de Louis XIV ne fut qu’une longue suite de graves accidents de santé dont il réchappa de façon d’autant plus surprenante que les traitements mis en oeuvre pour les combattre n’étaient souvent pas de nature à arranger les choses.
« On ne s’accoutume pas à la santé du Roi. C’est un miracle qui recommence tous les jours », écrira madame de Maintenon, jugeant sur la distance.

C’est une gangrène qui l’emportera
Un an avant sa mort — il avait soixante-seize ans — Louis XIV semble être moins bien, il a maigri.
Son médecin, Fagon, était encore plus mal que lui et ne s’apercevait pas de la maigreur de Louis XIV malgré le fait que les courtisans lui en parlassent souvent.
C’est au début d’août 1715 que le roi, revenant de la chasse, se plaignit d’une douleur « sciatique » du côté gauche. Il a de la peine à marcher mais il mange avec bon appétit.
De même il buvait énormément de vin et de tisanes.
Il était toujours très altéré et buvait souvent entre ses repas beaucoup d’eau froide ou glacée, additionnée d’un peu d’eau de fleur d’oranger.
La jambe gauche commence à enfler et la douleur augmente.
On prescrit quelques mouchetures avec une lancette et des incisions profondes : on y constate de la gangrène.
Le malade s’affaiblit, présente des mouvements convulsifs et il n’a plus ses esprits ; la gangrène est limitée au-dessous de la jarretière. On appelle des charlatans qui donnent des remèdes miracles, bien sûr sans effet. Le roi meurt le 1″ septembre 1715 à 8 heures du matin.

barre grenat

Bilan de santé

Bien sûr, Louis XIV apparaît moins altier et royal dans la réalité que sur les tableaux qui nous sont conservés. Mais il faut rendre justice à sa constitution remarquable qui lui a permis de résister jusqu’à un âge avancé non seulement à de très nombreuses maladies, mais aux actes médicaux et chirurgicaux de ce siècle.

La sélection naturelle permettait aux hommes et aux femmes de l’époque qui avaient victorieusement passé les maladies de l’enfance de tenir le coup.

FAISONS LE BILAN DEPUIS 1655
1658 une scarlatine des plus malignes
1662 des vertiges et des vapeurs qui commencent vers 1662 et font le tourment du roi jusqu’à la fin de sa vie,
1663 une rougeole d’un assez mauvais caractère
1676 des rhumatismes très fatigants, des fièvres intermittentes rebelles, une carie de l’os de la mâchoire supérieure
1686 une fistule
1696 des ophtalmies, diverses maladies de la peau
1704 des furoncles de fort méchante nature (la plaie est plus grande que la main), une luxation du coude suivie de tumeurs indolentes qui suppurent, des parasites dont il est souvent fait mention, une goutte quasi permanente, des « indigestions dégoûtantes » et qui sont accompagnées de tels orages des voies digestives que le roi se voit contraint de quitter à l’improviste tantôt son conseil, tantôt le salon de Mme de Maintenon, tantôt la famille d’Angleterre, et fort souvent la table.
Cette description peut fort bien convenir à des attaques en liaison directe avec l’inflammation de diverticules du côlon, particulièrement au niveau du sigmoïde, son segment inférieur.

Durant ce long martyre infligé au roi par la maladie et l’intempérance, et forcément aussi par la médecine, Louis XIV a été saigné largement et « avec une ferme résolution de soulager la nature » trente-huit fois du pied ou du bras.
Il a pris, de 1647 à 1715, en comptant en moyenne deux par mois, et c’est peu, près de deux mille médecines purgatives de précaution ou d’urgence ; il a reçu quelques centaines de clystères, usé plusieurs livres de quina.
Il a été labouré par le fer et le feu, il a expérimenté tous les cordiaux, toutes les tablettes, tous les bouillons médicinaux, tous les emplâtres possibles auxquels il résista magnifiquement… S’agissait-il déjà de surconsommation médicamenteuse ?

SOURCE : site – www.histoire-en-questions.fr

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