POÉSIE : Mamy Louisa en décembre

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DE TOM ET DOUCE

POÉSIE : Mamy Louisa en décembre
Des poèmes, des émotions, des chansons et beaucoup d’amour…!!!

Dans le silence de ma nuit

Le soleil n’est pas encore levé, seulement moi ;
DIAM’S dort profondément, j’éteins le réveil
Je ne veux pas rompre ce silence plein d’émoi ;
Son léger ronflement qui troue son sommeil.

Dehors point d bruit, ni au loin d’un train ;
Aucune portière qui claque dans le noir
Un calme total qui circule pour lui et moi
Qui prédit un ciel dégagé de nues et serein.

Il a dû entendre instinctivement mes pas
mais il se retourne dans ses douces couvertures
Il a remit , et c’est super, sa mélodie de Bach
C’est un moment privilégié, un monde pur.

Qu’il mettra en silence quelque temps avant
Que je n’ouvre les volets avec un peu de bruit ;
Avant que nous nous soufflions des mots gentils
Comme pour accueillir un nouveau printemps.

Louisa

 

Quand un enfant sourit

YVES DUTEIL
Prendre un enfant par la main

C’est le bonheur le responsable
Le bonheur qui n’a besoin de rien,ni de raison pour exister
Cela peut provenir d’un ami, d’un copain, d’un des siens
Il ne sait pas le prononcer ce mot là,
.
il sourit.
..s’il n’a aucune référence , Il a un ange
Qui lui apportera une affection inconditionnelle;
Une petite voix qui le guidera pour aimer son enfant
Pour protéger un animal adopté, l’aimer seulement.

Il possède lui seul, une lumière qu’il sait allumer ;
Sa source a un puits sans fond
Sa montagne peut dépasser tous les monts
Pourquoi s’égosiller à lui dire « de ne pas aimer »

Il aimera , s’il le veut, son père, sa mère,
Il aimera c ‘est dans la nature, s’il est décidé,
Quand il décidera , de haïr, il n’aura pas oublié
Pour lui, aimer c’est produire du bonheur.

Louisa

Un automne

Gilbert Bécaud
« Le pommier à pommes »

Dans cette vallée aux mil vertus poussait un pommier ;
La tramontane, les pluies diluviennes n’arrivaient chez lui Du haut de la montagne le soleil, dansait ;
De la cime d’un chêne chantaient quelques amis.

Des années se sont passées, sans incident
Des fleurs aux printemps, l’arbre chantait ;
Des fleurs énormes décoraient le pommier ;
Deux fleurs ont grandi comme des enfants.

Un mois est passé, des mois , puis l’automne
L’une profitait du soleil, du vent et de la pluie ;
L’autre végétait, était-ce son destin , cela la mine ?
Un traitement profitait toujours à la même pomme.

L’automne est là mais elle ne murissait plus ;
Vert, rachitique est resté ce joli fruit.
Le prêtre, le châtelain tout le monde est venu ;
Chacun avec ses conseils, des remèdes utiles.

Elle ne mûrira pas, elle stagnera je crois;
Un sorcier est venu,ce jour là, le soleil était noir ,
Un corbeau a pleuré , jusqu’à l’horizon on l’entendait
Puis, un soir, un soir d’automne, dans un dernier espoir

Elle commença à murir, l’arbre jubilait; dans la rosée,
Le soleil dansait, dans le vent un rossignol sifflotait
Toutes les divinités étaient là pour l’encourager
Un chant incantatoire, du champ divin s’élevait aux cieux.

Louisa

Mon cadeau de Noël

Il y avait un homme reconnaissant à la providence
Qui m’ a un jour , raconté son plus beau Noël
Ce jour là, une idée m’est venue d’ en faire un poème;
Pour moi, pour lui ainsi que pour la providence.

Il a, en remerciement, fait encadrer ce poème ;
La vie n’a pas toujours , sa famille, aidée
Il est seul, mais aujourd’hui la vie l’a aidé.
Il reliera mon écrit , avec pour eux, un « je vous aime »

Louisa

A portée de main


Point besoin de journal, de télé, ni de bla bla bla
Il a manqué son métier de journalisme de cancans
Tout est démonté, arrangé, en un mot, tout est noir.
La politique, les gens, la météo sans soleil avec le vent.

Un chat qui passe chez n’en ressort pas vivant ;
Les insectes sur ses rosiers, sont pulvérisés ;
Il est heureux, et merveilleusement content ;
Le calendrier du facteur, pas besoin de lui en parler.

L’argent coule à flot chez lui, mais pas l’empathie ;
Un enfant, un chien coûtent trop cher à élever ;
Si un drone passe au-dessus de chez lui,
pour un talki walki , il appellera le Préfet.

C’est normal , il est le gardien de la France
Louisa

Les murmurations de la récréation

Tels des oiseaux dans le ciel d’automne
Qui viennent pour grappiller les derniers raisins
Des enfants courent le temps d’une récréation
Pour profiter de ce beau temps méditerranéen.

Devant leur grille, j’aime ces maternelles
Qui nous offrent des films joyeux, heureux
Les thèmes ne manquent pas, des hirondelles
Des étourneaux qu’on lâche, pour leur bonheur.

Leur rire éclate, tel un éclair, traverse l’air
Mon parcours ralentit devant ces endroits ;
J’aime regarder leur innocence qu’éclaire
Je ne sais quelle joie, rien que pour moi.

Louisa

AVE MARIA

 Le soleil était levé depuis quelques minutes ;
Dans la chambre, il régnait une douce chaleur ;
Cela fait deux heures que je comptait les heures ;
Pas de réactions de dessous les couvertures.
.
J’ai ouvert les volets, préparé tes médocs ;

Je réchauffe ton manteau qui sert pour aller au jardin
Tu ne bouges pas, il y a t il quelque chose ?
Je remets le son d’une musique , le même refrain.

On fait de l’anthropomorphisme, je te découvre un peu
Afin que la lumière n’éblouisse pas tes jolis yeux ;
Pas de réaction, ni de respiration , ni de soupir ;
Mon Dieu, soudain la chaleur de ton corps m’a ravie.

Le monde n’est plus en apnée j’ai respiré.

Louisa

Leur beauté

Il m’arrive admirer une fleur originelle ;
C’est pour moi, une création divine;
Ce que l’on rencontre pour la première fois :
Une fleur, un vieillard, un animal, un enfant.

Dans les yeux, je dois avoir des étoiles
Pour analyser ainsi comme une spécialiste ;
Souvent leur bonté y transparaît
Avec ma lumière je deviens idéaliste.

 

Un enfant souriant avec sa bouche édentée ,
Un vieillard sans âge qui avance avec ses rides,
Un animal qui regarde son maître avec douceur,
Une fleur qui vous tend son bel pistil.

Après maintes années je retrouve le même bonheur
Je retrouve des images que j’embrasse avec le coeur ;
J’en revois tous les détails: le sourire, les rides, la fidélité ;
A l’aventure, je laisse mon regarde s’aventurer.

Les années , jamais n’effaceront ces beautés.
Louisa

META

LE RUISSEAU OMBRAGE GUSTAVE COURBET 1865 – MUSÉE ORSAY PARIS
Bonjour rivière , tu t’accroches à ton saule;
Tu sembles dormir mais j’ai quelque chose à te confier :
J’adore tes suisekis qui évoluent sous tes eaux ;
Ils me parlent, ils me chuchotent souvent des secrets.

Ils me parlent d’amour et d’amitié quand je suis mélancolique
Par vague, et les cieux me réservent un azur au lointain
Si je vois un château, ton suiseki le transforme en baladin
ou en prince charmant , d’une beauté idyllique.

Rivière, je suis ton amie, et je deviens ton suiseki ;
Je suis un lotus bleu cet aphrodisiaque d’Egypte ;
Et j’ai Morphée pour toute une nuit ;
Tes rêves seraient les miennes toute la vie.

Louisa

La foi

Maxime Le Forestier,
Etre né quelque part

  De quoi a t on besoin en tant qu’émigré
Certains se réchauffent sous leur tente qui fuit ;
Des chiens qui se terrent dans leurs manteaux troués;
D’autres, ont une foi qui escalade un Dhaulagiri .
.
Dans ma chaumière et mes arbres encore verts

J’aime la pluie dehors et le gel qui tuent les vermines ;
Mon lait n’est pas gelé, mon eau dans mon verre.
Mon enfant, je crois, parfois, aux gens, sourit.

Si la musique me réchauffe, elle parle à mon âme ;
Elle est d’ici, elle vient d’ailleurs, selon sa mélodie ;
Le vent fait-il de la flûte avec la pluie qui tambourine
Le silencieux froid est il un silencieux hors norme ?

Pour toi émigré –
Louisa

Petit bambin


Gilbert Bécaud
« A chaque enfant qui naît »

 Ce n’est pas encore noël, ce ne sera plus ton anniversaire ;
Le temps passe mais jamais je n’oublierai ta belle image ;
Endimanché tu allais simplement là bas en Angleterre ;
Tes parents voulaient , une vie meilleure, et faire ce passage.
.
Aujourd’hui encore ce bambin, en cauchemar , parfois me vient
La plage t’avait accueilli, et les vagues t’ont ramené ;
Autour de toi, le désert, plus aucune trace des tiens, plus rien ;
Prés de toi, rien , pas d’anémone, les vagues t’accompagnaient.

Tu étais beau; le soleil, tous étaient là, les anges avec leur anche ;
Point de photo, la tienne m’a marquée et je ne sais plus que dire ;
Est-ce de la peine ? de la colère ? mais pas un dimanche ?
Tu seras toujours dans mon cœur, toi que j’ai aimé voir sourire.

Louisa

CHOU BLANC
retour sur la rubrique du même tabac
« La poésie, c’est le sourire du langage« 

RETRO :
C’est du même tabac…..

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