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PIF LE CHIEN….. C’était Chouette

LE BLOG
DE PAPY QUI

C’EST QUI
PIF LE CHIEN ?

– C’est pas le chien de la mère MICHEL des fois..?
– T’es un peu à la masse
c’était un chat domestique…. Patate
mais il s’appelait pas Hercule …!!!
CABRERO ARNAL artiste espagnol réfugié en France, .

PIF LE CHIEN ?

Le personnage de Pif est créé le 28 mars 1948 dans le strip quotidien de Pif le chien de L’Humanité qui connaît aussitôt un grand succès populaire (à cette époque, ce quotidien national était très lu !)

Il est né sous la plume de José Cabrero Arnal (1909-1982), un dessinateur espagnol rescapé à la fois du franquisme puis des camps de concentration nazis.

D’abord chien errant arpentant les rues de la ville sous prétexte de dénoncer les inégalités, Pif est ensuite adopté par une famille de la classe populaire.

Avec ses maîtres César et Agathe, leur enfant Doudou, mais surtout Hercule, un chat qui lui sert à la fois de rival et d’ami, Pif vit des aventures dignes d’une véritable comédie familiale.

Il adjoint bientôt (en 1950) au célèbre cabot, un compagnon de jeu de taille, l’inénarrable chat au sparadrap sur la joue, Hercule.

Si à ses débuts il se déplace à quatre pattes, Arnal ne tarde pas à modifier sa physionomie pour en faire un chien bipède. Il interagit dès lors avec le monde des humains de manière de plus en plus fluide.
On peut par exemple le voir tenter de prendre le train en utilisant Hercule le chat comme valise, afin d’économiser le prix d’un billet… comme si lui-même était un être humain !

Dès le 14 décembre 1952, Pif le chien est publié en couleurs dans l’hebdomadaire de bandes dessinées Vaillant, ce qui accroît encore sa popularité.

Entre les histoires dans la rue et celles au sein de sa famille d’adoption, le ton avait bien sûr changé, mais pas le trait de Arnal, qui puisait son inspiration chez Walt Disney, dotant son héros des mêmes traits arrondis qu’un certain Mickey Mouse.

On peut se demander en revanche quelles races de chiens ont bien pu inspirer l’auteur, tant Pif ne ressemble à aucun chien en particulier.

 

L’aventure éditoriale de Pif ne fut pas de tout repos. D’abord publiés dans le journal communiste L’Humanité, le chien et ses acolytes n’eurent de cesse par la suite d’être baladés de publication en publication.
Pif devint même en 1969 la vedette de son propre magazine, Pif Gadget, dans lequel le chien et son ami Hercule s’émancipèrent de leur famille d’adoption pour voler de leurs propres ailes.


Ainsi, Pif Parade Comique présente des rééditions absolument pas chronologiques d’aventures de Pif en solo par Cabrero ArnalMichel Motti ou Louis Cance et de Pif et Cie avec les « maîtres » de Pif, Tata AgatheTonton César, leur rejeton Doudou, le chat Hercule et Pifou par R. Mas : toutes ces histoires ont été publiées dans Vaillant ou Pif Gadget dans les années 50-70.

Le célèbre hebdomadaire des enfants avait disparu des écrans radars en 1993, avant de tenter un premier retour en mensuel entre 2004 et 2008. L’ancien magazine aux idéaux communistes a ensuite opté pour une formule trimestrielle entre 2015 et mars 2018, avant de s’arrêter faute de moyens.
À peine tombé, déjà relevé? Le journal a lancé une levée de fonds sur KissKissBankBank, une plateforme de financement participatif, pour paraître à nouveau chaque semaine.

Les enfants sont invités à participer à l’écriture…..
Désormais entièrement recyclable et produit en France. Ils sont même invités à participer à l’écriture du contenu en proposant des sujets et en partageant leurs passions et leurs expériences dans le cadre de comités de rédaction organisés dans des classes.

La formule change, pas les héros: Pif et Hercule sont au rendez-vous mais peinent à séduire les nouvelles générations

Plusieurs auteurs ont tenté de relancer le personnage avec un succès modéré.
En 2018, une version modernisée de Pif, dans laquelle le chien est vêtu de baskets et d’un jean, fut même annoncée, mais le premier numéro de ce projet financé sur Kickstarter n’est jamais sorti et la maison d’édition n’a plus donné signe de vie.
Preuve que le chien imaginé par Arnal a décidément du mal à se trouver un nouveau foyer au 21ème siècle…



– PIF le chien n’est plus aujourd’hui le plus célèbre des chiens du 9ème art.

Il est loin le  temps où Pif le chien était un personnage tellement iconique qu’il avait même droit à son propre journal.

 

SOURCES : 
http://conchita.over-blog.net/article-36095227.html
https://www.lefigaro.fr/medias/2018/06/20/20004-20180620ARTFIG00011–pif-le-chien-veut-renaitre-de-ses-cendres-mais-sans-son-gadget.php
https://www.chien.com/le-chien-50/chiens-celebres-50004/10-chiens-celebres-de-bande-dessinee-pif-le-chien-1948-3006-4_3.php

PAPY QUISÉ

ASSASSINAT DE JEAN JAURES…. IL Y A 100 ANS CAMARADES..!

Posée sur le coq en haut du clocher, LA CHOUETTE a gardé les yeux grands ouverts de 1939 à 1945 elle ne peut oublier ce qu'elle a vu..... et entendu...! BLOC DE MARBRE

par chou fleur

« A tous les combattants »

31 juillet 1914.

Jean Jaurès est abattu à bout portant par Raoul Villain
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 L’ASSASSINAT DE JEAN JAURES le 31 juillet 1914

 

– C’est qui Papy
Jean Jorés

LE CHOURISTENON…!
On dit :
Jean Jaurès

 

Jean Jaurès est un homme politique français, né à Castres (Tarn) le 3 septembre 1859 et mort assassiné à Paris le 31 juillet 1914. Orateur et parlementaire socialiste, il s’est notamment illustré par son pacifisme et son opposition au déclenchement de la Première Guerre mondiale.

Issu de la bourgeoisie et agrégé de philosophie, il débute sa carrière politique comme député républicain mais adhère définitivement au socialisme après la grande grève des mineurs de Carmaux et s’oppose aux lois scélérates. (Les « lois scélérates » sont une série de lois votées en France sous la Troisième République. Elles visaient à réprimer le mouvement anarchiste, responsable de nombreux attentats durant les années précédente)

Durant l’affaire Dreyfus, il prend la défense du capitaine et pointe l’antisémitisme dont celui-ci est victime.

En 1905, il est un des rédacteurs de la loi de séparation des Églises et de l’État.

La même année, il participe à la création de la Section française de l’Internationale ouvrière (SFIO), dont il est l’acteur principal, unifiant ainsi le mouvement socialiste français.

Ses positions réformistes lui valent toutefois l’opposition d’une partie de la gauche révolutionnaire.

Il consacre les dernières années de sa vie à empêcher, en vain, le déclenchement de la Première Guerre mondiale, et se lie aux autres partis de l’Internationale ouvrière, faisant planer la menace de grève générale au niveau européen.

Ces positions pacifistes lui valent d’être assassiné par le nationaliste Raoul Villain à la veille du début du conflit.

Cet événement entraîne paradoxalement le ralliement de la gauche à l’« Union sacrée ».

Se croyant investi par Dieu, un intégriste rémois monte à Paris pour débarrasser la France de celui qui milite pour la paix, le fondateur de « L’Humanité

Venu de Reims quelques jours auparavant avec la ferme intention d’abattre Jean Jaurès, le dénommé Raoul Villain, 28 ans, se poste devant L’Humanité pour guetter sa proie.

Le 31 juillet 1914, vers 21 h 15, entouré de plusieurs journalistes, Jean Jaurès apparaît enfin. La petite troupe va casser la croûte, à La Chope du Croissant qui fait le coin de la rue du Croissant et de la rue Montmartre.

RAOUL VILLAIN

Le directeur de L’Humanité s’assoit dos à une fenêtre qui donne sur la rue. Elle est ouverte, car il fait une chaleur à crever. La conversation porte sur la guerre que rien ne semble pouvoir empêcher.
Il  est 21 h 40 – quand Villain s’arrête devant la fenêtre ouverte, écarte le fin rideau et fait feu à deux reprises sur le patron de L’Humanité.
Une des deux balles se loge dans le crâne, tuant Jaurès sur le coup.
Sous l’impact de la décharge, son corps bascule vers l’avant. Le cri d’une femme fend le brouhaha : « Ils ont tué Jaurès ! C’est fini, il n’y a plus d’obstacle à la guerre. » Stupéfaction dans la salle.
Son crime commis, Villain s’éloigne à grands pas vers la rue de Réaumur. Mais on  le poursuit, on l’assomme avec un coup de canne et on l’immobilise au sol avec l’aide d’un policier.

LE CHOURISTE

– Si Jean Jaurès fut la cible de Raoul Villain, c’est avant tout parce que l’orateur socialiste était devenu une figure de premier plan dans le débat national. Refusant que des ouvriers et des paysans français aillent massacrer des paysans et des ouvriers allemands, l’internationalisme qu’il promeut suscite de nombreuses agitations.
En 1913, il se fait le porte-parole de l’opposition à la loi des Trois Ans, qui entend rallonger la durée du service militaire en vue d’un éventuel conflit armé avec l’Allemagne.

A La Chope du Croissant ce 31 JUILLET 1914, penché sur le corps de Jaures un pharmacien présent sur place l’ausculte rapidement et fait la grimace. Le pouls est à peine perceptible.
On ne trouve pas de médecin. Enfin, en voilà un ! Il se penche sur Jaurès, l’examine, puis, la mine fermée, constate : « Je n’ai plus qu’à saluer ! »

Les amis du journaliste sont dévastés. Le corps est emporté sur un brancard devant une foule qui a déjà commencé à se rassembler, silencieuse, abattue, figée.

Désormais, l’ultime rempart contre la guerre a disparu.
Cet événement entraîne paradoxalement le ralliement de la gauche à l’« Union sacrée ».


RAOUL  VILLAIN UN PATRIOTE EGARÉ…!!!!

Trois jours après l’assassinat de Jean Jaurès, la France se mobilise dans la joie. Le procès de Villain est programmé pour 1915, mais il demande à ce qu’il soit repoussé. Accordé. L’assassin de Jaurès passe toute la guerre à l’abri dans sa cellule.
En apprenant les massacres de la guerre des tranchées, il comprend que, finalement, il n’est pas si mal logé que cela en prison.
Ce n’est que le 24 mars 1919 que Villain est enfin tiré de sa cellule pour affronter le tribunal.
C’est une mascarade. Le 29, il est déjà acquitté.

Les douze jurés encore ivres de la victoire jugent que la mort de Jaurès n’est pas un crime capital.

Logique : si Villain ne l’avait pas abattu, il n’y aurait peut-être pas eu de guerre, donc pas de victoire à célébrer. Finalement, l’illuminé rémois n’est qu’un patriote victime d’un moment d’égarement.

Non seulement il ressort libre du tribunal, mais c’est la veuve de Jaurès qui est condamnée à payer les frais du procès !

Il y a une justice camarades

Raoul Villain quitte bientôt la France pour se réfugier sur l’île d’Ibiza, vivant d’un petit héritage. Son comportement singulier l’y fait passer pour fou. En 1936, quand la guerre d’Espagne éclate, l’île est bombardée par les républicains, puis prise d’assaut par les anarchistes.
Ceux-ci arrêtent Villain, qui leur semble suspect, l’interrogent, découvrent son passé et le fusillent sans autre forme de procès.

Les poilus morts en 1914-18 l’attendaient impatiemment …
Ils n’ aiment pas les Vilains

Jaurès est vengé. Pas sûr que cela le satisfasse au Panthéon, où il réside depuis 1924 en… paix.

SOURCES: wikipedia et le Point.fr 

chou fleur le roi du mercredi

CHOU FLEUR