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PSY : L’expérience de Milgram

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– « Les capacités de notre cerveau:

L ‘homme est il bon?

L’expérience de Milgram

L’expérience de Milgram, menée par le psychologue Stanley Milgram en 1963, étudiait la soumission à l’autorité en observant jusqu’où des participants obéiraient à des consignes susceptibles de faire souffrir autrui.

L’expérience de Milgram est une série d’études de psychologie sociale menées par Stanley Milgram à l’université Yale, au début des années 1960. Elle cherchait à comprendre jusqu’où une personne ordinaire peut obéir à une autorité, même lorsque les ordres semblent causer du tort à quelqu’un.

Comment se déroulait l’expérience ?

Les participants croyaient prendre part à une étude sur l’apprentissage et la mémoire. On leur attribuait le rôle de « professeur » ; un autre participant, en réalité un complice de l’équipe, jouait l’« élève ».

Le professeur devait poser des questions à l’élève et, à chaque erreur, lui administrer une décharge électrique. Le panneau de commande présentait des niveaux croissants, de 15 à 450 volts, avec des étiquettes allant de « décharge légère » à « danger : décharge sévère ». En réalité, aucune décharge n’était envoyée.

L’élève, installé dans une autre pièce, réagissait de façon préenregistrée : il se plaignait, demandait à arrêter et, à certains niveaux, cessait de répondre. Si le participant hésitait, l’expérimentateur, en blouse, l’encourageait à continuer avec des phrases standardisées, comme « l’expérience exige que vous continuiez ».


Les résultats les plus connus

Dans la condition initiale, 26 participants sur 40, soit 65 %, sont allés jusqu’au niveau maximal indiqué de 450 volts. Tous sont allés au moins jusqu’à 300 volts.
Ces résultats ne signifient pas que les participants étaient indifférents : beaucoup manifestaient du stress, protestaient ou demandaient à interrompre l’expérience, tout en continuant parfois sous la pression de l’expérimentateur.

Le chiffre de 65 % concerne cette condition précise. Milgram a ensuite réalisé d’autres variantes, où le taux d’obéissance changeait selon la situation.

Ce que les variantes ont montré

L’obéissance était notamment plus élevée lorsque :

l’expérimentateur était présent et semblait légitime ;
l’élève était éloigné et donc moins directement visible ;
le participant n’avait pas à administrer lui-même la décharge.

Elle diminuait lorsque
l’autorité était moins présente ou moins crédible, lorsque l’élève était plus proche, ou lorsque d’autres personnes refusaient d’obéir. Ces variations suggèrent que le comportement dépendait fortement du contexte et de la situation sociale, et pas seulement de la personnalité des participants.

Comment interpréter l’expérience ?

Milgram a proposé que, dans certaines circonstances, les personnes se placent dans un « état agentique » : elles se perçoivent comme exécutant les ordres d’une autorité et lui attribuent une partie de la responsabilité.

Cette interprétation est influente, mais elle ne résume pas à elle seule les débats sur les résultats. Des chercheurs ont aussi souligné le rôle de la confiance dans l’expérimentateur, de l’engagement progressif et de la manière dont les participants comprenaient réellement la situation.

L’expérience ne prouve donc pas que « tout le monde obéit aveuglément », ni que les participants auraient nécessairement agi de la même façon dans une situation réelle.
Elle montre plutôt que des facteurs comme la légitimité de l’autorité, la proximité de la personne affectée et le comportement des témoins peuvent peser fortement sur les décisions.
Critiques éthiques et limites

L’étude est aujourd’hui critiquée pour la tromperie utilisée, la détresse psychologique provoquée et la difficulté qu’avaient les participants à se retirer librement.
Les normes éthiques de la recherche ont depuis été renforcées : consentement éclairé, droit de se retirer, limitation des risques et débriefing sont désormais des exigences centrales.

Les résultats doivent aussi être interprétés avec prudence :
ils proviennent d’un dispositif expérimental particulier, dans un contexte historique précis. Ils éclairent certains mécanismes d’obéissance, mais ne permettent pas à eux seuls de prédire le comportement de toute personne dans toutes les situations.

Elle est aujourd’hui  adaptée en télé réalité et nous avons aussi vécu une semblable situation au moment du Covid 

  EN RÉSUMÉ : L’expérience de Milgram a montré que des personnes ordinaires peuvent aller très loin dans l’obéissance à une autorité, même lorsqu’elles éprouvent un malaise.
Elle a aussi mis en évidence que cette obéissance varie fortement selon la situation.

« SOURCE : L’ami Eugène Personne

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