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Je me «balade» ou je me «ballade» ?

les potes doivent être éclairésCHRONIQUES CHOUCROUTE
par le Pote H

Dans mes chroniques on m’’a demandé de cultiver les potes âgés pour leur montrer la différence entre culture et agriculture.
Vu leur sénilité précoce nous procéderons toujours, par des anecdotes, qui leur permettront de mieux mémoriser, et de bien comprendre le sens des choses …

– OH purée va y avoir du boulot …. Merci monsieur excusez nous…… c’est une erreur il n’y a aucune fuite chez nous…..Mais si on pète les plombs…. C’est noté votre entreprise fait aussi l’électricité…
si on pète un câble …. SUPER…..Vous faites aussi…. Alors à bientôt

EXPLIQUONS AUJOURD’HUI : 

« Allons faire une balade..
au rythme des ballades.
 »

La langue française ne manque pas d’homophones.
Ces mots dont la sonorité est similaire s’écrivent cependant différemment !

Nous allons examiner la différence entre « balade » et « ballade ».

Quelle est la différence entre « balade » et « ballade » ?

On écrit « balade » avec un seul « l » : une balade, selon la définition du dictionnaire, est « une flânerie, promenade sans but précis » ou bien « une sortie, excursion vers des lieux relativement proches ». Ce nom féminin est le dérivé du verbe « balader ».

« Balade » est synonyme de « promenade ». Ainsi, si vous pouvez remplacer par « promenade », écrivez « balade » avec un seul « l ».

Le mot « balader » qu’on trouve pour la première fois en 1422, a le sens de :
« chanter des ballades » (avec deux « l ») …
Mais il évolue.
Un lexique de 1628 découvre une autre signification dans le langage familier :
« Aller demander l’aumône [en chantant des ballades], mendier ».
De là, « balade » devient synonyme de promenade.

Un Baladin, on dit aussi un saltimbanque,
est un artiste du spectacle de rue (spectacle vivant).
Il fait toutes sortes de tours et joue de l’étonnement pour amuser le public dans les foires.
Les troupes d’artistes se produisaient de ville en ville sous l’Ancien Régime.
Les prestations étaient diverses, du montreur d’ours aux dramaturges itinérants qui allaient donner à la littérature française ses lettres de noblesse
(confer la vie de Molière)
Les Saltimbanques (ou L'enfant blessé) est un tableau peint par Gustave Doré en 1874. Il représente une famille de saltimbanques frappée par la tragédie : un enfant mortellement blessé à la tête est tenu dans les bras de sa mère, à la suite d'un accident lors d'un numéro de funambule. Son père, assis et légèrement en retrait, assiste à la scène avec une profonde désolation.

On écrit « ballade » avec deux « l » :
Une ballade, selon la définition du dictionnaire, est une« pièce vocale et instrumentale destinée à la danse » ou bien un « poème formé de strophes égales terminées par un refrain et d’un couplet final plus court appelé envoi ».

Un débat existe sur l’origine de ce mot. Certains affirment qu’il vient de « barade », désignant une « chanson à danser, un petit poème chanté ».
On estime que le terme vient du bas-latin ballare, c’est-à-dire « danser ».
Au XIIème siècle, le verbe « baller » existe et sera progressivement remplacé au XVIIème siècle par « danser ».

Les romantiques français popularisent le genre littéraire de la ballade et notamment les Odes et Ballades de Victor Hugo publiées en 1831.
À sa suite, Alfred de Musset avec sa Ballade à la lune, Gérard de Nerval et ses Chansons et Légendes du Valois (1854) ou plus tard Guillaume Apollinaire avec La Loreley dans Alcools en 1913 continueront la tradition littéraire de la ballade.

 Une astuce est de se dire qu’avec deux ailes (deux « l »),
la musique vous transportera dans les airs

Alors qu’une promenade vous laisse les pieds sur terre !
  Quelques exemples d’usage du mot « ballade »

On voit accourir de savants artistes avec des sonates merveilleuses, de vagabonds troubadours qui ne savent chanter que des petites ballades à refrain, des pèlerins qui répètent mille et mille fois les couplets de leurs longs cantiques.Chateaubriand, Génie du Christianisme.

Et pour finir sur une note un peu plus légère, voici une chanson de Gilbert Bécaud, « La ballade des baladins » :

Gilbert Bécaud – La ballade des baladins – Paroles (Lyrics)

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Gerard Lenorman & Collectif – La ballade des gens heureux (vivement dimanche )

Notre vieille Terre est une étoile
Où toi aussi et tu brilles un peu
Je viens te chanter la ballade
La ballade des gens heureux
Je viens te chanter la ballade
La ballade des gens heureux
Toi qui a planté un arbre
Dans ton petit jardin de banlieue
Je viens te chanter le ballade
La ballade des gens heureux
Je viens te chanter la ballade
La ballade des gens heureux

La proximité des homophones peut facilement nous jouer des tours. J’espère que vous ne ferez plus l’erreur de confondre « balade » avec « ballade » qui ont des significations bien différentes !

SOURCES :
https://www.lalanguefrancaise.com/orthographe/balade-ou-ballade


POTACHE

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LA TENDRESSE… Dans ce monde de brutes – N°15 : PAUVRE BENOIT

logo-tendresse

LE BLOC NOTE
de
Mamy et
Papy tendresse

papy-mamy-la-tendresse90
rue de la
tendresse

Souvenir de nous deux ……
On peut vivre sans richesse
Presque sans le sou
Des seigneurs et des princesses
Y’en a plus beaucoup
Mais vivre sans tendresse
On ne le pourrait pas
Non, non, non, non
On ne le pourrait pas

Paroles de la chanson « Pauvre Benoît  »
par Hugues Aufray


Pauvre Benoît, rentre chez toi.
Rentre chez toi, pauvre Benoît.
Bon Dieu, Jésus, vierge Marie,
Pitié pour les simples d’esprit.
Pauvre Benoît !

Pauvre Benoît n’est pas méchant,
Mais il joue seul avec le vent.
Il est né par un soir d’orage,
Simple d’esprit, un peu sauvage.
Pauvre Benoît !

Pauvre Benoît, rentre chez toi.
Il fait déjà nuit dans les bois.
Bon Dieu, Jésus, vierge Marie,
Pitié pour les simples d’esprit
Pauvre Benoît !

Pauvre Benoît avec son seau
Portait matin chercher de l’eau.
Jusqu’à la nuit, à la fontaine,
Il attendait la Madeleine.
Pauvre Benoît !

Pauvre Benoît, rentre chez toi :
Tu pourrais prendre froid.
Bon Dieu, Jésus, vierge Marie,
Pitié pour les simples d’esprit.
Pauvre Benoît !

Pauvre Benoît, elle est partie.
Madeleine a prié Marie,
Mais les mois et les jours passèrent,
Il attendait comme naguère
Pauvre Benoît !

Pauvre Benoît, rentre chez toi :
Jamais plus elle ne reviendra.
Bon Dieu, Jésus, vierge Marie,
Pitié pour les simples d’esprit.
Pauvre Benoît !

Pauvre Benoît, quand elle revint,
Tenant un enfant par la main,
A déposé devant sa porte,
Pour les chauffer, des branches mortes.
Pauvre Benoît !

Pauvre Benoît, rentre chez moi.
Il y a un peu de pain pour toi.
Bon Dieu, Jésus, vierge Marie,

Paroles de la chanson
« Pauvre Benoît « 
par Hugues Aufray
Pauvre Benoît (Live) · Recital Hugues Aufray Musicorama A L’Olympia 1969 ℗  Mercury Music Group Released on: 1993-01-01 Author:
Hugues Aufray Vline Buggy
Composer: Jean-Pierre Sabar
YouTube.

Cette chanson a été
reprise et illustrée

Arrangement personnel Roland Folio

Jolie ballade d’ Hugues AUFRAY.
Son oeuvre est riche de pépites comme celle là, et c’est tant mieux pour ceux qui, comme moi, en raffolent .
Tendre et émouvante à la fois.
Elle date des premières chansons de l’artiste.
En 1975, avec des copains musiciens, j’ai interprété cette chanson ainsi que
« Allez mon troupeau »

papy-mamy-la-tendresseQUI EN EST L’AUTEUR ?

Hugues Aufray –  Vline Buggy
Composer: Jean-Pierre Sabar

 PAPY  lemaitre16
la chante encore aujourd’huiAvec tendresse ses amis
l’aiment et nous aussi…!!!« Et bien moi aussi , je ne connaissais pas cette belle chanson d’Hugues Aufray!!
Très belle interprétation Christian et merci pour cette découverte!!   Bises »

Sources: www.paroles-musique.com

 


papy-mamy-la-tendresse
Bannière ruedesplantes 468/60pxMamy et Papy Tendresse

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POÉSIE : La lune…. Comme un point sur un i.


logo poésie smallpour les amoureux de la littératureVos poèmes, vos poèmes préférés …

Des livres à nous signaler, vos impressions sur ceux que vous avez lus, et que vous voulez nous conseiller…. Ou tout simplement comme aujourd’hui de beaux poèmes à nous faire partager


Pensez à nos potes âgés qui n’ont pas de jardin et cultivent leur esprit…!

Aujourd’hui je vous propose une ballade à la lune

LE CHOURISTE Alfred de MUSSET (1810-1857)

« L’Enfant terrible du Romantisme « 

Né le 11 décembre 1810 à Paris dans un milieu aisé et cultivé. Il entreprit des études de droit et de médecine, qu’il ne termina pas.

Il fut reçu dès 1828 dans le « Cénacle » romantique, le prestigieux salon où se réunissaient les principales figures du romantisme, Hugo, Alfred de Vigny et Charles Augustin Sainte-Beuve, qui deviendront ses plus fidèles amis.

Précoce, brillant, il publia son premier recueil de vers, Contes d’Espagne et d’Italie (1829), à l’âge de dix-neuf ans.

Ballade à la lune

Ballade à la lune

C’était, dans la nuit brune,
Sur le clocher jauni,
La lune
Comme un point sur un i.

Lune, quel esprit sombre
Promène au bout d’un fil,
Dans l’ombre,
Ta face et ton profil ?

Es-tu l’oeil du ciel borgne ?
Quel chérubin cafard
Nous lorgne
Sous ton masque blafard ?

N’es-tu rien qu’une boule,
Qu’un grand faucheux bien gras
Qui roule
Sans pattes et sans bras ?

Es-tu, je t’en soupçonne,
Le vieux cadran de fer
Qui sonne
L’heure aux damnés d’enfer ?

Sur ton front qui voyage.
Ce soir ont-ils compté
Quel âge
A leur éternité ?

Est-ce un ver qui te ronge
Quand ton disque noirci
S’allonge
En croissant rétréci ?

Qui t’avait éborgnée,
L’autre nuit ? T’étais-tu
Cognée
A quelque arbre pointu ?

Car tu vins, pâle et morne
Coller sur mes carreaux
Ta corne
À travers les barreaux.

 

Va, lune moribonde,
Le beau corps de Phébé
La blonde
Dans la mer est tombé.

Tu n’en es que la face
Et déjà, tout ridé,
S’efface
Ton front dépossédé.

Rends-nous la chasseresse,
Blanche, au sein virginal,
Qui presse
Quelque cerf matinal !

Oh ! sous le vert platane
Sous les frais coudriers,
Diane,
Et ses grands lévriers !

Le chevreau noir qui doute,
Pendu sur un rocher,
L’écoute,
L’écoute s’approcher.

Et, suivant leurs curées,
Par les vaux, par les blés,
Les prées,
Ses chiens s’en sont allés.

Oh ! le soir, dans la brise,
Phoebé, soeur d’Apollo,
Surprise
A l’ombre, un pied dans l’eau !

 

 

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Phoebé qui, la nuit close,
Aux lèvres d’un berger
Se pose,
Comme un oiseau léger.

Lune, en notre mémoire,
De tes belles amours
L’histoire
T’embellira toujours.

Et toujours rajeunie,
Tu seras du passant
Bénie,
Pleine lune ou croissant.

T’aimera le vieux pâtre,
Seul, tandis qu’à ton front
D’albâtre
Ses dogues aboieront.

T’aimera le pilote
Dans son grand bâtiment,
Qui flotte,
Sous le clair firmament !

Et la fillette preste
Qui passe le buisson,
Pied leste,
En chantant sa chanson.

Comme un ours à la chaîne,
Toujours sous tes yeux bleus
Se traîne
L’océan montueux.

Et qu’il vente ou qu’il neige
Moi-même, chaque soir,
Que fais-je,
Venant ici m’asseoir ?

Je viens voir à la brune,
Sur le clocher jauni,
La lune
Comme un point sur un i.

Peut-être quand déchante
Quelque pauvre mari,
Méchante,
De loin tu lui souris.

Dans sa douleur amère,
Quand au gendre béni
La mère
Livre la clef du nid,

Le pied dans sa pantoufle,
Voilà l’époux tout prêt
Qui souffle
Le bougeoir indiscret.

Au pudique hyménée
La vierge qui se croit
Menée,
Grelotte en son lit froid,

Mais monsieur tout en flamme
Commence à rudoyer
Madame,
Qui commence à crier.

 » Ouf ! dit-il, je travaille,
Ma bonne, et ne fais rien
Qui vaille;
Tu ne te tiens pas bien. « 

Et vite il se dépêche.
Mais quel démon caché
L’empêche
De commettre un péché ?

 » Ah ! dit-il, prenons garde.
Quel témoin curieux
Regarde
Avec ces deux grands yeux ? « 

Et c’est, dans la nuit brune,
Sur son clocher jauni,
La lune
Comme un point sur un i.


Chou Blanc est effectivement magnétiseur...! voir son site cliquez CHOU BLANC retour sur la rubrique du même tabac

RETRO :
C’est du même tabac…..

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