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La Vache qui rit ? C’est qui….. ?

les potes doivent être éclairésCHRONIQUES CHOUCROUTE
par le Pote H

Dans mes chroniques on m’’a demandé de cultiver les potes âgés pour leur montrer la différence entre culture et agriculture.
Vu leur sénilité précoce nous procéderons toujours, par des anecdotes, qui leur permettront de mieux mémoriser, et de bien comprendre le sens des choses …

Connaissez-vous l’histoire de La Vache qui rit ?

Le célèbre fromage français est né il y a plus d’un siècle, conquérant les quatre coins du monde. Retour sur cette incroyable saga.
L’odyssée de La Vache qui rit commence il y a un peu plus d’un siècle à Lons-le-Saunier, dans le Jura, sous l’impulsion de Léon Bel, issu d’une famille spécialisée dans la fromagerie.

À cette époque, la petite entreprise détenue par les Bel achète des meules de gruyère et d’emmental pour les affiner et les revendre. Mais tout bascule vers 1920.
Léon Bel découvre alors un procédé innovant qui permet de produire et de conserver du fromage fondu.
De quoi s’ouvrir les portes d’un marché naissant et en finir avec les invendus, car, grâce à cette méthode, ils peuvent être transformés en une pâte savoureuse.
Ambitieux, Léon Bel s’associe en 1921 avec le Suisse Émile Graf, dont la famille a inventé ce procédé, pour fabriquer son propre fromage fondu.

Comment donner une allure remarquable au nouveau de la cave Bel ?

Inspiré par ses souvenirs de soldat de la Première Guerre mondiale, Léon Bel crée un logo mémorable : une vache hilare, dessinée debout, qui orne les premières boîtes métalliques sur fond rouge, ressemblant à celles de sa section de ravitaillement en viande fraîche.

Dès 1923, 12 000 boîtes sont vendues chaque jour !
En 1924, à la suite d’un concours, Léon Bel charge l’illustrateur Benjamin Rabier de retravailler les traits de la vache pour les humaniser davantage.
Sur les conseils de sa femme, il ajoute également des boucles d’oreilles en forme de boîtes de Vache qui rit à l’image. Le résultat, vous le connaissez !

Léon Bel révolutionne aussi l’emballage, introduisant des portions triangulaires emballées individuellement dans du papier aluminium, présentées dans des boîtes rondes équipées d’un système d’ouverture innovant : le fameux petit fil rouge.
Dès 1929, La Vache qui rit s’exporte au Royaume-Uni et en Belgique, et continue son expansion après la Seconde Guerre mondiale en Europe de l’Est, en Afrique du Nord et au Moyen-Orient.

Dans les années 1970, le groupe Bel s’implante en Amérique du Nord, au Japon et en Chine, adaptant les saveurs de son fromage aux goûts locaux. 

La Vache qui rit est ainsi distribuée dans plus de 130 pays et déclinée en 110 recettes différentes.
Le visage de La Vache qui rit a connu quelques variations au fil des années, mais a toujours conservé son sourire emblématique.
Aujourd’hui, la marque de La Vache qui rit est traduite dans une vingtaine de langues : The laughing Cow en anglais ; A vaca que ri en portugais ; Die Lachende Kuh en allemand, etc.
En parallèle de cette conquête planétaire, l’entreprise détentrice du fromage applique une politique de veille redoutable afin de se protéger contre les contrefaçons.

Le groupe familial Bel, qui détient toujours la marque, a enrichi sa gamme avec des produits comme Babybel, Kiri et Boursin.
Il réalise près de la moitié de son chiffre d’affaires à l’international, avec des filiales et des sites de production dans le monde entier, et des millions de portions vendues quotidiennement.
Ah, on allait presque oublier : pourquoi cette charmante vache rit-elle ?
Dans le livre que la société Bel dédie à sa vache de poids, on lit cette réponse :
“Aucune enquête, aucune attaque, aucun procès, jamais, ne révélera pourquoi La Vache qui rit rit.” Soit. Que le mystère perdure !


POTACHE


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