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POÉSIE: Mon vieux … si je pouvais t’appeler papa..!

pour les amoureux de la littératureVos poèmes, vos poèmes préférés …

– Des livres à nous signaler, vos impressions sur ceux que vous avez lus, et que vous voulez nous conseiller….

Ou tout simplement comme aujourd’hui un beau texte à nous faire partager

Pensez à nos potes âgés qui n’ont pas de jardin et cultivent leur esprit…!

Daniel Guichard est un auteur-interprète né à Paris le 21 novembre 1948, d’un père breton soudeur en usine, Henri Guichard, et d’une mère à la triple origine russe, polonaise et ukrainienne.
Il habite aujourd’hui à Sauvian, dans l’Hérault.

Grandissant non loin du quartier des Halles, Daniel perd son père à l’âge de quinze ans et doit, pour vivre, travailler aux Halles de Paris, où il décharge les légumes et les fromages. Attiré par la carrière musicale, il se produit le soir, après le travail, dans des cabarets .

En 1966, signe un contrat d’interprète, chez BARCLAY. Mais les premières années de carrière de Daniel Guichard sont assez discrètes : il enregistre des disques à partir de 1967 mais doit se contenter de chanter dans des petites salles ou des cabarets. Daniel Guichard s’est surtout logo poésie smallrévélé au début des années 1970 grâce à ” La tendresse “

et surtout “Mon vieux….”

J’ai toujours été admiratif des chanteurs qui dégagent une vraie âme. Qui portent dans leur voix le durcissement des années qu’ils ont passées pour arriver à matérialiser leurs rêves.

Dans son vieux pardessus râpé
Il s´en allait l´hiver, l´été
Dans le petit matin frileux
Mon vieux.

Y avait qu´un dimanche par semaine
Les autres jours, c´était la graine
Qu´il allait gagner comme on peut
Mon vieux.

L´été, on allait voir la mer
Tu vois c´était pas la misère
C´était pas non plus l´paradis
Hé oui tant pis.

Dans son vieux pardessus râpé
Il a pris pendant des années
L´même autobus de banlieue
Mon vieux.

L´soir en rentrant du boulot
Il s´asseyait sans dire un mot
Il était du genre silencieux
Mon vieux.

Les dimanches étaient monotones
On n´recevait jamais personne
Ça n´le rendait pas malheureux
Je crois, mon vieux.

Dans son vieux pardessus râpé
Les jours de paye quand il rentrait

On l´entendait gueuler un peu
Mon vieux.

Nous, on connaissait la chanson
Tout y passait, bourgeois, patrons,
La gauche, la droite, même le bon Dieu
Avec mon vieux.

Chez nous y avait pas la télé
C´est dehors que j´allais chercher
Pendant quelques heures l´évasion
Tu sais, c´est con!

Dire que j´ai passé des années
A côté de lui sans le r´garder
On a à peine ouvert les yeux
Nous deux.

J´aurais pu c´était pas malin
Faire avec lui un bout d´chemin
Ça l´aurait p´t´-êt´ rendu heureux
Mon vieux.

Mais quand on a juste quinze ans
On n´a pas le cœur assez grand
Pour y loger tout´s ces chos´s-là
Tu vois.

Maintenant qu´il est loin d´ici
En pensant à tout ça, j´me dis
“J´aim´rais bien qu´il soit près de moi”
PAPA…

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C’est du même tabac…..

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