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PEINTURE : La belle Nani de Véronèse

logo lardon 1L’ART ET LA PALETTE
AU
CHOU :
Coucou c’est toujours moi merci d’être revenu nous voir …

Aujourd’hui
je vous
propose de
découvrir :
La belle Nani de Véronèse

 Qui est Véronèse ?

Autoportrait de Paul Véronèse dans les noces de cana son monumental chef d’oeuvre  Paolo Caliari, dit Véronèse, né en 1528 à Vérone et mort le 19 avril 1588 à Venise, est un peintre vénitien.

Bien qu’il ait joui d’une réelle popularité de son vivant, notamment à Venise, il fut ignoré des critiques de son temps qui parlent de l’art vénitien. Pourtant, Véronèse constituait avec Titien et Le Tintoret le triumvirat des peintres vénitiens de la Renaissance tardive.

Véronèse est connu comme un grand coloriste ainsi que pour ses décorations illusionnistes (trompe-l’œil) en fresque et à l’huile. Ses travaux les plus connus sont des cycles narratifs raffinés, exécutés selon un style dramatique et coloré, avec des arrangements majestueux et scintillants.

logo lardon DQui est la belle Nani de Véronèse ?

La Belle Nani (ou « portrait d’une femme vénitienne ») est une peinture à l’huile sur toile représentant une riche femme vénitienne de la noblesse, peinte par Véronèse vers 1560.  L’œuvre est conservée au Musée du Louvre

Une patricienne de Venise, dit La Belle Nani
Date de création/fabrication : 3e quart du XVIe siècle (vers 1560)
Dimensions  Hauteur : 1,19 m ; Largeur : 1,03 m
Matière et technique    huile sur toile
Paolo Caliari, dit Veronese –     Italie Vénétie Venise

Description

La femme, représentée à mi-corps de face, est vêtue à la mode de Venise de l’époque, notamment son large décolleté et ses riches parures.
L’attitude réservée et l’anneau à la main gauche montrent qu’il s’agit d’une femme mariée.
L’identité du sujet reste cependant inconnue.
Le nom de Nani est celui de la famille supposée autrefois être propriétaire du tableau, et une légende voudrait que le modèle soit de cette famille.
Ce tableau est considéré comme un des plus beaux portraits féminins du XVIe siècle. Véronèse a réalisé peu de portraits féminins : on n’en connaît que six.

logo lardon DAnalyse du tableau

Au moment de sa redécouverte à la fin du XIXème siècle, on pensait que ce portrait avait été commandé par une famille patricienne de Venise, les Nani, ce qui lui valut le surnom de « la Belle Nani ». Faute de preuve, les historiens ont imaginé que cette jeune femme pouvait être aussi une courtisane ou l’image d’une beauté idéale.
Dans cette effigie de format monumental, Véronèse reprend une formule alors très à la mode mise au point par son aîné Titien, le plus grand portraitiste de la Renaissance vénitienne : le modèle est de face, sur un fond neutre sombre, et placé à côté d’un élément de mobilier, ici une table recouverte d’un précieux tapis dit « à la Moretto », de fabrication anatolienne.
Cette sobre mise en scène exalte la beauté de la jeune femme autant que la richesse de son habit.
Tout ici révèle le portrait d’une mère de famille, issue de l’aristocratie.
La délicate carnation blanche et rosée indique que la dame se protège du soleil.
Sa chevelure étincelante est blond vénitien, une couleur qui s’obtenait, selon les recettes de beauté de l’époque, en exposant ses cheveux au soleil de midi, sur les toits des palais vénitiens.
Sa tenue d’apparat se compose d’une ample robe en velours bleu, avec une ouverture assez large sur la poitrine, permise aux dames mariées de la noblesse et portées à l’occasion de fêtes. Les manches sont de brocart à ramages bleus sur fond blanc, tandis qu’un léger manteau en gaze blanche est posé sur ses épaules.

Une beauté parée de bijoux et d amour conjugal
De somptueuses pièces de joaillerie magnifient l’ensemble : épaulières, ceinture, bracelets, collier et bagues d’or, de perle, de saphir et de rubis.
Cette dame de qualité détourne chastement son regard de celui du spectateur.
Sa main gauche, dont l’annulaire est orné d’une alliance de mariage, reteint élégamment le voile transparent de son habit, tandis que sa main droite se pose sur son cœur, en signe de fidélité conjugale.
Le portrait doit ainsi signifier l’exemplarité de cette femme : son rang social élevé, sa beauté physique et sa vertu morale.

logo lardon DQuand on chante la belle Nani

SOURCE wikipedia
https://collections.louvre.fr/ark:/53355/cl010065927


logo lardon 1LE LARDON

 

Les noces de Cana, un tableau hors norme… immense..!!!!


L’ART ET
LA PALETTE AUX CHOUX

Par Chou Blanc

Il y a parfois des jours où vos doigts se conduisent comme des pinceaux sur votre clavier et sont attirés par la lumière qui rayonne d’un tableau et là vous vous laissez emporter à vouloir la partager avec le plus grand nombre…. presque à les inviter à la noce… de cana

L’épisode de Cana est un moment festif au cours duquel Jésus transforme beaucoup d’eau en vin.
( extrait en bas à droite du tableau)

Les noces de Cana par le choeur gregorien de Paris.

La célèbre toile « Les noces de Cana » de Véronèse est un tableau immense, actuellement visible au Louvre, face à La Joconde.

(dimensions HxL 666x990cm)

 

Conduites par Bonaparte, les armées de la République conquièrent Venise en 1797. Vaincue, perdant son indépendance, la sérénissime est obligée de payer un lourd tribut en oeuvres d’art pour honorer les conditions du traité de paix. Sont donc décrochées de leur réfectoire bénédictin de San Giorgio Les Noces de Cana (1563), chef-d’oeuvre de Véronèse, avant d’être embarquées direction la France. Près d’un an plus tard, remontant fleuves et canaux, la toile arrive à destination, au Louvre.

Après Waterloo, la question du retour à Venise se pose pour le tableau qui est réclamé par l’empereur d’Autriche dans le cadre des restitutions organisées par le congrès de Vienne.

Les Noces de Cana, détail du personnage au centre du tableau portant un habit rouge avant la restauration

Habilement, les Français font valoir que Les Noces, rentoilées de frais, ne supporteraient pas le voyage.

Et la France réussit à échanger, in fine, ce chef-d’oeuvre contre un tableau de Lebrun, La Madeleine chez le pharisien… C’est ainsi que le Louvre a conservé l’un de ses plus beaux tableaux.
On peut ici plaider la validité des accords internationaux.
Mais l’histoire est capricieuse. Au cours de la « drôle de guerre », la toile de Véronèse erre de couvents en châteaux, trimbalée même dans un camion sans freins, menaçant à tout instant de prendre feu.
Pis : ceux qui, à l’époque, firent de courageux efforts pour la conserver eurent très peur que Mussolini n’insistât pour la récupérer.

De nombreuses personnalités dont Carla Bruni-Sarkozy ont milité pour son retour dans le réfectoire des bénédictins de San Giorgio Maggiore à Venise, lieu pour lequel il avait été peint, ses dimensions étant adaptées à un des murs.

source
wikipedia le point.fr

Chou Blanc