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LE JAUNE DE VAN GOGH: « un soleil, une lumière que faute de mieux je ne peux appeler que jaune »

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L’’ART
ET LA PALETTE AU CHOU

VISITE DANS LE JAUNE DE VAN GOGH

Van-Gogh est sans doute le peintre le plus emblématique de la couleur jaune, qui l’’a fasciné il donnera notamment au jaune ses lettres de noblesse : dans sa correspondance avec son frère Théo ou il citera la « haute note jaune« .

La petite note jaune de Van Gogh

Au début de son oeuvre picturale, Van Gogh cherche à capter les clairs-obscurs dans les paysages.La petite note jaune n’est encore que le rayon horizontal du soleil couchant.
Puis il éclaircit sa palette: la lumière vibre de toutes les couleurs.
Van Gogh écrit:
« Je sais avec certitude que j’ai le sens des couleurs, et qu’il se développera de plus en plus ».
Il suit la route du soleil et s’installe à Arles.
A la recherche de la «  haute note jaune » Vincent exprima tout son talent en Provence , dans les champs de tournesol, qu’il immortalisa également en peignant de nombreuses et flamboyantes natures mortes.
Depuis sa chambre à l’hôpital de St-Rémy-de-Provence il découvre, « un petit faucheur sous le grand soleil » irradiant de juin 1889, qui lui permet d’exprimer  « cette diable question de jaune«  .

Champs de blé avec un faucheur et soleil, fin juin 1889 Champs de blé derrière l'hôpital St-Paul avec un faucheur, St-Rémy, septembre 1889 Il fera la même année deux répliques de ce strict même motif, ne changeant sauf détails que les couleurs des mois de juillet puis de septembre.
La petite note jaune en profite pour grandir, elle devient soleil, elle est même dans le bleu du ciel, ce qui donne ce coloris vert étonnant.

Champs de blé, Auvers-sur-Oise, juillet 1890
Elle va s’étendre aux champs, à ces immenses champs de blé où le soleil embrase le ciel et la terre comme un incendie.
Elle est la boule de feu du soleil.
Là voilà qui s’attaque aux visages, aux maisons. Une maison couleur soleil!

Coucher de soleil dans les champs de blé, Arles, juin 1888

Van Gogh aime de plus en plus le jaune:
« un soleil, écrit-il à son frère Théo, une lumière que faute de mieux je ne peux appeler que jaune, jaune soufre pâle, citron pâle, or. C’est si beau le jaune! »
LES TOURNESOLSIl va cueillir dans les champs ces grandes fleurs que l’on nomme tournesols parce qu’elles se tournent vers la lumière. Il en fait des bouquets éclatants qu’il peint pour décorer la chambre de son ami Gauguin.
Il poursuit le jaune jusque dans la nuit. Ne raconte-t-on pas que Van Gogh peignait la nuit, des bougies allumées sur son chapeau?
On l’aurait appelé alors « l’illuminé »

Puis le soleil disparait, les nuages d’orage s’accumulent dans ses toiles comme dans sa vie. Ciel lourd, champs désertiques…
Dans sa dernière lettre à son frère, Van Gogh écrit:
 » Eh bien, nous ne pouvons faire parler que nos tableaux… »
Aucun autre tableau n’aura su faire parler le jaune comme les siens.

Source: café-veil.org

Une équipe de chercheurs internationaux a dévoilé le processus chimique à l’origine de la dégradation du jaune de chrome, un pigment très utilisé au XIXe siècle.

 

Les Tournesols de Van Gogh sont en train de faner. La peinture au jaune de chrome, un pigment éclatant très utilisé par le célèbre maître néerlandais, brunit avec le temps. Si le phénomène est connu depuis le milieu du XIXe, le processus chimique à l’origine de cette dégradation restait mal compris.
Une équipe rassemblant des chercheurs italiens, belges et néerlandais vient de lever une partie du mystère grâce au synchrotron européen basé à Grenoble, l’une des sources de rayons X les plus intenses au monde.
Les rayons ultraviolets seraient à l’origine du gain d’électrons des ions chromes contenus dans ce jaune particulier.
La mise en place d’un film ou d’une vitre protégeant des UV devrait en effet permettre de limiter le phénomène.
L’affaire est-elle close ? Pas encore.
Au cours de ces travaux, les chercheurs ont noté que la présence de baryum et de soufre semblait renforcer le phénomène pour une raison encore inexpliquée. Or la peinture blanche contient ces deux éléments et Van Gogh était coutumier de l’ajout de blanc dans ses jaunes pour les rendre plus lumineux.
A terme, les rayons UV qui viennent altérer la partie superficielle de ses tableaux (entre 1 et 3 microns) pourraient conduire à recouvrir d’un voile terne les éclatantes couleurs qui l’ont rendu fameux. Les chercheurs espèrent qu’une nouvelle série de travaux permettra d’analyser un peu plus avant les processus chimiques à l’œoeuvre.

Leur objectif ultime : mettre au point une méthode permettant de corriger ces altérations de teinte et redonner leur éclat de jeunesse à tous les tableaux de l’époque.


SOURCE: figaro.fr

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