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LES POÈTES DE LA RÉCRÉ N°4 : La neige au village et dans les bois

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LE BLOG
DE TOM ET DOUCE

Elles existent encore, dans mes vieux rêves, ces cours de récréation où les enfants déclamaient avec éloquence, et chacun leur tour, des poèmes appris l’heure d’avant…
Des poèmes courts souvent faciles à retenir que
TOM ET DOUCE vous feront revivre de temps en temps histoire de vous dire qu’il n’est pas encore venu le temps des poètes disparus… Écoutez les ..!

La neige au village

Lente et clame, en grand silence,
Elle descend, se balance
Et flotte confusément,
Se balance dans le vide, volant sur le ciel livide
L’église au clocher dormant.

Pas un soupir, pas un souffle,
Tout s’étouffe et s’emmitoufle
De silence recouvert …
C’est la paix froide et profonde
Qui se répand sur le monde,
La grande paix de l’hiver.

FRANCIS YARD

LES BOIS

Les bois gémissent sous les tourments
que leur claque la pluie, que leur siffle le vent,
les bois gémissent, et les feuilles meurtries
tournoient et tombent lentement.

Les maisons du village tapi au coin du bois
se groupent et se pressent
pour résister au vent qui frôle la terre
et vient en ricanant
tordre les fumées bleues des cheminées craintives.
REMI BOURGERIE
 

CHOU BLANC
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« La poésie, c’est le sourire du langage »

RETRO :
C’est du même tabac…..

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LES POÈTES DE LA RÉCRÉ N°2 : Toujours et Jamais… La sagesse

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DE TOM ET DOUCE

Elles existent encore, dans mes vieux rêves, ces cours de récréation où les enfants déclamaient avec éloquence, et chacun leur tour, des poèmes appris l’heure d’avant…
Des poèmes courts souvent faciles à retenir que
TOM ET DOUCE vous feront revivre de temps en temps histoire de vous dire qu’il n’est pas encore venu le temps des poètes disparus… Écoutez les ..!

Sagesse

Le ciel est, par dessus le toit,
Si bleu, si calme
Un arbre, par dessus le toit,
Berce sa palme.
La cloche, dans le ciel qu’on voit,
Doucement tinte.
Un oiseau sur l’arbre qu’on voit
Chante sa plainte.
Mon Dieu, Mon Dieu, la vie est là,
Simple et tranquille.
Cette paisible rumeur là
Vient de la ville.
Qu’as-tu fait, ô toi que voilà,
Pleurant sans cesse,
Dis, qu’as-tu fait, toi que voilà,
De ta jeunesse ?
Paul Verlaine
(1844 – 1896)

 

Toujours et Jamais

Toujours et Jamais étaient toujours ensemble
ne se quittaient jamais.
On les rencontrait dans toutes les foires.
On les voyait le soir traverser le village
sur un tandem.
Toujours guidait
Jamais pédalait
C’est du moins ce qu’on supposait…
Ils avaient tous les deux une jolie casquette
L’une était noire à carreaux blancs
L’autre blanche à carreaux noirs
A cela on aurait pu les reconnaître
Mais ils passaient toujours le soir
et avec la vitesse…
Certains d’ailleurs les soupçonnaient
Non sans raison peut-être
D’échanger certains soirs leur casquette
Une autre particularité
Aurait dû les distinguer
L’un disait toujours bonjour
L’autre toujours bonsoir
Mais on ne sut jamais
Si c’était Toujours qui disait bonjour
Ou Jamais qui disait bonsoir
Car entre eux ils s’appelaient toujours
Monsieur Albert Monsieur Octave.
Paul Vincensini
(1930 – 1985)

 

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