Archives par étiquette : société

Se faire la bise… C’est très français…!

 

Blog Notre
par  Alalune

Pourquoi se fait-on la bise
en France ?

En France, s’embrasser sur les joues pour se saluer est très courant, au même titre que de se serrer la main.

Mais dans certains pays cette tradition est souvent mal comprise, comme aux États-Unis.

Pourquoi se fait-on des bises ?

On pourrait imaginer que cela vient de notre culture, mais ce n’est pas le cas.
Comme la plupart des codes sociaux, ils évoluent au fil du temps, et la bise a triomphé ou péri en fonction des époques.

Cette pratique est mentionnée depuis l’antiquité, plus particulièrement en Grèce ou en Inde où sont répertoriés plus de trente baisers différents.
Néanmoins, au XIXème siècle la bise en public a été totalement bannie.
Elle reviendra au goût du jour qu’à partir de mai 68.
La bise est également un signe d’égalité et de respect envers l’autre.

Où se fait-on la bise ?

Si vous avez voyagé dans d’autres pays, vous avez pu remarquer que certains privilégient le contact physique pour se saluer (comme en France) tandis que d’autres non (comme en Chine).

Parmi les coutumiers de la bise, on remarque que l’on trouve surtout des pays avec un héritage romain.

Les plus réticents à se faire un baiser pour se saluer se trouvent principalement dans les pays anglo-saxons, d’Europe du Nord et en Asie.

La bise aujourd’hui

Aujourd’hui, la bise se pratique surtout si le contexte est très informel, mais elle peut aussi être faite dans un contexte plus formel si une affinité s’est créée entre deux personnes.

Ainsi, au travail, elle est surtout pratiquée par des collègues ayant développé des relations amicales, même si les codes évoluent de plus en plus, notamment dans les start-up.

Les coutumes évoluent également avec l’arrivée de la nouvelle génération.

Il y a 20 ans, il était par exemple impensable que deux personnes du même sexe se fassent la bise, alors qu’il s’agit aujourd’hui d’une pratique relativement courante.

Ainsi, la bise entre hommes est désormais le signe d’appartenance à une même communauté.

SOURCE :
https://lesavaistu.fr/,   Le petit journal ; Planet.fr

La Chouette a déjà publié

Bisous ou langues sucrées
FRENCH KISS
Libido/Tonique sexuel

ALALUNE

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BIODIVERSITÉ : Éteignons les lumières, regardons les étoiles!

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CLIQUEZ la Chouette elle a déjà abordé ce thème… il y a bien des lunes

Éteignons les lumières, regardons les étoiles!

Une nouvelle édition du Jour de la nuit se déroule ce jour
13 octobre 2018 afin de sensibiliser à la pollution

lumineuse et à la protection de la diversité nocturne et du ciel étoilé.
Le plan Biodiversité présenté par le gouvernement le 4 juillet dernier évoque la lutte contre ce type de pollution.

RENDONS LE CIEL AUX ETOILESL’Association pour la protection du ciel et de l’environnement nocturnes s’en réjouit, mais estime qu’il faut aller plus loin et, dès 2018, avoir pour objectif de ne plus augmenter la quantité de lumière émise la nuit.


Elle attend également des contrôles sur l’extinction obligatoire des éclairages s’agissant des commerces, des bureaux et
des enseignes lumineuses entre 1 heure et 6 heures du matin .

Une pollution lumineuse pernicieuse
La pollution lumineuse est une des plus pernicieuses, car a priori, elle n’est pas nuisible pour la santé, et très souvent, l’installation ou le renforcement de l’éclairage public dans les villages et les communes rime avec « progrès ».
 
Le choc de la prise de conscience est venu pour beaucoup avec la publication de cette extraordinaire photo composite prise par satellite et publiée par la NASA, il y a quelques mois.
 
On y voyait notre planète entière brillant de mille feux sous le ciel nocturne. Seuls l’Afrique, le continent australien et la forêt amazonienne restaient dans l’ombre.
 
Vues d’en bas, les villes baignent la nuit dans un halo orange qui masque définitivement la voûte céleste.
La lumière au sodium, diffuse et peu directive est dispersée par les molécules des gaz de la pollution aérienne et constitue une chape orange et sale qui couvre toutes nos villes.
 
Cette cloche sinistre prive à tout jamais les populations urbaines du firmament, des étoiles, de la voie lactée, de la Grande Ourse et de  la constellation d’Orion, pour ne citer que les plus célèbres. Ce n’est pas sans effet sur le psychisme des gens.
Cette surabondance d’éclairage nocturne, trouve son origine très probablement dans notre peur instinctive du noir.
Mais elle n’est pas sans conséquences graves pour la nature.
Des études ont montré que les grandes agglomérations lumineuses, peuvent dérégler le sens de l’orientation chez les oiseaux migrateurs.
Beaucoup ont encore en mémoire , la course tragique des jeunes tortues écloses qui se précipitent vers les lumières du dancing de la plage, plutôt que vers l’écume lumineuse des vagues censée leur indiquer la direction de la mer.
Citons encore les graves perturbations qu’entraînent les éclairages intempestifs sur le comportement des rapaces nocturnes ou pour les insectes attirés par les pièges lumineux.
A côté de ces conséquences dommageables pour la faune et la flore, l’éclairage abusif  signifie également un non sens économique, car pour produire de la lumière, il faut des centrales électriques polluantes et dévoreuses d’énergie.

Il existe des solutions

L’adoption d’un nouveau système d’éclairage avec abat-jour qui renvoie la lumière vers le bas sur toutes les sources lumineuses éviterait les pertes de lumières.
L’angle des lumières doit être dirigé idéalement vers le sol.

L’éclairage des façades et panneaux publicitaires doit être dirigé vers le bas et non le contraire. Un système de minuterie devrait aussi être intégré.
Les panneaux publicitaires et l’éclairage des édifices devraient être coupé après 23 heures.
Finalement il faut limiter l’éclairage là où le besoin en est réel.
L’application de ces quelques méthodes de prévention permettrait de réduire considérablement la lumière qui occupe le ciel nocturne. Sachant que l’éclairage public renvoie de 30 à 50 pourcent de son énergie vers le ciel, on estime que ces mesures représenteraient des économies substantielles pour la communauté.
En conclusion,les associations demandent aux autorités publiques de prendre en compte la question des nuisances lumineuses et affirme le droit des citoyens à retrouver le bonheur simple de la contemplation d’un ciel étoilé, même au sein des villes.


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EN PASSANT : Rue de l’Abbé Grégoire




Blog note de
Papy Larue

Quand notre nouveau pote M LARUE nous a proposé une série sur les noms de rues pour éduquer nos potes âgés et leurs choupinets..
On s’est dit :
« Avec un nom comme le sien…. il est né pour ça..! » personne n’a osé le mettre à la rue car il y était déjà .. En plein reportage dans la rue du 4 septembre

Combien de matelots combien de capitaines
GPS en main égrainent des noms de rues sans savoir de quoi ou de qui ils parlent…! Et restent penauds dans leurs gouffres amers.

Aidons les à savoir qui sont ces personnages ….
Car celui qui a donné son nom à une rue parle encore comme Tristan Bernard:
Donner son nom à une rue ou à une route, quel puissant stimulant pour encourager les jeunes gens à bien faire !
De Tristan Bernard / Compagnon du Tour de France – 1935


Aujourd’hui les rues de
L’ABBÉ GRÉGOIRE

 Abbé Grégoire (1750 – 1831) député de la convention, Chrétien et révolutionnaire.

« il est l’ami des hommes de toutes les couleurs »

Le 19 février 1788, avec quelques nobles libéraux comme les marquis de Mirabeau, de Lafayette et de Condorcet, il fonde la « Société des Amis des Noirs ».
Il fait voter en 1794 l’abolition de l’esclavage  et se penche sur les patois et dialectes en vue d’établir la suprématie définitive du français, défini comme langue de la liberté et de la démocratie. Il sera un des premiers défenseurs du patrimoine.

Pierre-Joseph-Célestin François, Portrait de l’Abbé Grégoire, 1800, Nancy, Palais des ducs de LorraineSa vie

Henri Grégoire est le fils d’un paysan lorrain. Ayant montré des dispositions pour les études, il est éduqué au collège jésuite de Nancy, ordonné prêtre en 1776 et nommé curé à Embermesnil, en Lorraine.

Déjà quadragénaire quand éclate la Révolution, il va révéler une générosité sans égale au service de causes inédites, de l’instruction pour tous à l’émancipation des juifs en passant par l’abolition de l’esclavage.

Un homme de convictions

Très ouvert aux idées généreuses des « Lumières », l’abbé publie en 1788 un Essai sur la régénération physique, morale et politique des juifs.
La même année , avec quelques nobles libéraux comme les marquis de Mirabeau, de Lafayette et de Condorcet, il fonde la « Société des Amis des Noirs ».

Député du clergé aux états généraux en 1789, l’abbé est l’un des premiers à voter la réunion du bas-clergé au tiers-état.

Il fait voter la Constitution civile du clergé (1790) puis l’égalité des droits civils pour les juifs (1791). Il siègera à la Convention, dans les rangs de la Montagne (la gauche révolutionnaire).

Son action réformatrice ne faiblit pas. C’est ainsi qu’il fait voter l’abolition de l’esclavage (1794) et se penche sur les patois et dialectes en vue d’établir la suprématie définitive du français, défini comme langue de la liberté et de la démocratie.

Absent lors du procès de Louis XVI en 1793, Grégoire se prononce pour sa condamnation tout en réclamant l’abolition de la peine capitale.

À la signature du Concordat, il se range dans l’opposition libérale sous l’Empire et sous la Restauration.

Sa plume ne chôme pas
Il publiera sans trêve de nombreux traités, en particulier contre le racisme et l’image négative accolée aux Noirs.


Ainsi publie-t-il en 1808 un traité :

De la littérature des nègres, dans lequel il soutient que les premiers pharaons étaient Nubiens et qu’en conséquence, les Noirs pouvaient être regardés comme à l’origine de la civilisation égyptienne et pourquoi pas ? de toutes les civilisations occidentales.


À sa mort, il est interdit de sépulture chrétienne en raison de ses engagements passés. Ses funérailles n’en sont pas moins l’occasion d’une grande manifestation populaire, jusqu’à réunir vingt mille personnes.

Le défenseur du patrimoine

ll fut un temps où souverains et gens d’Église rasaient sans état d’âme les anciens édifices pour en ériger de nouveaux, plus à leur goût. Songeons que bien des cathédrales gothiques ont ainsi remplacé un édifice roman antérieur, ce dernier ayant lui-même pris la place d’un culte païen dont on avait voulu effacer la trace.

De fait, l’Ancien Régime et le Moyen Âge ne concevaient pas le patrimoine comme un bien à conserver mais comme un outil.
Beaucoup de monuments  devenus inutiles ont ainsi servi de carrières de pierre pour les nouvelles générations.

Il semble que l’une des premières personnes à s’en émouvoir fut le peintre Raphaël. En 1519, dans une lettre au pape Léon X, il supplie celui-ci de mettre fin au pillage des témoignages hérités de la Rome antique.

Le patrimoine, héritage commun de la Nation

Il faut attendre la Révolution française pour voir s’opérer un changement radical, avec la confiscation des biens de l’Église, puis de ceux des nobles émigrés.
La Nation naissante se voit donc confier une nouvelle tâche, consistant à recenser et à préserver son patrimoine.

L'abbé Henri Grégoire, ami des hommes de toutes les couleurs (musée des Beaux-Arts de Besançon) C’est à cette époque que naît la notion de patrimoine et de monuments historiques.

On doit à l’abbé Grégoire l’invention du mot vandalisme, en référence à des Barbares qui saccagèrent Rome en 455.
Il emploie ce mot dans un rapport adressé à la Convention le 11 janvier 1794 où il dénonce les destructions intempestives de monuments et d’oeuvres d’art par les armées républicaines.

À la nouvelle tâche (de protection) va s’opposer une envie presque irrésistible des révolutionnaires :
Faire disparaître les traces de la monarchie et de l’Ancien Régime.

Face à cette volonté populaire de destruction, le nouveau pouvoir va tenter malgré tout de mener à bien sa nouvelle mission, en instituant, dès 1790, la Commission des Monuments.

C’est donc avec lui qu’a émergé le concept de protection du patrimoine.

 

SOURCES:

https://www.herodote.net/Abbe_Gregoire_1750_1831_-synthese-413.php  – Article de : Fabienne Manière


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