Archives par étiquette : santons

CONTE PROVENÇAL : LE PETIT JEANNOT

Print pagePDF pageEmail page

– Ce mercredi de rentrée je vous confie à Taty MARIA
elle raconte aussi bien que moi les personnages de la crèche… elle l’a déjà fait l’autre jour avec LE RAVI et LE CAGANER…
Aprés tout Noël est pas si loin….. surtout que son ami vient à ses cotés raconter un conte provençal…!


A bientôt dans MAMY RACONTE ….OUPS ..! J’OUBLIAIS…
BONNE ANNÉE A TOUS LES PETITS CHOUPINETS… et CHOUPINETTES

CRÈCHE : Savez vous qui est le Ravi…?

CRÉCHE : Le Caganer



BLOG NOTE
DE
MARIA AVE

Curieuse de nature et forte de ses recherches sur le sujet
Mme AVE nous a proposé un rubrique crèche pour Noël….
C’est une première pour elle comme pour nous …
Ainsi soit il

La crèche, quelle origine…?

Selon l’évangile de Luc, Marie a déposé l’enfant Jésus dans la mangeoire d’une étable où Joseph et elle avaient trouvé refuge. Le mot crèche désigne aujourd’hui toute représentation de la Nativité.

Nativité par Gerard van Honthorst (vers 1622). © The York Project

C’est au VIe siècle que l’on situe la première célébration de la nuit de Noël dans l’église de Sainte Marie à Rome, avec des statues de la Vierge Marie, de Joseph, de l’âne et du bœuf.

Selon la légende, François d’Assise « inventa » au 13e siècle la crèche vivante dans une grotte de Greccio en Italie, où les frères mineurs avaient établi un ermitage.

Joseph, la Vierge Marie, les mages, les bergers, et les paysans étaient joués par les gens du village.

Les animaux aussi étaient réels. François prêcha, durant la messe de Noël, et on le vit se pencher vers la crèche et prendre un enfant dans ses bras.
Plus tard, on plaça un enfant dans la mangeoire.
Petit à petit, la coutume s’est répandue, surtout en Provence et en Italie.

Les premières crèches « en modèles réduits » firent leur apparition dans les églises au XVI siècle.
A la fin du XIXe siècle apparaissent les santons (de santouns : petits saints) façonnés dans l’argile, originaires de Provence.
Ces figurines représentent tous les petits métiers traditionnels.
Les habitants du villages ainsi représentés apportent le fruit de leur labeur à l’Enfant Jésus. Ces figurines sont venus enrichir le décorum de la crèche traditionnelle

Parmi nos amis communs, il en est un que Maria veut vous présenter…!

C’est Jean Lambert, un conteur
provençal  qui vous raconte un conte de Noël :

LE PETIT JEANNOT

Merci PAPY LAMBERT pour ce très joli conte,
tu l’as très bien raconté, avec une jolie voix et avé l’accent…!


Cette histoire me montre que je ne dois plus avoir peur de nos amis les loups..!

SOURCE :

wikipédia – croire la croix .com – Provence TV.fr

LA PASSION DES SANTONS

Place à une grande dame chez les santonniers
Sylvie FOULQUIER de MARANS …..

Dieu souffla un jour sur la glaise…
La même qui sous les doigts de Sylvie prend vie et se transforme en tout un petit monde qui sent bon notre enfance
NOTRE JEUNESSE ….

Mme MARIA AVE

 

Share Button

LETTRES DE MON MOULIN : LES VIEUX

Print pagePDF pageEmail page

Cliquez pour voir les autres oeuvres d'Alain Perrin - la chouette aime les artistes et vous les fait découvrir

BLOC NOTE LITTÉRAIRE

par Chou Blanc
la poésie inoxydable

.

DES LETTRES DE MON MOULIN
d’Alphonse DAUDET

LES    VIEUX

FERNANDEL RACONTE …… LES VIEUX.

Coup de
de Louis Fine
Fernandel raconte - les vieux

ILS L’ONT DIT SUR LE NET

 Hitman3820  «  Je n’avais pas réécouté ces histoires depuis 20 ans, elles sont toujours aussi merveilleuses. Fernandel est pour moi le meilleur conteur des lettres de mon moulin. Il a su faire vivre les histoires et les personnages. Vraiment çà n’a pas vieillit. »

Maison en Provence, aquarelle de Paul Cézanne – 1867

POUR LE PAUVRE ÂNE QUI N’AURAIT PAS DU SON –

LE TEXTE D’ALPHONSE DAUDET :  LES VIEUX

Une lettre, père Azan ?

—- Oui, monsieur… ça vient de Paris.

Il était tout fier que ça vînt de Paris, ce brave père Azan… Pas moi. Quelque chose me disait que cette Parisienne de la rue Jean-Jacques, tombant sur ma table à l’’improviste et de si grand matin, allait me faire perdre toute ma journée. Je ne me trompais pas, voyez plutôt :

« Il faut que tu me rendes un service, mon ami. Tu vas fermer ton moulin pour un jour et t’’en aller tout de suite à Eyguières…
Eyguières est un gros bourg à trois ou quatre lieues de chez toi,— une promenade.
En arrivant, tu demanderas le couvent des
Orphelines.
La première maison après le couvent est une maison basse à volets gris avec un jardinet derrière. Tu entreras sans frapper,— la porte est toujours ouverte,— et, en entrant, tu crieras bien fort :

– « Bonjour, braves gens ! Je suis l’ami de Maurice… »

Alors, tu verras deux petits vieux, oh ! mais vieux, vieux, archivieux, te tendre les bras du fond de leurs grands fauteuils, et tu les embrasseras de ma part, avec tout ton coeur, comme s’’ils étaient à toi. Puis vous causerez ; ils te parleront de moi, rien que de moi ; ils te raconteront mille folies que tu écouteras sans rire… Tu ne riras pas, hein ?…
Ce sont mes grands-parents, deux êtres dont je suis toute la vie et qui ne m’’ont pas vu depuis dix ans…. Dix ans, c’’est long ! Mais que veux-tu ? moi, Paris me tient ; eux, c’’est le grand âge….… Ils sont si vieux, s’’ils venaient me voir, ils se casseraient en route.…
Heureusement, tu es là-bas, mon cher meunier, et, en t’’embrassant, les pauvres gens croiront m’’embrasser un peu moi-même… Je leur ai si souvent parlé de nous et de cette bonne amitié

Le diable soit de l’’amitié ! Justement ce matin-là il faisait un temps admirable, mais qui ne valait rien pour courir les routes : trop de mistral et trop de soleil, une vraie journée de Provence.

Quand cette maudite lettre arriva, j’’avais déjà choisi mon cagnard (abri) entre deux roches, et je rêvais de rester là tout le jour, comme un lézard, à boire de la lumière, en écoutant chanter les pins….
Enfin, que voulez-vous faire ?

Je fermais le moulin en maugréant, je mis la clef sous la chatière.
Mon bâton, ma pipe, et me voilà parti.

 

http://www.ateliermagique.com/fr/laurent-laloge-aquarelliste/galerie/fontaine-village-de-provence.htmlJ’’arrivais à Eyguières vers deux heures.
Le village était désert, tout le monde aux champs. Dans les ormes du cours, blancs de poussière, les cigales chantaient comme en pleine Crau. Il y avait bien sur la place de la mairie un âne qui prenait le soleil, un vol de pigeons sur la fontaine de l’’église ; mais personne pour m’’indiquer l’’orphelinat.

Par bonheur une vieille fée m’’apparut tout à coup, accroupie et filant dans l’’encoignure de sa porte ; je lui dis ce que je cherchais ; et comme cette fée était très puissante, elle n’’eut qu’’à lever sa quenouille : aussitôt le couvent des Orphelines se dressa devant moi comme par magie…
C’’était une grande maison maussade et noire, toute fière de montrer au-dessus de son portail en ogive une vieille croix de grès rouge avec un peu de latin autour.

À côté de cette maison, j’’en aperçus une autre plus petite. Des volets gris, le jardin derrière… Je la reconnus tout de suite, et j’’entrai sans frapper.

Je reverrais toute ma vie ce long corridor frais et calme, la muraille peinte en rose, le jardinet qui tremblait, au fond à travers un store de couleur claire, et sur tous les panneaux des fleurs et des violons fanés. Il me semblait que j’’arrivais chez quelque vieux bailli du temps de Sedaine…

Au bout du couloir, sur la gauche, par une porte entr’ouverte on entendait le tic tac d’’une grosse horloge et une voix d’’enfant, mais d’’enfant à l’’école, qui lisait en s’’arrêtant à chaque syllabe : A… lors… saint… I… ré… née… s’é… cria… a… Je… suis… le… fro… ment… du… Seigneur… Il… faut… que… je… sois… mou… lu… par… la… dent… de… ces… a… ni… maux… Je m’’approchais doucement de cette porte et je regardais.

Dans le calme et le demi-jour d’’une petite chambre, un bon vieux à pommettes roses, ridé jusqu’’au bout des doigts, dormait au fond d’’un fauteuil, la bouche ouverte, les mains sur ses genoux. À ses pieds, une fillette habillée de bleu,— grande pèlerine et petit béguin, le costume des orphelines,— lisait la Vie de saint Irénée dans un livre plus gros qu’’elle… Cette lecture miraculeuse avait opéré sur toute la maison. Le vieux dormait dans son fauteuil, les mouches au plafond, les canaris dans leur cage, là-bas sur la fenêtre. La grosse horloge ronflait, tic tac, tic tac. Il n’’y avait d’’éveillé dans toute la chambre qu’’une grande bande de lumière qui tombait droite et blanche entre les volets clos, pleine d’’étincelles vivantes et de valses microscopiques…

Au milieu de l’’assoupissement général, l’’enfant continuait sa lecture d’’un air grave :
Aus… si… tot… deux… lions… se… pré… ci… pi… tè… rent… sur… lui… et… le… dé… vo… rè… rent…
C’’est à ce moment que j’’entrai…s Les lions de saint Irénée se précipitant dans la chambre n’’y auraient pas produit plus de stupeur que moi. Un vrai coup de théâtre ! La petite pousse un cri, le gros livre tombe, les canaris, les mouches se réveillent, la pendule sonne, le vieux se dresse en sursaut, tout effaré, et moi-même, un peu troublé, je m’’arrête sur le seuil en criant bien fort :

—-« Bonjour, braves gens ! je suis l’’ami de Maurice. »

Oh ! alors, si vous l’’aviez vu, le pauvre vieux, si vous l’’aviez vu venir vers moi les bras tendus, m’’embrasser, me serrer les mains, courir égaré dans la chambre, en faisant :

—- « Mon Dieu ! mon Dieu !… »

Toutes les rides de son visage riaient. Il était rouge. Il bégayait :

—- Ah ! monsieur… ah ! monsieur…

Puis il allait vers le fond en appelant :

— – Mamette !

https://www.santonsmarcelcarbonel.com/

Une porte qui s’’ouvre, un trot de souris dans le couloir… c’’était Mamette. Rien de joli comme cette petite vieille avec son bonnet à coque, sa robe carmélite, et son mouchoir brodé qu’’elle tenait à la main pour me faire honneur, à l’’ancienne mode… Chose attendrissante ! ils se ressemblaient. Avec un tour et des coques jaunes, il aurait pu s’’appeler Mamette, lui aussi.
Seulement la vraie Mamette avait du beaucoup pleurer dans sa vie, et elle était encore plus ridée que l’’autre. Comme l’’autre aussi, elle avait près d’’elle une enfant de l’’orphelinat, petite garde en pèlerine bleue, qui ne la quittait jamais ; et de voir ces vieillards protégés par ces orphelines, c’’était ce qu’’on peut imaginer de plus touchant.

En entrant, Mamette avait commencé par me faire une grande révérence, mais d’’un mot le vieux lui coupa sa révérence en deux :

— – C’est l’’ami de Maurice…

Aussitôt la voilà qui tremble, qui pleure, perd son mouchoir, qui devient rouge, toute rouge, encore plus rouge que lui… Ces vieux ! ça n’’a qu’’une goutte de sang dans les veines, et à la moindre émotion elle leur saute au visage…

— – Vite, vite, une chaise… dit la vieille à sa petite.

— – Ouvre les volets… crie le vieux à la sienne.

Et, me prenant chacun par une main, ils m’’emmenèrent en trottinant jusqu’à la fenêtre, qu’’on a ouverte toute grande pour mieux me voir. On approche les fauteuils, je m’’installe entre les deux sur un pliant, les petites bleues derrière nous, et l’’interrogatoire commence :

—- Comment va-t-il ? Qu’’est-ce qu’’il fait ? Pourquoi ne vient-il pas ? Est-ce qu’’il est content ?…

Et patati ! et patata ! Comme cela pendant des heures.

Moi, je répondais de mon mieux à toutes leurs questions, donnant sur mon ami les détails que je savais, inventant effrontément ceux que je ne savais pas, me gardant surtout d’’avouer que je n’’avais jamais remarqué si ses fenêtres fermaient bien ou de quelle couleur était le papier de sa chambre.

—- Le papier de sa chambre !… Il est bleu, madame, bleu clair, avec des guirlandes…

— – Vraiment ? faisait la pauvre vieille attendrie ; et elle ajoutait en se tournant vers son mari : C’’est un si brave enfant !

— – Oh ! oui, c’’est un brave enfant ! reprenait l’’autre avec enthousiasme.

Et, tout le temps que je parlais, c’’étaient entre eux des hochements de tête, de petits rires fins, des clignements d’’yeux, des airs entendus, ou bien encore le vieux qui se rapprochait pour me dire :

— – Parlez plus fort… Elle a l’’oreille un peu dure.

Et elle de son côté :

— – Un peu plus haut, je vous prie ! Il n’’entend pas très bien…

Alors j’’élevais la voix ; et tous deux me remerciaient d’’un sourire ; et dans ces sourires fanés qui se penchaient vers moi, cherchant jusqu’’au fond de mes yeux l’’image de leur Maurice, moi, j’’étais tout ému de la retrouver cette image, vague, voilée, presque insaisissable, comme si je voyais mon ami me sourire, très loin, dans un brouillard.


Tout à coup le vieux se dresse sur son fauteuil :

– — Mais j’y pense, Mamette…, il n’a peut-être pas déjeuné !
Et Mamette, effarée, les bras au ciel :
—- Pas déjeuné !… Grand Dieu !
Je croyais qu’il s’’agissait encore de Maurice, et j’’allais répondre que ce brave enfant n’’attendait jamais plus tard que midi pour se mettre à table. Mais non, c’’était bien de moi qu’’on parlait ; et il faut voir quel branle-bas quand j’’avouais que j’’étais encore à jeun :
— – Vite le couvert, petites bleues !

La table au milieu de la chambre, la nappe du dimanche, les assiettes à fleurs. Et ne rions pas tant, s’’il vous plaît ! et dépêchons-nous …Je crois bien qu’’elles se dépêchaient.
À peine le temps de casser trois assiettes le déjeuner se trouva servi.
— – Un bon petit déjeuner ! me disait Mamette en me conduisant à table ; seulement vous serez tout seul… Nous autres, nous avons déjà mangé ce matin
Ces pauvres vieux ! à quelque heure qu’’on les prenne, ils ont toujours mangé le matin. Le bon petit déjeuner de Mamette, c’’était deux doigts de lait, des dattes et une barquette, quelque chose comme un échaudé ; de quoi la nourrir elle et ses canaris au moins pendant huit jours… Et dire qu’’à moi seul je vins à bout de toutes ces provisions ! …Aussi quelle indignation autour de la table ! Comme les petites bleues chuchotaient en se poussant du coude, et là-bas, au fond de leur cage, comme les canaris avaient l’’air de se dire :
– « Oh ! ce monsieur qui mange toute la barquette ! »
Je la mangeai toute, en effet, et presque sans m’’en apercevoir, occupé que j’’étais à regarder autour de moi dans cette chambre claire et paisible où flottait comme une odeur de choses anciennes… Il y avait surtout deux petits lits dont je ne pouvais pas détacher mes yeux.
Ces lits, presque deux berceaux, je me les figurais le matin, au petit jour, quand ils sont encore enfouis sous leurs grands rideaux à franges.
Trois heures sonnent. C’est l’’heure où tous les vieux se réveillent :—
– Tu dors, Mamette ?
— Non, mon ami.— N’’est-ce pas que Maurice est un brave enfant ?—
Oh ! oui c’’est un brave enfant.

Et j’’imaginais comme cela toute une causerie, rien que pour avoir vu ces deux petits lits de vieux, dressés l’’un à côté de l’’autre…

Pendant ce temps, un drame terrible se passait à l’’autre bout de la chambre, devant l’’armoire.
Il s’4agissait d’4atteindre là-haut, sur le dernier rayon, certain bocal de cerises à l’eau-de-vie qui attendait Maurice depuis dix ans et dont on voulait me faire l’’ouverture.
Malgré les supplications de Mamette, le vieux avait tenu à aller chercher ses cerises lui-même ; et, monté sur une chaise au grand effroi de sa femme, il essayait d’’arriver là-haut…
Vous voyez le tableau d’’ici, le vieux qui tremble et qui se hisse, les petites bleues cramponnées à sa chaise, Mamette derrière lui haletante, les bras tendus, et sur tout cela un léger parfum de bergamote qui s’’exhale de l’’armoire ouverte et des grandes piles de linge roux…

C’’était charmant…!

Enfin, après bien des efforts, on parvint à le tirer de l’’armoire, ce fameux bocal, et avec lui une vieille timbale d’’argent toute bosselée, la timbale de Maurice quand il était petit. On me la remplit de cerises jusqu’’au bord ; Maurice les aimait tant, les cerises !

Et tout en me servant, le vieux me disait à l’’oreille d’un air de gourmandise :

— – Vous êtes bien heureux, vous, de pouvoir en manger !… C’’est ma femme qui les a faites
… Vous allez goûter quelque chose de bon.

Hélas sa femme les avait faites, mais elle avait oublié de les sucrer. Que voulez-vous ? on devient distrait en vieillissant. Elles étaient atroces, vos cerises, ma pauvre Mamette… Mais cela ne m’’empêcha pas de les manger jusqu’’au bout, sans sourciller.

Le repas terminé, je me levai pour prendre congé de mes hôtes. Ils auraient bien voulu me garder encore un peu pour causer du brave enfant, mais le jour baissait, le moulin était loin, il fallait partir.
Le vieux s’’était levé en même temps que moi.

—– Mamette, mon habit !…

Je veux le conduire jusqu’à la place.
Bien sûr qu’’au fond d’’elle-même Mamette trouvait qu’’il faisait déjà un peu frais pour me conduire jusqu’’à la place ; mais elle n’en laissa rien paraître.
Seulement, pendant qu’’elle l’’aidait à passer les manches de son habit, un bel habit tabac d’’Espagne à boutons de nacre, j’’entendais la chère créature qui lui disait doucement :

— – Tu ne rentreras pas trop tard, n’’est-ce pas ?

Et lui, d’un petit air malin :

—- Hé ! hé !… je ne sais pas… peut-être…?

Là-dessus, ils se regardaient en riant, et les petites bleues riaient de les voir rire, et dans leur coin les canaris riaient aussi à leur manière…
Entre nous, je crois que l’’odeur des cerises les avait tous un peu grisés.…

 

La nuit tombait, quand nous sortîmes, le grand-père et moi.
La petite bleue nous suivait de loin pour le ramener ; mais lui ne la voyait pas, et il était tout fier de marcher à mon bras, comme un homme.
Mamette, rayonnante, voyait cela du pas de sa porte, et elle avait en nous regardant de jolis hochements de tête qui semblaient dire :

« Tout de même, mon pauvre homme !… il marche encore. »

 

Alphonse Daudet

 

 retour sur la rubrique du même tabac  chou blanc esT effectivement magnetIseur - voir son site ???Chou Blanc

 

RETRO: C’est du même tabac…

Share Button

PASSIONS : Ceux qui nous surprennent – N° 2 : SYLVIE ET SES SANTONS

Print pagePDF pageEmail page

logo-passion-1
LE BLOC NOTE
DES PASSIONNÉS

PASSIONS, vous révèle les
passions de celles et ceux que vous connaissiez autrement ….
Lumière sur leur étincelle de bonheur….

logo-entete-passions
vous dévoile :

LA PASSION DES SANTONS

Aujourd’hui place à une grande dame chez les santonniers
Sylvie FOULQUIER de MARANS …..

Dieu souffla un jour sur la glaise…
La même qui sous les doigts de Sylvie  prend vie et se transforme en tout un petit monde qui sent bon notre enfance
NOTRE JEUNESSE ….

Comme elle le dit si souvent:
« la crèche pour certains c’est aussi une thérapie … »
Alors pour tous les grands et petits malades.. Venez vivre la passion de cette cévenole intronisée invitée d’honneur du 59ème salon international des santonniers d’Arles  (13)
La Chouette se devait de descendre de son clocher pour  participer à cette consécration…!

sylvieSYLVIE SANTONNIÈRE…
« 
C’est vraiment que des concours de circonstances » Rire!

Parce qu’elle aime  rire la cévenole..!
Elle ponctue souvent les choses importantes d’un rire sonore comme pour s’échapper, ou peut être ne pas risquer de se prendre trop au
sérieux; joyeuse de la vie, de sa passion,

Si tous les chemins mènent à Rome,
ceux qui aboutissent au métier de santonnier sont parfois plus tortueux et souvent surprenants.

Sylvie a terminé ses études par
5 années de Beaux Arts; attirée par la photo comme des parents eux aussi cévenols pur jus qui l’ont toujours soutenue.

La fille unique d’Annie et Maurice est un peu touche à tout: dessin, peinture, art contemporain.
La routine n’est pas dans son caractère elle était presque effrayée à l’idée de devenir prof…!
Soutenue par son mari professeur, elle vécut de petits bricolages en tous genres, s’impliquant dans des associations, bénévole dans de multiples structures

Des débuts pour compléter la crèche de monoprix de ses deux garçons

Un jour en faisant ses courses en famille, elle achète une nativité au Monoprix de Sète!
Oh bien sûr il y avait eu la crèche familiale de son enfance et celle qu’elle faisait chez elle, mais sans plus à cette époque là.

Très vite, l’envie de donner elle-même naissance à ces petits personnages si captivants la gagne et elle modèle ses premières pièces uniques.

Alors elle achète des santons en terre brute qu’elle peint. Mais très vite elle se lasse ne trouvant plus les personnages qu’elle veut.
Qu’à cela ne tienne l’artiste qui sommeillait en elle réveille et la voilà en train de sculpter des moutons … reste trouver un four.
Et justement, belle circonstance, Michèle belle mère participe à un club de poteries!

Nous sommes en 1999, grosse année de  travail elle crée son premier personnage: Le Photographe!

Pour sa crèche Sylvie crée des pièces uniques: moutons, Tarasque, et quelques personnages.
Et d’autres, car elle s’installe dans le métier:  1ère foire en 2000 à Saint Martin de Valgalgues.

C’est parti pour devenir la santonnière cévenole…..

En 2001 elle s’inscrit à la Chambre des Métiers…… son mari Thierry et les deux garçons  poussent les meubles dans la maison d’Ales pour lui installer un atelier.

Elle y réalise depuis des santons en argile de 8 cm et des scènes racontant de petites histoires.
Pour garder intact le caractère personnel qui caractérise ses santons, elle assure aujourd’hui toutes les étapes de la fabrication traditionnelle elle même, du modelage de l’argile du modèle initial jusqu’à la touche de peinture finale.

Pour creuser son sillon elle cherche sans cesse à se démarquer à faire ressortir sa personnalité….
La collection comprend les personnages traditionnels tels que la nativité, les sujets de Provence et vient s’enrichir de modèles plus originaux se rapportant toujours à la vie cévenole d’autrefois.

 

En tout une centaine de personnages sont prêts à vous conter des histoires d’autrefois et celle de la nuit de Noël!

Personnages et animaux naissent de l’argile, après recherches et documentations. Ensuite le santon est moulé puis retravaillé individuellement (sculpture et peinture).
Cette technique donne une facture particulière aux animaux alors très ressemblants.

« J’ai bien observé dans les foires ce que les autres faisaient, pas question pour moi de faire comme eux. Ce qui m’a sauvée ce sont les animaux et les sujets cévenols c’est ça qui au début m’a fait remarquer par les clients »
Depuis elle crée chaque année des nouveaux modèles (10 en cette année 2016 )
Sylvie réalise aussi des petites scènes composées, poétiques ou anecdotiques.

Elles sont entièrement réalisées en argile et jamais réellement identiques.

Elle sculpte, modèle et personnalise sur commande ses pièces les plus complexes.


La peinture reste une part importante et minutieuse.
Le choix des couleurs et le goût du motif découle presque toujours de l’étude de costumes et tissus d’époque.

L’utilisation de couches successives ou de patines ajoute parfois une autre dimension à la laine d’un mouton ou aux plis d’un tablier.

J’espère dit elle  – « faire encore un long chemin vers le monde idéal de nos « petits saints ».

Elle propose aujourd’hui à sa clientèle :

cliquez pour agrandir


130 personnages et un
peu plus de cent animaux et accessoires.

C’est certain elle ne s’arrêtera pas en si bon chemin.

D’autant qu’elle parle bien en marchant :

« Oui je suis une santonnière pratiquante, ou si tu préfères une pratiquante en santons.

Avec la crèche tu te crées un monde idéal.

On ne s’en aperçoit pas toujours mais pour les gens la crèche peut être une identification, une personnalisation par rapport à la famille.

Et pour certains la crèche, c’est une thérapie. »

chouette-prof C‘est qu’elle en deviendrait presque rebouteuse la petite dame …
Si vous voulez entrer dans sa pharmacie voici les adresses utiles de son site et de son catalogue de vente.

Notez que c’est bientôt Noël mes agneaux …. vous pouvez offrir aux choupinettes quelques agneaux de plus dans la crèche familiale…. les mamies cathos y trouveront sans doute l’agneau de DIEU
au milieu ….

Les potes âgés y trouveront eux, légumes ….. citrouilles et bien sûr choux 
En cherchant bien vous y rencontrerez même la vérité sortant toute nue du puits……Mais ce santon là, c’est pour FIRMIN COQUIN ….!
La Chouette qui ne connait pas Sylvie, n’a aucun contrat avec elle….
Nous avons simplement trouvé son parcours  aussi authentique que ses santons…. en un mot passionnant…!

Sylvie de Marans
9, rue Guynemer   30100 ALES
Tél: 04.66.30.50.51 (sur R.D.V)

–  Il y a actuellement une vingtaine de santonniers dans le département du Gard et une majorité de femmes.

 SORTIR PENDANT LES VACANCES AVEC LES PTI’CHOUX
59ème salon des santonniers d’Arles jusqu’au 15 janvier 2017


Le Salon des Santonniers se tiendra dans les salles du Cloître saint Trophime à Arles 13
Chaque année le Salon des Santonniers réunit les plus belles représentations des artisans de toute la Provence, mais aussi des contrées très lointaines.

Sylvie de Marans, santonnière du Gard,  est l’artiste invitée d’Honneur de cette 59ème édition.

Il existe depuis décembre 1958. Créé par les santonniers le Salon d’Arles est la vitrine artistique privilégiée de cette profession symbole de l’art populaire emblématique de Provence : les Santons.

        

Lieu : Cloître Saint Trophime, 20 Rue du Cloître – 13200 Arles
Horaires : Ouvert tous les jours de 10 h  à 17 h
Renseignements : 04 90 96 22 88  —  04 90 52 31 92
Plus d’information sur le blog du salon des santonniers

SOURCES :
http://l-estrangie-e-li-santoun.over-blog.com/2014/05/une-autre-santonniere-du-gard-sylvie-de-marans.html
http://santons.sylvie.free.fr/Les%20santons%20de%20Sylvie/index.htm
http://santons.sylvie.free.fr/Les%20santons%20de%20Sylvie/Page%20contact.htm
http://santonsdesylvie.canalblog.com/

logo-passion-2 LE PASSIONNÉ

Share Button