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SAINTS GUERISSEURS : SAINT MARTIN… contre boutons, furoncles, herpès

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UNE SERIES POUR TOUT CONNAITRE SUR NOS SAINTS GUERISSEURS -un par mois

    SAINT   MARTIN      
IV siècle (336 – 397 )
– Fête le 11 Novembre
Patron des policiers
et des vignerons

 Invoqué contre :
Boutons, furoncles, herpès, maladies vénériennes, petite vérole, ergotisme (mal des ardents ou feu de saint Antoine)

Iconographie :
La charité de saint Martin
Saint très populaire en France et notamment dans l’ouest de la France, saint Martin est né en Hongrie au IVe siècle. II fut enrôlé, comme fils de vétéran, dans l’armée romaine et mena pendant plusieurs années la vie de soldat en Italie puis en Gaule.
Étant en garnison à Amiens  il aperçut un jour d’hiver un mendiant à l’une des portes de la ville par un froid rigoureux,  il sollicitait de quoi se protéger du froid. Sans hésiter, Martin coupa en deux son manteau avec son épée et en donna la moitié au mendiant.

La nuit suivante le Christ lui apparu habillé avec ce pan de manteau.
Cet épisode dit de « la Charité » est également la représentation iconographique la plus courante du saint.


En 370 à Tours quand saint Martin quitta l’armée, le peuple le choisit comme évêque . II réalisa de nombreux miracles, guérisons et conversions. II symbolise « l’évêque‑moine » qui évangélise le milieu rural et participe au développement du christianisme comme religion de la France.
Sa vie fut racontée par son disciple Sulpice Sévère qui contribua ainsi à l’expansion de son culte et son tombeau, à Tours, fut très vite un lieu de pèlerinage.

La popularité de saint Martin que l’on appelait le treizième Apôtre fait que, aujourd’hui encore, de nombreuses églises portent son nom.
Saint Martin fût l’un des premiers saints, mis sur les autels sans avoir subi le martyre.

Les grandes dates de la vie de saint Martin :

SAINT MARTIN UN GUÉRISSEUR…!

Son statut d’ancien homme de guerre l’empêche d’être prêtre et il refuse la fonction de diacre que lui propose l’évêque. Il devient donc exorciste ce qui lui permet d’être confronté aux réalités concrètes sur le terrain.
Cette fonction d’exorciste peut indiquer que Martin possédait des dons de guérisseur.

Il se retire avec des compagnons dans l’île déserte de Gallinara non loin du port d’Albenga et tous se nourrissent de racines et d’herbes sauvages pour exercer leur foi sur le modèle évident de saint Jean-Baptiste. Martin s’empoisonne avec de l’hellébore et il s’en faut de peu qu’il ne meure. Cet épisode indiquerait une fois encore qu’il était guérisseur et aurait peut-être essayé sur lui-même un remède (l’hellébore ayant des vertus médicinales)
.

Martin avait-il des dons de guérisseur ?
Sinon comment expliquer tous les miracles qu’on lui attribue :
on dit qu’il fait « jaillir des sources, qu’il guérit les paralytiques, les possédés, les lépreux, il ressuscite les enfants, il fait parler les muets, il peut même guérir à distance, ou par l’intermédiaire d’un objet qu’il a lui-même touché. Il calme les animaux furieux et même la grêle. « 

La drôle de  guérison du possédé:
On présenta un jour un possédé à Saint Martin, mettant ses doigts dans sa bouche il dit au démon de ces lieux  » Si tu as quelque puissance, dévore cette main » contraint par le saint et ne voulant l’affronter…..  il sortit par « le chemin qui convenait le mieux à un esprit immonde »
Sur ce vitrail l’artiste a représenté un diablotin vert sortant du derrière du possédé.

Magnifiques bandes dessinées d’époque les vitraux transmettent les miracles des saints….Voici quelques exemples des guérisons spirituelles de saint Martin en liaison avec l’excellent site des vitraux de Chartres (http://www.vitraux-chartres.fr)  – Ici celui consacré à saint Martin ……
————— 3 autres miniatures sur les guérisons vous y attendent ————

– Guérison de la paralytique en lui administrant de l’huile bénite 
– Guérison d’un lépreux qu’il embrassa
                                        
Guérison d’un enfant « Rends le moi c’est mon fils unique »        

L’APOTRE ET SON ÉVANGÉLISATION DES CAMPAGNES

Évêque de Tours il n’en continue pas moins de vivre en saint homme. Il crée un ermitage à 3 km de la ville : c’est l’origine de Marmoutier (Marmoutier signifie « grand monastère » car en gaulois « grand » se dit « mar »)
L’autorité de l’évêque est limitée à l’enceinte de la cité, Martin et ses moines sortent des murs et pénètrent profondément à l’intérieur des terres. Martin. Vêtu d’une pauvre tunique et d’un grossier manteau, assis sur un âne, semble ainsi avoir largement sillonné le territoire de la Gaule.
Il parcourt presque toutes les provinces gauloises: ni les montagnes, ni les fleuves, ni les dangers d’aucune sorte ne l’arrêtent; partout sa marche est victorieuse, et il mérite par excellence le nom de Lumière et d’Apôtre des Gaules.

Il utilise à merveille la psychologie par sa connaissance des réalités quotidiennes et leur transformation en images que le petit peuple comprend tel que le Christ le faisait.
Il remplace les sanctuaires païens par des églises et des ermitages Comprenant fort bien l’homme de la campagne et ses besoins, il se donne les moyens de le convertir à l’heure où la foi chrétienne est pour l’essentiel cantonnée derrière les murs des villes.
Marmoutier sert de centre de formation pour l’évangélisation et la colonisation spirituelle des campagnes ; c’est pour l’essentiel la première base de propagation du christianisme en Gaule.

Épuisé par cette vie de soldat du Christ, Martin meurt à Candes sur Loire à la fin de l’automne, le 8 novembre 397 sur un lit de cendre comme mouraient les saints hommes ; disputé entre Poitevins et Tourangeaux, son corps est subtilisé par ces derniers et rapidement reconduit par le fleuve jusqu’à Tours où il est enterré le 11 novembre.

TOMBEAU DE SAINT MARTIN BASILIQUE DE TOURS LA PRIÈRE A SAINT MARTIN

Bienheureux Martin,
nous venons à toi
Soldat de Dieu, Apôtre du Christ, Témoin de son Evangile et Pasteur de son Église, nous te prions :
« Tu étais présent à Dieu dans le grand silence des nuits solitaires, donne-nous de lui rester fidèles dans la foi et la prière.
– Catéchumène, tu donnas au mendiant la moitié de ton manteau, aide-nous à partager avec nos frères.
– A travers champs et bois tu as défié le démon et détruit ses idoles, prends-nous en ta garde et protège-nous du mal.
– Au soir de ta vie, tu n’as point refusé le poids des jours et des travaux, – fais que nous soyons dociles à la volonté du Père.
– Au ciel de gloire, tu jouis de ton repos dans la maison de Dieu, mets en nos cœurs le désir de te rejoindre »

Et sur la fin de vos jours……
 » Mon Dieu, je soupire après vous, je voudrais quitter la vie pour vous être réuni, cependant, si je suis encore utile ici-bas, je ne refuse pas le travail… Mon Dieu, que votre volonté se fasse.  » Saint Martin, priez pour moi, je me recommande bien à vous, grand saint de la France »

LE SAVIEZ VOUS
– L’été de la Saint Martin :
Au passage de son corps sur la Loire entre Poitiers et Tours, les fleurs se mettent à éclore en plein mois de novembre. Ce phénomène étonnant donnera naissance à l’expression « été de la Saint Martin » quand on constate un temps doux début novembre !
– Cape chapelle et capétiens : Le reste de son manteau, appelé « cape » sera placé plus tard, à la vénération des fidèles, dans une pièce dont le nom est à l’origine du mot : chapelle (capella en latin, chapel en anglais, Kapelle en allemand).
La cape de Saint Martin de Tours est aussi à l’origine du mot « Capet » nom de la dynastie des Rois de France : Francs Capétiens.

La cape est aujourd’hui conservée à la cathédrale d’Amiens.

– Les martins-pêcheurs: – On dit qu’un jour, voyant des martins-pêcheurs se disputer des poissons, il explique à ses disciples que les démons se disputent de la même manière les âmes des chrétiens. Et les oiseaux prirent ainsi le nom de l’évêque.
-Pourquoi ne donner que la moitié de son manteau..? Il ne donne en effet que la moitié de son manteau, car pour ce militaire l’autre moitié appartient à l’État et il ne peut donc la céder…!

wikipédiatre« Je crois utile de vous rappeler que les fêtes et traditions populaires du nord et des Flandres honorent à leur manière Saint Martin et son âne qui pendant que Martin aide les mendiants se sauve à la joie de tous les enfants qui le cherchent pour obtenir en récompense brioches et friandises « …… 

Chou Blanc est effectivement magnétiseur...Mais pas un saint..! voir son siteCHOU BLANC (Les autres saints guérisseurs – faire catégorie SAINT THOL )

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La ligne éditoriale de cette série est accessible 
  BON COURAGE...!

 

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SAINTS GUÉRISSEURS: SAINTE JULIE … Patronne de la Corse

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                                         SAINTE JULIE                           

MARTYRE  IV Siècle –  Fête le 8 Avril ou le 22 Mai

SAINTE PATRONNE :
De la CORSE avec Sainte Devote

VÉNÉRÉE : Église PIÉVANE de NONZA en CORSE

ATTRIBUTS :
Elle est généralement représentée avec la palme des martyres et les seins coupés( voir la légende ci-dessous)

INVOQUÉE :
Pour protéger les mères contre le tarissement de leur lait

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 LA VIE DE SAINTE JULIE

Sainte Julie P Biardeau
Terre cuite polychrome, XVIIe siècle
Angers-Collegiale-Saint-Martin

Julie de Corse ou sainte Julie (santa Ghjulia en corse) est la patronne de la Corse.
Elle vécut au début de l’ère chrétienne et sa fête est célébrée le 8 avril ou le 22 mai


Comme toujours lorsqu’il s’agit des saints des premiers siècles, la vie de sainte Julie divise les hagiographes.
La version des Bollandistes fut adoptée par le propre des offices du diocèse d’Ajaccio, mais elle n’est pas sans contradictions : 

Sainte Julie attribuée à Pierre Biardeau
Terre cuite polychrome
Milieu du XVIIe siècle

Selon eux, Julie était issue d’une famille noble de Carthage. Après la prise de la ville par les Vandales de Genséric en 439 et la soumission de la population, Julie fut vendue comme esclave à un commerçant syrien, Eusèbe.
La jeune chrétienne se dévoua avec zèle à son maître.

Eusèbe l’embarqua avec lui lorsqu’il partit pour la Gaule. Il fit escale en Corse, près de Nonza, où l’on célébrait ce jour-là les dieux par le sacrifice d’un taureau.
Eusèbe se joignit aux festivités mais Julie, pleine de réprobation pour une fête païenne, demeura sur le bateau.

Lorsque Félix Saxo, le gouverneur local, apprit qu’elle s’y trouvait, il enivra Eusèbe, qui refusait de la livrer.
Lorsque le marchand fut endormi, il fit enlever la jeune chrétienne et lui demanda de sacrifier aux dieux.

Julie fut condamnée à mort pour son refus et surtout pour sa réponse hardie.
Elle fut frappée au visage jusqu’au sang, traînée par les cheveux, fouettée puis crucifiée.
La légende veut qu’une colombe s’échappa de sa bouche, symbole d’innocence et de sainteté.

Des religieux de l’île de Gorgone vinrent chercher son corps et le placèrent à l’abri dans leur monastère.
Plus tard, ses restes furent transportés à Brescia et ouvrirent un culte à sainte Julie dans le Nord de l’Italie.

Cette version fut adoptée par les offices du diocèse d’Ajaccio.

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SAINTE JULIE D’ORIGINE CORSE…?

Selon une autre version de la vie sainte Julie (Santa Ghjulia) était native de Nonza, et contemporaine de santa Divota, c’est-à-dire sous le règne de Dioclétien, au tout début du IVe siècle.

 

                                                  

 

barre bleueLA LÉGENDE DE SAINTE JULIE

Les fontaines de Santa Ghjulia.

village de Nonza ; deux fontaines jaillirent de la roche.

Parce qu’elle refusait de sacrifier aux dieux, les Romains la torturèrent.
La légende a retenu particulièrement l’un des supplices : ses bourreaux lui coupèrent les seins et les jetèrent contre les rochers, en contrebas du village Corse de Nonza ; deux fontaines jaillirent aussitôt de la roche.

.

Le miracle enragea ses bourreaux, qui l’attachèrent à un figuier et la laissèrent mourir dans la souffrance. Comme dans la précédente version, une colombe s’échappa de sa bouche à sa mort.

Cette seconde version toutefois peu vraisemblable de la vie de sainte Julie fut soutenue par de nombreux chroniqueurs tels que Vitale, Colonna ou Fra Paolo Olivese.

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LE CULTE DE SAINTE JULIE

  Les versions acceptées par la tradition locale se mélangent et, par exemple, on a vu dans l’iconographie hagiologique sainte Julie crucifiée les seins coupés (ex. toile du XVIe siècle située dans l’église PIÉVANE de NONZA).

Les habitants de Nonza rendirent un culte fervent à Julie peu après son martyre. Un sanctuaire fut bâti en contrebas du village, mais détruit par les Barbaresques en 734.
LA FONTAINE DES MAMELLES , qui ne s’est jamais tarie, attira très tôt une foule de pèlerins, venus de la Corse entière.

Aujourd’hui encore, chaque année, la Sainte-Julie, est fêtée à Nonza et dans toute la Corse, par de fastueuses cérémonies.
Sainte Julie fut proclamée patronne de la Corse (avec sainte Dévote) par un décret de la Sacrée congrégation des rites du 5 août 1809.

MIRACLES ET GUÉRISONS DE SAINTE JULIE

Ses eaux, considérées comme miraculeuses, devaient opérer de nombreuses guérisons et protéger les mères contre le tarissement de leur lait. Certaines se rendaient en pèlerinage à Nonza, pieds nus, pour s’attirer les faveurs de la sainte.

Une plaque célèbre le martyre de Julie sur le rocher de la fontaine.

DICTONS DE SAINTE JULIE

« Pour la Sainte-Julie, le soleil ne quitte pas son lit. »

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L
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CHOU BLANC (Les autres saints guérisseurs – faire catégorie SAINT THOL )
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ON CANONISERA LE SAINT FRUSQUIN A LA SAINT GLINGLIN

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LE CHOURISTEJ’ai vu ma grand mère prier Saint Frusquin

J’ai vu ma grand mère prier pour que j’améliore mes tenues vestimentaires…
C’est vrai qu’elle avait connu les zazous et les blousons noirs avant mes chemises à fleurs.

SAINT FRUSQUINLa « pooovrette » elle en appelait à saint Frusquin ….s on livre de catéchisme devait être soldé, car il n’ y a ni saint Glinglin, ni saint Frusquin au paradis.

C’est une expression qui vient bien des frusques… On disait dans le passé « tout le saint frusquin »  ce terme argotique « frusquin » désignait au XVIIe siècle tout ce qu’un homme possédait : ses habits, ses biens personnels et avoirs.

On lui ajouta par la suite, le terme saint par analogie avec Saint-Crépin, qui désignait l’ensemble des outils du cordonnier.

L’expression naquit ainsi, désignant tout ce que l’on possède avec un sens quelque peu péjoratif.
À la fin d’une énumération, « tout le Saint-Frusquin » prend le sens de « et tout le reste. »

TU VOIS MÉMÉ …  IL N Y A PAS DE SAINT FRUSQUIN ……
NI DE SAINT GLINGLIN
– « Eh minute….. il y a  pourtant une place pour eux dans le calendrier… ! »

Selon le dictionnaire de M.Rat, la saint Glinglin existe juridiquement car…

Un débiteur particulièrement astucieux s’était engagé à rembourser son créancier le jour de la saint Glinglin. Le créancier ne voyant rien venir avait fini par porter l’affaire en justice.
Le tribunal   rendit le jugement suivant :

« Attendu que la Saint-Glinglin ne figure pas dans le calendrier, mais qu’il existe à la date du 1er novembre une fête collective de tous les saints qui n’ont pu y trouver place ; Attendu, en conséquence, qu’il y a lieu de fixer au 1er novembre la date de la Saint-Glinglin ; Par ces motifs, contradictoirement et en dernier ressort, condamne le débiteur à payer la somme réclamée avant le 1er novembre. »

Mais avec un tel raisonnement on n’échappera pas à la saint frusquin,  la saint phonie et bien sûr l’inévitable saint thèse.

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CHOU FRISEretour sur la rubrique du même tabac

RETRO : C’est du même tabac…..
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