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LADY LADINDE: Fait la coupe à SAMSON…?


Aujourd’hui c’est la fête à  SAMSON ……

ET COMME ON EST NOMBREUX A PARLER DE

SAMSON ET DALIDA…

LADY LADINDE  LA  PREMIÈRE…!

ALORS ELLE VA  ÉCLAIRER LES CHOUPINETS
SUR L’ HISTOIRE DE  » SAMSON  ET  DALILA   « 

– Eh camarade… Véronique Sanson n’a rien à voir non plus ….
– Ok ok on va pas couper les cheveux en quatre… !
– Justement Si…  !

Samson et Dalila de Gerrit Van Honthorst -photo la Chouette expo Toulouse été 2012 sur le caravagismedinde

BLOC NOTE LADY LADINDE

 

 

Bloc note de
LADY LADINDE


 » Et si je ne voulais pas mourir idiote »

Avec le nom que j’ai, vous comprendrez aisément que je ne veuille pas mourir idiote… Aussi, lorsque je découvre des choses pour m’instruire, je vais vous en faire part….
De temps en temps…. vous aurez à vous farcir Ladinde avec sa rubrique  » Et si je ne voulais pas mourir idiote »

« Les hommes doués d’intelligence ont une soif d’éducation semblable à la soif de pluie qu’éprouve un champ de culture... »
Je te dis pas…! pour les femmes … c’est encore pire

AUJOURD’HUI LADY LADINDE PROPOSE DE DÉCOUVRIR :

SAMSON ET DALILA

Dans la Bible, nombreux sont les élus de Dieu ; presque tous sont fidèles et lui obéissent. Quelques-uns, cependant, le déçoivent et se voient abandonnés de l’esprit divin. C’est le cas de Samson, doué d’une force exceptionnelle grâce à l’élection divine, mais qui finira pourtant captif et aveugle pour avoir perdu cette force par sa bêtise.
Voilà un épisode de la bible qui mérite d’être connu car il a inspiré les artistes … et hélas quelques dames qui se croient obligées de ressembler aux femmes qui ont trahis cet homme si fort et si faible à la fois. 

Par trois fois, Samson sera victime des femmes.

La première fois,  celle qui est devenue sa femme lui extorque la réponse de l’énigme qu’il avait proposée et la donne à ses compagnons philistins

La deuxième fois, même si le texte biblique n’est pas explicite à ce sujet, on peut supposer qu?une prostituée de Gaza le dénonce, là encore sans doute par crainte.

Enfin, la troisième fois, la plus célèbre de toutes, Dalila le livre aux Philistins ses ennemis.
Dalila est une femme, probablement philistine, dont s’éprend Samson pour sa perte.
Elle se fait acheter par les chefs de son peuple pour leur livrer ce héros qui les terrorise et les empêche d’opprimer les Israélites, et finit par lui arracher le secret de sa force prodigieuse.
Dalila fait donc raser Samson pendant son sommeil, afin de le priver de sa force et de l’assistance divine dont il s’est rendu indigne en exposant à des mains étrangères ce qui était voué à Dieu.

L’histoire de Samson ….. et Dalila

Samson et le lion, Rubens, 1633-1634

 

L’histoire de Samson commence  par un incident survenu lors de son mariage de Samson avec une Philistine.

Samson, en allant retrouver sa future femme à Timna, tue à mains nues un lion dont il voit plus tard la carcasse accueillant un essaim d’abeilles.

Samson apporte un rayon de miel à ses parents - le Guerchin Peintre ou Dessinateur : Guerchin, Giovanni Francesco Barbieri dit le (1591-1666) Datation : 1657 Source textuelle : Juges 14, 8-9 (Bible de Jérusalem, p. 368) Sujet de l'image ou genre : Sujet d'histoire sacrée. Samson et le lion Nature de l?image : Peinture sur toile Dimensions : Hauteur 102 * Largeur 117, cm Lieu de conservation : San Francisco, Fine Arts Museums, M. H. De Young Memorial Museum, inv. 65.20.2

 

De cet épisode, il tire une énigme qu’il propose aux convives le jour de ses noces :

« De celui qui mange est sorti ce qui se mange et du fort est sorti le doux. ».

Il révèle à sa femme la solution de l’énigme, mais celle-ci, menacée par les puissants de son peuple, trahit le secret et livre la réponse aux ennemis de Samson.
L’imprudence de Samson n’aura pas de conséquences graves pour lui, mais il ne sait pas en tirer d’enseignement.
Lorsqu’il tombera sous le charme de  Dalila, celle ci  le harcèle pour lui extorquer le secret de sa force prodigieuse et le livrer aux Philistins, il se rend compte du risque encouru mais se laisse malgré tout duper.
Samson est donc un personnage paradoxal : doué d’une force physique redoutable, il semble étonnamment vulnérable face aux femmes.
Le pouvoir des femmes sur lui a anéantit la force que lui a donnée Yahvé…… ainsi ses ennemis finiront par lui percer les yeux.
Seul son esprit de vengeance lui donnera une dernière fois l’assistance de Dieu pour faire effondrer le temple sur lui et tous ses ennemis.

Samson a maintes fois inspiré les grands maitres…..

Des peintres tel Rubens, Rembrandt, Van Dick et van Honthorst (ci-dessus) ont été inspirés par cet épisode biblique.

Rubens (vers 1625) nous relate la tonte de Samson

Samson et Dalila (version de Londres) - Rubens Peintre ou Dessinateur : Rubens, Pierre Paul (1577-1640) Datation : entre 1609 et 1610 Source textuelle : Juges 16, 19-21 (Bible de Jérusalem, p. 371)
Ce tableau de Rubens (vers 1625) nous relate la tonte de Samson.

Tandis qu’il est endormi sur les genoux de Dalila, un valet s’approche de lui et lui coupe les cheveux.
L’action est éclairée par une vieille femme qui surveille la scène.
Dalila semble s’abandonner complètement ; elle regarde Samson et son visage est paisible.
Au fond de la scène, en haut à droite, l’on aperçoit l’armée des Philistins qui attend à la porte.
Ces deux scènes sont éclairées par des bougies qui mettent en relief l’abandon total de Samson, le point central du tableau étant par ailleurs la musculature puissante de son dos.
On peut noter le contraste entre cette expression de force physique et la position presque foetale du héros.
Les deux personnages principaux se laissent faire et ce sont les personnages secondaires qui agissent.

Samson et Dalila par Van Dyck….

 Samson et Dalila, Sir Anthony van Dyck, v. 1630

Samson et Dalila, Sir Anthony van Dyck, v. 1630

 Samson fut trahi par Dalila, femme judéenne dont il était épris.
Cette dernière profita de son sommeil pour raser sa chevelure, de laquelle il tirait sa force.
L’épisode, relaté dans l’Ancien Testament, inspira à Anthony Van Dyck une toile d’une grande intensité dramatique dans laquelle se déploient des lignes sinueuses. Les reflets chatoyants des étoffes témoignent des talents de coloriste de l’artiste.

L’aveuglement de Samson de Rembrandt (1636)

Aveuglement de Samson, Rembrandt, 1636, huile sur toile, 236x306 cm.Si l’on considère L’aveuglement de Samson de Rembrandt (1636),
« Dans la pénombre, Dalila, tenant la chevelure coupée de Samson, s’enfuit : le héros étant ainsi réduit à l’impuissance, les Philistins s’emparent de lui et lui crèvent les yeux. La trahison, l’horrible mutilation du héros, sont exprimées avec force par la puissance et le choc de la couleur qui n’est plus utilisée pour sa facilité de reproduire la réalité mais se voit conférer de façon inattendue ici un véritable rôle de porte-parole du drame.

Dans le contre-jour, les Philistins alertés par Dalila enchaînent Samson et l’aveuglent. Un éclairage dramatique tombe de l’ouverture par laquelle Dalila s’enfuit. Sa main, tenant les ciseaux, est le point le plus éclairé du tableau. Se détachant sur le bleu pâle, le jaune citron, les gris de l’arrière-plan lumineux, le formidable pied de Samson ne peut plus atteindre celle qui l’a trahi. » (Rembrandt de L. Munz et B. Haack).

Sur Les démonstrations de force de Samson.

 

Son combat avec le lion

Par son naziréat, Samson acquiert une force hors du commun qui lui sera utile pour combattre les Philistins. Homme à l’âme simple et naïve, il est apprécié par le peuple tant que ses actes n’ont pas de conséquences désastreuses.

Il existe dans La Bible plusieurs passages sur cette force surhumaine dont le premier est son combat avec le lion. Les commentateurs du Moyen-Age et notamment l’auteur anonyme de la Glose ordinaire ont reconnu dans ce premier exploit de Samson la préfiguration du Christ aux Limbes, vainqueur de Satan.

Cette interprétation explique la fréquence du sujet dans l’art chrétien dès le XIIe siècle.
Dans l’iconographie traditionnelle, Samson est presque toujours représenté chevauchant le fauve et lui renversant la tête pour lui écarteler les mâchoires de ses deux mains désarmées.
Au XVe siècle, Dürer le représente assis sur la croupe de l’animal. Samson le terrasse en lui brisant l’encolure avec sa jambe droite repliée. Le même épisode est repris par Rubens au XVIIe siècle, mais la mise en scène diffère quelque peu :
Samson écarte les mâchoires du lion qu’il vient de tuer et un essaim d’abeilles s’échappe de sa gueule, ces abeilles rappelant la phrase de l’énigme de Samson : «de celui qui mange est sorti ce qui se mange, du fort est sorti le doux ».

Comme nous l’apprend le livre des Symboles dans La Bible, lorsqu’un être humain remporte un combat contre un lion, c’est un héros historique qui a le dessus sur un animal réel, il n’y a pas de portée symbolique, cette victoire est le simple signe de la «dextérité», de la force musculaire et de la bénédiction divine.

Samson et la mâchoire d’âne

Un autre épisode célèbre de la force de Samson est celui de la «mâchoire d’âne» :

Armé d’une mâchoire d’âne, Samson abat mille Philistins venus le chercher pour « le traiter comme il [les a] traités ».

..

Samson arrache les portes de GAZA

Ce passage est immédiatement suivi de l’épisode des portes de Gaza : Samson, recherché, s’enfuit en arrachant les portes de la ville et les dépose au sommet d?une colline en face d?Hébron. Il laisse ainsi la ville sans défense et humiliée. Ces épisodes, bien que sûrement exagérés, illustrent la force phénoménale du nazir.

Samson abat le temple des Philistins.

Le quatrième et dernier épisode célèbre de la force de Samson, celui du temple des Philistins, est celui qui explicite sa mission d’élu et lui permet de mettre directement sa force au service de son peuple et de son Dieu. Samson, qui a été trahi par Dalila, est emprisonné par ses ennemis et tourné en dérision lors d’une fête religieuse consacrée à leur dieu Dagon.
Sa force, qui l’avait abandonné quand Dalila par traîtrise lui avait fait couper les cheveux, revient peu à peu en même temps que ceux-ci repoussent. Prétextant de la fatigue, il demande à s’appuyer contre les colonnes centrales de l’édifice.
Un jour rassemblés dans leur temple pour offrir un grand sacrifice à Dagôn, leur dieu, ils font venir Samson aveugle pour les divertir. Samson demande à son jeune guide de le conduire vers les piliers de soutien de l'édifice et il fait une prière. Il adresse au Seigneur une prière : «Yahvé, daigne te souvenir de moi et me rendre plus fort ». S?arc-boutant sur chacune des colonnes, il retrouve la grâce de Yahvé et sa force : le temple s’écroule, ensevelissant le héros et ses ennemis : « les morts qu’il fit mourir par sa mort furent plus nombreux que ceux qu’il avait fait mourir durant sa vie ».

Dieu avait-il prémédité sa faiblesse avec Dalila pour susciter chez Samson le désir de vengeance ? c?est le mode de fonctionnement psychologique constant de notre héros ?, ou bien est-ce la prière de Samson et son repentir qui le conduisirent à rendre sa force au nazir pardonné ?

Quoi qu?il en soit, Samson fait preuve dans cette fin épique d?un courage nouveau : il ne s?agit plus seulement d?un exploit physique qu?il est sûr de pouvoir accomplir, mais d?un acte de foi en sa force revenue, d?où l?ampleur spectaculaire de son exploit et son insertion dans la Bible.

source:  site mythes bibiliques

dindeLADY LADINDE
retour sur la rubrique du même tabac
« La vieille ne voulait pas mourir car elle en apprenait tous les jours – 767 –« 

    RETRO :
C’est du même tabac…..

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Mamy, qu’est ce que l’Ascension..?

Rembrandt (1606-1669) ; L' Ascension du Christ ; huile sur toile, 1636. 92.7 x 68.3 cm

BLOC FRATERNITÉ
par Chou blanc

Mamy, qu’est ce que l’Ascension, une fête?
un jour férié?

Dans la continuité de Pâques

Logo mamy raconte D

L’Ascension est dans la continuité de la résurrection du Christ.

 

Cette fête a lieu le quarantième jour après Pâques : puce-jaune.jpg le vendredi saint : Jésus est crucifié.
le dimanche de Pâques : Jésus est ressuscité (le 3e jour).
le jeudi de l’Ascension : Jésus monte au ciel (le 40e jour).

L’Ascension est donc la dernière apparition de Jésus à ses disciples 40 jours après la Résurrection. Elle marque le départ du Christ de la vie terrestre. Il est élevé aux Cieux sous les yeux de ses disciples.

La célébration de l’Ascension ne semble pas être extraordinaire en tant que telle :

 à Noël, on annonce la bonne nouvelle de l’avènement de Jésus ;
à Pâques, on annonce la bonne nouvelle de la résurrection de Jésus ;
à la Pentecôte, on annonce la bonne nouvelle de l’avènement du Saint Esprit.

Ces évènements sont importants pour le salut de l’homme. Certain diront que l’Ascension n’est porteur d’aucune bonne nouvelle pour l’humanité ! De plus, cette évènement concerne Jésus et lui seul… C’est Jésus qui s’en va, Jésus qui nous quitte. Pourtant, c’est un moment de la vie du Christ qui est capital pour les hommes.

– MAMIE, as tu un tableau de peintre à me montrer ?

Nous vous avions à Pâques présenté le tableau de DALI ….le voir

Voici aujourd’hui (cliquez dessus  pour les agrandir):
– celui de REMBRANDT en haut
– celui  de  GAROFALO ci-dessous ( à gauche)
Garofalo, Ascension du Christ, 1510-1520.
Galerie Nationale d’Art Antique, Rome.
– celui  de  Hans Suess VON KULMBACH ci-dessous (droite)  –  Musée de New York

Garofalo, Ascension du Christ, 1510-1520. Galerie Nationale d’Art Antique, Rome. Hans Suess VON KULMBACH - Musée de New York 

Logo mamy raconte D– « Tu vois ma Choupinette, pour apprécier ces œuvres d’art, il était nécessaire que je te donne un minimum d’explications sur l’Ascension….
Crois moi, il en est de même pour bien d’autres œuvres d’inspirations religieuses…. Je t’en monterai d’autres si tu viens avec moi pour la Pentecôte …. »

logo papy mamy raconte– « Les sources essentielles du récits de l’ascension de Jésus de Nazareth après l’épisode de la Résurrection se trouvent dans les textes écrits par  Luc qui est le seul parmi les évangélistes à raconter cet épisode  »
Luc 24, 50-53

« – Il les conduisit jusque vers Béthanie, et, ayant levé les mains, il les bénit.
Pendant qu’il les bénissait, il se sépara d’eux, et fut enlevé au ciel.
Pour eux, après l’avoir adoré, ils retournèrent à Jérusalem avec une grande joie;
et ils étaient continuellement dans le temple, louant et bénissant Dieu. »

retour sur la rubrique du même tabacChou Blanc est effectivement magnétiseur...! voir son site cliquez Chou Blanc

RETRO :C’est du même tabac…..

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Le LARDON devient un intime de Rembrandt….

logo lardon 1L’ART ET LA PALETTE AU CHOU :

Coucou c’est toujours moi merci d’être revenu nous voir pour suivre  l’expo :
Rembrandt intime
du 16 sept 2016 au 23 janv 2017
Musée Jacquemart-André,

Musée Jacquemart-André,
158, boulevard Haussmann 75008 Paris, 01 45 62 11 59, ouvert 7j./7 de 10 à 18h. Nocturnes les lundi et samedi jusqu’à 20h30.

barre grenat

Rembrandt intime

L fil de l’expo ….

La première partie, avec les Pèlerins d’Emmaüs (1629), est dédiée à l’époque de Leyde (1625-1631) durant laquelle Rembrandt se révèle, par des sujets essentiellement historiques et bibliques.

logo lardon DUne deuxième partie est consacrée aux années de son triomphe à Amsterdam, de 1631 à 1635. Formidables dessins de scènes populaires, dont la Vendeuse de crêpes où un acheteur fouillant sa poche est un chef-d’œuvre à lui tout seul.

Enfin autour du Portrait d’Arnold Tholinx (1656) sont évoquées les années 1652-1669 qui sont celles du « style tardif » de Rembrandt, au sommet de son art.Son style se place en rupture de la peinture contemporaine néerlandaise, réaliste, lisse et subtile. Rembrandt, lui, simplifie les formes et les couleurs. Sa palette se restreint et il va dorénavant à l’essentiel.

En présentant répartis en trois chapitres une quarantaine de tableaux, l’exposition présente trois étapes-clés de la création de Rembrandt.
Elle permet d’appréhender de façon très didactique l’évolution de ce peintre qui a dominé l’art hollandais du XVIIe siècle.

Rembrandt intime à travers quelques œuvres

Il avait un physique fâcheux, un gros nez, des joues inopinées et des boucles hirsutes.

Tous ses autoportraits le confirment.
Mais Rembrandt était beau de l’intérieur, l’humanité à fleur de pots de couleurs, le pinceau sublime, la pointe sèche virtuose.

Dans la Hollande du XVIIe siècle, il est célébré dès ses débuts.

  Scène d'histoire, Rembrandt, 1626.  MUSEUM DE LAKENHAL, LEIDEN

logo lardon D« Personne ne sait s’il s’agit d’une représentation biblique, antique ou historique. La notion de guerre est très importante à l’époque, la Hollande a durement gagné son indépendance sur l’Espagne, les peintures de ce genre sont très recherchées. En 1626, Rembrandt a 20 ans, il a ouvert son atelier deux ans auparavant et il suit ou vient de suivre une formation de six mois auprès de Pieter Lastman, à Amsterdam. Il veut devenir célèbre en se positionnant comme peintre d’histoire.

Pourtant, il n’a de cesse de se renouveler, d’expérimenter, quitte à désorienter ses amateurs. L’âme des êtres le captive, l’existence de Dieu l’interroge.
Chacun de ses ouvrages l’atteste. Une vingtaine de ses tableaux et une trentaine de ses oeuvres graphiques sont réunis au musée Jacquemart-André.


Parabole de l’homme riche, 1627, huile sur bois, Berlin,                                 la marchande de crêpes

Dans l’exposition Rembrandt intime, ces œuvres voisinent  avec trois merveilles: Le Repas des pèlerins d’Emmaüs, le Portrait de la princesse Amalia de Solms et le Portrait du docteur Arnold Tholinx qui appartiennent au musée jacquemard André .

BIOGRAPHIE DE REMBRANDT
1606
Rembrandt naît le 15 juillet à Leyde, dans la famille du meunier Harmen Gerritsz. van Rijn (1568-1630) et
de Neetltgen Willemsdr. van Zuybrouck (1568-1640). Il est le fils cadet d’une famille d’au moins dix enfants.
1613 – 1620
Rembrandt étudie à l’école latine avant de s’inscrire à l’Université de Leyde en mai 1620. La ville est alors le
lieu de fortes tensions religieuses, les calvinistes les plus zélés des provinces protestantes étant au pouvoir.
1620 env. – 1624
Rembrandt est apprenti chez le peintre Jacob Isaacz van Swanenbourg (1571-1638), spécialisé dans les
scènes architecturales et d’enfer.
1624 – 1625
En six mois, Rembrandt se forme dans l’atelier de Pieter Lastman (1583-1633), peintre d’histoire réputé à
Amsterdam, comme son concitoyen Jan Lievens auparavant.
1625 – 1626
Rembrandt établit son atelier à Leyde dans la maison familiale. Il y aura très vite des élèves, comme Gerard
Dou (1613-1675), source de revenus importants. Sa première œuvre connue de peintre indépendant, la
Lapidation de Saint Étienne (Musée des Beaux-Arts de Lyon), révèle encore la forte influence de Peter
Lastman. C’est à cette époque que Rembrandt commence à faire des eaux-fortes avec Jan Lievens.
1628 – 1629
Comme Jan Lievens, Rembrandt s’attire l’éloge de Constantijn Huygens (1596-1687), secrétaire particulier
du stathouder Frédéric-Henri. Huygens remarque le tableau de Judas rendant les deniers
(1629, Coll. part. Angleterre), l’un des premiers chefs-d’œuvre de Rembrandt avec Le Repas des pèlerins d’Emmaüs (1629, Musée Jacquemart-André, Paris).
1631
Constantijn Huygens acquiert trois tableaux pour le stathouder, dont un autoportrait qui sera offert à
l’ambassadeur de Charles Ier, sir Robert Kerr. Le stathouder commande les premières œuvres d’une série
de tableaux de la Passion du Christ, que Rembrandt réalisera jusqu’en 1646.
Le Christ devant Pilate Signé et daté 1635 au 1er état et 1636 au 2e état Eau-forte et burin. 549 x 447 mmLes Trois Croix Signé et daté au 3e état seulement en bas vers la gauche Rembrandt. f. 1653 Pointe sèche et burin. 373 x 428 mm au 1er état. 385 x 450 mm à partir du 2e état Cinq états

 

Fin 1631 – 1632
Rembrandt s’installe à Amsterdam. Il travaille dans l’atelier du marchand d’art Hendrick Uylenburgh
(v.1584/9-v.1660), entouré d’assistants, formant ce qu’on nommera plus tard l’ « Académie Uylenburgh ».
Jan van Vliet réalise alors des estampes d’après les œuvres de jeunesse de Rembrandt qui vont permettre
de diffuser son œuvre.

1632
Rembrandt obtient la commande du Portrait de la princesse Amalia van Solms
(Musée Jacquemart-André, Paris), destiné à être le pendant d’un portrait du stathouder par Gerrit van Honthorst. Il reçoit également une commande de la corporation des chirurgiens, qui va faire sa renommée, le portrait de groupe La leçon d’anatomie du Dr Nicolaes Tulp (Mauritshuis, La Haye).

1634
Rembrandt devient membre de la guilde de Saint-Luc. Il épouse Saskia Uylenburgh (1614-1642), cousine
de Hendrick Uylenburgh. Il quitte ce dernier l’année suivante, s’installe comme peintre indépendant dans la Nieuwe Doelenstraat, et prend de nombreux élèves, dont Ferdinand Bol (1616-1680) et Govert Flinck (1615-1660).
1639
Rembrandt acquiert à crédit une grande maison où il installe son atelier et sa collection de peintures,
gravures, dessins et mirabilia qu’il ne cessera d’accroître malgré des difficultés financières de plus en plus
préoccupantes.
1640
La mère de Rembrandt meurt ; Saskia perd un troisième enfant.
REMBRANDT son fils Titus lisant - détail1641
Titus naît en septembre. Il est le seul enfant de Saskia qui atteindra l’âge adulte.
La deuxième édition de l’histoire de Leyde, Beschrijvinge der Stadt Leyden par Jan Orlers mentionne
Rembrandt comme l’un des peintres les plus estimés du siècle.
1642
Saskia meurt à trente ans, alors que Rembrandt achève La Ronde de nuit (Rijksmuseum, Amsterdam), un
portrait de groupe d’une milice d’Amsterdam commandé deux ans plus tôt.
Geertje Dircks (1590/1610 – v.1656), veuve d’un militaire sans enfant, va s’occuper de Titus.
1649
Geertje Dircks intente un procès contre Rembrandt pour « rupture de promesse de mariage ». Rembrandt
est condamné à lui verser une pension alimentaire mais il obtiendra finalement son internement. Elle est
remplacée en 1647 par une jeune servante, Hendrickje Stoffels (1626 – 1663), qui vivra en concubinage avec
Rembrandt jusqu’à sa mort en 1663.
1651
Rembrandt peint
La jeune femme à sa fenêtre (Nationalmuseum, Stockholm), considéré comme le premier
tableau révélateur du «style tardif».
1654
Hendrickje est interdite de communion par l’Église réformée. En octobre, elle met au monde la fille naturelle
de Rembrandt, Cornélia.
1656
Après des années de difficultés financières et de mauvaise gestion de son patrimoine, Rembrandt échappe
à la disgrâce de la faillite en obtenant une cessio bonorum
. Il a déjà vendu aux enchères certains biens de sa collection en décembre 1655 et janvier 1656. Un inventaire de ses biens est dressé les 25 et 26 juillet 1656.
Il reçoit du successeur du professeur Tholinx au poste d’inspecteur du collège de médecine une commande
importante, c’est la Leçon d’Anatomie du Dr Deyman (Rijksmuseum, Amsterdam).
1656 – 1658
Six ventes aux enchères dispersent les biens de Rembrandt ainsi que sa maison. Il s’installe dans un quartier
populaire d’Amsterdam.
1660
Hendrickje Stoffels et Titus, établis en tant que marchands d’art, passent un contrat avec Rembrandt qui le
protège de ses créanciers en stipulant qu’il travaille désormais entièrement pour eux.
1660 – 1662
Rembrandt remplace son ancien élève Govaert Flinck (1615-1660) pour exécuter la
Conjuration de Claudius Civilis, destinée à orner l’Hôtel de Ville d’Amsterdam. Les plus grands artistes hollandais participent à la décoration de ce bâtiment qui célèbre l’indépendance de la République. Pourtant, Rembrandt ne figure pas dans la liste d’origine. Le tableau est décroché et rendu à Rembrandt.
Il réalise à la même période le portrait de groupe du Syndic des drapiers (Rijksmuseum, Amsterdam).
1663
Hendrickje Stoffels meurt de la peste, laissant Rembrandt seul avec ses deux enfants.
1667
Le 29 décembre, Rembrandt reçoit la visite de Côme III de Médicis, grand-duc de Toscane.
1668
Titus, quelques mois avant sa mort, épouse Magdalena van Loo (1641-1669). Un an plus tard, elle mettra au
monde la fille posthume de Titus, Titia van Rijn (1669-1725).
1669
Rembrandt meurt le 4 octobre. Il est enterré quatre jours plus tard dans une tombe anonyme de la Westerkerk

barre grenat
DOSSIER l’express.fr : Rembrandt, peintre d’exception

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SOURCE :   http://www.evous.fr/
http://www.lexpress.fr/culture
musée jacquemard andré    –   wikipedia

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