Archives par étiquette : religion

SPÉCIAL ART ROMAN : Église de Corneilla de Conflent (66)

Print pagePDF pageEmail page

LOGO choulestropic CARNET
DE VOYAGES

de
Aubin CHOULESTROPIC

.
Parmi les potes âgés du potager municipal
Aubin CHOULESTROPIC a la passion des voyages …
Cet été encore, nous lui arroserons ses salades et ses tomates pour qu’il parte assouvir sa passion….
Mais cette année, nous avons, en contrepartie, exigé qu’il alimente la rubrique voyages de la Chouette…. Nous le suivons donc voyage après voyage…

Ambiance Ambiance….. Au son ….

barre verte

PYRÉNÉES ORIENTALES …
L’ÉGLISE DE CORNEILLA DE CONFLENT

AUBIN CHOULESTROPIC1Bâtie sur un mamelon au cœur de la vallée du Cady entre Villefranche de Conflent et Vernet Les Bains, Corneilla de Conflent ancienne résidence des Comtes de Cerdagne et de Conflent se dresse face à l’imposant Canigou.

Située à 40 km des champs de neige et à 50 km de la Méditerranée.

A l’abri des forts vents dominants, Corneilla de Conflent bénéficie d’un microclimat.
L’origine du nom de Corneilla est une villa romaine Corneliani. Début du XIème siècle, en l’an 1018 les textes font référence à la basilique de Corneilla où le comte de Cerdagne et du Conflent construisit son palais.
Son fils, fondateur de l’Abbaye de St Martin de Canigou, en fit sa résidence donnant ainsi à Corneilla le titre de Capitale de Cerdagne et de Conflent. En 1025, le comte obtint de l’êveque d’Elne le patronat de l’église.

En 1097, son fils le comte Guillaume Jorda installe à Corneilla une communauté religieuse composée de douze chanoines obéissant à la règle de Saint Augustin.

 

Monument majeur de l’art roman catalan, l’église Sainte Marie est une ancienne collégiale, construite aux XIe et XIIe siècles.
Elle est classée monument historique depuis 1840.

L’église transformée en prieuré subit de grandes modifications architecturales, si bien que du XI° siècle nous n’avons conservé que le clocher Lombard, ainsi que les murs Nord et Sud.

Ce sont les moines qui au cours du XII° siècle construisent, agrandissent, restaurent l’église, aménagent un cloître et parent les façades Est et Ouest de merveilles en marbre du Conflent.

Le clocher est un des plus élégants clocher donjon du pays catalan.

barre verte

Le portail se compose d’un minuscule tympan représentant une Vierge à l’enfant dans une mandorle, entourée d’anges.
Ce tympan est encadré de boudins toriques ornés de motifs géométriques reposant sur des chapiteaux qui déclinent les thèmes favoris de l’art roman : lions, griffons, aigles

 

Le principal intérêt de ce portail est constitué par son tympan décoré.
C’est le seul qui existe en Roussillon avec
une Vierge en majesté, qui en accroît la valeur par sa rareté à l’époque romane.

On ne le trouve que deux fois en Catalogne.
Une inscription en vers léonins qui court tout autour du tympan précise la pensée qui a présidé à sa fabrication :HEREDES VITJE :DOMINAM : LAUDARE : VENITE : PER QUAM VITA DATUR : MUNDUS PER EAM REPARATUR.
C’est Notre-Dame qu’on célèbre, le trône du Fils tout-puissant, mais aussi la femme qui a librement collaboré à l’œuvre de salut et qui a recueilli de ce fait des trésors de grâces qu’elle partage avec ceux qui la prient. C’est par elle que le salut et la vie sont venus sur terre et ont arraché l’homme au péché. Il est juste de la remercier et de la glorifier.
 

 

AUBIN CHOULESTROPIC1Le chevet

Côté extérieur du chevet, les fenêtres de l’abside et des absidioles sont décorées de chapiteaux figurant des sirènes et des harpies

Le chevet, au bel appareil de granit, oppose le demi-cylindre splendidement orné de l’abside aux murs du transept, plats et nus, percés de fenêtres-archères et servant de parement extérieur aux absidioles latérales.


L
‘abside est couronnée par une corniche dont
les éléments se retrouvent fréquemment dans les églises catalanes du XIIe siècle:

Une série de petits arcs en plein cintre, faits d’une seule
pièce, extra dossés en plan horizontal, et portés
par des modillons décorés de monstres et de
masques humains

Enfin s une frise de dents d’engrenage, une ligne de pierres minces posées sur champ, enfin une moulure en cavet,

Une seconde bande de dents d’engrenage
fait le tour de l’abside en s’incurvant au-dessus
de trois fenêtres richement ornées, à l’extérieur,
de même qu’à l’intérieur,

LE CHOURISTE

La frise de dents d’engrenage est un motif d’ornementation architecturale ayant la forme aiguë des dents d’un engrenage, utilisé principalement à l’époque romane.
Elle est constituée de briques ou de pierres de taille disposées sur pointe, perpendiculairement au plan de la façade,

NOTEZ LE  Pour visiter  il faut appeler la personne responsable sur son mobile
Avril – Mai -Juin
lundi au vendredi
14h00 à 17h00
Juillet – Août
Lundi au Vendredi
10h00 à 12h00 – 15h00 à 18h30
septembre
Lundi au Vendredi
14h00 à 18h00
Octobre
Lundi au Vendredi
14h00 à 17h00

SOURCES :
https://www.corneilla-de-conflent.fr/tourisme/a-visiter/l-%C3%A9glise-sainte-marie/

https://www.corneilla-de-conflent.fr/histoire-du-village/

OUVRAGE : LE ROUSSILLON ROMAN – Marcel Durliat édition du zodiaque (1964)

barre verte

AUBIN CHOULESTROPIC1Aubin CHOULESTROPIC

Share Button

FLONFLON ADORE : « Les trois beaux moissonneurs »

Print pagePDF pageEmail page

FLONFLON ADORE ….
Elle adore les résumés qui font croire aux autres

qu’elle a tout lu..!!!!

En lisant les Mémoires et récits de Frédéric Mistral, on est frappé par cette gracieuse légende, « les trois beaux moissonneurs »,

 

Voici la légende de Mistral.

a Paye des moissonneurs. Peinture de Léon-Augustin Lhermitte (1844-1925)

« Les trois beaux moissonneurs »

Les froments, cette année-là, avaient mûri presque tous à la fois, courant le risque d’être hachés par une grêle, égrenés par le mistral ou brouïs par le brouillard, et les hommes, cette année-là, se trouvaient rares.

Et voilà qu’un fermier, un gros fermier avare, sur la porte de sa ferme était debout, inquiet, les bras croisés et dans l’attente.
« Non, je ne plaindrais pas, disait-il, un écu par jour, un bel écu et la nourriture, à qui viendrait se louer ».
Mais à ces mots le jour se lève et voici que trois hommes s’avancent vers le mas, trois robustes moissonneurs :
l’un à la barbe blonde, l’un à la barbe blanche, l’un à la barbe noire. L’aube les accompagnait en les auréolant.

Maître, dit le capoulié (celui de la barbe blonde), Dieu vous donne le bonjour ; nous sommes trois gavots de la montagne, et nous avons appris que vous aviez du blé mûr, du blé en quantité : maître, si vous voulez nous donner de l’ouvrage, à la journée ou à la tâche, nous sommes prêts à travailler.
Mes blés ne pressent guère, le maître répondit ; mais pourtant pour ne pas vous refuser l’ouvrage, je vous baille, si vous voulez, trente sous et la vie. C’est bien assez par le temps qui court.

Or, c’était le bon Dieu, saint Pierre avec saint Jean.
A l’approche des sept heures, le petit valet de la ferme vient, avec l’ânesse blanche, leur apporter le déjeuner, et de retour au mas :

— Valet, lui dit le maître, que font les moissonneurs ?
— Maître, je les trouvai, couchés sur le talus du champ, qui aiguisaient leurs faucilles ; mais ils n’avaient pas coupé un épi.

A l’approche des dix heures, le petit valet de la ferme vient, avec l’ânesse blanche, leur apporter le dîner, et de retour au mas :

— Valet, lui dit le maître, que font les moissonneurs ?
— Maître, je les trouvai, couchés sur le talus du champ, qui aiguisaient leurs faucilles ; mais ils n’avaient pas coupé un épi.

A l’approche des quatre heures, le petit valet de la ferme vient avec l’ânesse blanche leur apporter le goûter, et de retour au mas :

— Valet, lui dit le maître, que font les moissonneurs ?
— Maître, je les trouvai, couchés sur le talus du champ, qui aiguisaient leurs faucilles ; mais ils n’avaient pas coupé un épi.
— Ce sont là, dit le maître, ce sont de ces fainéants qui cherchent du travail et prient Dieu de n’en point trouver. Pourtant il faut aller voir.

Et cela dit, l’avare, pas à pas, vient à son champ, se cache dans un fossé et observe ses hommes.

Mais alors le bon Dieu fait ainsi à saint Pierre :
« Pierre, bats du feu. — J’y vais. Seigneur, répond saint Pierre ».
Et saint Pierre de sa veste tire la clé du paradis, applique à un caillou quelques fibres d’arbre creux et bat du feu avec la clé.

Puis le bon Dieu fait à saint Jean :
« Souffle, Jean ! — J’y vais, Seigneur, répond saint Jean ».

Et saint Jean souffle aussitôt les étincelles dans le blé avec sa bouche ; et d’une rive à l’autre un tourbillon de flamme, un gros nuage de fumée enveloppent le champ. Bientôt la flamme tombe, la fumée se dissipe, et mille gerbes tout à coup apparaissent, coupées comme il faut, comme il faut liées, et comme il faut aussi en gerbiers entassés. Et cela fait, le groupe remet aux carquois les faucilles et au mas lentement s’en revient pour souper, et tout en soupant :

— Maître, dit le chef des moissonneurs nous avons terminé le champ… demain pour moissonner, où voulez-vous que nous allions ?
— Capoulié, répondit le maître avaricieux, mes blés dont j’ai fait le tour, ne sont pas mûrs du reste. Voici votre payement ; je ne puis plus vous occuper.

Et alors les trois hommes, les trois beaux moissonneurs, disent au maître :
– Adieu !
Et chargeant leurs faucilles rengainées derrière le dos, s’en vont tranquilles en leur chemin :
Le bon Dieu au milieu, saint Pierre à droite, saint Jean à gauche, et les derniers rayons du soleil qui se couche les accompagnent au loin, au loin.

Le lendemain, le maître de grand matin se lève et joyeusement se dit en lui-même :

« N’importe ! j’ai gagné ma journée en allant épier ces trois hommes sorciers : maintenant j’en sais autant qu’eux ».

Repos après la moisson. Peinture de Léon-Augustin Lhermitte (1844-1925)

Et appelant ses deux valets, dont un avait nom Jean et l’autre Pierre, il les conduit à la plus grande des emblavures de la ferme.
Sitôt arrivés au champ, le maître dit à Pierre :
« Pierre, toi, bats du feu. — Maître, j’y vais, répliqua Pierre ».
Et Pierre de ses braies tire alors son couteau, applique à un silex quelques fibres d’arbre creux et le couteau bat du feu.
Mais le maître dit à Jean :
« Souffle Jean ! — Maître, j’y vais, répliqua Jean ».

chouette-prof
Et Jean avec sa bouche souffle au blé les étincelles…
Aïe ! aïe ! aïe ! la flamme affolée, enveloppe la moisson ; les épis s’allument, les chaumes pétillent ; le grain se charbonne ; et penaud, l’exploiteur, quand la fumée s’est dissipée, ne voit, au lieu de gerbes, que braise et poussier noir…. !!!!

SOURCE :
On est frappé par un trait de ressemblance avec  la légende du « chanvre et du feu » recueillie de la bouche des anciens, au sujet du bon saint Menoux.
http://www.france-pittoresque.com/spip.php?article1989

FLONFLON ADORE … LIRE

Share Button

Les noces de Cana, un tableau hors norme… immense..!!!!

Print pagePDF pageEmail page

L’ART ET
LA PALETTE AUX CHOUX

Par Chou Blanc

Il y a parfois des jours où vos doigts se conduisent comme des pinceaux sur votre clavier et sont attirés par la lumière qui rayonne d’un tableau et là vous vous laissez emporter à vouloir la partager avec le plus grand nombre…. presque à les inviter à la noce… de cana

L’épisode de Cana est un moment festif au cours duquel Jésus transforme beaucoup d’eau en vin.
( extrait en bas à droite du tableau)

Les noces de Cana par le choeur gregorien de Paris.

La célèbre toile « Les noces de Cana » de Véronèse est un tableau immense, actuellement visible au Louvre, face à La Joconde.

(dimensions HxL 666x990cm)

 

Conduites par Bonaparte, les armées de la République conquièrent Venise en 1797. Vaincue, perdant son indépendance, la sérénissime est obligée de payer un lourd tribut en oeuvres d’art pour honorer les conditions du traité de paix. Sont donc décrochées de leur réfectoire bénédictin de San Giorgio Les Noces de Cana (1563), chef-d’oeuvre de Véronèse, avant d’être embarquées direction la France. Près d’un an plus tard, remontant fleuves et canaux, la toile arrive à destination, au Louvre.

Après Waterloo, la question du retour à Venise se pose pour le tableau qui est réclamé par l’empereur d’Autriche dans le cadre des restitutions organisées par le congrès de Vienne.

Les Noces de Cana, détail du personnage au centre du tableau portant un habit rouge avant la restauration

Habilement, les Français font valoir que Les Noces, rentoilées de frais, ne supporteraient pas le voyage.

Et la France réussit à échanger, in fine, ce chef-d’oeuvre contre un tableau de Lebrun, La Madeleine chez le pharisien… C’est ainsi que le Louvre a conservé l’un de ses plus beaux tableaux.
On peut ici plaider la validité des accords internationaux.
Mais l’histoire est capricieuse. Au cours de la « drôle de guerre », la toile de Véronèse erre de couvents en châteaux, trimbalée même dans un camion sans freins, menaçant à tout instant de prendre feu.
Pis : ceux qui, à l’époque, firent de courageux efforts pour la conserver eurent très peur que Mussolini n’insistât pour la récupérer.

De nombreuses personnalités dont Carla Bruni-Sarkozy ont milité pour son retour dans le réfectoire des bénédictins de San Giorgio Maggiore à Venise, lieu pour lequel il avait été peint, ses dimensions étant adaptées à un des murs.

source
wikipediale point.fr

si vous avez encore faim et soif …. Cliquez

Chou Blanc



Share Button