Archives par étiquette : poésie

LES POÈTES DE LA RÉCRÉ N°6 : La pendule, le lion et le rat, la colombe et la fourmi

LE BLOG
DE TOM ET DOUCE

 

Elles existent encore, dans mes vieux rêves, ces cours de récréation où les enfants déclamaient avec éloquence, et chacun leur tour, des poèmes appris l’heure d’avant…
Des poèmes courts souvent faciles à retenir que
TOM ET DOUCE vous feront revivre de temps en temps histoire de vous dire qu’il n’est pas encore venu le temps des poètes disparus…
Écoutez les ..!

 


La pendule

Je suis la pendule, tic!
Je suis la pendule, tac!
On dirait que je mastique
Du mastic et des moustiques

Quand je sonne et quand je craque
Je suis la pendule, tic!
Je suis la pendule, tac!
J’avance ou bien je recule
Tic-tac, je suis la pendule,

Je brille quand on m’astique,
Je ne suis pas fantastique
Mais je connais l’arithmétique,
J’ai plus d’un tour dans mon sac,

Je suis la pendule, tic!
Je suis la pendule, tac!

Pierre Gamarra



fables-BDLe lion et le rat

Il faut, autant qu’on peut, obliger tout le monde :
On a souvent besoin d’un plus petit que soi.
De cette vérité deux Fables feront foi,
Tant la chose en preuves abonde.
Entre les pattes d’un Lion
Un Rat sortit de terre assez à l’étourdie.
Le Roi des animaux, en cette occasion,
Montra ce qu’il était, et lui donna la vie.
Ce bienfait ne fut pas perdu.
Quelqu’un aurait-il jamais cru
Qu’un Lion d’un Rat eût affaire ?
Cependant il advint qu’au sortir des forêts
Ce Lion fut pris dans des rets,
Dont ses rugissements ne le purent défaire.
Sire Rat accourut, et fit tant par ses dents
Qu’une maille rongée emporta tout l’ouvrage.
Patience et longueur de temps
Font plus que force ni que rage.

Jean de La Fontaine



La colombe et la fourmi

Le long d’un clair ruisseau buvait une Colombe,
Quand sur l’eau se penchant une Fourmi y tombe.
Et dans cet océan l’on eût vu la Fourmi
S’efforcer, mais en vain, de regagner la rive.
La Colombe aussitôt usa de charité :

 

 

 

Un brin d’herbe dans l’eau par elle étant jeté,
Ce fut un promontoire où la Fourmi arrive.

Elle se sauve ; et là-dessus
Passe un certain Croquant qui marchait les pieds nus.
Ce Croquant, par hasard, avait une arbalète.
Dès qu’il voit l’Oiseau de Vénus
Il le croit en son pot, et déjà lui fait fête.
Tandis qu’à le tuer mon Villageois s’apprête,
La Fourmi le pique au talon.
Le Vilain retourne la tête :
La Colombe l’entend, part, et tire de long.
Le soupé du Croquant avec elle s’envole :
Point de Pigeon pour une obole.

Jean de La Fontaine

CHOU BLANC
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« La poésie, c’est le sourire du langage »

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C’est du même tabac…..

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FETE DES MERES: Fleur d’araignée et de cafard


je t'aime gros comme ça.... A ma mamy NOVA

FLEUR D’ARAIGNÉE ET DE CAFARD

 

Pour  tous, c’est aujourd’hui la fête des mères.
Pour moi pauvre diable, qui t’ai perdue, il y a longtemps,
Même si je te fête aujourd’hui, maman très chère,
Cette journée sera , sans toi, un jour sans printemps. 

Je voudrais, pourtant, dessiner pour toi une fleur,
Une fleur pleine de joie, d’amour et de lumière.
Pour toi , je saurai colorier le monde avec bonheur.
J’essayerai que, parmi  mes fleurs, tu sois la première.

Sur un papier d’une immaculée blancheur
Pour toi la clarté s’étalera sous mes doigts.
Dans un éparpillement d’étoiles de toutes couleurs,
J’exprimerai avec allégresse mon amour et mon émoi.

 

Le jaune, le vert et le rouge, pour  toi se conjugueront
Le pinceau valsera toute la nuit avec les couleurs.
Quand, l’ombre et la lumière avec joie se marieront,
Au matin, la fleur espérée, prendra corps avec douceur.

Hélas ce soir, mon ciel se tache soudain de nuages sombres
Au point que cette obscurité est par mes yeux absorbée.
Le gris se bat avec le jaune, la lumière se noie dans l’ombre,
Le papier qui s’assombrit, de taches noires s’est paré.

 

L’ombre maudite, triomphe et obscurcit les branches.
Dans l’ultime réaction d’un clair obscur, le blanc est vainqueur
Et d’un pinceau rageur, trace mille rayures blanches.
Qui de droite à gauche, tissent une toile comme un cœur.

Au milieu de ce tohu-bohu, ta fleur n’est que rature
Mon esprit, sans toi, d’un affreux cafard prend les traits.
Pour toi, ma main curieusement dompte les blanches rayures,
Et dans un sursaut, au cœur de la toile d’araignée, elle apparaît.

 

Voici pour toi maman, ma fleur blanche dans la noirceur
Tu es venue heureuse, me soutenir dans ce combat
Déposant sur ta fleur, une rosée de larmes avec douceur.
Avec elle un jour, j’irai près de toi, les sécher dans le trépas

 

Chou blanc
(Jour de la fête des mères)
25 05 2003


Chou Blanc est effectivement magnétiseurCHOU BLANC
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LES POÈTES DE LA RÉCRÉ N°5 : Le fantôme de la récréation mange la pomme et l’escargot

 LE BLOG
DE TOM ET DOUCE

 

Elles existent encore, dans mes vieux rêves, ces cours de récréation où les enfants déclamaient avec éloquence, et chacun leur tour, des poèmes appris l’heure d’avant…
Des poèmes courts souvent faciles à retenir que
TOM ET DOUCE vous feront revivre de temps en temps histoire de vous dire qu’il n’est pas encore venu le temps des poètes disparus… Écoutez les ..!

Récréation

C’est la rentrée à cloche-pied
Qui fait des marelles,
Les ballons rouges et la chandelle…

C’est la rentrée à chat perché,
Corde à sauter aux mains des filles,
Garçons aux poches gonflées de billes…

La cloche sonne, c’est la rentrée.
Tableau, cahiers, crayons…
vivement la récréation !

Anonyme


 

Le fantôme

Gling gling
dans les couloirs
du vieux manoir
gling gling
vit le fantôme
du sieur Guillaume.
gling gling
ça fait mille ans
que l’on entend
gling gling
son cliquetis
toutes les nuits.
que cherche-t-il
un brin de fil
pour repriser
son drap troué
Corinne Albaut

La pomme et l’escargot

Il y avait une pomme
à la cime d’un pommier
un grand coup de vent d’automne
la fit tombée sur le pré
-Pomme,pomme t’es tu fais mal
-J’ai le menton en marmelade
L’œil fendu et le nez poché
Elle tomba qu’elle dommage
sur un petit escargot
qui s’en allais au village
sa demeure sur le dos
-Ah!stupide créature
Dit l’animal cornu
-Tu as défoncé ma toiture
et me voici faible et nu
Dans la pomme à demi blête
L’escargot comme un gros ver
Ronga creusa sa chambrette
afin d’y passer l’hiver

Charles Vildrac

CHOU BLANC
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