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Savez vous qui est DIOSCORIDE…?

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les potes doivent être éclairés

CHRONIQUES CHOUCROUTE

par le Pote H

Dans mes chroniques on m’’a demandé de cultiver les potes âgés pour leur montrer la différence entre culture et agriculture.
Vu leur sénilité précoce nous procéderons toujours, par des anecdotes, qui leur permettront de mieux mémoriser, et de bien comprendre le sens des choses …..

Aujourd’hui découvrons ensemble  qui est ce médecin grec
DIOSCORIDE Pedanios

 

DIOSCORIDE Médecin grec (40 -90) par Sebastinao RICCI peintre vénitien (1659 1734)

DIOSCORIDE Pedanios

Médecin grec (vers 40 – vers 90)

Pendant près de quinze siècles, l’œuvre de
Dioscoride est restée une des principales référence en botanique médicale.
Elle est aujourd’hui un document unique pour l’étude de la botanique de l’antiquité.

Peu de temps après le début de l’ère chrétienne, nous voyons la pharmacie naître avec Dioscoride.
Jusque là ce sont les médecins qui préparaient les
médicaments avec des plantes médicinales achetées chez les herboristes ou rhizotomes et avec des produits chimiques achetés chez des droguistes ou pharmacopoles.

Nous sommes à une époque ou ces pharmacopoles vont se transformer en pharmaciens; toutefois s’ils fabriquaient les médicaments ils les vendaient non aux malades, mais aux médecins.

C’est Dioscoride qui va fournir aux pharmacopoles les bases scientifiques de leur métier.

Sa vie

Dioscoride est un Grec d’Asie Mineure, né vers 40 après J-C à Anazarbus en Cilicie actuellement le sud de la Turquie.
Il fit ses études à Alexandrie, puis à Athènes, où il fut l’élève de Théophraste.

S’étant rendu à Rome, il y devint médecin militaire, ce qui lui permit de suivre les légions romaines dans une grande partie de l’Europe (de 54 à 68 ap. J. C.) :
Italie, Gaule, Espagne, Afrique du Nord. Il put ainsi recueillir au passage une riche collection de plantes et d’observations.

Le « De Materia Medica » de Dioscride…

 « De Materia Medica » de Dioscoride Description Ce livre est un parfait exemple du transfert des connaissances au fil des siècles. Au Ier siècle, le médecin et apothicaire grec Dioscoride, considéré comme le père de la pharmacologie, écrivit un document majeur sur la botanique et les remèdes. L'ouvrage fut traduit en arabe au Xe siècle, à l'époque d'Abd al-Rahman III (891−961), calife de Cordoue. En 1518, Antonio de Nebrija réalisa la première traduction en latin de l'ouvrage en Espagne, à l'Escuela de Traductores de Toledo (École de traducteurs de Tolède).

Ce contemporain de Pline l’Ancien est célèbre par son herbier connu sous le nom de « DE Materia Medica », description de plus de six cents plantes et presque 1 000 remèdes qui est aussi la source principale de connaissance en matière de plantes médicinales durant l’Antiquité.

On pense qu’il l’a rédigé vers 60 après J.-C., qu’il a été médecin militaire sous les règnes de Claudius Ier et de Néron.
L’ouvrage de botanique écrit en grec est plus connu sous son nom latin :

« DE Materia Medica ».

Il eut la plus grande influence dans l’histoire de cette discipline. Il décrit l’utilisation médicale de 1 600 produits, les trois cinquièmes sont des végétaux, le reste des animaux et des minéraux. Il donne le nom populaire de chaque espèce (avec leur synonyme en latin, en grec, souvent également en égyptien, en perse, en syrien, en espagnol), et les décrit brièvement, il indique leurs vertus et comment les récolter.

Il cite ses essais soit sur lui-même, soit sur les soldats de Néron; en cela c’est un travail remarquablement original. En ce qui concerne les animaux, on sent qu’il les connaît mal, car il raconte à leur sujet les superstitions les plus absurdes.
Par contre les sels de fer, de cuivre, de plomb, de soufre, d’antimoine et d’arsenic n’ont pas de secret pour lui. Il tente de donner, lorsqu’il le peut, leur distribution géographique.

Une quarantaine de remèdes mentionnés dans cet ouvrage figure toujours dans la pharmacopée moderne.

Le De Materia Medica est avant tout un ouvrage médical et Dioscoride ne s’intéresse que peu à la botanique en tant que telle, il préfère l’observation directe à la répétition de ouï-dire et critique les ouvrages de ses prédécesseurs à l’exception toutefois de Crateuas (médecin de Mithridate).

Le Dioscoride de Vienne ou codex Anicia Juliana est un des plus anciens manuscrits grecs du traité Peri hulês iatrikês.

Dans les siècles suivants, cet ouvrage sera abondamment recopié, en grec d’abord. Un fragment de manuscrit précoce, le Michigan Papyrus, laisse penser que l’œuvre originale de Dioscoride ne comportait pas d’illustration.
Lors des copies des ajouts sont parfois effectués ( des extraits de Galien et du Rhizotomicon de Crateuas (médecin de Mithridate).

La plus ancienne copie illustrée de ce traité a été découvert à Istanbul en 1560 datant probablement de 512 ou 513. Cette version est conservée aujourd’hui à Vienne.

Ce manuscrit magnifique aurait été offert pour l’anniversaire de Juliana Anicia, fille de l’empereur de Constantinople Anicius Olybrius.

Le manuscrit de Naples, de la fin du 7e siècle, hérite de la même lignée d’illustrations.


Le De Materia Medica sera également traduit en latin et en de nombreuses langues européennes et orientales.
De nombreux sites de copie existent, de l’Europe à l’Asie Centrale. Ces copies et ses traductions seront elles même les modèles de nouvelles copies et traductions… aboutissant au fil des siècles en Europe à une dégradation progressive du contenu.

Grâce aux contacts avec la grande civilisation Arabe, alors dépositaire des savoirs de l’antiquité, un retour à des textes plus fidèles à l’original sera possible.

Jean de La Ruelle (1474-1537), le traducteur français de cet ouvrage, était médecin de François Ier.

Avec d’autres, il contribua à ramener la pharmacologie des recettes compliquées des Arabes aux sources de la nature.

Cet important ouvrage fut très utilisé au Moyen Âge dans sa traduction latine du VIe siècle.
Il fut imprimé en version latine à Colle en 1478 et en grec à Venise chez Alde Manuce en 1499.
Il devait faire ensuite l’objet de nombreuses éditions à travers tout le XVIe siècle.

Au XVIe siècle, le retour aux Anciens conduit à une étude plus exacte des plantes.

Les études de botanique, connexes avec la médecine, connaissent ainsi une véritable renaissance, laquelle est surtout due à la vogue de l’auteur grec Dioscoride.
Dioscoride est mort vers 90 .

SOURCE :

http://medarus.org/Medecins/MedecinsTextes/dioscoride.htm

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RETRO :

C’est du même tabac…..

 

POTACHE

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L’HOMME DES BOIS : LA GUÈDE ….. C’EST LE PASTEL DES TEINTURIERS…


L’HOMME DES BOIS
Bloc Note de GUI7

Dans les méandres de l’internet au cœur de la toile d’une araignée céleste jaillit parfois la lumière…
C’est ainsi que j’ai découvert l’origine de mon nom.
Malgré sa consonance bien française, GUI7 est d’origine germanique et se traduit: « celui des bois  »
Ceux qui connaissent mon amour de la terre et de toutes les créatures de l’univers ne s’en étonneront pas.
J’ ai ainsi compris que quelque part dans la généalogie de ma famille, il y avait l’homme, qui avait vu l’homme, qui avait vu l’ours….!

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Les forces des plantes

Le pastel

 L’Isatis tincturia : une plante bisannuelle aux noms et usages multiples.

Utilisée comme plante médicinale et tinctoriale par les Grecs et les Romains de l’Antiquité, elle fut largement cultivée au cours du Moyen Âge et de la Renaissance, en Europe, pour la production d’une teinture bleue, extraite des feuilles, avant qu’elle ne soit détrônée par l’indigotier, puis par les colorants de synthèse.

Le pastel (du latin pasta, pâte) est une espèce de crucifère comme les choux, les radis, la moutarde ou la monnaie du pape.

La première année, cette plante ressemble à une grosse salade « la rosette de pastel ».

Dès la 2ème année, du cœur de cette rosette jaillissent 2 à 5 tiges pouvant dépasser 1 mètre de hauteur.

En juin, les fleurs très nombreuses s’épanouissent en bouquets de 40 centimètres environ.

En juillet, elles se transforment en fruits d’abord verts puis bruns et violets pour finir.
On les appelle des siliques. Ce sont des sortes de gousses pointues.

Le pastel est appelé wède ou guède dans le nord de la France.

Elle est aussi connue comme Herbe du Lauragais.

L’Encyclopédie. prétend que là est l’origine du nom  » Grande-Bretagne « brith » signifiant en breton, la guède.

L’herbe de Saint-Philippe

On le trouve aussi sous les noms de pastel des teinturiers ou herbe de Saint-Philippe mais il porte le nom scientifique d »Isatis tincturia.

Il est souvent fait mention dans les archives de plante fourragère de bonne qualité et d’un bon rendement (15 à 20 000 kilos à l’hectare). Sa valeur alimentaire serait voisine de celle du chou.
Ses vertus mellifères seraient également appréciées des apiculteurs.

barre verteSes vertus thérapeutiques

Sapothicairees vertus thérapeutiques ont été citées maintes fois dans les textes anciens.

Le pastel des teinturiers ou bai lan gen est une herbacée utilisée en médecine traditionnelle chinoise depuis plus de deux mille ans, elle traite efficacement les pneumonies et les grippes.
Le bai lan gen est un remède anti-infectieux préconisée dans les rhumes et les angines, les maux de gorges et les oreillons. Le pastel des teinturiers élimine les fièvres et les inflammations du foie, il est astringent et diurétique, il est bénéfique pour soigner les érysipèles.

Il est aujourd’hui vendu sous forme de compléments alimentaires

Le pastel soulageait aussi les maladies du foie (jaunisse) et de la rate.
Les Grecs en obtenaient un remède traitant des maladies de peau. On lui prête également des propriétés antiseptiques, cicatrisantes, diurétiques.

Selon Dioscoride (médecin, pharmacologue et botaniste grec -40 av JC – 90 après JC) , la plante aurait été employée pour faire disparaître les inégalités de la peau et pour cicatriser les plaies.
Selon Pline  une application des feuilles sur les tempes arrêtait les saignements de nez …! inconvénient c’est les traces bleues laissées sur le visage…!
Des soviétiques l’ont même présenté comme un antibiotique.

Ses propriétés tinctoriales furent sans doute les plus utilisées depuis la plus haute Antiquité.

C’est une plante très résistante qui semble insensible au froid et son adaptation à la canicule fait d’elle un véritable « dromadaire végétal » .

– « Au pays de Cocagne, plus on dort, plus on gagne »
Elle était donc connue un peu partout dans le monde mais c’est dans le triangle Toulouse, Albi, Carcassonne qu’elle va connaître son « âge d’or » au XVIème siècle.
Avec la « pasta » (d’où son nom pastel) longuement fermentée on faisait des boules bien modelées et pressées, aussi parfaites que possibles, «les coques ou cocagnes ». Chaque coque nécessitait un kilogramme de feuilles. Elle mesurait 10 à 15 centimètres de diamètre et pesait environ 150 grammes.

 

barre verteSon histoire

Les Egyptiens connaissaient et utilisaient déjà des Isatis locaux ou des indigos 2500 ans avant Jésus Christ car on a retrouvé des momies enveloppées dans des bandelettes bleues, symbole d’éternité.
A la même époque, de l’autre côté de la Méditerranée, le bleu est pratiquement ignoré, du moins dans le vêtement.

Les Latins et les Hellènes ne portaient jamais de bleu, couleur délaissée aux esclaves et basses catégories sociales.
Le Romain qui avait les yeux bleus devait être bien malheureux. Le rouge y régnait en maître, symbole de richesse et de puissance.

Celtes et Gaulois utilisaient aussi la guède, ou pastel, non seulement pour bleuir leurs tissus mais aussi pour se parer le visage et le corps, un peu à la manière des Peaux-Rouges d’où la surprise de Jules César à leur rencontre.

Dans le livre V de « la guerre des Gaules », il ne retient que l’aspect belliqueux de ce maquillage et mentionne que « tous les Bretons se teignent avec le pastel sauvage, produisant une couleur bleue, qui leur donne une allure terrible dans la bataille ». Peut-être peut-on voir là l’origine de l’expression française, « avoir une peur bleue ». Le pastel était aussi employé comme produit de beauté puisqu’il offrait aux belles gauloises la possibilité de teindre en bleu noir leur chevelure blonde.

Pline parle du pastel comme « d’une chose particulière aux Gaules ». Son nom latin « glastum » pourrait être d’origine celtique car le mot « glas » en gallois signifiait « herbe bleue ».

Dans le monde médiéval, l’église chrétienne admet trois couleurs pour l’habillement : le blanc de la pureté, le rouge du sang du christ et le noir symbole de deuil et de pénitence, hormis pour la vierge Marie. Profondément croyant, le roi Louis IX dit Saint-Louis, renonce à la couleur pourpre et lui préfère la simplicité du bleu. Cette couleur s’impose dans ses armes. Longtemps méprisé, le bleu devient la couleur du ciel et de l’esprit. Il deviendra petit à petit l’emblème de la noblesse.
Drapiers et teinturiers réclament un colorant de valeur. L’Orient dispose de l’indigo mais son importation est trop onéreuse et trop incertaine. En Occident le pastel ou guède est utilisé.

Au XIIème siècle, il est cultivé dans toute l’Europe.
Est-ce une conséquence de la Guerre de Cent ans (1337-1453) ou des raisons d’ordre climatiques mais l’Albigeois devient dès le XIVème siècle la terre d’élection de cette culture.

Dès le XIVème, Albi détient avec le pastel un trésor bien embarrassant.
La teinture produite est de trop grande qualité pour être utilisée sur les draps tissés dans la région, de qualité médiocre. Ce sont les Béarnais qui vont ouvrir les routes du pastel vers l’Espagne et vers l’Angleterre et les Flandres à partir des ports de Bayonne et Bordeaux. La concurrence est âpre avec l’Italie, l’Allemagne et l’Angleterre mais ce commerce reste très lucratif.

Gabarre à fond plat

Au XVème siècle, Albi domine toujours ce commerce en Occitanie mais Toulouse comprend le rôle qu’elle peut jouer par sa position géographique entre les zones pastellières et les ports de l’Océan.
La Garonne, réputée non navigable, est aménagée pour recevoir jusqu’à Bordeaux des barques à fond plat, les gabarres. Elles permettent de ne pas racler les hauts fonds de la rivière.

De riches toulousains prennent place dans ce marché. Ils généralisent les cultures dans leurs domaines, y créent des moulins pastelliers. Un triangle de culture se forme : Toulouse, Albi, Carcassonne. Ils se font aussi prêteurs d’argent.

Au XVIème les grands marchands entrent dans le système.
Leur plate-forme est Toulouse. Tous n’en sont pas originaires, certains sont basques, aveyronnais ou espagnols mais tous ont le génie du commerce, des marchés extérieurs et de la réussite. La ville devient une capitale financière cosmopolite.

barre verte

Déclin, renaissance et espoir

L’horizon s’assombrit et brusquement tout s’effondre à partir de 1561

Des récoltes médiocres, des pratiques douteuses, les guerres de religion et la concurrence de l’Indigo des Indes et des Antilles mais aussi le manque d’intérêt des grands marchands pour le commerce portèrent un coup fatal au pastel.

Cette disparition n’est pourtant pas entière et autour d’Albi, le pastel continue toujours d’être présent mais l’Age d’or du pays de cocagne que les vieux évoquaient est bien terminé.

Actuellement, plusieurs hectares sont plantés en Ariège en collaboration avec l’école de chimie de Toulouse. Sitôt cueillies les feuilles sont précipitées dans des cuves afin d’en extraire le bleu pastel.

Cinq siècles après sa disparition, le Pastel reprend racines.
De congrès en laboratoire de recherche, on découvre et redécouvre ses qualités.
De nouvelles applications voient le jour dans les beaux-arts, la décoration, la mode mais aussi en cosmétologie et pharmacie.
Des laboratoires français, américains et chinois recherchent aujourd’hui des produits anticancéreux dans les feuilles du pastel.

  Aujourd’hui, un renouveau avec la Prévention du cancer…!

Recherche :
Quelques scientifiques ont permis de mettre au grand jour, la particularité qu’aurait cette plante dans la prévention du cancer, en effet, elle posséderait un taux plus important de glucobrassicine comparé à d’autres plantes ayant cette capacité médicinale, d’autres études doivent être en cours.

Son usage comme plante antibactérienne, antivirale et anti-inflammatoire a été validé et confirmé par plusieurs études scientifiques.
Actuellement des chercheurs l’étudient encore dans d’autres domaines comme sur la leucémie.

SOURCES: Pastel et pays de cocagne

barre verte

« Le Seigneur fait pousser les remèdes dans le sol, et quelqu’’un de raisonnable ne les dédaigne pas »,
Peut-on lire dans la Bible


« – Ce vers lisant est agaçant…
il veut toujours briller et tout savoir…
Pardonnez le.. »

barre verte

L’ HOMME DES BOIS
La Chouette a déjà dragué Esculape le Dieu de la médecine

un article lui est
consacré
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PARACELSE…. L’homme qui brula les traités de médecine de ses ainés Galien et Avicenne

Meilleurs complements alimentaires

Paracelse par Quentin Metsys, huile sur bois, musée du Louvre
Bloc note Choulager
par Chou blanc

Paracelse (alchimiste de renom)
Alternativement réformateur génial – on l’a dit le Luther et le Danton de la médecine renaissante – ou sorte de mage illuminé, tourmenté d’occultisme et de théosophie; Paracelse fut tout cela à la fois.

« Si Dieu ne m’aide, que m’aide le Diable! » s’écriait-il dans ses moments de trouble alcoolique.

Philippus Aureolus Théophrastus Bombastus von Hohenheim, nommé plus simplement Paracelse, est né le 10 novembre 1493 à Einsiedeln en Suisse.
Ce médecin philosophe fut avant tout un mage dans le sens le plus noble du terme et l’un des alchimistes les plus connus de son époque. Ses connaissances en chimie et sa manière d’aborder les expériences en font l’un des grands « scientifiques » du Xvème siècle.
il voyagea dans toute l’Europe pour rentrer finalement en Suisse et s’installer comme médecin à Bâle. Mais sa conception de la science était bien trop différente de celle de ses confrères et il fut rapidement mis au ban de la société malgré ses succès médicaux.
C’est ainsi qu’à partir des années 1520, décidant lui même de s’appeler « Paracelse » estimant de par ses connaissances, être supérieur à un autre grand médecin de l’antiquité prénommé « Celse », il commença dès lors à critiquer les principes de la médecine établie.

Des plantes aux médicaments….

L’alchimie était pour lui, non un moyen de fabriquer de l’or, ce qu’il trouvait sans intérêt, mais une façon de découvrir de nouveaux remèdes et de mieux comprendre leurs vertus. Il fut à l’origine de l’utilisation de médications faites à partir de substances chimiques.
En effet, les médecins de l’époque se servaient principalement de végétaux pour soigner les malades.
Cette nouvelle manière de concevoir la médecine était donc révolutionnaire.
Certains médecins, impressionnés par ses résultats, suivirent son exemple et associèrent la pratique de l’alchimie à celle de la médecine

Paracelse est considéré comme le fondateur de la chimie médicale mais aussi comme celui de l’alchimie mystique puisqu’il a réussi à détourner certains alchimistes de leur désir de fabriquer de l’or pour se consacrer à des recherches plus enrichissantes sur le plan spirituel.

il brûlait publiquement les ouvrages de ses prédécesseurs

Il considérait que Galien et Avicenne, médecins admirés et montrés en exemples par le monde médical dans son ensemble, n’étaient que des ignorants dont les connaissances étaient non seulement dépassées mais aussi totalement fausses.
À l’enseignement traditionnel, il opposait une réalité des faits privilégiant la palpation et l’auscultation. Si nous ajoutons qu’il donnait ses leçons en allemand (ce qui était alors proprement scandaleux), qu’il brûlait publiquement les ouvrages de ses prédécesseurs les plus unanimement reconnus, comme Galien ou Avicenne, et qu’il condamnait publiquement les ennemis de Luther, il ne risquait pas de rester longtemps à Bâle…
Il fut rapidement renvoyé de l’Université et se résolut à reprendre ses voyages
pratiquement durant tout le restant de son existence, prodiguant ses soins aux puissants et à de riches notables

il mourut en 1541 à l’hôpital de Salzbourg dans des conditions assez troubles.

 

Les voyages forment  la jeunesse

C’est une vérité qu’il appuie sur le témoignage de l’expérience comme sur celui de la raison : car il a observé que les hommes n’apportent en naissant ni les mêmes aptitudes ni les mêmes inclinations pour les travaux de l’intelligence ; mais les uns réussissent dans une branche des connaissances ou des arts, les autres dans une autre : et cela est vrai des nations comme des individus.
Aussi Paracelse revient-il à cette occasion sur son thème favori :
le seul moyen de s’instruire est de courir le monde.

Les premiers seront les derniers

De même qu’ils sont divisés dans l’espace, les dons de l’intelligence et de la science sont divisés dans le temps.
Ils ne se transmettent pas simplement comme une tradition ; ils se développent et se perfectionnent d’une génération à l’autre, de telle sorte que non seulement les mêmes arts, les mêmes sciences paraissent plus accomplis à mesure qu’on s’éloigne de leur origine, mais qu’il s’en forme tous les jours de nouveaux dont nos devanciers n’avaient pas connaissance.
Ce rapprochant ainsi de la pensée de Pascal, Paracelse  s’exprime en ces termes  :

«
Il faut que tu considères que nous tous tant que nous sommes, plus nous vivons longtemps, plus nous devenons instruits, et plus Dieu met de siècles à nous instruire, plus il donne d’étendue à nos connaissances ; plus nous approchons du jugement dernier, plus nous croissons en science, en sagesse, en pénétration, en intelligence : car tous les germes déposés dans notre esprit atteindront à leur maturité ; en sorte que les derniers venus seront les plus avancés en toutes choses, et que les premiers le seront le moins. Alors seulement on comprendra ces paroles de l’Évangile : les premiers seront les derniers»   [Liber de inventione artium, t. IX, p.174].

Faisant l’application de ce principe à la profession qu’il a choisie, Paracelse ouvre aux douleurs et aux infirmités humaines un vaste champ d’espérance :

«Ne dis pas, s’écrie-t-il, qu’une maladie est incurable, dis que tu ne peux pas et que tu ne sais pas la guérir. Alors tu éviteras la malédiction qui s’attache aux faux prophètes; alors on cherchera, jusqu’à ce qu’on le trouve, un nouveau secret de l’art.
Le Christ a dit: Interrogez l’Écriture.
Pourquoi donc n’interrogerait-on pas la nature aussi bien que les livres saints ?
»

Ce que Paracelse  propose, c’est la réforme de la médecine, alors partagée, comme il nous l’apprend entre l’empirisme, la superstition et la routine de l’école
il contestait les théories de Galien lequel ne sortait pas du cercle étroit des qualités purement physiques, le chaud, le froid, le sec et l’humide, sur lesquelles se fonde le fameux axiome, bien contesté aujourd’hui :
Les contraires doivent être combattus par les contraires. Contraria contrariis. Paracelse, au moyen de l’analyse chimique et du raisonnement a entrepris de rechercher les substances capables de modifier notre organisation interne, soit en bien, soit en mal

Il ne veut pas non plus qu’on s’en tienne à la théorie pure :

« Une théorie, dit-il, qui n’est pas démontrée par I ‘expérience, ressemble à un saint qui ne fait pas de Miracle. »


Tous les médecins prêtent le serment d’Hippocrate en mémoire du plus grand initiateur de la thérapeutique.De 460 à 377 ans avant J.-C, Hippocrate exposait les points suivants:
Pour Hippocrate, la maladie est un désordre physiologique de l’ensemble de l’organisme dépendant des réactions individuelles qui s’opposent aux influences du milieu naturel et des phénomènes cosmiques.
– La santé est Donc un état équilibré des forces vitales (énergétique)
– En conséquence, la maladie est un état perturbé de l’équilibre (bienfait de la maladie)

Selon sa conception, chaque malade devrait être traité par l’une de ces trois méthodes thérapeutiques :

1 – L’expectative qui laisse intervenir « mère nature« .

– Le meilleur remède est notre « Natura Medicatrix », notre Nature guérisseuse.
Cette merveille se produit par le non agir (repos, sommeil, abstinence par opposition à l’activité (exercice, mouvement, nourriture)
– L’organisme a des réactions : fièvre, douleur, abcès (rubor – calor – dolor)
– La médecine doit rechercher les causes des maladies et avoir une action médicatrice

2 – L’opposition qui utilise la loi des contraires (contraria contrariis) et qui a donné naissance aux traitements allopathiques. (Désigne la médecine conventionnelle par opposition à l’homéopathie. De ce fait, elle englobe les traitements médicamenteux habituels)

3 – L’aide qui utilise la loi des semblables (similia similibus curantur) et qui tombera dans l’oubli pour renaître plus de 2 000 ans plus tard en donnant naissance aux traitements homéopathiques.

De 130 à 201 ans avant J.-C, Galien, le père de la pharmacie favorise la loi des contraires

Le Moyen-âge voit le retour de la loi des semblables, c’est-à-dire la loi des médicaments « antiquelquechoses »

 

Pour Paracelse, la maladie naît de la santé.
La santé naît de la maladie.

C’est au XVIe siècle que Paracelse fera renaître la troisième voie d‘Hyppocrate occultée par les conceptions des successeurs de Galien.
Pour Paracelse, la maladie naît de la santé. La santé naît de la maladie.

A la fin du XVIIIe siècle Samuel Hahnemann, après de longues et patientes recherches et expérimentations sur l’homme sain, sera le véritable fondateur, 250 ans plus tard, de l’homéopathie.

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