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VERTUS DES PLANTES : LE MORINGA

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Feuilles du Moringa OleiferaLEretrouver régulièrement la rubrique le mal maltraité BLOC NOTE
CHOULAGER

par CHOU BLANC


Ma grand mère Marthe, magnétiseuse connaissait avant moi les vertus du MORINGA mais ce n’est que depuis quelques années qu’il est  plus 
connus et plus largement utilisé

LE MORINGA ET SES VERTUS

Si les graines de Moringa connaissent un succès grandissant, c’est qu’elles sont très appréciées par les vertus exceptionnelles qu’elles apportent au corps humain.

En effet, de nombreuses études scientifiques ont démontré que consommées quotidiennement, les graines avaient les propriétés suivantes :

  • Amélioration du système immunitaire et diminution des risques de maladies
  • Contrôle du niveau de sucre et prévention des risques de diabète
  • Contrôle du niveau de cholestérol
  • Grandes propriétés anti-inflammatoires
  • Aide à la perte de poids
  • Hypertension
  • Performance sexuelle

Les graines de Moringa sont riches en vitamines et en minéraux dont le corps a besoin pour fonctionner de manière optimale.

 


Culture et caractéristiques du Moringa

Origine et spécifications

Le Moringa oleifera est une plante qui aime le soleil et la chaleur : il pousse bien dans les régions sèches, ce qui permet de le cultiver sans techniques d’irrigation couteuses. Le pH du sol doit être idéalement compris entre 5 et 9, et l’altitude entre 0 et 2000 mètres. le niveau de pluie optimal est de 250 à 3000 mm.

Le moringa comprend 13 espèces d’arbres poussant sous climat tropical ou subtropical.

L’espèce la plus populaire est Moringa oleifera, un arbre à usages multiples originaire d’Inde, cultivée sous les tropiques où il est souvent simplement appelé « Moringa ».

Pour ceux que la botanique intéresse, c’ est un arbre originaire de l’Himalaya du Sud et du Nord-Ouest de l’Inde.

A croissance rapide, il est principalement cultivé dans les régions tropicales et subtropicales du globe.
Il peut atteindre une hauteur de 10 à 12 mètres, pour un diamètre de 45 cm.

La floraison commence 6 mois après la plantation dans les régions plutôt froides ou tempérées et se produit une fois par an, entre avril et juin.
Lorsque les températures sont plus élevées et la pluie constante, la floraison peut se produire deux fois, voire tout au long de l’année.

L’Inde est le plus grand producteur de Moringa avec une production annuelle de 1 à 1,3 million de tonnes de fruits. Il est aussi très répandu en Thaïlande, aux Philippines et en Indonésie. On peut aussi en trouver en Amérique centrale, dans les Caraïbes, en Amérique du Sud, en Afrique, en Asie du Sud-Est et en Océanie.

Qualités nutritionnelles

Des analyses nutritionnelles ont montré que les feuilles de Moringa oleifera sont plus riches en vitamines, minéraux et protéines que la plupart des légumes.
Beaucoup de programmes, réalisés avec le concours d’ONG comme Hellen Keller International (HKI) , sont en cours pour développer cette utilisation.

Les feuilles de Moringa oleifera permettent de lutter contre la malnutrition et ses maladies associées (cécité, etc.).

Cette plante est très connue des Cambodgiens dont les feuilles et fleurs sont accommodées dans les plats khmers. Durant les périodes de disette, certains connaisseurs ont pu mettre à profit leur expérience pour survivre grâce, entre autres, à cette plante.

Les racines du MoringaLes racines de Moringa, une fois broyées, peuvent être utilisées comme condiment bénéficiant d’une haute teneur en polyphénols. Elles sont utilisées, notamment au Sénégal, contre la fièvre, les rhumatismes et autres douleurs articulaires. 

Voici pourquoi certains intègrent la Moringa Olifeira parmi les super-aliments.

ALIMENTS FEUILLES DE MORINGA
PROTÉINE YAOURT 2 FOIS +
POTASSIUM BANANE 3 FOIS +
CALCIUM DU LAIT 4 FOIS +
VITAMINES A CAROTTES 4 FOIS+
VITAMINE C  ORANGES 7 FOIS +
Le MORINGA contiendraient les 8 acides aminés essentiels.

Toutefois l’Organisation mondiale de la santé a refusé de reconnaître les feuilles de cette plante comme un complément nutritionnel légal par principe de précaution (manque d’analyses).

 

Les bienfaits des graines de Moringa

Booster son système immunitaire et lutter contre les maladies

Les graines ont un fort taux de vitamine C, ce qui font d’elle une solution puissante pour stimuler le système immunitaire. Ces vitamines servent aussi à combattre les radicaux libres et les agents infectieux.

L’énorme apport en nutriments que prodigue la consommation des graines stimule le système immunitaire et aide à soigner des maladies des coupures, brûlures ou blessures mineures plus rapidement.

Diminuer la tension artérielle

Si vous lisez cet article, vous êtes peut être confronté à de l’hypertension artérielle qui est un problème croissant dans nos sociétés occidentales.

L’hypertension peut causer de sérieux problèmes cardiovasculaires comme des attaques cardiaques ou des AVC.

Des études montrent que les graines de Moringa aident à réduire la tension artérielle. En outre, elles éliminent les lipides oxydés et protègent les tissus cardiaques des dommages potentiels.

Afin de réduire naturellement la tension artérielle, il est conseillé de faire de l’exercice régulièrement, d’avoir une bonne hygiène de vie et une alimentation équilibrée. Toutefois, pour les personnes ayant déjà atteint un stade critique, l’exercice peut être compliqué, et la consommation de graines de Moringa constitue une solution naturelle ayant déjà fait ses preuves.

Prévenir des risques de diabète

En plus de réduire la tension artérielle, les graines de Moringa permettent également de stabiliser le taux de sucre dans le sang et ainsi de prévenir des risques de diabète (étude scientifique).

Les graines, riches en zinc, aident le corps à réguler la sécrétion d’insuline. Quand celle-ci se stabilise, le taux de sucre dans le sens se trouve également régulé.

Propriétés anti-Inflammatoire

Les graines de Moringa atténuent les douleurs et améliorent la santé des articulations. Ces dernières sont fortifiées grâce aux acides aminés et aux protéines de la graine.

Stabiliser son taux de cholestérol

Un fort taux de cholestérol peut générer d’importants risques de maladies cardiaques. Dans la médecine Thaïlandaise, le Moringa est classé comme cardiotonique qui contrôle et améliore la façon dont le cœur se contracte.

Les graines de Moringa aident à stabiliser le taux de cholestérol dans le sang (lien vers l’étude) notamment grâce à la production d’acides gras mono-saturés – les acides oléiques – qui préviennent de nombreux maux comme les caillots dans le sang ou les maladies cardiovasculaires.

Si vous cherchez à améliorer votre régime alimentaire, remplacez les graisses animales saturées par des graines de Moringa afin de maintenir votre taux de cholestérol.

Santé du système digestif

Les graines de Moringa sont riches en fibres, qui aident à maintenir un système digestif en bonne santé.

Perdre du poids

Les graines encouragent la suppression des graisses saturées qui se trouvent dans les aliments transformés la nourriture « non saine ». En brisant ces graisses saturées, le corps peut alors les traiter plutôt que de les stocker.

Supprimer ces graisses réduit l’accumulation des graisses du ventre et réduit le gain de poids.

Santé des cheveux

Les graines de Moringa prodiguent également des bienfait beauté, et notamment pour les cheveux. La vitamine C améliore la circulation du sang dans le cuir chevelu et aide les follicules pileux à se développer et à se fortifier.

Le zinc et la vitamine A favorisent également la pousse du cheveu. Tout en nourrissant le tissu capillaire et en réparant les cellules, le zinc maintient les glandes sébacées (glandes présentes dans la peau, annexées au poils, sécrétant le sébum qui limite le dessèchement de la peau) écartées afin que les follicules puissent absorber un maximum de nutriments.

Le traitement de l’eau

water-treatment-with-moringa-seeds

Les graines de Moringa, ainsi que leur huile, sont utilisées pour traiter l’eau sale. Cela pourrait permettre aux habitants des pays du Tiers Monde de bénéficier d’eau potable plus facilement. Cela faciliterai également la lutte contre les maladies liées à l’eau, très présentes dans ces zones.

Comment consommer les graines de Moringa

Il vous suffit de casser la petite coque marron et d’extraire la graine à l’intérieur, de couleur blanche. Un peu comme si vous ouvriez une noisette, sauf que la coquille de la graine de Moringa est bien plus simple à briser, vous n’aurez (a priori) pas besoin d’un casse-noix

Croquez la graine et dégustez ! Le goût peut surprendre au premier abord avec un effet sucré et un poil d’amertume, mais avec un peu d’habitude on finit par trouver ça délicieux

apothicaireCombien de graines puis-je manger ?

Vous pouvez manger jusqu’à 10 graines par jour. Nous recommandons cependant de commencer par une graine, (Évitez de prendre plus deux graines en même temps ) et d’augmenter progressivement afin que votre estomac s’habitue !
C’est une simple précaution, il n’y a pas de contre indication à la consommation de graines de Moringa, a part si vous êtes enceinte (auquel cas il faudra se tourner vers les feuilles).

Précautions à prendre pour consommer des graines de Moringa

Voici quelques précautions à prendre concernant la consommation de Moringa.

  • Attendez d’avoir fini votre premier repas (ou petit déjeuner) pour prendre vos premières graines. En effet il n’est pas conseillé d’en consommer l’estomac vide, ceci afin de faciliter la digestion.
  • Peler les graines avant de consommer, comme expliqué un peu plus haut.
  • Ne pas consommer de graines si vous êtes enceinte ou si vous allaitez.

Si consommer des feuilles ou de la poudre de Moringa en étant enceinte est sans danger, les graines ont un taux très élevé en fibres et en vitamines, et il n’est pas conseillé d’en consommer durant la grossesse.

En revanche, les graines de Moringa sont très efficace pour améliorer la libido et maintenir les cellules reproductives. Cela peut aider si vous cherchez à concevoir

LE TEST DU POTE DESUCRE
Notre pote Just DESUCRE s’est porté volontaire pour tester pour nous.
Vous l’avez compris il essaye  de faire baisser son diabete de type 2
69 ans sous Amarel 1mg  1/2 par jour

Voici sa fiche de suivi en cours à ce jour
Aucun changement alimentaire durant le test

période de consommation  Graines  Glycémie Observations
du 01 12 au 03 12 18 2/Jour 1.51 – 1.38 – 1.56  ballonnement et flatulences faibles 2eme jour
du 04 12  au 06 12 18 3/Jour
2 puis 1
 1.50 – 1.46 -1.49  RAS
 du 07 12  au 10 12 18  4/jour
2 puis 2
 1.55 – 1.52- 1.21 – 1.28  10/12 très légèrement barbouillé
mais un début de baisse de la glycémie ce niveau de taux n’est plus visible dans mes statistiques depuis plusieurs mois
 du 11 2 au 15 12 18  5/Jour
2 + puis 2 puis 1
 1.55 – 1.291.38
 12/12 très légèrement barbouillé Sans différence malgré l’augmentation d’une graine en +
 A SUIVRE  LA MISE A JOUR SE POURSUIVRA
 Graines  prises après le petit déjeuner et dans la matinée – Jamais à jeun
  ( jamais plus de deux en même temps)
Aucun trouble intestinal à signaler au 13 12 2018
Sur le plan libido : OUPS..!  j’ai annulé mon abonnement à mon club de rencontre auquel je venais d’adhérer…!

retrouver régulièrement la rubrique le mal maltraitéNote finale
Nous espérons que vous en savez plus sur les graines de Moringa, leurs bienfaits et utilisations !

Enfin, n’oubliez pas que vous pouvez essayer des maintenant les graines en commandant directement sur ce site ou si vous préférez les huiles, la poudre ou les gélules de Moringa Restez svelte 160px
Moringa poudre 100g Moringa 120 gélules

 SOURCE :
les graines de Moringa


Chou Blanc est effectivement magnétiseur -cliquez pour visiter son site

Chou Blanc

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Savez vous qui est DIOSCORIDE…?

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les potes doivent être éclairés

CHRONIQUES CHOUCROUTE

par le Pote H

Dans mes chroniques on m’’a demandé de cultiver les potes âgés pour leur montrer la différence entre culture et agriculture.
Vu leur sénilité précoce nous procéderons toujours, par des anecdotes, qui leur permettront de mieux mémoriser, et de bien comprendre le sens des choses …..

Aujourd’hui découvrons ensemble  qui est ce médecin grec
DIOSCORIDE Pedanios

 

DIOSCORIDE Médecin grec (40 -90) par Sebastinao RICCI peintre vénitien (1659 1734)

DIOSCORIDE Pedanios

Médecin grec (vers 40 – vers 90)

Pendant près de quinze siècles, l’œuvre de
Dioscoride est restée une des principales référence en botanique médicale.
Elle est aujourd’hui un document unique pour l’étude de la botanique de l’antiquité.

Peu de temps après le début de l’ère chrétienne, nous voyons la pharmacie naître avec Dioscoride.
Jusque là ce sont les médecins qui préparaient les
médicaments avec des plantes médicinales achetées chez les herboristes ou rhizotomes et avec des produits chimiques achetés chez des droguistes ou pharmacopoles.

Nous sommes à une époque ou ces pharmacopoles vont se transformer en pharmaciens; toutefois s’ils fabriquaient les médicaments ils les vendaient non aux malades, mais aux médecins.

C’est Dioscoride qui va fournir aux pharmacopoles les bases scientifiques de leur métier.

Sa vie

Dioscoride est un Grec d’Asie Mineure, né vers 40 après J-C à Anazarbus en Cilicie actuellement le sud de la Turquie.
Il fit ses études à Alexandrie, puis à Athènes, où il fut l’élève de Théophraste.

S’étant rendu à Rome, il y devint médecin militaire, ce qui lui permit de suivre les légions romaines dans une grande partie de l’Europe (de 54 à 68 ap. J. C.) :
Italie, Gaule, Espagne, Afrique du Nord. Il put ainsi recueillir au passage une riche collection de plantes et d’observations.

Le « De Materia Medica » de Dioscride…

 « De Materia Medica » de Dioscoride Description Ce livre est un parfait exemple du transfert des connaissances au fil des siècles. Au Ier siècle, le médecin et apothicaire grec Dioscoride, considéré comme le père de la pharmacologie, écrivit un document majeur sur la botanique et les remèdes. L'ouvrage fut traduit en arabe au Xe siècle, à l'époque d'Abd al-Rahman III (891−961), calife de Cordoue. En 1518, Antonio de Nebrija réalisa la première traduction en latin de l'ouvrage en Espagne, à l'Escuela de Traductores de Toledo (École de traducteurs de Tolède).

Ce contemporain de Pline l’Ancien est célèbre par son herbier connu sous le nom de « DE Materia Medica », description de plus de six cents plantes et presque 1 000 remèdes qui est aussi la source principale de connaissance en matière de plantes médicinales durant l’Antiquité.

On pense qu’il l’a rédigé vers 60 après J.-C., qu’il a été médecin militaire sous les règnes de Claudius Ier et de Néron.
L’ouvrage de botanique écrit en grec est plus connu sous son nom latin :

« DE Materia Medica ».

Il eut la plus grande influence dans l’histoire de cette discipline. Il décrit l’utilisation médicale de 1 600 produits, les trois cinquièmes sont des végétaux, le reste des animaux et des minéraux. Il donne le nom populaire de chaque espèce (avec leur synonyme en latin, en grec, souvent également en égyptien, en perse, en syrien, en espagnol), et les décrit brièvement, il indique leurs vertus et comment les récolter.

Il cite ses essais soit sur lui-même, soit sur les soldats de Néron; en cela c’est un travail remarquablement original. En ce qui concerne les animaux, on sent qu’il les connaît mal, car il raconte à leur sujet les superstitions les plus absurdes.
Par contre les sels de fer, de cuivre, de plomb, de soufre, d’antimoine et d’arsenic n’ont pas de secret pour lui. Il tente de donner, lorsqu’il le peut, leur distribution géographique.

Une quarantaine de remèdes mentionnés dans cet ouvrage figure toujours dans la pharmacopée moderne.

Le De Materia Medica est avant tout un ouvrage médical et Dioscoride ne s’intéresse que peu à la botanique en tant que telle, il préfère l’observation directe à la répétition de ouï-dire et critique les ouvrages de ses prédécesseurs à l’exception toutefois de Crateuas (médecin de Mithridate).

Le Dioscoride de Vienne ou codex Anicia Juliana est un des plus anciens manuscrits grecs du traité Peri hulês iatrikês.

Dans les siècles suivants, cet ouvrage sera abondamment recopié, en grec d’abord. Un fragment de manuscrit précoce, le Michigan Papyrus, laisse penser que l’œuvre originale de Dioscoride ne comportait pas d’illustration.
Lors des copies des ajouts sont parfois effectués ( des extraits de Galien et du Rhizotomicon de Crateuas (médecin de Mithridate).

La plus ancienne copie illustrée de ce traité a été découvert à Istanbul en 1560 datant probablement de 512 ou 513. Cette version est conservée aujourd’hui à Vienne.

Ce manuscrit magnifique aurait été offert pour l’anniversaire de Juliana Anicia, fille de l’empereur de Constantinople Anicius Olybrius.

Le manuscrit de Naples, de la fin du 7e siècle, hérite de la même lignée d’illustrations.


Le De Materia Medica sera également traduit en latin et en de nombreuses langues européennes et orientales.
De nombreux sites de copie existent, de l’Europe à l’Asie Centrale. Ces copies et ses traductions seront elles même les modèles de nouvelles copies et traductions… aboutissant au fil des siècles en Europe à une dégradation progressive du contenu.

Grâce aux contacts avec la grande civilisation Arabe, alors dépositaire des savoirs de l’antiquité, un retour à des textes plus fidèles à l’original sera possible.

Jean de La Ruelle (1474-1537), le traducteur français de cet ouvrage, était médecin de François Ier.

Avec d’autres, il contribua à ramener la pharmacologie des recettes compliquées des Arabes aux sources de la nature.

Cet important ouvrage fut très utilisé au Moyen Âge dans sa traduction latine du VIe siècle.
Il fut imprimé en version latine à Colle en 1478 et en grec à Venise chez Alde Manuce en 1499.
Il devait faire ensuite l’objet de nombreuses éditions à travers tout le XVIe siècle.

Au XVIe siècle, le retour aux Anciens conduit à une étude plus exacte des plantes.

Les études de botanique, connexes avec la médecine, connaissent ainsi une véritable renaissance, laquelle est surtout due à la vogue de l’auteur grec Dioscoride.
Dioscoride est mort vers 90 .

SOURCE :

http://medarus.org/Medecins/MedecinsTextes/dioscoride.htm

retour sur la rubrique du même tabac

 

RETRO :

C’est du même tabac…..

 

POTACHE

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L’HOMME DES BOIS : LA GUÈDE ….. C’EST LE PASTEL DES TEINTURIERS…


L’HOMME DES BOIS
Bloc Note de GUI7

Dans les méandres de l’internet au cœur de la toile d’une araignée céleste jaillit parfois la lumière…
C’est ainsi que j’ai découvert l’origine de mon nom.
Malgré sa consonance bien française, GUI7 est d’origine germanique et se traduit: « celui des bois  »
Ceux qui connaissent mon amour de la terre et de toutes les créatures de l’univers ne s’en étonneront pas.
J’ ai ainsi compris que quelque part dans la généalogie de ma famille, il y avait l’homme, qui avait vu l’homme, qui avait vu l’ours….!

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Les forces des plantes

Le pastel

 L’Isatis tincturia : une plante bisannuelle aux noms et usages multiples.

Utilisée comme plante médicinale et tinctoriale par les Grecs et les Romains de l’Antiquité, elle fut largement cultivée au cours du Moyen Âge et de la Renaissance, en Europe, pour la production d’une teinture bleue, extraite des feuilles, avant qu’elle ne soit détrônée par l’indigotier, puis par les colorants de synthèse.

Le pastel (du latin pasta, pâte) est une espèce de crucifère comme les choux, les radis, la moutarde ou la monnaie du pape.

La première année, cette plante ressemble à une grosse salade « la rosette de pastel ».

Dès la 2ème année, du cœur de cette rosette jaillissent 2 à 5 tiges pouvant dépasser 1 mètre de hauteur.

En juin, les fleurs très nombreuses s’épanouissent en bouquets de 40 centimètres environ.

En juillet, elles se transforment en fruits d’abord verts puis bruns et violets pour finir.
On les appelle des siliques. Ce sont des sortes de gousses pointues.

Le pastel est appelé wède ou guède dans le nord de la France.

Elle est aussi connue comme Herbe du Lauragais.

L’Encyclopédie. prétend que là est l’origine du nom  » Grande-Bretagne « brith » signifiant en breton, la guède.

L’herbe de Saint-Philippe

On le trouve aussi sous les noms de pastel des teinturiers ou herbe de Saint-Philippe mais il porte le nom scientifique d »Isatis tincturia.

Il est souvent fait mention dans les archives de plante fourragère de bonne qualité et d’un bon rendement (15 à 20 000 kilos à l’hectare). Sa valeur alimentaire serait voisine de celle du chou.
Ses vertus mellifères seraient également appréciées des apiculteurs.

barre verteSes vertus thérapeutiques

Sapothicairees vertus thérapeutiques ont été citées maintes fois dans les textes anciens.

Le pastel des teinturiers ou bai lan gen est une herbacée utilisée en médecine traditionnelle chinoise depuis plus de deux mille ans, elle traite efficacement les pneumonies et les grippes.
Le bai lan gen est un remède anti-infectieux préconisée dans les rhumes et les angines, les maux de gorges et les oreillons. Le pastel des teinturiers élimine les fièvres et les inflammations du foie, il est astringent et diurétique, il est bénéfique pour soigner les érysipèles.

Il est aujourd’hui vendu sous forme de compléments alimentaires

Le pastel soulageait aussi les maladies du foie (jaunisse) et de la rate.
Les Grecs en obtenaient un remède traitant des maladies de peau. On lui prête également des propriétés antiseptiques, cicatrisantes, diurétiques.

Selon Dioscoride (médecin, pharmacologue et botaniste grec -40 av JC – 90 après JC) , la plante aurait été employée pour faire disparaître les inégalités de la peau et pour cicatriser les plaies.
Selon Pline  une application des feuilles sur les tempes arrêtait les saignements de nez …! inconvénient c’est les traces bleues laissées sur le visage…!
Des soviétiques l’ont même présenté comme un antibiotique.

Ses propriétés tinctoriales furent sans doute les plus utilisées depuis la plus haute Antiquité.

C’est une plante très résistante qui semble insensible au froid et son adaptation à la canicule fait d’elle un véritable « dromadaire végétal » .

– « Au pays de Cocagne, plus on dort, plus on gagne »
Elle était donc connue un peu partout dans le monde mais c’est dans le triangle Toulouse, Albi, Carcassonne qu’elle va connaître son « âge d’or » au XVIème siècle.
Avec la « pasta » (d’où son nom pastel) longuement fermentée on faisait des boules bien modelées et pressées, aussi parfaites que possibles, «les coques ou cocagnes ». Chaque coque nécessitait un kilogramme de feuilles. Elle mesurait 10 à 15 centimètres de diamètre et pesait environ 150 grammes.

 

barre verteSon histoire

Les Egyptiens connaissaient et utilisaient déjà des Isatis locaux ou des indigos 2500 ans avant Jésus Christ car on a retrouvé des momies enveloppées dans des bandelettes bleues, symbole d’éternité.
A la même époque, de l’autre côté de la Méditerranée, le bleu est pratiquement ignoré, du moins dans le vêtement.

Les Latins et les Hellènes ne portaient jamais de bleu, couleur délaissée aux esclaves et basses catégories sociales.
Le Romain qui avait les yeux bleus devait être bien malheureux. Le rouge y régnait en maître, symbole de richesse et de puissance.

Celtes et Gaulois utilisaient aussi la guède, ou pastel, non seulement pour bleuir leurs tissus mais aussi pour se parer le visage et le corps, un peu à la manière des Peaux-Rouges d’où la surprise de Jules César à leur rencontre.

Dans le livre V de « la guerre des Gaules », il ne retient que l’aspect belliqueux de ce maquillage et mentionne que « tous les Bretons se teignent avec le pastel sauvage, produisant une couleur bleue, qui leur donne une allure terrible dans la bataille ». Peut-être peut-on voir là l’origine de l’expression française, « avoir une peur bleue ». Le pastel était aussi employé comme produit de beauté puisqu’il offrait aux belles gauloises la possibilité de teindre en bleu noir leur chevelure blonde.

Pline parle du pastel comme « d’une chose particulière aux Gaules ». Son nom latin « glastum » pourrait être d’origine celtique car le mot « glas » en gallois signifiait « herbe bleue ».

Dans le monde médiéval, l’église chrétienne admet trois couleurs pour l’habillement : le blanc de la pureté, le rouge du sang du christ et le noir symbole de deuil et de pénitence, hormis pour la vierge Marie. Profondément croyant, le roi Louis IX dit Saint-Louis, renonce à la couleur pourpre et lui préfère la simplicité du bleu. Cette couleur s’impose dans ses armes. Longtemps méprisé, le bleu devient la couleur du ciel et de l’esprit. Il deviendra petit à petit l’emblème de la noblesse.
Drapiers et teinturiers réclament un colorant de valeur. L’Orient dispose de l’indigo mais son importation est trop onéreuse et trop incertaine. En Occident le pastel ou guède est utilisé.

Au XIIème siècle, il est cultivé dans toute l’Europe.
Est-ce une conséquence de la Guerre de Cent ans (1337-1453) ou des raisons d’ordre climatiques mais l’Albigeois devient dès le XIVème siècle la terre d’élection de cette culture.

Dès le XIVème, Albi détient avec le pastel un trésor bien embarrassant.
La teinture produite est de trop grande qualité pour être utilisée sur les draps tissés dans la région, de qualité médiocre. Ce sont les Béarnais qui vont ouvrir les routes du pastel vers l’Espagne et vers l’Angleterre et les Flandres à partir des ports de Bayonne et Bordeaux. La concurrence est âpre avec l’Italie, l’Allemagne et l’Angleterre mais ce commerce reste très lucratif.

Gabarre à fond plat

Au XVème siècle, Albi domine toujours ce commerce en Occitanie mais Toulouse comprend le rôle qu’elle peut jouer par sa position géographique entre les zones pastellières et les ports de l’Océan.
La Garonne, réputée non navigable, est aménagée pour recevoir jusqu’à Bordeaux des barques à fond plat, les gabarres. Elles permettent de ne pas racler les hauts fonds de la rivière.

De riches toulousains prennent place dans ce marché. Ils généralisent les cultures dans leurs domaines, y créent des moulins pastelliers. Un triangle de culture se forme : Toulouse, Albi, Carcassonne. Ils se font aussi prêteurs d’argent.

Au XVIème les grands marchands entrent dans le système.
Leur plate-forme est Toulouse. Tous n’en sont pas originaires, certains sont basques, aveyronnais ou espagnols mais tous ont le génie du commerce, des marchés extérieurs et de la réussite. La ville devient une capitale financière cosmopolite.

barre verte

Déclin, renaissance et espoir

L’horizon s’assombrit et brusquement tout s’effondre à partir de 1561

Des récoltes médiocres, des pratiques douteuses, les guerres de religion et la concurrence de l’Indigo des Indes et des Antilles mais aussi le manque d’intérêt des grands marchands pour le commerce portèrent un coup fatal au pastel.

Cette disparition n’est pourtant pas entière et autour d’Albi, le pastel continue toujours d’être présent mais l’Age d’or du pays de cocagne que les vieux évoquaient est bien terminé.

Actuellement, plusieurs hectares sont plantés en Ariège en collaboration avec l’école de chimie de Toulouse. Sitôt cueillies les feuilles sont précipitées dans des cuves afin d’en extraire le bleu pastel.

Cinq siècles après sa disparition, le Pastel reprend racines.
De congrès en laboratoire de recherche, on découvre et redécouvre ses qualités.
De nouvelles applications voient le jour dans les beaux-arts, la décoration, la mode mais aussi en cosmétologie et pharmacie.
Des laboratoires français, américains et chinois recherchent aujourd’hui des produits anticancéreux dans les feuilles du pastel.

  Aujourd’hui, un renouveau avec la Prévention du cancer…!

Recherche :
Quelques scientifiques ont permis de mettre au grand jour, la particularité qu’aurait cette plante dans la prévention du cancer, en effet, elle posséderait un taux plus important de glucobrassicine comparé à d’autres plantes ayant cette capacité médicinale, d’autres études doivent être en cours.

Son usage comme plante antibactérienne, antivirale et anti-inflammatoire a été validé et confirmé par plusieurs études scientifiques.
Actuellement des chercheurs l’étudient encore dans d’autres domaines comme sur la leucémie.

SOURCES: Pastel et pays de cocagne

barre verte

« Le Seigneur fait pousser les remèdes dans le sol, et quelqu’’un de raisonnable ne les dédaigne pas »,
Peut-on lire dans la Bible


« – Ce vers lisant est agaçant…
il veut toujours briller et tout savoir…
Pardonnez le.. »

barre verte

L’ HOMME DES BOIS
La Chouette a déjà dragué Esculape le Dieu de la médecine

un article lui est
consacré
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