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Arts Décoratifs : Quand les verriers de Nancy se font la gueule…

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AU
CHOU :

Coucou c’est toujours moi merci d’être revenu nous voir pour nous suivre dans la découverte de :

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MM Gallet et DAUM

Paris, 1900.
C’est un siècle qui commence bien pour les frères Auguste et Antonin Daum.

Émile Friant, Portrait d’Auguste Daum, 1889 Voir en grand

Leur verrerie reçoit un grand prix à l’Exposition universelle !
C’est une véritable consécration. Pourtant, des voix s’élèvent déjà contre cette récompense…

Émile Gallé, artiste verrier, connaît bien les frères Daum, originaires comme lui de Nancy.

Il a également reçu, tout comme les Daum, un grand prix à cette même exposition.
Loin de se réjouir de cette récompense, l’artiste fulmine. Pourquoi cela ?

« Voici Daum (décoré) pour m’avoir plagié », écrit-il à un ami.
Mêmes techniques complexes superposant plusieurs couches de verres colorés, mêmes thèmes inspirés de la nature et des animaux…

Pas de doute, selon Gallé, il s’agit d’une pâle imitation de son œuvre par les frères Daum.
Pire ! À ses yeux la critique, en décernant la même médaille aux participants, ne fait plus la différence entre le créateur et les faussaires !

À gauche : Émile Gallé, Vase à décor d’orchidée, 1898, verre, socle en bois sculpté, Petit Palais, Paris. À droite : Daum Frères, Vase Gentiane, 1912, verre, Musée des Beaux-Arts, Nancy Voir en grand

 

 

À gauche : Émile Gallé, Vase Hippocampe, verre, Musées royaux des beaux-arts de Belgique, Bruxelles. À droite : Daum Frères, Vase Vigne et escargots, 1904 Voir en grand

 Gallé n’en est pas à sa première accusation de plagiat.

Trois ans auparavant, il fustigeait un ancien commis d’atelier qui s’était établi à son compte. « Le misérable a dû prendre mes recettes, pourtant sous clef ».
Pourquoi tant de précautions ?
Par peur de voir ses secrets de fabrication arriver entre les mains de ses concurrents, les frères Daum.

Anonyme, Portrait d’Émile Gallé, 1889 Voir en grand

Mais pour des raisons économiques les artistes de Nancy feraient mieux d’oublier cette brouille et de se rassembler.
Et Gallé en a bien conscience…

Il fonde dès l’année suivante « L’École de Nancy », une association d’artistes verriers, sculpteurs, architectes ou ébénistes.

Encore une manière de montrer qu’il a toujours une longueur d’avance !
Un moyen aussi d’en prendre le rôle de directeur… une place que personne ne peut lui contester.

Allez Emile…. Fait pas ton bougon.. Nous les parisiennes on t’aime… Viens danser le cancan avec nous.!



SOURCE :
Artips

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AU FIL DES HEURES : Le mois de septembre

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« Au fil des heures »,
c’est un pote âgé
grand amoureux
LE CHOURISTEdes enluminures

médiévales  qui
s’est déguisé en
moine Top O’Clock.

Il fait sa rentrée en faisant son entrée dans la rédaction.


Pendant un an, LA CHOUETTE lui a réservé
le premier dimanche du mois pour nous
présenter  le mois qui arrive avec l’enluminure et les commentaires qui  figurent  dans le plus beau des manuscrits enluminés du Moyen Age.

Les Très riches Heures du Duc de Berry

L’Homme anatomique, ou Homme zodiacal, enluminure réalisée par les Frères de Limbourg et portant les armes du duc Jean de Berry, f.14v.

Les Très riches Heures du Duc de Berry constituent, de l’avis unanime, l’un des plus beaux, et pour beaucoup, le plus beau des manuscrits enluminés du Moyen Age.
C’est en tous cas le plus réputé. Jean, duc de Berry, était fils, frère et oncle des rois de France. Il fut donc mêlé à tous les grands moments de l’histoire de son époque.
Sa passion était toutefois de collectionner les splendeurs artistiques de son temps. Il possédait notamment une bibliothèque de près de 150 manuscrits enluminés, dont quinze Livres d’Heures.

On appelait ainsi des recueils de prières à l’usage des laïcs, qui voulaient se tourner vers Dieu à différentes heures fixes de la journée.

Et comme les prières variaient suivant le temps de l’année, et que chaque jour amenait la fête de tel ou tel saint, les Livres d’Heures s’ouvraient presque toujours par un calendrier.
C’est dans ces mois de l’année, accompagnés des représentations des travaux des champs et des activités diverses (réjouissances, offices, travaux, astrologie…) que je puiserai l’essentiel de mes rubriques….
C’est avec les pièces de ce remarquable Livre d’Heures du Duc de Berry, que j’espère enluminer vos dimanches par les plus belles illustrations qui constituent l’essentiel de l’ouvrage.

Septembre, folio 9

 Septembre est illustré par les vendanges.

Au premier plan, cinq personnages cueillent du raisin tandis qu’un homme et une femme, apparemment enceinte, se reposent.

Les grappes sont déposées dans des paniers qui sont ensuite vidés dans des hottes fixées sur des mulets. Ces hottes sont elles-mêmes déversées dans des cuves chargées dans des charrettes tirées par des bœufs.

L’arrière plan est entièrement occupé par le château de Saumur en Anjou, région déjà viticole à l’époque. Les tours sont coiffées de girouettes à fleurs de lys.
Au second plan, une lice est représentée avec sa barre centrale et son mur de treillage. C’était le lieu habituel des tournois.

Tout le monde s’accorde à distinguer deux mains dans cette enluminure : l’une dans la scène de vendange, l’autre dans le château et ses abords.
Longtemps, le château a été attribué aux frères de Limbourg, et plus particulièrement à Paul par Meiss.
Cependant, entre 1410 et 1416, le propriétaire du château était Louis II d’Anjou, allié du duc de Bourgogne Jean sans Peur puisqu’il fiança en 1410 son fils aîné Louis III d’Anjou à l’une des filles de celui-ci. Cela en faisait donc un opposant au parti du roi de France, donc au duc de Berry.

Le style de la partie supérieure de la miniature fait plutôt penser au peintre des années 1440, Barthélemy d’Eyck. Cette hypothèse est confirmée par le fait que le château appartenait alors à René d’Anjou, frère de Louis II et mécène de ce peintre.
À l’extrémité droite de la lice se trouve un édicule quadrangulaire orné de colonnes engagées appelé « perron ». Il s’agit d’un édifice qui fut utilisé lors d’un tournoi de chevalerie, le « Pas de Saumur », organisé sur place par René d’Anjou en 1446 en l’honneur du roi de France Charles VII et auquel a participé Jean de Dunois.
Le compte-rendu de ce tournoi, aujourd’hui disparu, a été illustré par Barthélemy d’Eyck, représentant sans doute ces lices et ce perron. Quant à la partie inférieure, elle pourrait avoir été réalisée par Jean Colombe ou son atelier.

source :  WIKIPEDIA  

barre verte


TOP O’CLOCK

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PEINTURE : L’enlèvement des Sabines

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Coucou c’est toujours moi merci d’être revenu nous voir pour nous participer avec nous à :

logo lardon DL’enlèvement des Sabines

L’enlèvement des Sabines est un épisode relaté par Tite-Live, et Plutarque durant lequel la première génération des hommes de Rome se procure des femmes en les enlevant à leurs voisins les Sabins.

Cette histoire a inspiré de nombreuses œuvres d’art de la Renaissance et de la post-Renaissance, puisqu’elle réunit des exemples propres à montrer le courage et la hardiesse des anciens Romains tout en ayant l’opportunité de dépeindre des personnages à moitié nus et dans une lutte intense et passionnée.
On retrouve des sujets artistiques similaires dans l’Antiquité, comme la bataille entre les Lapithes et les Centaures ou celle entre Thésée et les Amazones, ou dans le christianisme, avec le massacre des Innocents.

L’enlèvement des Sabines, Nicolas Poussin, 1634-1635, Metropolitan Museum of Art, New-York

L’Enlèvement des Sabines (1574-82) par Giambologna, dans la Loggia dei Lanzi à Florence.

Des femmes pour la grandeur de Rome

Le tableau représente l’un des épisodes fondateurs et mythiques de la Rome antique.
La ville vient d’être fondée par Romulus.
Désireux d’assurer leur descendance pour la prospérité de leur jeune patrie, mais manquant de femmes, les Romains projettent un enlèvement collectif.
Ils invitent à dessein les Sabins à une fête lors de laquelle ils s’emparent des femmes et mettent en fuite les hommes.

Trois ans plus tard, les Sabins attaquent Rome pour se venger. Le conflit est évité par les femmes qui s’interposent entre leurs frères et leur mari.
La paix fut ainsi conclue entre les deux peuples. C’est la scène d’enlèvement que choisit d’illustrer Poussin. Romulus se tient à gauche et domine les événements.
Sa pose dérive directement de la statuaire impériale antique.
Le peintre met, pour la partie centrale, l’accent sur la panique et sur la confrontation entre les hommes et les femmes.
Le tout est placé devant un fond d’architecture en perspective, qui donne son point de fuite à l’œuvre. On notera en outre que l’ensemble des personnages est organisé selon deux diagonales qui partent des extrémités du tableau pour se rejoindre dans la percée du paysage.
L’aspect dynamique du tableau se trouve ainsi renforcé.

– Je veux pas avoir l’air de la ramener .. Poussin Poussin… Mais il y en a d’autres…!
Par exemple … celui de Pietro da Cortona, 1627-1629, Musées du Capitole, Rome

SOURCE :, le Louvre
WIKIPEDIA
ROMA

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