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La justice restitue un Pissarro à une Famille spoliée sous l’Occupation

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logo lardon 1L’ART ET LA PALETTE  AU CHOU :

Coucou c’est toujours moi merci d’être revenu nous voir pour nous suivre dans la découverte d’un tableau plein d’émotion  et d’histoire :

Le retour à la maison  du tableau :
La Cueillette de Pissarro

Avec le mois de mars fleurissent les nouvelles expositions : un régal et un privilège pour les parisiens épris de peinture. Cette année, « Camille Pissarro, le premier des Impressionnistes » était à l’honneur, à Marmottan
C’est donc une charmante rétrospective de ce peintre de la douceur des paysages champêtres de l’Ile-de-France, des ports de commerce normands, de vues de Paris depuis sa fenêtre.
Plutôt moins souvent cité que ses contemporains impressionnistes, Pissarro (1830 – 1903) a pourtant participé à leurs huit expositions.
Nous voici donc devant 75 tableaux, (peinture et tempera) d’une douceur infinie, où la lumière s’insinue et ondoie … On a particulièrement aimé les paysages des bords de fleuve où s’installe l’industrie, les vues des ports de commerce … et surtout toutes ses vues de la vie paysanne ..!

A nos cotés se trouvait, peut être, ce descendant de la famille Bauer qui venait de retrouver par hasard au cours de sa visite ?…La piste l’une des plus belles toiles de la collection de son grand-père spolié en 1943…!
Quelques mois après justice est rendue …! Ambiance Ambiance

logo lardon DSoixante-quatorze ans après avoir été confisqué sous Vichy, le tableau La Cueillette de Pissarro, acheté légalement par des Américains en 1995, devra être restitué aux descendants d’un collectionneur juif spolié, selon un jugement rendu en novembre 2017.

L’avocat du couple américain, Ron Soffer, a annoncé que ses clients feraient appel. Le tableau devrait donc rester sous séquestre en attendant la conclusion du deuxième procès. La décision a en revanche été saluée par les héritiers du collectionneur spolié : « Jean-Jacques Bauer est heureux. C’est l’une des plus belles toiles de la collection de son grand-père », s’est félicité Maître Cédric Fischer.

Des tableaux confisqués au collectionneur en 1943

Le jugement « ordonne » à l’Établissement public des Musées et de l’Orangerie de remettre l’œuvre aux descendants du collectionneur Simon Bauer, dont les tableaux avaient été confisqués en 1943.
Les époux Toll, qui avaient acheté le tableau 800.000 dollars chez Christie’s à New York en 1995, sont aussi condamnés à payer 8.000 euros à la famille Bauer pour les frais de justice.
La gouache a été peinte en 1887 par l’impressionniste Camille Pissarro. C’était l’un des 93 tableaux de maître de la collection de Simon Bauer, un grand amateur d’art français né en 1862, qui avait fait fortune dans la chaussure.
Une vingtaine de tableaux n’ont toujours pas été récupérés.

Cette collection lui avait été confisquée en 1943 et avait été vendue par un marchand de tableaux désigné par le Commissariat aux questions juives du régime collaborationniste de Vichy.

Interné en juillet 1944 à Drancy, le collectionneur avait réussi à échapper à la déportation. À sa mort, en 1947, il n’était parvenu à récupérer qu’une petite partie de ses œuvres.

Ses descendants ont poursuivi son action pour reprendre possession de la collection. Une vingtaine de tableaux n’ont toujours pas été récupérés, selon Maître Fischer.

SOURCE :
journal 20 minutes –  nov 2017

http://www.bigmammy.fr/archives/2017/03/10/35027247.html

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LIVRES : La passion des champignons

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BLOC NOTE LITTÉRAIRE
par
Chou Blanc

«  Paroles d’hommes« 

La pluie des derniers jours excite votre appétit de mycologue?
Votre panier est déjà prêt à partir pour la prochaine excursion de cueillette de champignons?

Bolets

Quatre professeurs de l’Université  et membres passionnés de l’Amicale des mycologues proposent un ouvrage d’ethnomycologie où ils explorent les relations entretenues par les hommes avec les champignons à travers le temps et les civilisations.

On le voit dans ce livre, le champignon est utilisé à toutes les sauces: à des fins alimentaires, bien sûr, mais aussi religieuses, scientifiques et folkloriques.

Chez les Amérindiens, notamment, la prudence est vite de mise.

apothicaireAu fil du temps, l’être humain a appris à ne pas manger toutes les espèces de champignon consommées par les animaux, certaines étant pour lui mortelles.

alors qu’au Moyen Âge c’est la psalliote qui a la cote

Chez les Amérindiens, notamment, la prudence est vite de mise.
On ne consomme que quelques espèces, comme les morilles et les marasmes des oréades.
Chez les Romains, on apprécie en revanche les cèpes, les truffes et même l’amanite des Césars, alors qu’au Moyen Âge c’est la psalliote qui a la cote, de même que les chanterelles.

Depuis des millénaires, les Chinois et les Japonais utilisent les champignons comme médicaments pour traiter plusieurs pathologies et comme agents propices à accroître la durée de la vie.

Les hommes de science grecs et romains connaissent eux aussi leurs vertus thérapeutiques, mais c’est à la Renaissance que se développe un véritable intérêt scientifique pour la mycologie.
Des recherches récentes menées sur des moisissures du genre pénicillium sont par ailleurs à l’origine de la découverte des antibiotiques.

Les hallucinations de l’histoire

L’amanite tue-mouche est sans contredit l’hallucinogène le plus connu depuis la nuit des temps.

On la connaît de longue date en Sibérie, chez les Vikings, dans la religion indo-aryenne, le Veda ou chez les Amérindiens d’Amérique centrale et du Nord.
Elle est notamment utilisée comme «guide spirituel» dans les rites chamaniques des Ojibwés.

Dans l’histoire, une multitude de superstitions et de croyances tentent d’expliquer la toxicité ou les effets hallucinogènes de certaines espèces.

Ces champignons dangereux, est-ce l’oeuvre du diable, de sorcières ou l’effet de la proximité d’un crapaud, d’un serpent?
Et les effets hallucinogènes des champignons seraient-ils à l’origine de la légende du père Noël, du célèbre conte de Lewis Carroll Alice au pays des merveilles ou même de la bédé des Schtroumpfs?

SOURCE :
Denyse Valois

Des champignons et des hommes
Consommation, croyances et science
Guy Gaudreau, A. et F.-X. Ribordy, M. Tremblay
Éditions Cabédita, coll. «Archives vivantes»,
France


Chou Blanc est effectivement magnétiseur...! voir son site cliquez Chou Blanc

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AU FIL DES HEURES : Le mois de novembre

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« Au fil des heures »,
c’est un pote âgé
grand amoureux
LE CHOURISTEdes enluminures

médiévales qui
s’est déguisé en
moine Top O’Clock.

Il fait sa rentrée en faisant son entrée dans la rédaction.


Pendant un an, LA CHOUETTE lui a réservé
le premier dimanche du mois pour nous
présenter le mois qui arrive avec l’enluminure et les commentaires qui figurent dans le plus beau des manuscrits enluminés du Moyen Age.

Les Très riches Heures du Duc de Berry

L’Homme anatomique, ou Homme zodiacal, enluminure réalisée par les Frères de Limbourg et portant les armes du duc Jean de Berry, f.14v.

Les Très riches Heures du Duc de Berry constituent, de l’avis unanime, l’un des plus beaux, et pour beaucoup, le plus beau des manuscrits enluminés du Moyen Age.

ll est commandé par le duc de Berry aux frères Paul, Jean et Herman de Limbourg vers 1410-1411. Inachevé à la mort des trois peintres et de leur commanditaire en 1416, le manuscrit est probablement complété, dans certaines miniatures du calendrier, par un peintre anonyme dans les années 1440.

C’est en tous cas le plus réputé. Jean, duc de Berry, était fils, frère et oncle des rois de France. Il fut donc mêlé à tous les grands moments de l’histoire de son époque.
Sa passion était toutefois de collectionner les splendeurs artistiques de son temps. Il possédait notamment une bibliothèque de près de 150 manuscrits enluminés, dont quinze Livres d’Heures.

On appelait ainsi des recueils de prières à l’usage des laïcs, qui voulaient se tourner vers Dieu à différentes heures fixes de la journée.

Et comme les prières variaient suivant le temps de l’année, et que chaque jour amenait la fête de tel ou tel saint, les Livres d’Heures s’ouvraient presque toujours par un calendrier.
C’est dans ces mois de l’année, accompagnés des représentations des travaux des champs et des activités diverses (réjouissances, offices, travaux, astrologie…) que je puiserai l’essentiel de mes rubriques….
C’est avec les pièces de ce remarquable Livre d’Heures du Duc de Berry, que j’espère enluminer vos dimanches par les plus belles illustrations qui constituent l’essentiel de l’ouvrage.

Novembre, folio 11

 

La miniature représente une scène paysanne traditionnelle d’automne : la glandée. Un porcher, accompagné d’un molosse, fait paître un troupeau de porcs dans un bois de chênes.

À l’aide d’un bâton qu’il jette, il frappe les branches pour en faire tomber les glands.
Le porc, engraissé puis tué et salé, permettra de préparer l’hiver et de se nourrir toute l’année.

Le droit de pratiquer la glandée ou paisson est généralement accordé de la Saint-Rémi, le 1er octobre, quand les glands tombent, à la Saint-André, le 30 novembre.

On aperçoit à l’arrière-plan un château accroché aux rochers et une rivière qui serpente entre les montagnes bleuies.

Ce paysage rappelle ceux de la Savoie. La miniature, réalisée vers 1485-1486, est attribuée à Jean Colombe, qui travaillait alors pour Charles Ier de Savoie.

Cependant, un dessin très similaire se retrouve dans une miniature du calendrier des Heures de Dunois datées de 1436 : le maître de Dunois, auteur de cette miniature pourrait s’être inspiré d’un dessin préparatoire réalisé par les frères de Limbourg pour les Très Riches Heures. Jean Colombe aurait alors achevé ce dessin 70 ans après la mort des trois frères et 50 ans après le maître parisien.

source : WIKIPEDIA

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TOP O’CLOCK

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