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Le Bal des ardents une brulante mascarade….

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LE BLOG CHAUD BRULANT
DU  POTE OFEU

Le Bal des ardents du
28 JANVIER 1393 fut
une brulante mascarade….



Déjà très fragile mentalement, le monarque Charles VI sombre définitivement dans la folie après cet épisode….

Le Bal des ardents ou Bal des sauvages désigne la conséquence malheureuse d’un charivari (aussi appelé momerie) organisé dans le but de distraire le roi de France Charles VI le . Le spectacle tourne à la tragédie lorsque quatre membres de la noblesse périssent dans l’incendie causé par une torche apportée par Louis, duc d’Orléans, frère du roi. Seuls Charles et l’un des danseurs en réchappent. Déjà très fragile mentalement, le monarque sombre définitivement dans la folie après cet épisode. L’événement achève de saper la crédibilité du souverain dans sa capacité à assurer le gouvernement du royaume. L’incident, qui témoigne de la décadence de la cour, suscite la colère des Parisiens qui menacent de se rebeller contre les régents et les membres les plus importants de la noblesse. L’indignation de la population contraint le roi et son frère, le duc d’Orléans, qu’un chroniqueur contemporain accuse de tentative de régicide et de sorcellerie, à faire pénitence à la suite de l’évènement.

L’épouse de Charles, Isabeau de Bavière, avait organisé le bal en l’honneur du remariage de l’une de ses dames de compagnie. Les universitaires considèrent qu’il pourrait s’agir d’un charivari traditionnel, au cours duquel les danseurs sont déguisés en sauvages, créatures mythologiques couramment associées à la démonologie, et représentées au cours de la période médiévale en Europe, et documentées lors des festivités de l’époque des Tudor en Angleterre.

L’événement est rapporté par plusieurs écrivains contemporains tels que Michel Pintoin et Jean Froissart, et illustré dans plusieurs enluminures, comme celles du Maître d’Antoine de Bourgogne, au XVe siècle.

L’Histoire des ducs de Bourgogne de la maison de Valois, nous apprend que :
« la reine mariait une dame allemande de sa maison qu’elle honorait de toute sa faveur ; on dansa tout le jour. Il y avait un écuyer de l’hôtel, nommé Huguet de Guisay, que le roi avait fort en gré, parce qu’il était grand inventeur de toutes sortes d’amusements ; mais les hommes sages le méprisaient beaucoup, car il corrompait toute la jeunesse de la cour et lui enseignait mille débauches. Vers la fin de la soirée, ce sire de Guisay imagina une mascarade.

« La mariée étant une veuve, sa noce, selon l’usage, était une sorte de charivari, et tout s’y passait en joyeux désordres. Le roi, quatre jeunes chevaliers, et Huguet de Guisay, se déguisèrent en sauvages. Ils s’étaient fait coudre dans une toile de lin qui leur dessinait tout le corps. Cette toile était enduite de poix-résine pour faire tenir une toison d’étoupes de lin qui faisait paraître ces sauvages velus de la tête aux pieds. Ils entrèrent en criant et en dansant, conduits par le roi et masqués de manière à n’être pas reconnus ; on avait fait défendre que personne ne se promenât dans la salle en portant des torches ou des flambeaux.


Le roi courut tout de suite à sa jeune tante, la duchesse de Berry, pour la tourmenter, et les autres masques divertissaient l’assemblée par leurs danses et leurs contorsions. »

Chacun se creusait l’esprit à deviner qui ce pouvait être. Le duc d’Orléans voyant ces toisons d’étoupes, imagina, sans penser à mal, que si on y mettait le feu les dames auraient grand peur de voir courir par la salle des sauvages tout embrasés. Le duc d’Orléans prit donc une torche et s’approcha : les cinq sauvages se tenaient ensemble en dansant ; au même instant ils furent tout en flamme. Rien ne pouvait les sauver ; la toile était cousue, la résine rendait la flamme plus tenace et plus dévorante.

Personne n’avait le temps ni le moyen de leur porter secours. Un cri d’horreur remplit la salle, et se mêla aux cris que la douleur arracha à ces malheureux. « Sauvez le roi », criaient-ils ; et bientôt toute l’assemblée fut dans le doute si le roi n’était pas de ceux que la flamme dévorait.
La reine, qui était la seule dans le secret de ce déguisement, tomba sans connaissance.
Ce n’était de toutes parts que clameurs, sanglots, désordre, épouvante.

La duchesse de Berry pensa bien que c’était le roi qui était auprès d’elle. Elle le retint, l’empêcha de bouger :

« Restez, dit-elle, vous voyez que vos compagnons sont en flammes » ; et elle le couvrit de sa robe pour qu’aucune étincelle ne tombât sur ce misérable travestissement.

Il courut ensuite rassurer la reine.

Représentation du Bal des ardents. Miniature attribuée à Philippe de Mazerolles, tirée d'un manuscrit des Chroniques de Froissart

Représentation du Bal des ardents. Miniature attribuée à Philippe de Mazerolles, tirée d’un manuscrit des Chroniques de Froissart

Des cinq compagnons de la mascarade royale, un seul se sauva :

Il eut la présence d’esprit, dès le premier instant du danger, d’aller se jeter dans une cuve où l’on faisait rafraîchir les bouteilles ; les autres périrent dans des douleurs inouïes.
La mort d’Huguet de Guisay fut regardée comme un juste châtiment de Dieu pour son atroce cruauté et sa licencieuse conduite.
Le duc d’Orléans reçut une sévère réprimande de ses oncles ; il promit de se réformer et fit bâtir en expiation une chapelle dans l’église des Célestins.

Le peuple témoigna une indignation générale contre les mœurs légères et corrompues d’une cour qui compromettait, avec tant d’imprudence, le sort du royaume.
Il demanda à voir le roi sur-le-champ pour s’assurer que sa vie était sauve.
Le lendemain, une procession solennelle eut lieu de la porte Montmartre à l’église Notre-Dame. Le roi y parut à cheval ; le duc d’Orléans, les ducs de Bourgogne et de Berry le suivirent les pieds nus.
À peu de temps de là, Charles VI retomba dans de nouveaux accès de démence plus complets et plus longs que le premier : les grands malheurs de la France commencèrent.


SOURCES :

wikipedia
https://www.france-pittoresque.com/spip.php?article2346

POTE OFEU

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ALLEZ MAMY RACONTE : Le feu du ciel

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logo mamy raconte aux pitchousALLEZ MAMY…! RACONTE….! est une série pour les petits et les grands enfants..!
Dans la Chouette ma Mamy se transformera en conteuse au bord du feu…. Préparez les buches….. Pour les autres ….??
Ben..! Rêvez…..! Vous sentirez très vite les odeurs de fumée, la chaleur du feu de bois, vous entendrez l’écorce crépiter….. et vous verrez au milieu des flammes…. la fantasmagorie de l’imaginaire… ça y est.. vous tenez le soufflet bien en main….?
Oui.. !
– Alors.. ACTION Mamy..! Fais nous peur avec une légende de l’autre bout du monde une qui fait trembler des enfants de la terre qui comme nous aiment leur Mamy..!
– Oui mes petits …. J’ai un conte MALGACHE qui parle du feu … comme celui qui est devant vous… Mais attention il fait un peu peur car il s’agit du combat de la foudre… le feu du ciel contre le feu de la terre…
ça va chauffer et même bruler…
Pour moi, tu peux y aller Mamy…. Je crains plus grand chose...!barre bleue

Le feu du ciel

Madagascar

 Depuis longtemps les flammes terrestres voyaient d’un mauvais œil la puissance destructrice du feu du ciel. Passe encore que la foudre régnât dans les airs, mais elle prenait
un malin plaisir à s’abattre sur terre pour tout ravager à leur place !

Un beau jour, les flammes finirent par donner l’ordre à la foudre de rester dans ses hautes sphères, sous peine de déclarer la guerre.



Le feu du ciel prit très mal cette sommation et, loin de céder, s’empressa de relever le défi.

 

Puisque la guerre était décidée, les adversaires fixèrent rapidement la date et l ‘heure de la rencontre.
Restait à s’entendre sur le choix du terrain.

ça chauffe au pré aux anges
La foudre fit savoir qu’elle penchait pour une forêt….

, tandis que les flammes se prononçaient pour une prairie.

Oiseaux absents.... Mais où vont-ils tous..?jonas
– EH Mamy Comment ont ils fait pour se mettre d’accord…?

– Un peu de patience mon petit Jonas..
j’y viens laisse moi chausser mes chaussures à semelle anti braise et ma combinaison ignifuge..
Tu sais celle qui résisté au feu..!

EH bien, on s’en remit à un tiers pour sortir de l’impasse… et les mettre d’accord…!main arc en ciel

Mamy ouvrit sa main et fit apparaitre celui qui choisirait  le lieu

En raison de sa situation à mi­ chemin entre le ciel et la Terre, on ne pouvait soupçonner l’arc-en-ciel de partialité: c’est donc à lui que revint le triste privilège de déterminer le cadre des opérations.

Pour éviter les risques de débordements, l’arc-en-ciel proposa l’Orumbe, un haut plateau battu par les vents.
Les deux adversaires connaissaient les lieux déjà un peu incendiés par le passé. et s’en déclarèrent satisfaits : avec ses rares arbres foudroyé feux de brousse, l’Orumbe avait un air d·apocalypse qui convenait tout à fait à la situation.

Au jour dit, la guerre des feux se déclencha. les flammes de la Terre rampèrent à l’assaut du plateau et se ­mirent à tout brûler, à tout dévorer sur leur passage avec une rage effroyable. Confiantes dans leur victoire ­finale elles bravaient le ciel en s’élevant toujours plus haut…
La foudre, de son côté, n’était pas en reste : dans un fracas assourdissant, elle frappait sans relâche. à droite et à gauche partout !
Tant et si bien que des tourbillons de ­de fumée masquèrent bientôt les combattants l’un à l’autre. D’un commun accord, on décida une trêve jusqu’au lendemain..

chouette– Pendant la nuit, les adversaires reprirent des forces en prévision de la reprise du combat Tandis s’alimentaient, la foudre emmagasinait de l’énergie, Sans se l’avouer, elle doutait de l’issue du duel.

Bien sûr, l’effet de surprise jouait pour elle puisqu’on ne savait ne savait jamais où elle
allait tomber, mais ces maudites flammes terrestres avaient aussi leur arme secrète,
imparable : plus on les foudroyait, plus elles redoublaient d’ardeur, ..
Le problème était là :
comment les vaincre par le feu sans nourrir leur flamme?

Au matin, la foudre n’avait pas trouvé de réponse et la lutte reprit de plus belle. Cette fois, un ouragan de flammes déchaînées, un déluge de feu dévastateur acheva de calciner l’Orumbe. Chaque racine, chaque touffe  d’herbe était la proie des flammes et le prétexte d’une
riposte aveuglante de la foudre. Après des heures et des heures d’embrasement, le soleil pourpre disparut derrière un écran de fumée noire. La nuit tombante rendait plus
brillants et plus dorés les feux meurtriers qui s’ entre­ déchiraient.
Enfin, quand les adversaires épuisés se sépa­rèrent, à court de munitions, il n’y avait cette fois encore ni vainqueur ni vaincu.
La chaleur était suffocante et l’air empesta longtemps l’odeur âcre des cendres.

jonas

– Eh Mamy moi qui veux devenir pompier .. je vais peut être réfléchir un feu….
– Tu ne dois pas avoir peur Jonas écoute plutôt la suite….

Craignant de ne pouvoir l’emporter seules, les flammes de la terre mirent la nuit à profit pour chercher des alliés … et elles en trouvèrent : dans le plus grand secret, les volcans conclurent un pacte avec elles pour bombarder le ciel!
Ils étaient assez éloignés de l’Orumbe mais assez puissants aussi pour attaquer la foudre et l’asphyxier sous leur lave.

Certaines à présent de leur triomphe, les flammes ter­restres guettèrent le jour avec impatience. L’aube avait à peine paru qu’elles escaladaient l’ orumbe à la rencontre du feu du ciel.
Mais la foudre ne se manifesta pas comme la veille et l’avant-veille. Pas un éclair, pas un coup de tonnerre… A croire qu’elle ne s’était pas remise de ses blessures. Les flammes orgueilleuses en conclurent que la foudre acceptait sa défaite.

Avec un peu de chance, elles s’en étaient peut-être débarrassées à jamais … Dans leur allégresse, elles ne se rendirent pas compte que des nuages inquiétants s’amoncelaient à l’horizon.

Quand la menace se précisa, c’était déjà trop tard.
La foudre elle aussi avait trouvé des alliés! Bien à l’abri der­rière ses bataillons de nuages, elle décocha brutalement une série d’éclairs qui sema la panique dans les cratères des volcans.

 

Changeant désespérément de tactique, les flammes se réunirent en un immense foyer qui tenta d’atteindre le ciel. C’est ce qu’espérait la foudre qui lâcha ses amis les nuages : dans un énorme fracas, toute l’eau du ciel s’abattit sur le brasier.

 

 

A moitié noyées, les rares flammes survivantes demandèrent la paix.

La foudre les condamna à s’exiler dans les volcans et à n’en sortir que le plus rarement possible.

–  Purée c’était chaud heureusement  que j’avais la tenue adaptée…..

jonas– Eh mamy que j’ai raison …? Les enfants de Madagascar, ils sont pas noirs à cause de ce combat des feux…
C’est le soleil plus fort qui colore leur peau… Hein.!!
– Oui mon petit….. ils sont pareils que  toi….
– NON MAMY…!  EUX ILS SONT PLUS MALHEUREUX….

 

– Un ange  passe… s’en trouve charmé et s’en retourne tout jaune et tout regonflé au ciel..!

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RETRO : C’est un autre épisode….

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Quel cirque …..! plein d’air ….. gens richards

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ne pas dormir nuit50AU BOUT DE LA NUIT…..
LA PLANCHE
A DES SEINS……

par Catala

« Tout homme a, a eu ou aura besoin d’un dessin pour faire passer son message. » (Helbé)


barre grenat

logo-elector-150« Le dessin exprime les sentiments bien plus fort que les mots  »
C’est pour cela que le comité de rédaction a décidé de réserver une rubrique aux dessins humoristiques de Catala.
Vous nous direz si :
« Rire de « toux » dégage bien les tronches » … Pour cela :

Elector le petit dernier de la plume de la Chouette va vous accompagner durant l’année
électorale qui s’ouvre….

elector-equilibriste  POUR RETROUVER TOUS LES DESSINS D’ÉLECTOR cliquez : barre grenat

CATALA…
La planche à desseins…

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