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FABLE: Les Deux Mulets

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logo mamy raconte aux pitchousALLEZ MAMY…! RACONTE….! est une série pour les petits et les grands enfants..!
Dans la Chouette ma Mamy se transformera, cet hiver, en conteuse au bord du feu…. Préparez les buches….. conservez vos braises on va faire griller les châtaignes

Pour les autres ….??
Ben..! Rêvez…..! Vous sentirez très vite les odeurs de la grillade , la chaleur du feu de bois, vous entendrez l’écorce crépiter….. et vous verrez au milieu des flammes…. la fantasmagorie de l’imaginaire…
ça y est..
Vous tenez le soufflet bien en main….?
Oui.. !

Aujourd’hui c’est une fable  :
Les deux mulets

logo mamy turlututu smallMes chers enfants moi aussi j’avais une grand mère qui, comme moi, aimait à raconter des histoires à la choupinette que j’étais en ce temps là….!

Elle se plaisait à me parler d’histoires qui m’aidaient à mieux me connaitre ou à découvrir le monde ..
je me rappelle de ce jour où elle m’a expliqué, une gravure de Gustave Doré à la main, la fable des deux mulets…..

– ALLEZ.. ACTION Mamy raconte..!

Raconte nous ce que tu as entendu ce jour là…..

 

Je voudrais tout d’abord vous parler des illustrations qui sont des  gravures anciennes et vous dire qui était GUSTAVE DORÉ

Gustave Doré,  est un illustrateur, graveur, bédéiste, peintre et sculpteur français. Il a connu la reconnaissance internationale de son vivant.
Parmi ses ouvrages illustres il faut signaler celui sur
Jean de La Fontaine : Fables, 1868, 248 illustrations . Paru aux éditions Hachette dès novembre 1866 et vendu en 60 « livraisons » à raison d’une livraison de 16 pages par semaine pour 50cts

– Va pour Gustave Doré …! Mais c’est quoi des mulets ?

logo mamy turlututu small– Le mulet et la mule sont de la famille des équidés……
avec pour parents un âne et une jument

Les Deux Mulets

LE CHOURISTE
Phèdre, né vers 14 av. J.-C. et mort vers 50 apr. J.-C., est un fabuliste latin.
À peu près le tiers de son œuvre est repris d’Ésope dont il adapte les fables ; mais les deux autres tiers sont issus de son imagination.
Tout comme son prédécesseur, Phèdre raconte des histoires d’animaux, mais il met en scène aussi des personnages humains et parmi ceux-ci Ésope.
Au total, il composera 5 livres de fables.​
La fable « les deux Mulets » est la quatrième du premier Livre de fables choisies et mises en vers par Jean de La Fontaine. Elle a été publié dans le premier recueil en 1668.

Cette fable est inspirée de celle de Phèdre ( voir ci-contre) Intitulé :
« Les mulets et les voleurs ». La morale de cette fable est que la vanité et l’orgueil ne sont pas toujours récompensé.

 En voici le texte « Deux mulets chargés chacun d’un pesant fardeau marchaient ensemble dans un même chemin. L’un portait des sacs d’ argent, l’autre d’orge. Ce premier, comme portant un fardeau si riche, marchait la tête levée, secouant et faisant retentir la clochette qu’il avait à son cou. L’autre le suivait derrière, marchant à petit pas et à petit bruit. Cependant des voleurs qui étaient en embuscade viennent tout d’ un coup fondre sur eux, et parmi le choc et la tuerie, percent ce premier mulet à coups d’épée, pillent tout l’argent qu’il portait, et laissent l’ orge de l’autre comme étant de nul prix. Celui donc qui avait été volé déplorant son malheur, l’autre lui dit «Certes, je me réjouis du mépris qu’on a fait de moi, puisque je n’ai rien perdu et que je n’ai pas été blessé. »

Les Deux Mulets

Deux Mulets cheminaient, l’un d’avoine chargé,
L’autre portant l’argent de la Gabelle.
Celui-ci, glorieux d’une charge si belle,
N’eût voulu pour beaucoup en être soulagé.
Il marchait d’un pas relevé,
Et faisait sonner sa sonnette :
Quand l’ennemi se présentant,
Comme il en voulait à l’argent,
Sur le Mulet du fisc une troupe se jette,
Le saisit au frein et l’arrête.
Le Mulet, en se défendant,
Se sent percer de coups : il gémit, il soupire.

« Est-ce donc là, dit-il, ce qu’on m’avait promis ?
Ce Mulet qui me suit du danger se retire,
Et moi j’y tombe, et je péris.

Ami, lui dit son camarade,

Il n’est pas toujours bon d’avoir un haut Emploi :
Si tu n’avais servi qu’un Meunier, comme moi,
Tu ne serais pas si malade. « 

 Jean de la Fontaine

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– FLONFLON toi qui va au lycée explique leur la morale de cette fable…

– Eh toi FOURNIQUET sort des jupes de ta soeur…!!!!!

– Eh bien voilà….

« Cette fable explique qu’un poste noble, à responsabilités comporte des dangers.
L’âne qui portait les objets de valeur en était fier et manquait d’humilité; il « faisait sonner sa sonnette ».
Il a attiré de ce fait l’attention des brigands qui s’en sont pris à lui justement en raison de sa charge d’argent.

L’âne chargé d’argent n’a pas pensé qu’il pouvait y avoir un revers à la médaille; certes son chargement est précieux, mais il l’expose. aux dangers.


L’âne chargé d’avoine a une charge modeste, il est donc moins menacé que son compagnon.

La moralité est qu’un poste à responsabilité rend vulnérable aux dangers. Il est certes flatteur pour qui en est pourvu mais il expose à des risques et à l’attention parfois malveillante d’autrui.
Il faut aussi se défier de mépriser quelqu’un qui a un poste moins important car tout le monde ne souhaite pas avoir de responsabilités.
A la gloire de la tâche, il est parfois préférable d’opter pour la discrétion et la modestie qui sont garantes d’une certaine forme de tranquillité.

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RETRO : C’est une récap des histoires déjà racontées….

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Le vieil arbre et le jardinier

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BLOC NOTE LITTÉRAIRE
par Chou Blanc

Fables et sentiments

Le vieil arbre et le jardinier

Un jardinier, dans son jardin,avait un vieux arbre stérile ;
c
‘ était un grand poirier qui jadis fut fertile :
mais il avait vieilli, tel est notre destin.
Le jardinier ingrat veut l’ abattre un matin ;
le voilà qui prend sa cognée.
Au premier coup l’ arbre lui dit :
respecte mon grand âge, et souviens-toi du fruit
que je t’ ai donné chaque année.
La mort va me saisir, je n’ ai plus qu’ un instant,
n’ assassine pas un mourant
qui fut ton bienfaiteur. Je te coupe avec peine,
répond le jardinier ; mais j’ ai besoin de bois.
Alors, gazouillant à la fois,
de rossignols une centaine
s’ écrie : épargne-le, nous n’ avons plus que lui :
lorsque ta femme vient s’ asseoir sous son ombrage,
nous la réjouissons par notre doux ramage ;
elle est seule souvent, nous charmons son ennui.
Le jardinier les chasse et rit de leur requête ;
il frappe un second coup. D’ abeilles un essaim
sort aussitôt du tronc, en lui disant : arrête,
écoute-nous, homme inhumain :
si tu nous laisses cet asile,
chaque jour nous te donnerons
un miel délicieux dont tu peux à la ville
porter et vendre les rayons :
cela te touche-t-il ? J’ en pleure de tendresse,
répond l’ avare jardinier :
eh ! Que ne dois-je pas à ce pauvre poirier
qui m’ a nourri dans sa jeunesse ?
Ma femme quelquefois vient ouïr ces oiseaux ;
c’en est assez pour moi : qu’ils chantent en repos.
Et vous, qui daignerez augmenter mon aisance,
je veux pour vous de fleurs semer tout ce canton.
Cela dit, il s’ en va, sûr de sa récompense,
et laisse vivre le vieux tronc.
Comptez sur la reconnaissance
quand l’ intérêt vous en répond.

 Fable de Jean-Pierre Claris de Florian

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CHOU BLANC

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C’est du même tabac…..

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FABLES: Le Pot de terre et le Pot de fer

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LE CHOURISTEEsope a écrit un texte très court, « Les Pots», que La Fontaine a eu tout loisir d’amplifier et de travailler selon son génie.
Il utilise ici l’heptasyllabe (mêlé à l’alexandrin dans la dernière partie de la fable), ce qui confère à celle-ci un caractère sautillant.
Collinet établit une comparaison entre le texte ci-dessous et le passage de l’Ecclésiastique, XIII, 2-3 « N’entrez point en société avec un plus riche que vous.
Quelle union peut-il y avoir entre un pot de terre et un pot de fer ?

Car lorsqu’ ils se heurteront l’un contre l’autre, celui de terre sera brisé. » Mais le thème du récit a été repris et amplifié par bien d’autres auteurs, certains ayant pourvu le pot de terre de plus de prudence – et donc d’une plus longue vie – que chez La Fontaine.

Le Pot de terre et le Pot de fer

Le Pot de fer proposa
Au Pot de terre un voyage.
Celui-ci s’en excusa,
Disant qu’il ferait que sage
De garder le coin du feu :
Car il lui fallait si peu,
Si peu, que la moindre chose
De son débris serait cause :
Il n’en reviendrait morceau.
« Pour vous, dit-il, dont la peau
Est plus dure que la mienne,
Je ne vois rien qui vous tienne.
– Nous vous mettrons à couvert,
Repartit le Pot de fer :
Si quelque matière dure
Vous menace, d’aventure,
Entre deux je passerai,
Et du coup vous sauverai. »
Cette offre le persuade.
Pot de fer son camarade
Se met droit à ses côtés.
Mes gens s’en vont à trois pieds,
Clopin-clopant, comme ils peuvent,
L’un contre l’autre jetés
Au moindre hoquet qu’ils trouvent.
Le Pot de terre en souffre ; il n’eut pas fait cent pas
Que par son compagnon il fut mis en éclats,
Sans qu’il eût lieu de se plaindre.
Ne nous associons qu’avecque nos égaux ;
Ou bien il nous faudra craindre
Le destin d’un de ces pots.

Ce que ferait un sage ; il ferait sagement. Locution archaïque.

De son débris: Action de se casser..

Il n’en reviendrait morceau: Pas le moindre morceau.

Qui vous tienne: qui vous retienne.

Entre deux: Entre vous deux.

A trois pieds: Comme les marmites qui avaient trois pieds.

CHOU FLEUR

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