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L’Égypte est il le pays qui compte le plus de pyramides..?

Propolis 60 gélules
les potes doivent être éclairésCHRONIQUES CHOUCROUTE
par le Pote H

Dans mes chroniques on m’a demandé de cultiver les potes âgés pour leur montrer la différence entre culture et agriculture.
Vu leur sénilité précoce nous procéderons toujours, par des anecdotes, qui leur permettront de mieux mémoriser, et de bien comprendre le sens des choses …..


Eh bien non…. Contrairement à ce que l’on pourrait penser, l’Égypte n’est pas le pays qui compte le plus de pyramides. Il n’y a en effet « que » 138 pyramides égyptiennes.
Mais c’est le Soudan qui en dénombre pas moins de 220…!!

Pyramides de Méroé au Soudan – Patrimoine mondial de l’UNESCO1.

Ce sont les plus connues, les plus riches en découvertes et elles émerveillent chaque année des milliers de visiteurs… pourtant, les pyramides égyptiennes ne sont pas les plus nombreuses !
Avec un total de 138 pyramides, l’Egypte est en effet devancée par le Soudan qui en dénombre pas moins de 220. Des édifices moins connus, mais non moins impressionnants.
Bâties durant l’empire de la civilisation Koush, les pyramides nubiennes sont elles aussi des tombeaux funéraires érigés en l’honneur des rois et des reines de Nubie.

Le royaume de Koush est l’appellation que les Égyptiens antiques donnèrent au royaume qui s’établit au sud de leur pays dès l’Ancien Empire. Ce royaume eut une longévité peu commune et trouve ses origines dans les cultures néolithiques qui se développèrent dans le couloir nilotique du Soudan actuel et de la Nubie égyptienne.

On a longtemps considéré cette culture à l’aune de la civilisation égyptienne et de ce fait peu d’études eurent lieu à son sujet, la reléguant alors soit au stade d’une principauté dépendante du royaume des pharaons ou encore à celui d’un avatar de cette civilisation, ne lui reconnaissant donc aucune spécificité voire une valeur relative.

Soldats nubiens enrôlés dans l'infanterie égyptienne - XIe dynastie - Musée du CaireDepuis les années 1950, et notamment la campagne de sauvetage des monuments nubiens menacés par la mise en eau de la région comprise entre la première et la seconde cataracte à la suite de l’édification du Haut barrage d’Assouan, un regain d’intérêt des égyptologues pour cette région nous permet aujourd’hui d’affirmer que ce royaume tant à ses débuts au troisième millénaire avant notre ère que jusqu’aux conquêtes éthiopiennes du IVe siècle était une culture et une civilisation indépendante et qui réussit la synthèse des différents apports culturels de ses voisins, y compris ceux de l’Égypte, dont il représentera l’ultime évolution aux alentours de l’ère chrétienne alors que Rome dominait l’ensemble des cultures de l’antiquité méditerranéenne.

Des pyramides partout dans le monde !
Ce qui les distinguent des égyptiennes : les pyramides du Soudan sont plus petites et pointues, et sont restées dans un remarquable état de conservation depuis plus de 10 siècles. Par ailleurs, celles de Méoré sont les mieux conservées. Elles ont été inscrites en 2011 au patrimoine mondial de l’Unesco.

On recense également des pyramides en Australie, au Mexique, en Indonésie, en Italie, en Chine ainsi qu’en Amazonie notamment. Mais la liste est encore longue… de quoi ouvrir très largement les horizons des amateurs d’égyptologie !

Méroé est une cité antique de Nubie (Soudan), connue pour ses nécropoles à pyramides à forte pente. Le site est inscrit sur la liste du patrimoine mondial de l’UNESCO depuis 2003. Le royaume koush de Méroé, qui a donné son nom à l’île de Méroé, est une région limitée par le Nil Bleu (de la rivière Atbara à Khartoum, 220 km plus au sud)

SOURCES :  
https://www.maxisciences.com/archeologie/l-egypte-n-est-pas-le-pays-qui-compte-le-plus-de-pyramides_art43544.html – Le 28 juillet 2019 à 12:37 • Jeanne Travers

Huiles essentielles unitaires


POTACHE

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EGYPTE : Le scribe au regard de braise

Beauté Cosmétiques


logo lardon 1L’’ART ET LA PALETTE
AUX CHOUX


« T’as d’beaux yeux, tu sais »
Où l’on est pris au piège par un regard hypnotique.

Le Scribe accroupi, vers 2600-2350 avant J.-C., calcaire peint, yeux en cuivre incrustés de cristal de roche, 53 x 44 x 35 cm, Musée du Louvre, Paris, photo : Rama   – Voir en grand

Paris, Musée du Louvre.
Au milieu des œuvres de l’Égypte antique se trouve la statue d’un petit monsieur assis en tailleur.
Ses yeux semblent suivre les moindres mouvements des visiteurs….
Comment peut-il avoir un tel regard de braise ?
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Cette statue, c’est Le Scribe accroupi. Armé de son papyrus (et de son pinceau, aujourd’hui disparu), il semble occupé à noter scrupuleusement ce que font les visiteurs.

Logique, car le métier du scribe en Égypte antique était de consigner tout ce qui était indispensable au bon fonctionnement du royaume.

Pour rendre la statue plus vraie que nature, le sculpteur a recouvert la pierre de pigments imitant la couleur de la peau et des cheveux.

Mais pour les yeux, il va encore plus loin.

Pas de peinture ici :

s’ils sont si perçants et réalistes, c’est parce que l’artiste a directement incrusté d’autres matériaux.

En haut à gauche : pierre polie de magnésite, photo : Ra’ike En bas à gauche : cristal de roche À droite : plaque de cuivre oxydée Voir en grand

La recette de ce regard hypnotisant ?
Des morceaux de « magnésite », une pierre blanche tachée de rouge, qui imitent à la perfection les petites veines visibles dans le blanc des yeux.

De fines plaques de cuivre reprennent le trait de maquillage que les Égyptiens appliquaient sur leurs yeux.

Du cristal de roche poli évoque l’iris, dans lequel le sculpteur a creusé un tout petit trou pour marquer la pupille.

 

Le Scribe accroupi, vers 2600-2350 avant J.-C., calcaire peint, yeux en cuivre incrustés de cristal de roche, 53 x 44 x 35 cm, Musée du Louvre, Paris, photo : Mbzt. Détail de l’œuvre

Le résultat est impressionnant : l’œil sculpté reprend toutes les caractéristiques d’un véritable œil humain !

La courbure de la cornée, les proportions… tout est juste.

En effet, les Égyptiens antiques possédaient déjà de solides compétences en anatomie.

Voilà pourquoi les yeux du scribe paraissent si vivants.

Et ce sont les pupilles, légèrement décentrées, qui donnent l’impression que ses yeux suivent nos moindres mouvements !

Extrait de ARTIPS Racontée par Laura Pichard

Pour elle, »la culture c’est vital : une dose d’art par jour éloigne le médecin ! »

Contact Tél : 01 42 60 05 40 Fax : 01 42 56 06 43 Email : info@lesmineraux.fr

Validée par Gérard Marié, professeur d’histoire de l’artSciences Po Paris

Pour en savoir plus :

Sur Le Scribe accroupi
Sur ses secrets de fabrication
Pour voir le buste du scribe en 3D
Sur l’écriture égyptienne


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Chou Blanc
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C’est du même tabac….

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JOURNÉE DES DÉFUNTS : Le livre des morts de l’Égypte ancienne

MON MONDE EST BIZARRE ET PARFOIS PLEIN DE MYSTÈRES INEXPLIQUÉS

Nous vous ferons découvrir ce que le ciel, la terre, l’eau et le feu ont de plus beau…. avec toujours un mystère que la nature ou les hommes semblent vouloir maintenir sur bien des choses bizarres et parfois étranges….

CHOU BLANC nous entraine dans son monde… son monde bizarre …. Ambiance… Ambiance

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Le livre pour sortir le jour, aussi appelé Livre des morts
Le Livre des Morts/Livre pour sortir le Jour, est donc un recueil de formules et
Hymnes funéraires, placé dans la tombe du défunt qui lui était utile pour son voyage dans l’au-delà.

Papyrus d’Ani, vers 1200 avant notre ère (Nouvel Empire égyptien)

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Tous les égyptiens souhaitaient accéder au salut post mortem, et  entrer dans le royaume des morts, paradis de et d’Osiris.
Le livre pour sortir le jour, aussi appelé Livre des morts, apparut
au Nouvel empire, avec cette démocratisation de l’accès à l’au-delà,
Son nom lui fut donné par Karl Richard, un égyptologue allemand, qui en 1842 effectua une traduction d’un papyrus de ce genre conservé au musée de Turin. Il le nomma Todtenbuch/Livre des Morts, nom qui restera par la suite.

Le Livre des Morts/Livre pour sortir le Jour est donc un recueil de formules et hymnes funéraires placés dans la tombe du défunt qui lui était utile pour son voyage dans l’au-delà.
Les plus anciennes formules funéraires de ce genre, étaient inscrites sur les murs des chambres funéraires, au sein des pyramides :
Ces « Textes des pyramides » seront repris avec les « Textes des sarcophages », qui comme leurs noms l’indiquent, étaient inscrits à même le sarcophage du défunt.
Ils assuraient, comme le Livre des morts, la survie du défunt dans l’au-delà.


Chaque Livre des Morts étaient organisés en chapitres,

. Les principales étapes de ces recueils étaient :
– l’enterrement
– l’invocation des divinités
– le réveil des sens,
– la conjuration des dangers
– les transformations
– la navigation avec
– les corvées agricoles
– le jugement, avec la Pesée du cœur

Adapté sur papyrus, roulé et placé à même le sarcophage ou dans la chambre funéraire, le Livre des morts était remplit de formules accompagnées de « vignettes », d’illustrations,pouvant mesurer jusqu’à 41 mètres de longueur.

Le Livre des morts de Khonsoumes, peinture et encre sur papyrus, 1040 - 991 av. J.-C., Kunsthistoriches museum de Vienne - Photo tirée de l'ouvrage Susie Hodge, L'Art Egyptien, ed. Milan, 2011Elles avaient pour mission de protéger le défunt et de subvenir à ses besoins dans sa périlleuse traversée du monde souterrain pour qu’il puisse accéder au Jugement d’Osiris et ainsi à une renaissance dans l’au-delà.

Dans une vignette de ce papyrus, on y voit Nout, debout, et Khonsoumes, agenouillé, recevant du pain et de l’eau de la déesse pour le soutenir dans son voyage.

Les anciens égyptiens pensaient qu’il fallait une nuit entière au défunt pour traverser le monde souterrain.
Les formules et hymnes du Livre des morts devaient l’aider à passer indemne les différentes épreuves, pour qu’il puisse arriver le lendemain, au lever du soleil, sain et sauf dans l’au-delà.

L’obtention de ces recueils n’était pas seulement réservée aux égyptiens les plus aisés.

Partie du Livre des Morts de Naoumé, peinture et écritures sur papyrus, vers 1040 - 945 av. J.-C., Metropolitan Museum of Art, New York - Photo tirée de l'ouvrage Susie Hodge, L'Art Egyptien, ed. Milan, 2011 En effet, tout égyptien pouvait acheter un Livre des Morts déjà préparé, découlant d’une fabrication en série où des espaces y sont laissés pour y inscrire le nom du défunt client, ou pour y peindre un vignette.
Papyrus du Livre de Nakht, pigment sur papyrus, vers 1350 - 1300 av. J.-C., British Museum, Londres - Photo tirée de l'ouvrage Susie Hodge, L'Art Egyptien, ed. Milan, 2011Cependant, l’originalité, l’authenticité et la qualité d’un recueil montre qu’il a été créé et réfléchi de toute pièce pour son défunt.

Les riches égyptiens engageaient des scribes, profession considérée comme l’une des plus distinguée d’Egypte antique, pour écrire et choisir formules, et pour peindre les vignettes.

 

SOURCE : article de Lorine.L
egypteaudela.

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