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MAYA LACRUCHE : La vieille dame au restaurant

Propolis 60 gélules


Les Points de vue de :
MAYA LACRUCHE

« ça fait du bien de vider sa cruche dans :
« LE BRUIT DE LA RUCHE » aujourd’hui « La vieille dame au restaurant »

La vieille dame au restaurant

Cette Histoire certifiée authentique se passe dans le restaurant d’un grand magasin lausannois. Restaurant-cafétéria.

 

Une vieille dame s’arrête un soir dans un restaurant.

Elle va au self et prend une soupe chaude, puis va s’asseoir toute seule à une table.

Elle se rend compte qu’elle a oublié de prendre du sel.

Elle se lève, erre un peu dans le restaurant avant d’en trouver, et retourne à sa table.
Mais en revenant, elle y trouve un noir assis, qui plonge sa cuillère dans le bol de soupe et la mange lentement.

– « Oh! Il a du culot ce noir! pense la bravedame.
Je lui apprendrais bien les bonnes manières »

Mais elle s’assied sur le côté de la table, et charitablement le laisse manger un peu de sa soupe. Tirant un peu le bol à elle, elle plonge sa cuillère elle aussi,cherchant à partager au moins cette soupe avec lui.

Le noir retire doucement le bol vers lui, et continue de manger.

La dame se remet à le tirer légèrement vers elle, pour pouvoir y avoir accès…..
Et ils finissent la soupe ainsi.

Alors le noir se lève, lui fait signe de patienter, et revient avec une portion de frites énorme, qu’il partage avec elle, comme la soupe.

Enfin ils se saluent, et la dame part aux toilettes. Mais quand elle revient, elle veut prendre son sac pour partir, et découvre qu’il n’est plus au pied de sa chaise.


-« Ah! J’aurais bien dû me méfier de ce noir! ».

– Elle hurle dans tout le restaurant, criant
au voleur, jusqu’à ce que finalement on
retrouve son sac, posé au pied d’une table
où repose un bol de soupe refroidie …

SON bol auquel personne n’a touché.
C’était elle qui s’était trompée de table
et avait partagé le repas de l’homme!

« Le cœur de l’homme est son paradis
ou son enfer. »
Jean-Jacques RousseauSource :
Lova Golovtchiner

Publié dans « Sentinelles » no 59, avril 1986
et no 177, décembre 2004


MAYA LACRUCHE

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J’ VA VOUS LA RACONTER : Les étrennes de la concierge.


LE BLOG A NOUS

J’ VA VOUS LA
RACONTER….

Mais venez pas pleurer après..!

« M’dame Michu !
— Quoi ?
— Je vous la souhaite bonne et heureuse ! »

Bonne et sainte année 2013 ! histoire d'un jeune garçonLa concierge se retourne, bourrue comme toujours, et se trouve en face de Jean Larcher, douze ans, la taille bien prise dans son sweater de laine blanche, l’œil légèrement coquin sous la chevelure embroussaillée, et qui la regarde en souriant.

« Bonne et heureuse… bonne et heureuse… C’est vite dit.

— Dame, vous savez, M’dame Michu, c’est tout ce que je peux vous offrir comme étrennes moi… J’ai pas d’sous.
— Je ne t’en demande pas non plus… Seulement, tu me dis que tu me souhaites une bonne et heureuse année… alors, ça me fait pitié, quoi ! »

Et la vieille femme retourne à son fourneau, plus grognon que jamais.

Si vous croyez que c’est ça qui va décourager l’ami Jean, vous vous trompez. On est un Cœur Vaillant ou on ne l’est pas. Et lui, Jean, en est un, et un fameux !

« Ça va donc pas c’matin, M’dame Michu ?
— C’matin ?… c’matin ?… pas plus c’matin que les aut’matins, les aut’jours, et les aut’nuits… Comment veux-tu que ça aille ?
— Pourtant, un jour comme aujourd’hui…
— Ben quoi ? Qu’est-ce qu’il a ce jour-là ?
— Il a qu’il est le jour de l’an… que c’est un jour à mandarines et à crottes de chocolat… un jour ousqu’on s’embrasse et où qu’il faut pas faire la tête.
— Pas faire la tête ?… Je voudrais bien savoir celle que tu ferais, toi, si t’étais à ma place… Regarde-moi un peu !
— J’vous regarde, M’dame Michu.
— Oui, et tu te dis que tu ne regardes qu’une vieille bête…
— Oh ! non… pas vieille… Enfin, j’veux dire que…
— En tout cas, tu vois la femme la plus malheureuse qui existe. »

Et la voilà qui mène Jean devant la commode, au-dessus de laquelle elle lui montre des photographies :

« Tu vois, là, c’est mon mari… Mort à la peine… s’est tué au travail… Là, c’est mon garçon, mon petit Marc… il serait grand à présent ; je l’ai perdu quand il avait ton âge une sale méningite me l’a enlevé ; il était comme toi : le même sourire, la même allure… Ah ! mon Dieu… Ici, sa petite sœur, morte à six ans… Tu entends ? à six ans… Si c’est pas une pitié !

— …

Récit d'un garçon qui comprend une vielle dame malheureuse— Et tout à l’heure, tu disais qu’aujourd’hui c’est un jour où on s’embrasse ?… J’voudrais bien savoir qui m’embrassera, moi, aujourd’hui ?… Autrefois, oui, mes deux petits me sautaient au cou ce jour-là… Et Maman par-ci, et Maman par-là… Moi, je leur donnais leurs petites étrennes… Et ils étaient heureux, fallait voir… Aujourd’hui, je vais être toute seule…

— Pauv’Mâme Michu !
— Ah ! j’comprends que tu sois heureux, toi… et que tu le guettes, le jour de l’an !
— Oh ! vous savez, chez nous, on n’est pas riche, et faut pas croire qu’on va me donner tant de choses.
— S’agit pas de choses… Mais tu vas câliner ton papa, ta maman, ton grand frère… Seulement, attends un peu : ça durera peut-être pas toujours. La maladie peut venir, tu sais… Et puis, si tu lisais les journaux, tu verrais qu’on parle encore de guerre… Ton grand frère aurait l’âge, cette fois…
— Oh ! M’dame ! »

Jean s’est reculé d’un pas ; ses grands yeux clairs sont pleins de larmes. La concierge, un peu honteuse tout de même de ce qu’elle vient de dire, voudrait se rattraper… Elle a dit ça comme ça… C’sont des mots qu’on dit quand on a le cafard… des choses qui vous viennent brusquement les jours où on a trop de peine…

« Tu vois, t’aurais mieux fait de pas venir… Le bonheur des autres, vlà que ça me rend méchante à c’t’heure. »

Jean regarde toujours la mère Michu… Faut-il qu’elle en ait de la peine, tout de même, cette pauvre vieille, pour dire des choses pareilles ! C’est vrai que ça va être bien dur aussi de rester seule, toute la journée, au fond de sa loge, tandis qu’elle entendra au-dessus de sa tête les allées et venues des autres familles qui seront tout à la joie.

« M’dame Michu, pourquoi que vous ne parlez jamais de ça au Bon Dieu ? »

La concierge hausse les épaules. Le Bon Dieu ? Il n’avait qu’à lui laisser ses enfants ; elle n’en demandait pas plus…

Jean comprend que ce n’est pas le moment de discuter… Faudrait trouver autre chose…

« M’dame Michu ?
— Quoi ?
— Tout à l’heure, vous disiez… Enfin, c’est vrai que je ressemble à votre petit Marc qui est mort ? »

Voeux de bonheur - Vieille femme et garçonnetLa vieille femme fait oui de la tête.

« Alors, je voudrais… mais je ne sais pas si ça vous plaira… je voudrais vous embrasser de sa part, comme il faisait autrefois, au jour de l’an… Vous voulez bien ? »

Et, sans attendre la réponse, Jean s’est avancé et, levé sur la pointe des pieds, il baise le vieux front ridé…

Les boucles brunes du petit se mêlent aux vieilles mèches toutes grises.

« Voilà, M’dame Michu, c’est de la part de Marc… Comme ça, vous ne pourrez pas dire que personne ne vous a embrassée aujourd’hui. »

Et il s’est sauvé bien vite, parce que les yeux lui piquaient drôlement… Il a bien entendu la concierge qui disait, d’une voix drôle, toute changée

« Mon petit Jean… mon petit Jean… »
…Mais il était déjà au deuxième étage.

Mais quelqu’un qui a été bien étonné, trois jours plus tard, c’est Monsieur l’abbé, qui a reçu à son confessionnal une vieille femme qui n’avait pas communié depuis vingt ans et qui lui a demandé, en sortant, s’il connaissait Jean Larcher.

« Mais oui, Madame. Il vient à mon patronage.
— Eh bien ! vous lui direz que je me suis confessée, et que je raconterai dans l’avenir toutes mes peines au Bon Dieu… Ça lui fera plaisir, à Jean.

— Mais, Madame… quel nom donnerai-je ?

— Vous lui direz que c’est de la part du petit Marc… Il comprendra. »

SOURCE : 
https://www.maintenantunehistoire.fr/les-etrennes-de-la-concierge/
Pierre Rougemont.    

BONUS POUR MAMY ET SES AMIS
SOUVENIRS SOUVENIRS :

« LES MAITRES DU MYSTÈRE « 

Durée : 47 minutes

J’ VA VOUS LA
RACONTER….
  

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LA RUCHE : Porter le nom de son mari ? Purée c’est lourd…!

Propolis 60 gélules


Les Points de vue de :
MAYA LACRUCHE

« ça fait du bien de vider sa cruche dans :
« LE BRUIT DE LA RUCHE » aujourd’hui  « Porter le nom de son mari ? »

Porter le nom de son mari ? Purée c’est lourd…!

Le nom de son propriétaire

Je ne me lasse pas de m’étonner que les femmes mariées acceptent (apprécient ?) de prendre le nom de leur mari, en quelque sorte le nom de leur propriétaire (en tous cas, c’est à la fois un acte de soumission à un autre et de renonciation à une part de son identité), alors qu’il ne s’agit que d’un usage toléré et que la loi et l’état civil ne reconnaissent et n’utilisent que le nom de naissance (dit « nom de jeune fille ») : que les femmes qui en doutent encore jettent un oeil sur leur carte d’électeur.

Combien de femmes ont-elles dû changer deux fois de nom ? La première fois en se mariant, la deuxième en divorçant … alors qu’il aurait été si simple de ne rien changer du tout, dès le début.

Certes, souvent sinon la plupart du temps, les femmes prennent le nom de leur mari dans l’ignorance de la loi, convaincue que c’est le droit et non un simple usage qui le veut, dans le coupable silence de la culture machiste qui se garde bien d’informer sur ce point …

Songez que la recherche de contrôle de l’autre et d’emprise qui sont l’objet même des violences conjugales masculines sont renforcées par ce fait social qui n’est pas aussi mineur qu’il y paraît au premier coup d’oeil …

Choisir de prendre le nom de son mari ne va pas dans le sens de l’égalité des sexes.

Ne nous énervons pas….!
Que dit le droit..?

Une femme mariée peut-elle garder son nom de famille (« nom de jeune fille ») ?

Oui. En se mariant, une femme conserve son nom de famille.
Toutefois, le mariage permet à chaque époux (quel que soit son sexe) d’utiliser le nom de l’autre époux(se) ou le double-nom : il s’agit d’un nom d’usage.
Cette démarche est volontaire.
Dans tous les cas, l’intéressé(e) conserve le nom inscrit sur son acte de naissance. Il restera toujours inscrit sur ses papiers.

Une femme mariée est-elle obligée de remplacer son nom de jeune fille par le nom de son mari à la suite de son mariage ?

La loi du 6 Fructidor an II spécifie que « nul ne peut porter d’autre nom que celui exprimé dans son acte de naissance » et la constitution de 1946 précise que « la loi garantit à la femme dans tous les domaines des droits égaux à ceux de l’homme ».

En conséquence, en se mariant, la femme garde son nom dit « de jeune fille ». Elle peut sous ce nom accomplir tous les actes de la vie courante : ouvrir un compte bancaire, faire établir une carte d’identité, signer des chèques … et des actes plus importants tels que les actes authentiques.

Toutefois, le mariage donne la possibilité à la femme, si elle le souhaite, de prendre le nom de son mari. C’est un simple usage et il n’y a aucun texte à ce sujet. Il est seulement stipulé à l’article 264 du code civil que « A la suite du divorce, chacun des époux perd l’usage du nom de son conjoint.
L’un des époux peut néanmoins conserver l’usage du nom de l’autre, soit avec l’accord de celui-ci, soit avec l’autorisation du juge, s’il justifie d’un intérêt particulier pour lui ou pour les enfants. »

La femme mariée peut également accoler son nom de jeune fille à celui de son mari. Il suffit d’en faire la demande aux autorités administratives.

Source : http://vosdroits.service-public.fr/particuliers/F77.xhtml

Les banques dans l’illégalité ?

Vous êtes mariée. Vous décidez de ne pas user du nom de votre mari (et vous avez bien raison :-). Vous et votre mari allez ouvrir un compte bancaire et, là, ô surprise à la réception du chéquier, votre nom a disparu, pas d’intitulé « M. Truc ou Mme Machin » mais seulement « M. ou Mme Truc » …

Sachez que cette pratique bancaire est extrêmement fréquente sinon la règle générale … et que vous aurez le plus grand mal à obtenir gain de cause. Il vous sera bien sûr expliqué que le logiciel n’a pas prévu ce cas de figure, ou autres billevesées (ndlr : balivernes)

A vous de vous défendre et d’expliquer qu’une banque ne peut privilégier un usage au droit. Vous avez la loi pour vous. Menacez de poursuites … et, miracle, une solution permettra au logiciel rétif de respecter la loi !

Vous ne saviez pas tout cela ?
Faites en sorte que votre fille le sache..!

Le point de vue que je développe ici, dans ma première partie intitulée « le nom du propriétaire » est assez … radical.
Je ne cherche à blesser personne. Je n’ignore pas que l’écrasante majorité des femmes mariées use du nom de leur époux.
Cela ne fait que témoigner de la force de cette tradition …
Mais les traditions les mieux assises ne sont pas les meilleures pour les femmes.
De façon générale, la question des patronymes et de leur transmission aux enfants est épineuse, pour le moins, mais sans doute y a-t-il moyen de trouver des solutions qui ne lèsent personne et soient plus conformes à l’égalité des sexes … sans conflit … de manière harmonieuse.
En tous cas, je le souhaite !

SOURCE: http://www.sosfemmes.com/points_de_vue/sujets/01_nom_du_mari.htm
Yves Lambert


MAYA LACRUCHE

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