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DAME MIELINE : Le thème du miel dans l’art

Propolis 60 gélules

BLOG DE
DAME MIELINE

C’est comme ça que tout a commencé entre Dame MIELINE et moi...

Un neveu turbulent je devrais dire un cul bidon de banlieue.. Tant tout ce qui dépassait, de ses vêtements trop courts, était tentant pour mes abeilles affolées par son bâton enfoncé dans la ruche..

Je me suis précipité le premier avant sa Taty MIELINE… Béatrice m’avait appris et démontré que la chromothérapie était efficace sur les piqures d’abeilles…
Après 3 minutes de lumière rouge et
30 secondes de vert dans la pénombre de mon sellier et je pouvais me retourner pour voir plus calmement la Taty qui m’observait…
AH la classe… Rien à voir avec son neveu ..
j’étais troublé .. Elle y avait mis les formes …. Mais aussi par le sentiment, qui devint vite certitude, que je l’avais déjà vu maintes fois sur grand écran.. Je… non non..!
On n’est pas à Paris Match ici..
Depuis que nos nous sommes liés d’amitiés… Elle a confirmé son appartenance au PAF venant soigner l’enveloppe de ses nerfs dans le potager du voisin..
Oh bonheur le mien…!
Elle savait jouer la comédie mais pas avec moi .. D’une grande culture… Elle ne savait pas écrire… C’est ce qu’elle croyait car à partir d’aujourd’hui nous lui ouvrons nos colonnes pour une série sur… Devinez :
LE MIEL ET LES ABEILLES … Histoire de se faire pardonner son cul bidon de banlieue suit notre Déesse Venus pour profiter et nous aussi de sa grande culture…..
Cherchez pas.. Pour vous et moi, elle s’appelle Mieline …. Sans doute pour mettre de la douceur autour de ses nerfs malades.

  « La larme de Rê créa l’abeille.
  Depuis les mures ont des abeilles et
nous du miel ! »

Histoire de Samson ….. et Dalila

L’histoire de Samson commence  par un incident survenu lors de son mariage de Samson avec une Philistine.

Que dit la bible sur cet épisode

« Samson descendit à Timna et, comme il arrivait aux vignes de Timna, il vit un jeune lion qui venait à sa rencontre en rugissant.

 

L’esprit de Yahvé fondit sur lui et, sans rien avoir en main, Samson déchira le lion comme on déchire un chevreau; mais il ne raconta pas à son père ni à sa mère ce qu’il avait fait.

Il descendit, s’entretint avec la femme et elle lui plut.

A quelque temps de là, Samson revint pour l’épouser. Il fit un détour pour voir le cadavre du lion, et voici qu’il y avait dans la carcasse du lion un essaim d’abeilles et du miel.

Il en recueillit dans sa main et, chemin faisant, il en mangea.

Lorsqu’il fut revenu près de son père et de sa mère, il leur en donna, ils en mangèrent, mais il ne leur dit pas qu’il l’avait recueilli dans la carcasse du lion.

Samson et le lion, Rubens, 1633-1634

Samson apporte un rayon de miel à ses parents - le Guerchin Peintre ou Dessinateur : Guerchin, Giovanni Francesco Barbieri dit le (1591-1666) Datation : 1657 Source textuelle : Juges 14, 8-9 (Bible de Jérusalem, p. 368) Sujet de l'image ou genre : Sujet d'histoire sacrée. Samson et le lion Nature de l?image : Peinture sur toile Dimensions : Hauteur 102 * Largeur 117, cm Lieu de conservation : San Francisco, Fine Arts Museums, M. H. De Young Memorial Museum, inv. 65.20.2

Samson apporte un rayon de miel à ses parents – le Guerchin Peintre ou Dessinateur : Guerchin, Giovanni Francesco Barbieri dit le (1591-1666) 1657 Source textuelle : Juges 14, 8-9 (Bible de Jérusalem, p. 368 )  San Francisco, Fine Arts Museums,

De cet épisode du lion et ddu miel des abeilles , il tire une énigme qu’il propose aux convives le jour de ses noces

 

 « De celui qui mange est sorti ce qui se mange et du fort est sorti le doux. ».

Il révèle à sa femme la solution de l’énigme, mais celle-ci, menacée par les puissants de son peuple, trahit le secret et livre la réponse aux ennemis de Samson.

L’imprudence de Samson n’aura pas de conséquences graves pour lui, mais il ne sait pas en tirer d’enseignement.
Lorsqu’il tombera sous le charme de  Dalila, celle ci  le harcèle pour lui extorquer le secret de sa force prodigieuse et le livrer aux Philistins, il se rend compte du risque encouru mais se laisse malgré tout duper.

Samson est donc un personnage paradoxal : doué d’une force physique redoutable, il semble étonnamment vulnérable face aux femmes.

Le pouvoir des femmes sur lui a anéantit la force que lui a donnée Yahvé…… ainsi ses ennemis finiront par lui percer les yeux.
Samson, qui a été trahi par Dalila, est emprisonné par ses ennemis et tourné en dérision lors d’une fête religieuse consacrée à leur dieu Dagon. Sa force, qui l’avait abandonné quand Dalila par traîtrise lui avait fait couper les cheveux, revient peu à peu en même temps que ceux-ci repoussent. Prétextant de la fatigue, il demande à s’appuyer contre les colonnes centrales de l’édifice. Un jour rassemblés dans leur temple pour offrir un grand sacrifice à Dagôn, leur dieu, ils font venir Samson aveugle pour les divertir. Samson demande à son jeune guide de le conduire vers les piliers de soutien de l'édifice et il fait une prière. Il adresse au Seigneur une prière : «Yahvé, daigne te souvenir de moi et me rendre plus fort ». S'arc-boutant sur chacune des colonnes, il retrouve la grâce de Yahvé et sa force : le temple s’écroule, ensevelissant le héros et ses ennemis
Seul son esprit de vengeance lui donnera une dernière fois l’assistance de Dieu pour faire effondrer le temple sur lui et tous ses ennemis.

MIELINE VOUS PROPOSE SES ARTICLES
PARUS OU A PARAITRE

La larme de Rê créa l’abeille…
Depuis les mures ont des abeilles et nous du miel
Vénus et Cupidon voleur de Miel de Lucas Cranach l’Ancien– Cupidon voleur de miel dans les gravures d’Albrecht Dürer
– Le miel… Une valeur médicinale démontrée.
Le thème du miel dans l’art
A PARAITRE EN 2018
– Le miracle des abeilles
– Le miel dans l’art contemporain

SOURCES :

https://www.lescahiersdelislam.fr/Le-Symbolisme-du-Miel-dans-les-Textes-fondamentaux_a1086.html

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DAME MIELINE ET CULBIDON


 

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LADY LADINDE: Fait la coupe à SAMSON…?


Aujourd’hui c’est la fête à  SAMSON ……

ET COMME ON EST NOMBREUX A PARLER DE

SAMSON ET DALIDA…

LADY LADINDE  LA  PREMIÈRE…!

ALORS ELLE VA  ÉCLAIRER LES CHOUPINETS
SUR L’ HISTOIRE DE  » SAMSON  ET  DALILA   « 

– Eh camarade… Véronique Sanson n’a rien à voir non plus ….
– Ok ok on va pas couper les cheveux en quatre… !
– Justement Si…  !

Samson et Dalila de Gerrit Van Honthorst -photo la Chouette expo Toulouse été 2012 sur le caravagismedinde

BLOC NOTE LADY LADINDE

 

 

Bloc note de
LADY LADINDE


 » Et si je ne voulais pas mourir idiote »

Avec le nom que j’ai, vous comprendrez aisément que je ne veuille pas mourir idiote… Aussi, lorsque je découvre des choses pour m’instruire, je vais vous en faire part….
De temps en temps…. vous aurez à vous farcir Ladinde avec sa rubrique  » Et si je ne voulais pas mourir idiote »

« Les hommes doués d’intelligence ont une soif d’éducation semblable à la soif de pluie qu’éprouve un champ de culture... »
Je te dis pas…! pour les femmes … c’est encore pire

AUJOURD’HUI LADY LADINDE PROPOSE DE DÉCOUVRIR :

SAMSON ET DALILA

Dans la Bible, nombreux sont les élus de Dieu ; presque tous sont fidèles et lui obéissent. Quelques-uns, cependant, le déçoivent et se voient abandonnés de l’esprit divin. C’est le cas de Samson, doué d’une force exceptionnelle grâce à l’élection divine, mais qui finira pourtant captif et aveugle pour avoir perdu cette force par sa bêtise.
Voilà un épisode de la bible qui mérite d’être connu car il a inspiré les artistes … et hélas quelques dames qui se croient obligées de ressembler aux femmes qui ont trahis cet homme si fort et si faible à la fois. 

Par trois fois, Samson sera victime des femmes.

La première fois,  celle qui est devenue sa femme lui extorque la réponse de l’énigme qu’il avait proposée et la donne à ses compagnons philistins

La deuxième fois, même si le texte biblique n’est pas explicite à ce sujet, on peut supposer qu?une prostituée de Gaza le dénonce, là encore sans doute par crainte.

Enfin, la troisième fois, la plus célèbre de toutes, Dalila le livre aux Philistins ses ennemis.
Dalila est une femme, probablement philistine, dont s’éprend Samson pour sa perte.
Elle se fait acheter par les chefs de son peuple pour leur livrer ce héros qui les terrorise et les empêche d’opprimer les Israélites, et finit par lui arracher le secret de sa force prodigieuse.
Dalila fait donc raser Samson pendant son sommeil, afin de le priver de sa force et de l’assistance divine dont il s’est rendu indigne en exposant à des mains étrangères ce qui était voué à Dieu.

L’histoire de Samson ….. et Dalila

Samson et le lion, Rubens, 1633-1634

 

L’histoire de Samson commence  par un incident survenu lors de son mariage de Samson avec une Philistine.

Samson, en allant retrouver sa future femme à Timna, tue à mains nues un lion dont il voit plus tard la carcasse accueillant un essaim d’abeilles.

Samson apporte un rayon de miel à ses parents - le Guerchin Peintre ou Dessinateur : Guerchin, Giovanni Francesco Barbieri dit le (1591-1666) Datation : 1657 Source textuelle : Juges 14, 8-9 (Bible de Jérusalem, p. 368) Sujet de l'image ou genre : Sujet d'histoire sacrée. Samson et le lion Nature de l?image : Peinture sur toile Dimensions : Hauteur 102 * Largeur 117, cm Lieu de conservation : San Francisco, Fine Arts Museums, M. H. De Young Memorial Museum, inv. 65.20.2

 

De cet épisode, il tire une énigme qu’il propose aux convives le jour de ses noces :

« De celui qui mange est sorti ce qui se mange et du fort est sorti le doux. ».

Il révèle à sa femme la solution de l’énigme, mais celle-ci, menacée par les puissants de son peuple, trahit le secret et livre la réponse aux ennemis de Samson.
L’imprudence de Samson n’aura pas de conséquences graves pour lui, mais il ne sait pas en tirer d’enseignement.
Lorsqu’il tombera sous le charme de  Dalila, celle ci  le harcèle pour lui extorquer le secret de sa force prodigieuse et le livrer aux Philistins, il se rend compte du risque encouru mais se laisse malgré tout duper.
Samson est donc un personnage paradoxal : doué d’une force physique redoutable, il semble étonnamment vulnérable face aux femmes.
Le pouvoir des femmes sur lui a anéantit la force que lui a donnée Yahvé…… ainsi ses ennemis finiront par lui percer les yeux.
Seul son esprit de vengeance lui donnera une dernière fois l’assistance de Dieu pour faire effondrer le temple sur lui et tous ses ennemis.

Samson a maintes fois inspiré les grands maitres…..

Des peintres tel Rubens, Rembrandt, Van Dick et van Honthorst (ci-dessus) ont été inspirés par cet épisode biblique.

Rubens (vers 1625) nous relate la tonte de Samson

Samson et Dalila (version de Londres) - Rubens Peintre ou Dessinateur : Rubens, Pierre Paul (1577-1640) Datation : entre 1609 et 1610 Source textuelle : Juges 16, 19-21 (Bible de Jérusalem, p. 371)
Ce tableau de Rubens (vers 1625) nous relate la tonte de Samson.

Tandis qu’il est endormi sur les genoux de Dalila, un valet s’approche de lui et lui coupe les cheveux.
L’action est éclairée par une vieille femme qui surveille la scène.
Dalila semble s’abandonner complètement ; elle regarde Samson et son visage est paisible.
Au fond de la scène, en haut à droite, l’on aperçoit l’armée des Philistins qui attend à la porte.
Ces deux scènes sont éclairées par des bougies qui mettent en relief l’abandon total de Samson, le point central du tableau étant par ailleurs la musculature puissante de son dos.
On peut noter le contraste entre cette expression de force physique et la position presque foetale du héros.
Les deux personnages principaux se laissent faire et ce sont les personnages secondaires qui agissent.

Samson et Dalila par Van Dyck….

 Samson et Dalila, Sir Anthony van Dyck, v. 1630

Samson et Dalila, Sir Anthony van Dyck, v. 1630

 Samson fut trahi par Dalila, femme judéenne dont il était épris.
Cette dernière profita de son sommeil pour raser sa chevelure, de laquelle il tirait sa force.
L’épisode, relaté dans l’Ancien Testament, inspira à Anthony Van Dyck une toile d’une grande intensité dramatique dans laquelle se déploient des lignes sinueuses. Les reflets chatoyants des étoffes témoignent des talents de coloriste de l’artiste.

L’aveuglement de Samson de Rembrandt (1636)

Aveuglement de Samson, Rembrandt, 1636, huile sur toile, 236x306 cm.Si l’on considère L’aveuglement de Samson de Rembrandt (1636),
« Dans la pénombre, Dalila, tenant la chevelure coupée de Samson, s’enfuit : le héros étant ainsi réduit à l’impuissance, les Philistins s’emparent de lui et lui crèvent les yeux. La trahison, l’horrible mutilation du héros, sont exprimées avec force par la puissance et le choc de la couleur qui n’est plus utilisée pour sa facilité de reproduire la réalité mais se voit conférer de façon inattendue ici un véritable rôle de porte-parole du drame.

Dans le contre-jour, les Philistins alertés par Dalila enchaînent Samson et l’aveuglent. Un éclairage dramatique tombe de l’ouverture par laquelle Dalila s’enfuit. Sa main, tenant les ciseaux, est le point le plus éclairé du tableau. Se détachant sur le bleu pâle, le jaune citron, les gris de l’arrière-plan lumineux, le formidable pied de Samson ne peut plus atteindre celle qui l’a trahi. » (Rembrandt de L. Munz et B. Haack).

Sur Les démonstrations de force de Samson.

 

Son combat avec le lion

Par son naziréat, Samson acquiert une force hors du commun qui lui sera utile pour combattre les Philistins. Homme à l’âme simple et naïve, il est apprécié par le peuple tant que ses actes n’ont pas de conséquences désastreuses.

Il existe dans La Bible plusieurs passages sur cette force surhumaine dont le premier est son combat avec le lion. Les commentateurs du Moyen-Age et notamment l’auteur anonyme de la Glose ordinaire ont reconnu dans ce premier exploit de Samson la préfiguration du Christ aux Limbes, vainqueur de Satan.

Cette interprétation explique la fréquence du sujet dans l’art chrétien dès le XIIe siècle.
Dans l’iconographie traditionnelle, Samson est presque toujours représenté chevauchant le fauve et lui renversant la tête pour lui écarteler les mâchoires de ses deux mains désarmées.
Au XVe siècle, Dürer le représente assis sur la croupe de l’animal. Samson le terrasse en lui brisant l’encolure avec sa jambe droite repliée. Le même épisode est repris par Rubens au XVIIe siècle, mais la mise en scène diffère quelque peu :
Samson écarte les mâchoires du lion qu’il vient de tuer et un essaim d’abeilles s’échappe de sa gueule, ces abeilles rappelant la phrase de l’énigme de Samson : «de celui qui mange est sorti ce qui se mange, du fort est sorti le doux ».

Comme nous l’apprend le livre des Symboles dans La Bible, lorsqu’un être humain remporte un combat contre un lion, c’est un héros historique qui a le dessus sur un animal réel, il n’y a pas de portée symbolique, cette victoire est le simple signe de la «dextérité», de la force musculaire et de la bénédiction divine.

Samson et la mâchoire d’âne

Un autre épisode célèbre de la force de Samson est celui de la «mâchoire d’âne» :

Armé d’une mâchoire d’âne, Samson abat mille Philistins venus le chercher pour « le traiter comme il [les a] traités ».

..

Samson arrache les portes de GAZA

Ce passage est immédiatement suivi de l’épisode des portes de Gaza : Samson, recherché, s’enfuit en arrachant les portes de la ville et les dépose au sommet d?une colline en face d?Hébron. Il laisse ainsi la ville sans défense et humiliée. Ces épisodes, bien que sûrement exagérés, illustrent la force phénoménale du nazir.

Samson abat le temple des Philistins.

Le quatrième et dernier épisode célèbre de la force de Samson, celui du temple des Philistins, est celui qui explicite sa mission d’élu et lui permet de mettre directement sa force au service de son peuple et de son Dieu. Samson, qui a été trahi par Dalila, est emprisonné par ses ennemis et tourné en dérision lors d’une fête religieuse consacrée à leur dieu Dagon.
Sa force, qui l’avait abandonné quand Dalila par traîtrise lui avait fait couper les cheveux, revient peu à peu en même temps que ceux-ci repoussent. Prétextant de la fatigue, il demande à s’appuyer contre les colonnes centrales de l’édifice.
Un jour rassemblés dans leur temple pour offrir un grand sacrifice à Dagôn, leur dieu, ils font venir Samson aveugle pour les divertir. Samson demande à son jeune guide de le conduire vers les piliers de soutien de l'édifice et il fait une prière. Il adresse au Seigneur une prière : «Yahvé, daigne te souvenir de moi et me rendre plus fort ». S?arc-boutant sur chacune des colonnes, il retrouve la grâce de Yahvé et sa force : le temple s’écroule, ensevelissant le héros et ses ennemis : « les morts qu’il fit mourir par sa mort furent plus nombreux que ceux qu’il avait fait mourir durant sa vie ».

Dieu avait-il prémédité sa faiblesse avec Dalila pour susciter chez Samson le désir de vengeance ? c?est le mode de fonctionnement psychologique constant de notre héros ?, ou bien est-ce la prière de Samson et son repentir qui le conduisirent à rendre sa force au nazir pardonné ?

Quoi qu?il en soit, Samson fait preuve dans cette fin épique d?un courage nouveau : il ne s?agit plus seulement d?un exploit physique qu?il est sûr de pouvoir accomplir, mais d?un acte de foi en sa force revenue, d?où l?ampleur spectaculaire de son exploit et son insertion dans la Bible.

source:  site mythes bibiliques

dindeLADY LADINDE
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« La vieille ne voulait pas mourir car elle en apprenait tous les jours – 767 –« 

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C’est du même tabac…..

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POESIE : La Colère de Samson – Alfred de Vigny

pour les amoureux de la littératureVos poèmes, vos poèmes préférés – Les livres à nous signaler, vos impressions sur ceux que vous avez lus, et que vous voulez nous conseiller….

Pensez à nos potes âgés qui n’ont pas de jardin et cultivent leur esprit…!

La colère de Samson – Alfred de Vigny

« Vous trouverez dans cette publication le poème d’Alfred de Vigny écrit dans les Destinées ce poème intitulé « La Colère de Samson » qui illustre bien l’idée de la perfidie des femmes. Samson et Dalila Guerchin (1591-1666)(dit), Barbieri Giovanni Francesco
Œuvre empreinte du ressentiment de l’amant orgueilleux et bafoué — Vigny vient de rompre avec Marie Dorval —, comme en témoigne la première personne du pluriel au dernier quatrain, le poème condense le récit biblique pour se centrer sur la trahison, pour Vigny emblématique d’une lutte sans merci que se livrent « la bonté d’Homme » et « la ruse de Femme ».

La bêtise de Samson qui transparaît dans le récit biblique est ici gommée au profit de sa grandeur d’âme : Samson fait de son dernier aveu un choix librement consenti et suicidaire — ce qui aurait été inadmissible dans la Bible pour un élu de Dieu —, pour préserver sa liberté digne d’Homme dans la mort.

Il ne cède pas par faiblesse aux fourbes cajoleries de la femme, mais c’est en toute lucidité qu’il voit sa dépendance comme une fatalité inscrite en l’homme dès la petite enfance et décide d’y mettre un terme.
Tout son comportement est excusé par la fatalité : les hommes sont physiquement dépendants des femmes et il leur est impossible de vivre sans elles, même si elles sont fondamentalement mauvaises et perverties.
Le poète fait de Samson trahi par Dalila un martyr de la « cause masculine »….
ET TOC…. BIEN DIT….

La Colère de Samson, in Les destinées, A. de Vigny, publié à titre posthume en 1864, Bibliothèque de La Pléiade, Gallimard, p. 140-142.

 La Colère de Samson

Le désert est muet, la tente est solitaire.
Quel Pasteur courageux la dressa sur la terre
Du sable et des lions ? — La nuit n’a pas calmé
La fournaise du jour dont l’air est enflammé.

Un vent léger s’élève à l’horizon et ride
Les flots de la poussière ainsi qu’un lac limpide.
Le lin blanc de la tente est bercé mollement ;
L’œuf d’autruche allumé veille paisiblement,

Les voyageurs voilés intérieure étoile,
Et jette longuement deux ombres sur la toile.
L’une est grande et superbe, et l’autre est à ses pieds :
C’est Dalila, l’esclave, et ses bras sont liés

Aux genoux réunis du maître jeune et grave
Dont la force divine obéit à l’esclave.
Comme un doux léopard elle est souple, et répand
Ses cheveux dénoués aux pieds de son amant.

Ses grands yeux, entr’ouverts comme s’ouvre l’amande,
Sont brûlants du plaisir que son regard demande,
Et jettent, par éclats, leurs mobiles lueurs.
Ses bras fins tout mouillés de tièdes sueurs,

Ses pieds voluptueux qui sont croisés sous elle,
Ses flancs plus élancés que ceux de la gazelle,
Pressés de bracelets, d’anneaux, de boucles d’or,
Sont bruns ; et, comme il sied aux filles de Hatsor,

Ses deux seins, tout chargés d’amulettes anciennes,
Sont chastement pressés d’étoffes syriennes.
Les genoux de Samson fortement sont unis
Comme les deux genoux du colosse Anubis.

Elle s’endort sans force et riante et bercée
Par la puissante main sous sa tête placée.
Lui, murmure ce chant funèbre et douloureux
Prononcé dans la gorge avec des mots Hébreux.

Elle ne comprend pas la parole étrangère,
Mais le chant verse un somme en sa tête légère.
Une lutte éternelle en tout temps, en tout lieu,
Se livre sur la terre, en présence de Dieu,

Entre la bonté d’Homme et la ruse de Femme.
Car la Femme est un être impur de corps et d’âme.
L’Homme a toujours besoin de caresse et d’amour,
Sa mère l’en abreuve alors qu’il vient au jour,

Et ce bras le premier l’engourdit, le balance
Et lui donne un désir d’amour et d’indolence.
Troublé dans l’action, troublé dans le dessein,
Il rêvera partout à la chaleur du sein,

detail-samson-et-dalila-rubens

Aux chansons de la nuit, aux baisers de l’aurore,
A la lèvre de feu que sa lèvre dévore,
Aux cheveux dénoués qui roulent sur son front,
Et les regrets du lit, en marchant, le suivront.

Il ira dans la ville, et là les vierges folles
Le prendront dans leurs lacs aux premières paroles.
Plus fort il sera né, mieux il sera vaincu,
Car plus le fleuve est grand et plus il est ému.

Quand le combat que Dieu fit pour la créature
Et contre son semblable et contre la Nature
Force l’Homme à chercher un sein où reposer,
Quand ses yeux sont en pleurs, il lui faut un baiser.

Mais il n’a pas encor fini toute sa tâche.
Vient un autre combat plus secret, traître et lâche ;
Sous son bras, sous son cœur se livre celui-là,
Et plus ou moins la Femme est toujours Dalila.

En 1829, Alfred de Vigny, poète renommé, et Marie Dorval, comédienne vedette du théâtre romantique, se rencontrent. L'été 1831, alors que la seconde doit jouer la pièce du premier, La Maréchale d'Ancre, ils deviennent amants. Le poète installe sa muse dans un appartement de la rue Montaigne, où ils se retrouvent avec passion. Peu à peu, celle-ci s'éteindra, mais les amants restent attachés l'un à l'autre. En 1838, après de violentes disputes, ils se séparent. Vigny est extrêmement jaloux, au point de faire suivre sa Elle rit et triomphe ; en sa froideur savante,
Au milieu de ses sœurs elle attend et se vante
De ne rien éprouver des atteintes du feu.
A sa plus belle amie elle en a fait l’aveu :

Elle se fait aimer sans aimer elle-même.
Un Maître lui fait peur. C’est le plaisir qu’elle aime,
L’Homme est rude et le prend sans savoir le donner.
Un sacrifice illustre et fait pour étonner

Rehausse mieux que l’or, aux yeux de ses pareilles,
La beauté qui produit tant d’étranges merveilles
Et d’un sang précieux sait arroser ses pas.
 » Donc ce que j’ai voulu, Seigneur, n’existe pas. —

Celle à qui va l’amour et de qui vient la vie,
Celle-là, par Orgueil, se fait notre ennemie.
La Femme est, à présent, pire que dans ces temps
Où, voyant les Humains, Dieu dit :  » Je me repens !  »

Bientôt, se retirant dans un hideux royaume,
La Femme aura Gomorrhe et l’Homme aura Sodôme,
Et, se jetant, de loin, un regard irrité,
Les deux sexes mourront chacun de son côté.

« Éternel ! Dieu des forts ! vous savez que mon âme
N’avait pour aliment que l’amour d’une femme,
Puisant dans l’amour seul plus de sainte vigueur
Que mes cheveux divins n’en donnaient à mon cœur.

— Jugez-nous. — La voilà sur mes pieds endormie.
Trois fois elle a vendu mes secrets et ma vie,
Et trois fois a versé des pleurs fallacieux
Qui n’ont pu me cacher la rage de ses yeux ;

Honteuse qu’elle était plus encor qu’étonnée
De se voir découverte ensemble et pardonnée.
Car la Bonté de l’Homme est forte et sa douceur
Écrase, en l’absolvant, l’être faible et menteur.

Mais enfin je suis las. — J’ai l’âme si pesante,
Que mon corps gigantesque et ma tête puissante
Qui soutiennent le poids des colonnes d’airain
Ne la peuvent porter avec tout son chagrin.

Toujours voir serpenter la vipère dorée
Qui se traîne en sa fange et s’y croit ignorée ;
Toujours ce compagnon dont le cœur n’est pas sûr,
La Femme, enfant malade et douze fois impur !

Toujours mettre sa force à garder sa colère
Dans son cœur offensé, comme en un sanctuaire
D’où le feu s’échappant irait tout dévorer ;
Interdire à ses yeux de voir ou de pleurer,

C’est trop ! — Dieu s’il le veut peut balayer ma cendre.
J’ai donné mon secret ; Dalila va le vendre.
— Qu’ils seront beaux, les pieds de celui qui viendra
Pour m’annoncer la mort ! — Ce qui sera sera ! »

 Aveuglement de Samson, Rembrandt, 1636, huile sur toile, 236x306 cm.

Il dit et s’endormit près d’elle jusqu’à l’heure
Où les guerriers tremblants d’être dans sa demeure,
Payant au poids de l’or chacun de ses cheveux,
Attachèrent ses mains et brûlèrent ses yeux,Le traînèrent sanglant et chargé d’une chaîne
Que douze grands taureaux ne tiraient qu’avec peine,
Le placèrent debout, silencieusement,
Devant Dagon leur Dieu qui gémit sourdement

Et deux fois, en tournant, recula sur sa base
Et fit pâlir deux fois ses prêtres en extase ;
Allumèrent l’encens ; dressèrent un festin
Dont le bruit s’entendait du mont le plus lointain,

Et près de la génisse aux pieds du Dieu tuée
Placèrent Dalila, pâle prostituée,
Couronnée, adorée et reine du repas,
Mais tremblante et disant : il ne me verra pas !

Terre et Ciel ! avez-vous tressailli d’allégresse
Lorsque vous avez vu la menteuse maîtresse
Suivre d’un œil hagard les yeux tachés de sang
Qui cherchaient le soleil d’un regard impuissant,

Un jour rassemblés dans leur temple pour offrir un grand sacrifice à Dagôn, leur dieu, ils font venir Samson aveugle pour les divertir. Samson demande à son jeune guide de le conduire vers les piliers de soutien de l’édifice et il fait une prière.

Et quand enfin Samson, secouant les colonnes
Qui faisaient le soutien des immenses Pylônes,
Ecrasa d’un seul coup sous les débris mortels
Ses trois mille ennemis, leurs Dieux et leurs autels ?

Terre et Ciel ! punissez par de telles justices
La trahison ourdie en des amours factices
Et le délation du secret de nos cœurs
Arraché dans nos bras par des baisers menteurs !

Ecrit à Shavington, Angleterre, 7 avril 1839.

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« La poésie, c’est le sourire du langage »

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