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EN PASSANT : Rue des chats..!

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Blog note de
Papy Larue

Quand notre nouveau pote M LARUE nous a proposé une série sur les noms de rues pour éduquer nos potes âgés et leurs choupinets..
On s’est dit :
« Avec un nom comme le sien…. il est né pour ça..! » personne n’a osé le mettre à la rue car il y était déjà .. En plein reportage dans la rue du 4 septembre

Combien de matelots combien de capitaines
GPS en main égrainent des noms de rues sans savoir de quoi ou de qui ils parlent…! Et restent penauds dans leurs gouffres amers.

Aidons les à savoir qui sont ces personnages ….
Car celui qui a donné son nom à une rue parle encore comme Tristan Bernard :

Donner son nom à une rue ou à une route, quel puissant stimulant pour encourager les jeunes gens à bien faire !
De Tristan Bernard / Compagnon du Tour de France – 1935

– Super…! On cause de moi dans le poste

 

Aujourd’hui :
La Rue des chats

Plusieurs communes qui ont conservé leur passé médiéval ont des rues des chats.
Elles sont très étroites ce qui est leur point commun, elles donnent une idée des rues médiévales pavées avec une rigole centrale pour l’écoulement des eaux.

Avant l’apparition du tout-à-l’égout, les rues étaient creusées en leur milieu pour évacuer les eaux usées, le haut du pavé correspondant à la partie proche des édifices. Cette zone était réservée en priorité aux nobles lorsqu’ils marchaient dans la rue, d’où l’expression « tenir le haut du pavé ».

Souvent reconstruites après les incendies qui ravagent les coeurs des villes où les maisons à pans de bois et en encorbellement s’élargissent en hauteur.
Les étages débordent sur la rue pour augmenter leur surface : l’impôt était calculé sur la surface au sol.
Ce n’est parfois, comme à TROYES, qu’une ruelle des chats du cœur historique de la ville et qui doit son nom au fait qu’un chat peut, en effet, passer d’un côté à l’autre de la rue, en passant par les toits.


Les façades se touchent par le sommet, et sont maintenues par des étais.

Ce lieu est un lieu mythique pour les troyens comme pour les touristes, il s’agit d’une ruelle où les maisons tordues se rejoignent au niveau de leur toitures, c’est l’endroit préféré des pigeons, et des mauvaises odeur….

On y passe souvent pour changer de rue, c’est un passage très mythique et très utilisé !

 

Je vous invite à une visite touristique du coeur historique de Troyes en champagne …

Soyez attentifs on passe par la ruelle des chats

il existe une rue des chats à Bastia et à Lille une rue des chats bossus.
Il s’agit de l’une des rues du Vieux-Lille.
Elle se nommait également en patois de Lille « rue des Cats-Bochus »
D’aucuns parlent aussi d’une rue des chats à la queue coupée
mais celle qui demeure un mystère c’est la rue du chat qui pêche à Paris… Mais peut être que Papy Larue pourra vous en dire plus…?

La rue du chat qui pêche – Paris 5eme

 

Rue la plus étroite de Paris (1.80 m de large), toute petite (26 m de long) , la rue du chat qui pêche est perpendiculaire à la rue de la Huchette et débouche sur le quai Saint Michel.

Ce passage étroit, situé dans le 5éme arrondissement de Paris, a été dénommé successivement ruelle des Etuves, rue du Renard, rue des Bouticles, rue Neuve des Lavandières avant de prendre le nom d’une boutique d’articles de pêche.

2Si la rue du chat qui pêche est célèbre  grâce à son étroitesse, elle l’est également  grâce  à sa curieuse légende.

Une plaque historique dans la rue, raconte la légende suivante :

L’histoire raconte qu’au XVe siècle, un chanoine nommé Dom Perlet se livrait ici à l’alchimie en compagnie d’un chat noir très adroit :
il arrivait à extraire d’un coup de patte habile les poissons de la Seine, à deux pas de la rue.

Persuadés qu’il s’agissait d’une affaire diabolique, trois étudiants tuent le malheureux chat et le jettent dans le fleuve.

Ils étaient certains que l’alchimiste et le chat noir ne faisaient qu’un – et qu’il était le diable.

Le chat mort, l’alchimiste disparaît… pour reparaître un peu plus tard :

il était parti en voyage !

Quant au chat, il pêchait de nouveau paisiblement au bord de l’eau.

SOURCES
http://www.paris-a-nu.fr/legende-de-la-rue-du-chat-qui-peche/
http://www.parisrues.com/
https://fr.wikipedia.org/wiki/Ruelle_des_Chats
http://a51.idata.over-blog.com/300×224/4/11/41/45/France/troyes/Troyes-069.JPG

https://fr.wikipedia.org/wiki/Rue_des_Chats-Bossus

Santé animauxPAPY LARUE

 

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Le petit poucet et ses bottes de sept lieues

logo mamy raconte aux pitchousALLEZ MAMY…! RACONTE….! est une série pour les petits et les grands enfants..!
Dans la Chouette ma Mamy se transformera, cet automne, en conteuse au bord du feu…. Préparez les buches….. conservez vos braises on va faire griller les châtaignes

Pour les autres ….??
Ben..! Rêvez…..! Vous sentirez très vite les odeurs de la grillade , la chaleur du feu de bois, vous entendrez l’écorce crépiter….. et vous verrez au milieu des flammes…. la fantasmagorie de l’imaginaire…  ça y est..
Vous tenez le soufflet bien en main….?
Oui.. ! ALORS ALLONS Y…!

Aujourd’hui nous allons enfiler les bottes de sept lieues : LE PETIT POUCET ET SES BOTTES DE SEPT LIEUES

logo mamy turlututu smallMes chers enfants moi aussi j’avais une grand mère qui, comme moi, aimait à raconter des histoires à la choupinette que j’étais en ce temps là….!

Elle se plaisait à me parler d’histoires qui m’aidaient à mieux me connaitre ou à modifier mon comportement ma manière d’être ou de me conduire avec les autres….. Je me rappelle de celle ci qui m’a amené à ne pas avoir peur des autres …  et les dépasser même….  Quand j’enfile mes bottes de sept lieues..!
Retrouvez ce que sont ses fameuses bottes…!

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– Allez.. ACTION Mamy..!
Raconte nous
– Oui je veux bien vous parler :

DES BOTTES DE SEPT LIEUES

Hum..! Belles bottes mais pas de casque…!!!

– Tout d’abord réécoutons

LE CONTE DU PETIT POUCET


Charles Perrault, 1628 –1703, est un homme de lettres français, célèbre pour ses Contes Charles Perrault est l’un des grands auteurs du XVIIe siècle. L’essentiel de son travail consiste en la collecte et la retranscription de contes issus de la tradition orale française.

–  Pour ceux qui sont en âge de lire le conte eux même….
–  Je sais où il est Mamy..!

– Très bien mon Mino..! Mais c’est direct si tu cliques sur ce panneau

– Ok on y va Mino ..
Eh zut..! y a pas que des bottes pour marcher..!

– PAPY et moi il faut que l’on vous dise :
Les bottes de sept lieues ont réellement existé

ALLEZ PAPY explique leur moi je vais leur préparer une tarte aux pommes :

– OH Purée..!  C’est parti l’instit est de retour… #@0§§#{§@§§!!!!

LE CHOURISTE – Oui mes choupinets … Les bottes de
sept lieues ont réellement existé…!
Bottes de postillons Les bottes de sept lieues que le petit poucet enfile dans le conte de Perrault ne sont pas qu’une légende.
Au temps des diligences, le postillon, personne chargée de diriger l’attelage, avait ses jambes protégées par de lourdes bottes fixées sur les étriers qui s’appelaient des bottes de 7 lieues car c’était généralement la distance séparant 2 relais de poste.
 « Le Petit Poucet s’étant approché de l’Ogre lui tira doucement ses bottes », illustration de Gustave Doré dans Les contes de Perrault de 1867.


Malle-charrette, ses trois chevaux et son postillon. On remarque la botte imposante du postillon : c’était une botte renforcée qui protégeait sa jambe du poids du cheval en cas de chute du cheval.

 – C’est quoi une lieue et un relais de poste Papy..?
LE CHOURISTELa lieue est une unité de longueur anciennement utilisée en Europe et en Amérique.
La lieue vaut  4 km soit environ 30km entre deux relais….

Quand au relais de poste : C’est le lieu où étaient tenus prêts des chevaux frais pour les cavaliers (et plus tard pour les diligences et calèches), afin de permettre une vitesse maximale à la communication par courrier.

Le premier système de relais de poste, considéré comme une organisation d’État, remonte au VIe siècle av. J.-C.

C’est Louis XI 1464 qui les a instaurés à des fins militaires en France et ils furent ouverts aux voyageurs par Louis XII en 1506
Les relais de poste se transforment petit à petit en écuries, et en auberges pour la restauration du personnel des Postes et des voyageurs, et en gîtes pour leur hébergement

– ET TOI MARGOT TU DIS RIEN..?
– SI SI…!!

– L’ambiguïté des bottes de sept lieues provient de l’usage, tantôt bénéfique, tantôt pernicieux, que peuvent en faire ses détenteurs. Elles peuvent ainsi aider à faire le bien ou le mal, selon qu’elles sont portées par le héros ou un personnage néfaste.

Les bottes sont à l’époque de Perrault les chaussures des cavaliers et des chasseurs, ainsi que de certains domestiques.
Les paysans adultes portent au mieux de simples sabots, et on peut imaginer que le Petit Poucet, dernier fils de bûcheron, va nu-pieds.

Les bottes deviennent donc un symbole du monde adulte et de puissance dans les contes.
Même si ses bottes ne sont pas magiques ou de sept lieues, le Chat botté, ainsi chaussé, peut passer pour l’envoyé d’un personnage important auprès l’Ogre ou du roi.

Quant au Petit Poucet, simple enfant au bas de l’échelle sociale, il va « grandir », c’est-à-dire sortir de sa condition grâce aux bottes magiques.
Grâce à elles, il entre au service du roi, accumule les richesses et met sa famille à l’abri du besoin.SOURCE :

LE CHOURISTE

De tous les contes, c’est sans doute Le Petit Poucet qui fascine le plus petits et grands depuis plusieurs siècles.
Bien des versions ont « éclairé » l’histoire et les personnages de manière singulière. Mais celle proposée par Laurent Gutmann est sans doute une des plus radicales. S
on histoire s’aventure sur des chemins nouveaux qui analysent les relations familiales d’aujourd’hui sous couvert d’humour et de rêves fantasmes. Une version décapante et… inquiétante du conte de Perrault.

Le Petit Poucet :
Ou Du bienfait des balades en forêt dans l’éducation des enfants

logo mamy raconte aux pitchousALLEZ MAMY RACONTE…!
retour sur la rubrique du même tabac

RETRO : C’est un retour sur une histoire déjà racontée….

 

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CONTES : L’enfant au potier

logo mamy raconte aux pitchousALLEZ MAMY…! RACONTE….! est une série pour les petits et les grands enfants..!
Dans la Chouette ma Mamy se transformera, cet automne, en conteuse au bord du feu…. Préparez les buches….. conservez vos braises on va faire griller les châtaignes

Pour les autres ….??
Ben..! Rêvez…..! Vous sentirez très vite les odeurs de la grillade , la chaleur du feu de bois, vous entendrez l’écorce crépiter….. et vous verrez au milieu des flammes…. la fantasmagorie de l’imaginaire…
ça y est..
Vous tenez le soufflet bien en main….?
Oui.. ! ALORS ALLONS Y…!

Aujourd’hui un conte de Noël :

L’enfant au potier

logo mamy turlututu smallMes chers enfants moi aussi j’avais une grand mère qui, comme moi, aimait à raconter des histoires à la choupinette que j’étais en ce temps là….!

Elle se plaisait à me parler d’histoires qui m’aidaient à mieux me connaitre ou à modifier mon comportement ma manière d’être ou de me conduire avec les autres….. Je me rappelle de celle ci qui m’a amené à changer mon regard sur l’autre … L’autre ce mystère qui n’est pas moi …. et pourtant si proche….!

ÉCOUTEZ CE CONTE DE NOËL VOUS AUSSI….. POUR QUE DEMAIN VOUS SOYEZ MEILLEURS …

logo mamy turlututu small– Alors.. ACTION Mamy..!
Raconte nous

– Oui je veux bien vous parler de:

L’enfant au potier

La-Nativite-Gerrit-van-Honthorst

La campagne était toute de neige autour du bourg de Bethléem, et les cubes blancs des maisons prenaient des teintes laiteuses parmi cette surnaturelle pureté.

Le ciel bombait au-dessus, comme un grand bocal d’un bleu pâle et translucide. Il y avait dans l’air une joie paisible comme si des anges venaient d’y passer.

Noel : L'enfant obéissant de BethléemÀ la vérité, des anges l’avaient traversé la nuit précédente.
Jésus étant né, cette nuit-là, dans une grotte des environs, ils avaient chanté, devant un groupe de bergers d’abord, au-dessus de la grotte ensuite, un beau chœur à plusieurs voix dont le refrain est demeuré célèbre :
« Gloire à Dieu au plus haut des cieux, et sur la terre paix aux hommes de bonne volonté. »

La nouvelle du miracle s’était répandue dans les maisons du bourg, et circulait sous le manteau, accueillie ici avec joie, là par des haussements d’épaules.

La fin de la classe du matin venait de lâcher les enfants dans les rues. Sur la placette, autour de la fontaine, beaucoup s’attardaient à bavarder, en petits groupes mystérieux et animés.
La glissoire en pente luisait comme un marbre sombre, délaissée.

— Bien sûr que c’est vrai ! dit un gamin dont les yeux noirs étincelaient d’enthousiasme. Le père de Lévi doit le savoir, je suppose, puisqu’il y était !

— Mon père ne veut pas y croire, répliqua sans conviction un enfant mieux vêtu que les autres. Mon père est savant. Il doit avoir ses raisons. Mais j’aimerais mieux que ce soit vrai.

— Tiens ! intervint un troisième, pourquoi ne serait-ce pas vrai ? Ils étaient huit à aller à la grotte cette nuit, et tous racontent la même chose. Ils ont vu un ange, je vous dis, ils ont entendu le chant, ils ont vu l’Enfant et sa Mère.

— Mon père prétend que le Messie sera un Roi, objecta un autre. Alors, cet enfant pauvre ?…

— Oui, mais ces anges ? Est-ce qu’ils viennent chanter autour de notre maison, quand nous recevons un petit frère ou une petite sœur ?

— Mais… si on allait voir ? proposa quelqu’un. Je connais la grotte.

— Moi aussi, je la connais.

— Moi aussi !

— Nous y avons joué l’été dernier, tu te rappelles, Ruben ?

— Allons-y ! Allons-y !

— Chut ! il ne faut pas que nos parents le sachent… On n’a pas le temps maintenant. Il est presque midi. Et à une heure sonne la cloche de l’école.

— On ira après la classe, à trois heures ! D’accord ? Mais… le secret, hein !

— Va-t-on se rassembler ici ?

— Oui, mais nous partirons ensuite en petits groupes, glissant et jouant, et pas par les mêmes rues. Nous nous réunirons sur la route d’Engaddi.

Élie, le fils du potier, n’était pas du nombre des conspirateurs.

— Vous savez bien que maman est malade. Je ne puis m’absenter si longtemps.

Et, montrant sa cruche :

— Je dois aller acheter du sirop pour adoucir le lait battu. D’ailleurs, dans une heure il fera sombre. Et mon père ne veut pas que je cours la rue le soir.

— Voyons, Élie ! Ta mère attendra bien un peu. Nous serons de retour avant une heure. Tu diras…

— Fi ! interrompit Élie en les écartant. Je ne veux pas mentir. Je ne veux pas être désobéissant.

Et il s’en alla. Ses compagnons le suivirent du regard, à la fois étonnés et un peu dépités.
Puis, haussant les épaules : « On ira sans lui !» dit le plus grand de la bande. Et les groupes s’égaillèrent, pour se retrouver dans la campagne.

Récit de Noël pour les veillées guides et scoutesÉlie avait bien du chagrin. Aucun de ses petits amis, bien sûr, ne désirait autant que lui cette visite à l’Enfant merveilleux. Quand il avait entendu le berger dire au potier : « Crois-moi, potier, cet Enfant-là est le Messie promis à Israël…» il avait senti la foi de cet homme pénétrer en lui. Et elle avait occupé sa pensée et son cœur toute la journée.
Ses camarades verraient. Lui, il n’avait que son beau désir, qui devenait de plus en plus douloureux.

Mais sa conscience lui disait :
« Obéis …»  Pouvait-il mieux recevoir le message du salut qu’en observant la Loi sainte ?

Il fit remplir de sirop sa cruche à la confiserie, et rentra en hâte, pour servir sa mère.

Le crépuscule peu à peu emplissait la maison. Élie alluma la petite lampe à huile.
Le potier sortit de son atelier et vint s’asseoir sur un escabeau près de sa femme alitée, qui toussait. L’enfant était rêveur.
Ses petits compagnons devaient maintenant se presser dans la grotte visitée par les anges… Mais maman est malade, je veux rester près d’elle…

Il s’assit à son tour près de la lampe, et essaya de repasser ses leçons pour le lendemain.

Après le souper et la prière du soir, Élie s’en fut se coucher. Il eut beaucoup de peine à s’endormir. Sa pensée voyageait du lit de sa mère à la crèche de l’Enfant. Puis peu à peu elle s’obscurcit, se voila, s’éteignit dans le sommeil.

Mais soudain, sans que la porte se fût ouverte, un homme se tint debout dans la petite chambre. Un ouvrier, eût-on dit, vêtu d’un manteau brun à capuchon.

Il avait une belle barbe grisonnante, et des yeux très doux. À la main il tenait un bâton de marche, qui lui venait jusqu’à l’épaule. Une lueur étrange, comme un peu de clair de lune, blanchissait autour de sa tête. Il se pencha sur Élie qui s’était dressé sur son séant et il lui dit avec bonté :

— « Viens, je te conduirai à la grotte. »

Sa voix était persuasive. L’enfant mit sa petite main dans la large paume calleuse du visiteur.
Et sans qu’il sache comment cela s’est fait, Élie se trouve dehors, habillé et chaussé, trottant à côté de son guide, par les rues endormies de Bethléem, puis dans la campagne solitaire, où la neige se bleute à la clarté d’étoiles grosses comme des pêches. Il a confiance, il se sent tout léger et joyeux. De temps en temps, il lève vers son ami ses beaux yeux bleus, comme pour l’interroger : « Est-ce encore loin ?»

Là-bas, au flanc d’une colline, juste au dessous d’une étoile plus belle et plus grande que les autres, se creuse, dans la blancheur, un trou sombre vaguement éclairé d’une lumière rose.

« C’est là,» dit l’homme. Ils entrent.

Il n’y a pas de lampe allumée. Mais une douce clarté monte d’une mangeoire d’animaux, emplie de paille, où dort, enveloppé de langes, un petit enfant. Une jeune femme est agenouillée à droite de cette crèche. L’homme qui vient d’entrer, après avoir déposé son bâton et ôté son manteau, s’agenouille à gauche. Derrière, dans une pénombre luisante de paille, un âne et un bœuf avancent leurs têtes débonnaires.

Élie tombe à genoux en joignant les mains. Quel bonheur ! Voilà donc l’Enfant annoncé. C’est le Sauveur d’Israël !

Histoire pour attendre Noël !La mère, détachant son regard du bébé, sourit au petit visiteur.

Élie récite tout haut toutes les prières qu’il sait. Il lui semble qu’il n’a jamais prié ainsi.
Sa voix cristalline a éveillé l’Enfant qui le regarde et lui sourit. Aussitôt, très lointaines et très proches, des voix d’anges invisibles chantent en chœur : « Gloire à Dieu au plus haut des cieux, et sur la terre paix aux hommes de bonne volonté ! »

Une immense vague de joie emporte l’âme du petit Élie. Il n’y a plus rien autour de lui que de la lumière, une lumière qui a un goût de miel et une odeur de roses.

— Élie ! Élie ! Lève-toi ! Il fait grand jour.

Élie ouvre les yeux. Il est dans son lit. Un peu de soleil tombe de la lucarne sur ses couvertures.

Qui l’a appelé ?

C’est sa mère. Elle entre dans la chambre ; elle n’est plus pâle ; elle a l’air rayonnant.

— Vite, mon petit, ton déjeuner est prêt.

— O maman, tu n’es plus malade ?

— Non, mon chéri. Je me suis sentie guérie, subitement, à mon réveil. Je ne m’explique pas cela. Mais je bénis le Seigneur.

Élie se tient debout, en chemise, sur son lit. Il tombe dans les bras de sa mère :

— Maman, cet Enfant dont nous a parlé le berger, je l’ai vu ! C’est le Sauveur d’Israël ! C’est Lui qui t’a guérie ! …

À son père et à sa mère, Élie a raconté son beau rêve.

Et le soir de ce jour-là, tous trois sont allés adorer l’Enfant Jésus dans la grotte. Ils y ont trouvé tout comme Élie l’avait décrit.

Et Élie a offert à la Sainte Vierge, de la part de ses parents, une belle cruche à lait, la plus belle que le potier n’eut jamais réussie, et qu’il avait toujours gardée comme un ornement sur le bahut de la cuisine.

LE CHOURISTE

– Le conte présenté ici est extrait, du site www.maintenantunehistoire.fr 
qui rassemble des histoires issues principalement, de la “bonne presse” catholique.
Ces textes sont destinés aux parents, catéchistes, éducateurs et aux jeunes lecteurs

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RETRO : C’est un retour sur une histoire déjà racontée….

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