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FABLES : L’âne et le petit chien


Vos poèmes, vos poèmes préférés

– Les livres à nous signaler, vos impressions sur ceux que vous avez lus, et que vous voulez nous conseiller….

Pensez à nos potes âgés qui n’ont pas de jardin et cultivent leur esprit…!
Enfin pensez à tous les choupinets et les choupinettes qui découvrent avec eux

L’ÂNE ET LE PETIT CHIEN


L’ÂNE ET LE PETIT CHIEN

Ne forçons point notre talent ;
Nous ne ferions rien avec grâce (1) :
Jamais un lourdaud, quoi qu’il fasse,
Ne saurait passer pour galant.
Peu de gens, que le ciel chérit et gratifie,
Ont le don d’agréer infus (2) avec la vie.
C’est un point qu’il leur faut laisser,
Et ne pas ressembler à l’âne de la fable,
Qui, pour se rendre plus aimable
Et plus cher à son maître, alla le caresser.
«Comment ? disait-il en son âme,
Ce chien, parce qu’il est mignon,
Vivra de pair à compagnon (3)
Avec Monsieur, avec madame !
Et j’aurai des coups de bâton !
Que fait-il ? Il donne la patte ;
Puis aussitôt il est baisé.
S’il en faut faire autant afin que l’on me flatte,
Cela n’est pas bien malaisé. »»
Dans cette admirable pensée,
Voyant son maître en joie, il s’en vient lourdement,
Lève une corne toute usée,
La lui porte au menton fort amoureusement,
Non sans accompagner pour plus grand ornement
De son chant gracieux cette action hardie.
« Oh! oh! quelle caresse! et quelle mélodie!
Dit le maître aussitôt. Holà, Martin bâton. »
Martin bâton accourt : l’âne change de ton.
Ainsi finit la comédie.

(*) Source : Esope « le chien et son maître » recueil Névelet, p.261

(1) Mlle de Scudéry, dans « Le Grand Cyrus », dans une conversation sur l’art de railler avec grâce :
 » […] ce que je veux principalement, est que chacun connaisse son talent, et s’en contente […]. »
(J.P. Collinet)
(2) « qu’il a plu à Dieu de verser dans l’âme »
(dict. de l’Académie, 1694) (la science infuse)
(3) vivra en égal
(4) « On dit Martin bâton, en parlant d’un bâton dont on frappe les ânes, qu’on appelle Martin, comme si on disait le bâton à Martin » (Furetière)

Santé animaux

SOURCE: SITE SUR LA FONTAINE


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CONTE : Le loup et la chèvre


C
onte russe

Le loup et la chèvre

 

Il était une fois une chèvre qui s’était construit une cabane dans les bois et avait mis au monde des chevreaux.

Elle partait souvent en quête de fourrage. Sitôt après son départ, les chevreaux verrouillent la porte et ne sortent pas. A son retour, la chèvre frappe à la porte et chante:

Petits chevreaux, enfants chéris!
Ouvrez, ouvrez vite!
Moi, la chèvre, suis allée dans la forêt;
j’ai brouté l’herbe soyeuse,
j’ai bu de l’eau fraîche.
Mon lait coule à flots,
mouille mes sabots,
se perd dans la terre!

Les chevreaux s’empressent d’ouvrir à leur mère. Elle les allaite et repart au bois, tandis que ses chevreaux s’enferment à double tour.

Le loup qui a tout entendu profite de l’absence de la chèvre pour s’approcher de la cabane et crier de sa grosse voix:

Petits enfants, mignons enfants, ouvrez à l’instant! Votre mère est là, chargée de lait, de l’eau plein les sabots!

Les chevreaux répondent:

Non, non, ce n’est pas la voix de notre mère! Elle a une voix claire et d’autres paroles.

Le loup s’en va et se cache. La chèvre, à son retour, frappe à la porte:

Petits chevreaux, enfants chéris!
Ouvrez, ouvrez vite!
Moi, la chèvre, suis allée dans la forêt;
j’ai brouté l’herbe soyeuse,
j’ai bu de l’eau fraîche.
Mon lait coule à flots,
mouille mes sabots,
se perd dans la terre!

Les chevreaux la laissent entrer et lui racontent que le méchant loup est venu pour les manger. La chèvre les allaite et repart en leur recommandant de n’ouvrir pour rien au monde à quelqu’un qui s’adresserait à eux d’une grosse voix et ne répéterait pas mot pour mot ses paroles à elle. A peine s’est-elle éloignée que le loup accourt, frappe à la porte et chante d’une voix ténue:

Petits chevreaux, enfants chéris!
Ouvrez, ouvrez vite!
Moi, la chèvre, suis allée dans la forêt;
j’ai brouté l’herbe soyeuse,
j’ai bu de l’eau fraîche.
Mon lait coule à flots,
mouille mes sabots,
se perd dans la terre!

Les chevreaux ouvrent la porte, le loup fonce dans la cabane et les dévore tous sauf un qui s’est réfugié dans le four. La chèvre revient, mais elle a beau chanter, personne ne répond.

Elle s’approche, pousse la porte non verrouillée et voit la maison déserte; elle regarde à l’intérieur du four et découvre un seul chevreau. Ayant appris son malheur, elle s’affale sur le banc et pleure, se lamente:

– Ah, mes pauvres chevreaux, mes enfants chéris! Pourquoi, pourquoi avez-vous ouvert au méchant loup? Il vous a dévorés et me voilà toute triste.

Le loup qui l’a entendue pénètre dans la cabane et lui dit:

– Oh, commère, commère! Que dis-tu là? De quoi m’accuses-tu? Viens donc faire un tour en forêt.

– Non, compère, je ne suis pas d’humeur à me promener.

– Viens! – insiste le loup.

Ils s’en vont dans la forêt et arrivent devant une fosse où couvent les braises d’un bivouac de brigands. La chèvre dit au loup:

– Si on essayait de sauter cette fosse, compère?

C’est ce qu’ils font. Le loup saute et tombe dans la fosse brûlante; son ventre éclate, les chevreaux s’en échappent et bondissent vers leur mère.

  Depuis lors, ils vivent heureux, deviennent experts, évitent les revers.

SOURCES :
http://www.russievirtuelle.com/mythologie/contesf/chevreloup.htm

PAPY JANOT

 

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ALLEZ MAMY RACONTE : Les tribulations d’une ligne droite

logo mamy raconte aux pitchousALLEZ MAMY…! RACONTE….! est une série pour les petits et les grands enfants..!
Dans la Chouette ma Mamy se transformera, cet automne, en conteuse au bord du feu…. Préparez les buches….. conservez vos braises on va faire griller les châtaignes

Pour les autres ….??
Ben..! Rêvez…..! Vous sentirez très vite les odeurs de la grillade , la chaleur du feu de bois, vous entendrez l’écorce crépiter….. et vous verrez au milieu des flammes…. la fantasmagorie de l’imaginaire…
ça y est..
Vous tenez le soufflet bien en main….?
Oui..! ALORS ALLONS Y…..!

jonas– Hé Mamy C’est vrai  qu’aujourd’hui ton histoire c’est de la géométrie

logo mamy turlututu small– OUI mon grand…. C’est vrai mais c’est pas comme à l’école…..C’est …..
c’est mieux…!

Les tribulations d’une ligne droite

 

Une ligne droite bien tracée, qui en avait assez de se sentir droite, rêvait d’être un cercle.

Elle se savait si droite, si insignifiante, pas drôle du tout, que, prête à prendre des risques, elle décida de quitter son espace et de chercher le moyen de réussir.

_ je t’avertis Mamy je vais pas me casser le tronc avec de la géométrie surtout le mercredi…..!!!!

logo mamy turlututu small– Fais pas ton ronchon pour l’instant on t’a pas demandé le moindre effort…..!

 

Sur la plaine d’une feuille, elle rencontra une figure en équerre.

– Bonjour, ligne droite, lui dit la figure.

– Bonjour, répondit-elle, surprise. Qui es-tu? Tu as l’air différent.

– Je m’appelle angle. J’ai l’impression que nous devons être de la même famille. Où vas-tu?

– J’aimerais apprendre à être un cercle. Pourrais-tu me montrer comment faire?

– Un cercle, non, mais si tu veux, un angle.

– Intéressant! Qu’est-ce que je dois faire?

– C’est très facile. Tu n’as qu’à te plier en deux, comme ça.

– Mais dis-moi, on est drôlement bien en angle; c’est bien, plus drôle que d’être simplement une ligne droite.

– Et ça ne s’arrête pas là, dit l’angle plein d’enthousiasme.
Si tu as 90 degrés, tu t’appelleras angle droit.
Si tu en as plus, tu seras obtus.
Si tu en as moins, tu seras un angle aigu.
Tu vois comme c’est amusant!

– Oh oui! répondit la ligne droite, changeant le nombre de degrés pour former différents angles.

Un jour, elle en eut assez d’être un angle obtus, un angle droit, un angle aigu, et elle décida de reprendre sa position initiale pour poursuivre sa route.
L’angle lui conseilla d’aller voir son cousin le triangle, peut-être que lui…

Le triangle était un personnage très amusant. La ligne droite le trouva en train de produire de la musique avec un petit bâton, dans un orchestre.

– Toi, tu dois être la ligne droite qui veut être un cercle!
L’angle m’a crié que tu allais venir.
Si tu veux, je pourrais te montrer comment devenir un triangle, et même jouer dans un orchestre, mais en cercles, je ne m’y connais pas vraiment.

Fascinée, la ligne droite l’écoutait, bougeant ses yeux en traits sans ciller. Le triangle vibrait d’enthousiasme et de vie.

– Si tu as appris à être un angle, tu dois savoir que moi, j’en ai trois.
Divise ta ligne en trois sections: la première et la deuxième en angle aigu et nous joignons la troisième à la première.
Tu peux être un triangle isocèle si tes côtés sont plus longs que ta base;
un triangle équilatéral si les trois côtés sont égaux.
La ligne droite suait à gros degrés pour suivre ces indications.

– Très bien, dit le maître en applaudissant.
Maintenant nous savons que tu peux être un vrai
triangle.

Ceci satisfit la ligne droite pour un certain temps; mais bientôt, elle décida qu’être un triangle ne lui suffisait pas. Le triangle lui suggéra alors d’aller rendre visite au carré.
Elle trouva ce monsieur très occupé mais quand il eut fini de lire la lettre de recommandation, il accepta de l’aider.

– Si tu as pu te transformer en triangle, il n’y a pas de raison que tu ne puisses pas te changer en carré.

Maintenant, tu te diviseras en quatre parties égales au lieu de trois.
La première, tu la plies vers le haut;
la deuxième reste en bas; voilà!
Maintenant, tu as un angle droit.
La troisième encore vers le haut, en équerre.
Maintenant, tu as deux angles droits; et tu joins la quatrième partie à la première.
Comme ça, tu as quatre angles droits de 90 degrés.

– Tu vois comme c’est facile! Si tu étires l’angle d’en haut et l’angle d’en bas, tu peux te transformer en losange.

La ligne droite suivait docilement toutes les instructions de son maître le carré.

Après avoir atteint son objectif, elle dit:

– Je te remercie, carré, pour toutes tes explications, mais tu sais ….
Je voudrais être un cercle et je ne sais pas comment faire.

– C’est moins difficile que tu ne le penses, répondit le carré.

– Vraiment?

– Après avoir été angle, triangle et carré, tu es plus agile et plus souple. Je ne crois pas que ce sera un problème.

Voyons, touche la tête avec les pieds… Mais non! Qu’est-ce que je dis! C’est du sérieux, la science,et il toussa.

– Elle sait pas ce qu’elle veut cette ligne droite MAMY
– écoute la suite petit sot….

La ligne droite prit congé de lui.
Ses yeux brillaient. Sur sa route, elle tomba sur une orange.
Ce fut si subit que la ligne droite en perdit la parole d’émotion.

– Bonjour, dit l’orange. Qu’est-ce qui t’arrive?

La ligne droite cligna des yeux , se sentant découverte.

– Tu es belle.

(touche la tête avec les pieds… se rappelait-elle)

– Merci, répondit l’orange d’un petit air de fleur d’oranger.
– Je t’ai tant cherché et maintenant que je t’ai trouvé…

– Est-ce que je peux faire quelque chose pour toi? demanda l’orange, piquant un fard orangé.

– Je… je ne sais pas comment le dire, balbutia la ligne droite, morte de honte.

– Allez!   N’aie pas honte.

– Bon. Elle le regarda de biais. Je peux t’embrasser?

– M’embrasser ? s’exclama, étonnée, l’orange.

– Oui, répondit la ligne, ondulant d’émotion. Si je t’embrasse, je pourrai prendre forme.
Le contact avec toi me permettra d’être ce que j’ai toujours voulu être : un cercle!
Sans toi, je ne serai qu’une ligne droite parmi d’autres lignes droites, sans grâce, pas drôle du tout.

– Ah bon ! répondit l’orange. Je suis heureux de pouvoir te servir à quelque chose.

La ligne droite commença à s’allonger jusqu’à devenir une demi-lune.
« Si seulement je pouvais grandir un peu plus! » soupirait-elle.


Sans bouger, l’orange l’encourageait en silence.

« Si tu touches la tête avec les pieds, tu mettras le monde à l’envers. »

Transformée en cercle par le baiser, la ligne remercia chaleureusement l’orange et partit en faisant des bonds.

– L’orange, émue, pleura une goutte de jus d’orange.

Comme cercle, elle découvrit la rondeur du monde, elle rebondissait, se sentant balle, ballon, soleil, bulle de savon; elle entoura un oeuf et se transforma en ovale, mais à peine avait-elle embrassé une étoile qu’elle se rendit compte comme c’était merveilleux d’être une ligne droite.

–  » Et moi qui pensais que j’étais si insignifiante, si plane, j’ai toutes les possibilités de l’univers: si je le souhaite, je peux être un triangle et faire partie d’un orchestre; je peux être une boîte, un soleil ou une étoile; je peux même m’amuser à être un griffonnage ou encore je peux être aussi longue qu’une route.


De toutes les formes, de toutes les beautés, j’ai découvert que je suis la plus amusante, parce que je peux me transformer en ce que je veux. »,

jonas– Hé c’est fini Mamy…? je peux taquiner mon frère..?

logo mamy turlututu small– Arrêtez de vous chamailler…. Si votre Maman et votre papa arrivent, ils vont encore croire qu’on sait pas vous garder le mercredi….!!!!

– PAPY fait quelque chose pour les occuper encore un peu c’est presque l’heure!….

LE CHOURISTE

– j’ ai une petite animation pour réviser les
figures Géométriques….

Venez voir par là bande de galopins

Apprenez les formes géométriques avec le train Tchou-Tchou !

Cette fois un joli train appelé Tchou-Tchou transporte des formes géométriques planes dans ses wagons.
Apprends les noms de chaque forme géométrique : un cercle, un carre, un ovale, un triangle, un losange, un parallélogramme, un trapèze, un hexagone et un octagone !
SOURCE: http://www.contes.biz/contes_enfant-26-Histoire_du_conte.html

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RETRO : C’est un autre épisode….

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