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ALLEZ MAMY RACONTE : Cet enfant qui construisit le pont d’Avignon

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Logo allez mamy raconte étéALLEZ MAMY…! RACONTE….! est une série pour les petits et les grands enfants..!
Tout cet été dans la Chouette, ma Mamy se transformera en conteuse de bord de mer….ou d’Arrière pays….
Préparez les esquimaux glacés…..
Pour les autres ….??
ceux qui ne partent pas en vacances faute de moyens ou de forces pour assumer le voyage….
Ben..! Faisons les rêvez…..!

AUJOURD’HUI C’EST :
Cet enfant qui construisit le pont d’Avignon

 

logo mamy turlututu smallMes chers enfants moi aussi j’avais une grand mère qui, se plaisait à me parler d’histoires qui m’aidaient à mieux me connaitre ou à découvrir le monde ..

je me rappelle du jour où elle m’a raconté :

L’histoire du petit Benoit que l’on appelait BENÉZET …. Cela m’a marquée je m’en rappelle encore…..

ÉCOUTEZ ….. Je vais vous raconter l’histoire.. Puis on chantera la chanson
‘Sur le pont d’Avignon »

– JE LA CONNAIS ..JE LA CONNAIS ..
ALLEZ.. Mamy..!
On chante d’abord.. tu la lis après …!!!

 

– NON NON tu n’es pas tout seul  mon petit Jonas …
tes frères et sœurs attendent gentiment que je raconte….

VOICI la légende de Saint BENEZET :
Confesseur – Constructeur du Pont d’Avignon (✝ 1184)
Patron: des Ingénieurs des Ponts et Chaussées

Saint Bénezet, diocèse d'AvignonNous sommes dans le Vivarais – dans les montagnes de l’Ardèche
en 1177.
Le petit Benoît, d’où le surnom de Bénezet, avait des parents pauvres, très pauvres, et leur seule richesse était en Dieu.

Benézet perdit son père à 12 ans et dut garder les troupeaux pour permettre à sa famille de survivre.

Purée si petit…. c’est bien triste…!

En 1177 le jeune Bénézet gardait les brebis de sa mère quand une voix céleste lui dit d’aller construire un pont sur le Rhône, à Avignon.

Un ange l’accompagna sous l’apparence d’un pèlerin et disparut quand ils furent arrivés face à la ville.
L’enfant, effrayé par la largeur et l’impétuosité du fleuve, le traverse sur le bac et se présente à l’évêque qui harangue à ce moment ses ouailles:
‘Écoutez-moi et comprenez-moi, dit l’enfant à voix haute, je suis envoyé de Dieu pour faire un pont sur le Rhône’.

Le pasteur fait mine de vouloir châtier l’insolence de ce mauvais sujet qui ose l’interrompre.
Il le fait conduire au prévôt ou viguier de la ville à qui l’enfant renouvelle sa requête.

Mais le magistrat se moque de lui et, par dérision, lui demande de montrer un signe de sa mission et de faire ses preuves en transportant une énorme pierre à l’abandon, vestige de quelque monument romain, que personne encore n’a pu ôter devant son palais.

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Alors le jeune berger, confiant en Dieu, accomplit le prodige, il porte la pierre, que trente hommes n’auraient pu soulever, à l’endroit où le pont devait s’enraciner à la berge…..

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–   Telle est la ‘Légende’ mes enfants….
Comme pour toutes les légendes la réalité mérite de vous être racontée par Papy…

LE CHOURISTE

 

Dans les faits, Bénézet ne fut pas le bâtisseur, mais plutôt récolteur de fond, doué d’un charisme exceptionnel.
Il fonde l’ordre des frères pontifes (frères du pont), chargés de récolter l’argent nécessaire pour accomplir son dessein divin.

 Ils colportent la belle légende censée toucher le coeur des fidèles et susciter un élan de générosité.
Homme de prière et de foi, son amour pour les pauvres et sa prédication de l’Évangile retenaient les foules et obtenaient des miracles de guérison ; Il parcourut un vaste territoire pour recueillir des aumônes considérables destinées à son entreprise.
Bénézet meurt d’épuisement en 1184, à l’âge de 19 ans seulement, une année avant l’achèvement de son œuvre.
Mais tout le temps qu’il vécut, il secourut les pauvres tout en y travaillant et, ses miracles, selon la tradition, multiplièrent les pierres.
Sa dépouille est entreposée dans la chapelle Saint Nicolas située sur le pont. Il fait l’objet d’une forte dévotion populaire, et bien qu’il n’ait jamais été officiellement canonisé, il est considéré comme saint depuis le XIIIème siècle.
En 1674, devant l’état de délabrement du pont, ses restes sont transférés dans le cloître des Celestins, puis en 1854 dans l’église Saint Didier d’Avignon.

 

Bon Mamy … Tu l’as promis maintenant on chante…

 

– Voilà…. Voilà…!

  • Vous connaissez tous la comptine pour enfant sur le pont d’Avignon allez on chante

Et si on pensait aux petits aveugles
– Voilà du sonore comme à la radio…
et en entier dans le texte



SOURCES :
http://www.horizon-provence.com/pont-avignon/saint-benezet.htm
http://www.archives.diocese-avignon.fr/Saint-Benezet
http://nominis.cef.fr/contenus/saint/970/Saint-Benezet.html

logo mamy raconte aux pitchousALLEZ MAMY RACONTE…!
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RETRO : C’est une récap des histoires déjà racontées….

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LA LÉGENDE DE SAINT CHRISTOPHE…. C’est qui lui PAPY…?

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– AUJOURD’HUI C’EST
SAINT CHRISTOPHE…
C’est qui CHRISTOPHE Pépé….?

Bonne pioche fiston…!
Voilà un
sujet éducatif pour les choupinets et les choupinettes comme toi…

Surtout que son épisode du passage du torrent  est formidable et les illustrations que les peintres en ont fait au fil de siècles également…
En plus, tu comprendras mieux pourquoi Saint Christophe est le saint patron des voyageurs.. et pend accroché au rétroviseur de ta voiture …!

LA LÉGENDE  DE SAINT CHRISTOPHE
– Le passeur d’eau ou le porteur de lumière:

 Christophe, avant son baptême, se nommait Réprouvé ( Réprobus) , mais dans la suite il fut appelé Christophe, (celui qui porte le Christ) parce qu’il porta le Christ: sur ses épaules pour lui faire traverser un torrent impétueux.

Christophe, originaire de Syrie était un géant (sa taille atteignait les 9 mètres),  il passait pour avoir la capacité de faire le tour de la terre en 24 enjambées. Il voulut connaître le prince le plus puissant de la terre pour se mettre à son service.
Ce prince était terrorisé par le diable, aussi Reprobus se mit au service de ce dernier jusqu’à ce qu’il comprenne que le diable lui-même avait peur de la vue d’une croix. Il quitta donc son service.

Jusepe de RIBERA, St Christopher, 1637, Musée du Prado, Madrid

Après une période d’errance, il rencontra un ermite du nom de Babylas qui le convertit et lui proposa un emploi de passeur sur un torrent impétueux.
Alors qu’il accomplissait sa tâche, un enfant arrive qui sollicite le passage, il le charge sur ses épaules et commence à le transporter de l’autre côté du courant.
Plus il avance, plus l’enfant s’alourdit, et Christophe ploie sous la charge.
« Je croyais porter le monde entier » dit-il à l’enfant parvenu de l’autre côté,
« Tu le portais, répond l’enfant, je suis le Christ …..Christophe, tu n’as pas eu seulement tout le monde sur toi, mais tu as porté sur les épaules celui qui a créé le monde : car je suis le Christ ton roi, auquel tu as en cela rendu service ; et pour te prouver que je dis la vérité, quand tu seras repassé, enfonce ton bâton en terre vis-à-vis ta petite maison, et le matin tu verras qu’il a fleuri et porté des fruits. »

LE CHOURISTE

– je crois que la suite tu devrais la réserver pour ses parents

 

En Orient, il a une tête de chien.

Historiquement Saint Christophe, s’il a jamais existé, n’a jamais pu rencontrer le Christ.

En effet, Saint Christophe, d’après la tradition, était  un cynocéphale (homme à la tête de chien) qui capturé au IIIième siècle par les Romains, se convertit et mourut héroïquement en défendant la population chrétienne de Rome persécutée par l’empereur Décius (249-250).

La légende de Saint André rapporte qu’au Vième siècle il réussit à convertir, au confins de l’empire romain, un géant à tête de chien, cannibale de surcroît, le bien nommé « Abominable », qui devint son garde du corps.

On retrouve dans ces deux légendes l’imaginaire des géants, ogres mangeurs d’enfants, bien proches de la figure de la paternité terrifiante qu’est Cronos, qui lui, avait quand même la délicatesse de ne manger que les siens.

un lien avec l’iconographie égyptienne représentant le dieu Anubis

Sur un plan symbolique, cette représentation fait le lien avec l’iconographie égyptienne représentant le dieu Anubis, passeur des âmes après la mort.

Charon prenant l’obole de la bouche de Psyché par John Roddam Spencer Stanhope

Il peut également être relié à la mythologie gréco-romaine avec Charon, le passeur des âmes défuntes sur le fleuve du Styx.

Charon ou Caron était le pilote de la barque des Enfers dont la fonction était de faire franchir le Styx aux ombres qui devaient payer avec une obole leur passage (c’est pour cela qu’il était coutume de mettre cette pièce de monnaie dans la bouche des morts avant les funérailles).

De surcroît elles devaient ramer et se faisaient gourmander par Charon qui ne faisait que barrer la barque.

C’EST QUI PÉPÉ

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LES SYMBOLES : Le coq … ce symbole solaire..!

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La nouvelle série sur les symboles cherchait une plume nous l’avons trouvée avec ALAIN FINI qui assurera cette rubrique dans les mois à venir.
logo saint bol

Il lui fallait une logo qu’a cela ne tienne notre dessinateur CATALA le lui a donné.
Il l’a même flanqué d’un compagnon de route…
SAINT BOL un pèlerin inclassable et capable d’aller de l’alpha à l’oméga des symboles…. Ne cherchez pas plus longtemps il ne figure pas au calendrier.. mais il porte chance…
A condition d’avoir du bol.


LE COQ

Le nom du coq provient de la racine celtique kog, qui signifie rouge.
Le rouge est la couleur de l’aurore et de la planète Vénus.
Il symbolise le passage entre les ténèbres et la lumière . Coq et soleil sont étroitement liés dans l’esprit des hommes.
C’est à l’appel du coq que le soleil se (re)lève. Il annonce la résurrection quotidienne de l’astre du jour et préside à la défaite des ténèbres.

                                    DES COQS ET DES DIEUX

Le coq est un oiseau sacré chez de nombreux peuples pour les raisons évoquée plus haut. Il est l’attribut de Mercure chez les Romains, Pour eux, le jour commence vers le milieu de la nuit, ad gallicinium, c’est-à-dire au chant du coq.

Le coq est aussi l’assistant d’Asclépios (Esculape), le dieu de la médecine, et devient l’un de ses attributs, avec le caducée. Dans les représentations antiques, on opposait souvent le coq guérisseur au serpent dispensateur du mal

Au deuxième siècle de notre ère, Lucien  rapporte ce mythe (narration de Micylle) :

Pourquoi le Dieu Mars se met en colère contre Alectryon, et pour le punir, le change en oiseau qui porte encore sur la tête l’aigrette de son casque….

«(…) Un jeune homme nommé Alectryon était l’ami de Mars, son compagnon de table et d’ivresse, le confident de ses amours. Toutes les fois que Mars allait voir Vénus, sa maîtresse, il emmenait avec lui Alectryon, et comme il craignait surtout d’être aperçu par le Soleil, qui n’aurait pas manqué d’avertir Vulcain, il laissait le jeune homme en sentinelle à sa porte pour lui annoncer quand paraîtrait le Soleil. Un jour Alectryon s’endort et trahit son mandat sans le vouloir. Le Soleil, en tapinois, surprend Vénus et Mars qui reposent sans inquiétude, se fiant à la vigilance d’Alectryon s’il survenait quelqu’un. Puis, il va prévenir Vulcain qui enveloppe les deux amants dans les filets qu’il avait depuis longtemps préparés. Aussitôt après sa délivrance, Mars se met en colère contre Alectryon, et pour le punir, le change en oiseau qui porte encore sur la tête l’aigrette de son casque. Depuis ce temps, pour vous justifier auprès de Mars, quoique cela soit inutile, vous chantez longtemps avant le lever du soleil et vous annoncez qu’il va paraître.»

 

                        Des coqs et des saints

De nombreux Saints ont  pour attribut un coq ou ont vécu un épisode de leur vie avec lui ….

Saint Guy ou Vit,  évoquait au Moyen Âge, l’ardeur, la virilité du coq. Saint guérisseur, on l’invoquait surtout pour l’épilepsie et la chorée, aussi appelée danse de Saint-Guy.

Sainte Odile, qui avait été miraculeusement guérie d’une cécité. On l’invoque pour la même raison, c’est-à-dire pour recouvrer la lumière du jour, tel le coq.

Saint Pierre, à cause du reniement trois fois exprimé avant le chant du coq.

Auteur : Duccio di Buoninsegna (vers 1255-vers 1319) Tandis que le Christ est frappé devant Caïphe, Pierre le renie pour la troisième fois face à la servante qui lui propose d’entrer. Le coq apparaît pour signifier qu’il s’agit du dernier reniement.

Saint Jacques le majeur, protecteur des chemins de Compostelle. Le coq rappelle le miracle du pendu dépendu :

Saint Dominique de la Calzada, accompagné d’un coq blanc. Miracle du pendu dépendu.

Une famille de pèlerins, père, mère et fils, sur le chemin de Compostelle, s’arrête pour une nuit à Santo-Domingo où l’on vénère saint Dominique de la Calzada. A l’auberge, le fils refuse les avances d’une employée de la maison qui, vexée, décide de se venger. Elle glisse dans la besace du jeune homme une coupe et un couvert d’argent et l’accuse de vol après le départ des trois pèlerins. Le fils est rattrapé, jugé, condamné à mort. Pendant ce temps, les parents ont poursuivi leur pèlerinage. A leur retour, voulant retrouver le corps de leur fils, ils le découvrent vivant, sous la potence, soutenu par saint Jacques en personne. Ils courent chez le juge, lui raconte cette histoire qui est une preuve de l’innocence de leur fils. Mais le juge ne les croit pas. Le magistrat était attablé et dégustait un coq rôti. Il dit : « Je vous croirais quand ce coq chantera ». Le coq se dresse alors sur ses ergots et se met à chanter. Le jeune homme est immédiatement innocenté

                   Le coq emblème de la France

L’idée d’un coq emblème des gaulois est relativement récente.

Ce sont les Romains qui ont nommé l’habitant de la Gaule gallus (gaulois), mot qui signifie aussi coq. Jules César dans sa Guerre des Gaules compare la vaillance du coq protégeant farouchement sa basse-cour à la fougue des guerriers gaulois .

Mais il faut attendre la fin du Moyen Âge pour voir les souverains français accepter le coq comme emblème de leur courage et de leur vigilance, et c’est seulement à partir de la Renaissance que le coq personnifie la Nation française remplaçant les animaux royal et impérial que sont le lion et l’aigle.

Coq de clocher

Le coq au sommet du clocher des églises est appelé « cochet ». Il fait souvent office de girouette et indique la direction du vent.
Mais sa véritable fonction va bien au-delà d’une simple indication météorologique. Attesté depuis le début du VIe siècle par saint Eucher , son rôle est de désigner les églises orientées — orientées : tournées vers l’orient, le soleil levant, l’Est —. Si l’édifice n’est pas tourné vers l’Est pour un motif particulier, le coq est absent du clocher.


Il est remplacé, par exemple, par une étoile ou un croissant de lune, ou encore par un globe ou un soleil flamboyant.
Ainsi l’étoile indique que l’église a été bâtie dans l’axe d’une étoile fixe ou d’une planète. Mais ces exceptions sont relativement rares car, selon la règle, tout édifice religieux chrétien doit avoir son maître-autel dirigé vers le point de l’horizon où le soleil apparaît le jour de la fête du saint patron auquel il est dédié.
Si l’église est orientée, elle aussi, vers l’Est, le maître-autel est placé dans l’axe de la nef.
Si le sanctuaire n’est pas orienté vers l’Est, le maître-autel est décalé afin qu’il soit dirigé dans la bonne direction.

 

SOURCE :
le dictionnaire des symboles

 

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