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Dialogue avec mon peintre jardinier

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logo art et palette peinture 2016

L’ART ET LA PALETTE AUX CHOUX

« Le beau est dans la nature, et se rencontre dans la réalité sous les formes les plus diverses.
Dès qu’on l’y trouve, il appartient à l’art, ou plutôt à l’artiste qui sait l’y voir. »


Ainsi s’exprimait Courbet le jour de noël 1861 devant l’auditoire de jeunes artistes de son atelier éphémère de la rue Notre-Dame-des-Champs à Paris.

Aujourd’hui l’art et la palette aux choux est entre cinéma et peinture car l’ouverture de l’exposition  de notre ami Gérard FALLY peintre jardinier nous donne l’occasion de revoir quelques unes de ses toiles en invitant ceux qui sont proche de  Meung sur Loire à nous représenter pour les admirer.

La peinture  de GERARD FALLY C’est un Hymne au potager

Tout ceux qui croient que Gérard et moi sommes de vieux potes et que je ne loupe aucune occasion d’entretenir mon amitié avec lui  se trompent….

Je ne connais pas Gérard Fally …!!
Je suis simplement tombé amoureux de ses toiles exposées dans un restaurant de TOURS où j’étais en vacances.
Ce jour là, ce sacré peintre jardinier m’a gâché mon entrecôte… j’ai dévoré tous les légumes qui étaient autour de moi…..

Ma germaine m’a dit…Tu dois le remercier de t’avoir fait apprécier les fruits et légumes sans lui….
Tu serais  déjà mort….!!

Alors merci docteur FALLY..!

porteur de bonheurchou et tomates      Art pictural-art potager, une relation existe-t-elle entre ces deux démarches qui, au premier abord, semblent étrangères l’une à l’autre.
Regardant les œuvres de Gérard Fally, l’on comprend un tel rapprochement. Avec intelligence et créativité, il assemble sur la toile fruits et légumes vivants et tentants, il exalte leur beauté simple et naturelle. Sous la lumière vibrent les couleurs, rouge et orangé lorsque le peintre assemble des tomates et poivrons en farandole ; vert nuancé pour des poires aux courbes élégantes, sagement rangées sur une étagère nappée de blanc. Elles semblent se parler ou, au contraire, s’ignorer ; l’artiste leur confère une réelle personnalité. Ou encore ce sont des fleurs à la lumineuse blancheur, éclatantes de pureté. Loin d’évoquer platement ce thème, Gérard Fally communique une grande présence à ces fruits et légumes.
Avec minutie, il peint un peu à la manière du trompe-l’oeil, s’attarde au détail entre un réalisme évident et poésie. D’une botte de raves, il compose un bouquet multicolore, élégant et il nous tente avec des fraises à l’apparence si savoureuse dans une composition rustique et délicate à la fois, dans laquelle la lumière irrigue fruits et pots. A travers ces propositions, on devine l’attirance du peintre pour la nature et ses produits révélés en une matière raffinée et une palette rutilante ou atténuée. Hymne au potager, cette oeuvre sereine réjouit par sa fantaisie et sa rigueur conjuguées.

Nicole Lamothe. Univers des Arts, mai 2009
cibler d’autres œuvres – cliquez pour d’autres œuvres
Pour aider mes potes âgés à entrer dans le régime fruits et légumes voici une visite guidée des oeuvres de.. de .. de.. l’ami GERARD.
     

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« Parce que c’était lui parce que c’était moi »

Le cinéma a dit maintes fois cette phrase de Montaigne à son ami La Boétie…
Mais jamais comme  JEAN BECKER  dans dialogue avec mon jardinier où
Daniel Auteuil et Jean Pierre Darroussin sont deux amis….. NATURE… !

bestiole des potagers resistant et inépuisableA revoir en VOD …. entre amis..!!!

L’ histoire…

Ayant acquis une honnête réputation de peintre parisien, un quinquagénaire fait retour aux sources et revient dans le centre de la France profonde prendre possession de la maison de sa jeunesse.
Autour de la bâtisse s’étend un assez grand terrain qu’il n’aura ni le goût ni le talent d’entretenir. Aussi fait-il appel à candidature, par voie d’annonce locale.
Le premier candidat (qui sera le bon) est un ancien complice de la communale, perdu de vue et ainsi miraculeusement retrouvé.
Il sera le JARDINIER.
Le côtoyant au long des jours le PEINTRE découvre par touches impressionnistes un homme qui d’abord l’intrigue puis l’émerveille par la franchise et la simplicité de son regard sur le monde.
Sa vie est jalonnée de repères simples.
Bonheur sans éclat. Aucune aigreur, nulle jalousie chez le jardinier. Et ses héros sont toujours des gens modestes.

 

Son système de valeurs passe par un unique critère qui, consciemment ou non, lui tient lieu d’étalon pour juger des choses et des gens : le bon sens. L’art lui-même que pratique son ami ne trouve grâce à ses yeux qu’après des heures d’observation discrète…

 

Ainsi ils poursuivent une sorte d’adolescence tardive et fraternelle, qui mêle tout ensemble leurs familles, leurs savoirs, les carottes, les citrouilles, la vie, la mort, le voyage en avion, les groseilliers, les goûts et les couleurs. Et de tout revoir avec les yeux de l’autre, chacun renouvelle le spectacle du monde.

Sans tapage, ils nous invitent dans leur découverte du quotidien à «partager», autre sésame du jardinier qui fait pousser pour offrir, comme le peintre peint pour montrer.
Henri Cueco, peintre lui-même et chroniqueur radio sensible à la vie des humbles nous offre là une histoire d’amitié attachante et simple comme une histoire d’amour.

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 CHOU BLANC

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CHOUCHINÉ CLUB: LE RAPACE Lino Ventura .. Musique inoubliable de François de Roubaix

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CHOUCHINÉ CLUB

Chouchiné club, c’est la rubrique ciné-club… Pour laquelle, je vais régulièrement chiner des films cultes du cinéma.
J’espère vous redonner l’ambiance des salles obscures, le gout des Mikos… sans le bruit des Mentos qui sortent de leurs rouleaux et des becos… du dernier rang….!

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LE RAPACE (1968)
– JOSÉ GIOVANNI -LINO VENTURA

Musique de Francois De Roubaix

« Le Rapace » est un film franco-italo-mexicain de José Giovanni sorti le 6 avril 1968.
Musique : François de Roubaix
(éditions Hortensia)
Histoire:
A Vera Cruz, en 1938, un aventurier et tueur à gages, le Rital, a fait évader des prisonniers politiques, et se joint à un groupe de conjurés qui fomentent un coup d’État. Le Rital doit abattre l’actuel président.
Il entreprend de surveiller la demeure de la Camito, maîtresse du président, en compagnie de Miguel, un jeune homme idéaliste et exalté qu’il surnomme Chico. Ils ignorent tous deux que le plan des conjurés prévoit leur élimination…

 

Faites vous plaisir chercher sur votre box en replay…. il doit couter que trois « Chous »

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PAPY VIDEO VOUS DÉPAYSE

Toute la musique n’est pas « Le Rapace ». A partir de 4:21, c’est « Où est passé Tom ? ».

La musique est magnifique et va bien avec ce regard attendrissant, si international, de ces enfants et leurs mamans. Merci pour cette vidéo Papy.

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Cuando llega el dìa

ACCORD

Song : G#
Am                   C
Cuando llega el día
Am                   G
y cuando sale el sol
Dm   G7     C
Campesinos
F                   Em             G
hay que trabajar y trabajar

Am                   C
Cuando llega la luna
Am                   G
y cuando duerme el patròn
Dm   G7     C
Campesinos
F              Em             G
hay que esperar y esperar
Am
siempre esperar.

LE CHOURISTE

 

PAROLES
Cuando llega el día y cuando sale el sol
Campesinos hay que trabajar y trabajar

Cuando llega la luna y cuando duerme el patròn
Campesinos hay que esperar y esperar
siempre esperar.

et la traduction :
Quand le jour approche et quand se lève le soleil
Paysans il faut travailler et travailler

Quand la lune arrive et quand dort le patron
Paysans il faut espérer et espérer
Toujours espérer

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Musicien autodidacte, il découvre le jazz à l’âge de 15 ans alors que son père, Paul de Roubaix, produit et réalise des films institutionnels ; le mélange entre musique et cinéma ne le quittera plus.
Doué d’un remarquable sens de la mélodie, il travaille énormément sur les sonorités, la diversification instrumentale et les mariages entre instruments. Il fut également l’un des premiers à utiliser le synthétiseur dans la musique de films

En pionnier, il aménage dans son appartement parisien de la rue de Courcelles un des tout premiers home studios 8 pistes dès 1972, où il travaille, finalise ou pose les bases de musiques qu’il complète ailleurs, généralement avec son fidèle ingénieur du son Jean-Pierre Pellissier (cordes, batterie).

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Au début des années 1970, il connaît un passage à vide au cinéma, et se consacre davantage à la télévision. Sa dernière musique de film, Le vieux fusil (1975), semblait explorer une nouvelle direction prometteuse

lorsqu’il trouve la mort dans un accident de plongée.

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PEINTURE : La Cène de Léonard de Vinci

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L’ART ET
LA PALETTE AUX CHOUX

Par Chou Blanc

Il y a parfois des jours où vos doigts se conduisent comme des pinceaux sur votre clavier et sont attirés par la lumière qui rayonne d’un tableau et là vous vous laissez emporter à vouloir la partager avec le plus grand nombre…. presque à les inviter à rompre le pain si  quotidien….

Détail

La Cène de Léonard de Vinci est une fresque murale qui représente le dernier repas de Jésus de Christ avec ses douze apôtres le soir du jeudi saint, juste avant d’être arrêté par les Romains.
Soir, qui n’est autre que la veille du jour de sa crucifixion. On retrouve de gauche à droite les douze apôtres entourant Jésus: Barthélemy, Jacques le Mineur, André, Judas, Pierre, Jean, Jésus, Thomas, Jacques le Majeur, Philippe, Matthieu, Thaddée et Simon.

Considérée par les Chrétiens comme un des piliers de la foi chrétienne, elle représente la commémoration d’institution de l’Eucharistie. L’Italie étant le berceau du catholicisme, les souverains de l’époque, les Sforza, envisageaient de faire du couvent de la Sainte Marie Des Grâces un mausolée.
Ainsi, le jeune duc, Ludovic Sforza fit appel aux services de Léonard De Vinci et quelques autres artistes peintres pour décorer la chapelle, le réfectoire et certaines pièces du couvent.
Et c’est ainsi qu’en 1494, Léonard commença son chef-d’œuvre.

Que s’est-il passé lors du dernier repas de Jésus (la cène) ?


La dernière cène  Extrait de Jésus de Nazareth de Zeffirelli
Au cours du repas, Jésus prit du pain et, après avoir remercié Dieu, il le partagea et le donna à ses disciples ; il leur dit : « Prenez et mangez, ceci est mon corps. » Il prit ensuite une coupe de vin et, après avoir remercié Dieu, il la leur donna en disant :
« Buvez-en tous, ceci est mon sang, le sang pour [signer] le pacte. Il sera versé pour la multitude et pour le pardon des péchés. Je vous le déclare : désormais, je ne boirai plus de ce fruit de la vigne jusqu’au jour où, avec vous dans le Royaume de mon Père, je le boirai nouveau. Après avoir chanté le chant religieux, ils s’en allèrent à la colline des Oliviers. »

 

La Cène, peinte par le génie et l’illustre Léonard de Vinci, fait une longueur de 8,80m sur 4,60m de hauteur.
Elle a été peinte sur l’un des murs du réfectoire du couvent de la Santa Maria delle Grazie, un couvent Dominicain situé à Milan, en Italie.

Il semblerait que Léonard de Vinci se soit inspiré de l’œuvre d’Andrea Del Castagno qu’il aurait vu à Florence peu avant de réaliser son chef-d’œuvre.
Mais étant lui-même un grand observateur des écrits bibliques, il a su capter l’essence-même du moment où Jésus annonça à disciples que l’un d’eux allait le trahir. La réalisation de cette peinture, commanditée par le duc Milan, Ludovic Sforza, lui a pris alors quelques années.
Il l’a entamé vers 1494 ou 1495 et ne l’achève qu’en 1498. Pressé par le chancelier de Milan et le prieur, qui lui demanda d’accélérer la cadence, il n’en fit rien et s’est même défendu devant le duc, le même qui a fait construire notamment l’Abside ou encore le Turion où repose son épouse, Béatrice d’Este.

 

Quant à Léonard de Vinci, il s’est vu partager entre deux œuvres dont Il Cavalli et la Cène qui nous intéresse. Comme d’usage, la Cène a été peinte dans le réfectoire du couvent. Une scène de repas dans un réfectoire n’est pas hors de propos.
Après toutes les intempéries et les siècles qu’elle a traversé, la Cène y est encore pour ravir les yeux des visiteurs et des amateurs d’art.
À cette époque, à la renaissance, l’on n’avait encore jamais entendu parler de 3D, mais en observant la Cène, on aurait dit que Léonard de Vinci en est le précurseur.
Un trompe l’œil sur le plafond prolonge la salle.
Grâce aux techniques appliquées, souvent, les visiteurs qui se retrouvent directement en face de la fresque se croient être devant des statues ou encore ont le sentiment de se trouver à cette même table. On a cette impression que le regard de Jésus nous suit qu’importe l’emplacement par rapport au mur. Notre génie a centré ses dessins sur Jésus.

Pour ce qui est de la technique de peinture utilisée par Léonard de Vinci pour La Cène, notre génie a opté pour la « tempera » (appelée également détrempe).
Commençant avec une fine couche préparatoire sous les esquisses, il enduit la terre rouge de carbonate de calcium et de magnésium. Pour la dernière étape, l’imprimatur a fait ressortir les couleurs.
En finition, il applique une émulsion d’œuf et d’huile dont on en est moins sûr (la tempera proprement dit).
Mais cette technique a une faille, celle de ne pas résister à l’humidité. La Cène, une fois terminée, fut par la suite, par tradition, peinte dans de nombreux monastères.

Quelques années après son achèvement, l’humidité a eu raison de la fresque de La Cène. Antonio da Beatis a déclaré en 1517 qu’elle était en état de dégradation à cause de l’humidité pour cause de malfaçon en faisant sans doute référence à la technique que Léonard de Vinci a choisi.
Et au fil des siècles, l’œuvre a été mainte et mainte fois maltraitée. Les occupants du monastère ont jugé bon de poser une porte pour faire communiquer le réfectoire et la cuisine, gâchant totalement la partie basse du chef-d’œuvre.
Par suite, la même salle a servi d’écurie à l’armée napoléonienne et cerise sur le gâteau, le monastère a été bombardé.
Par le plus heureux des hasards, le mur est resté intact.

Entre temps, certaines mesures ont été prises pour restaurer et préserver la fresque.

La première de ces mesures a eu lieu en 1726 par Michelangelo Bellotti. Mais apparemment, cette intervention aurait empiré son état.
En 1770, Giuseppe Mazza a tenté de réparer les dégâts. Stoppé en plein travail, il n’a pu rien faire. Andrea Appian et Bernardino Luin tentèrent à leur tour de la détacher sans mais sans succès.

En 1901, Luca Beltrami et Luighi Cavenaghi ont utilisé une technique plus moderne, la photographie mais ne parvenant pas à leur fin Oreste Silvestri est entré en jeu peu avant le bombardement du couvent.
Mauro Pellicioli a aussi tenté de raviver la Cène mais après une première intervention avant 1901, Pinin Brambilla Barcilon est revenu à la charge.
Sa campagne a durée plus de 20 ans, de 1978 à 1999. En total, il y a eu pas moins de 5 interventions pour tenter de rendre sa jeunesse à l’œuvre de Leonard de Vinci.

De par sa symbolique La Cène fut copiée et très souvent parodiée voire revisitée d’où les travaux de ceux qui essayent de recenser petit à petit les différentes versions de La Cène.

copie par l’Atelier de GIAMPIETRINO, La Cène, vers 1520, huile sur toile, 424 x 802 cm, Tongerlo, Da Vinci-Museum.

SOURCE :
http://www.lacene.fr/la-cene-de-leonard-de-vinci.html

Chou Blanc



 

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