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POTE & POTIN….. LE POTIN C’EST AUSSI DU BRUIT

Gaston Pote et Firmin Potin- POTE ET POTIN


BLOC NOTE
DE POTE & POTIN


barre bleue

« Tout est bruit pour qui a peur » (Sophocle)

 – « Je te le dis FIRMIN : « Le constat est on ne peut plus clair… Vécu par l’’organisme comme une agression, le bruit est facteur de stress et a des conséquences directes sur la santé tant physiologique que psychologique ».

On va en parler….même si elle ne règle pas le problème du bruit, notre initiative aura le mérite d’’aider à sensibiliser à la toxicité de celui-ci.

– » A OUAIS….. Alors pourquoi tu t’es fait installer des appareils auditifs« 

CE BRUIT QUI NOUS TUE

Parmi toutes les pollutions auxquelles l’individu est confronté, l’une d’elles est particulièrement insidieuse: LE BRUIT.

Une nuisance dangereuse pour la santé et coûteuse pour la société

 


Dans les entreprises, le bruit est placé au troisième rang des pénibilités et nuisances ressenties par les salariés  (au deuxième rang dans l’industrie). La sécurité sociale en fait d’ailleurs les frais.
La surdité vient en tête des maladies professionnelles par le coût qu’elle représente : 50% du budget total des indemnisations.

A la surface de la cochlée – ( 1) ci-dessus – Les cellules ciliées transforment les vibrations en influx nerveux…si nous les détruisons en les exposant à des bruits trop violents et sur la durée , nous provoquons le vieillissement prématuré de cette surface ce qui s’accompagne d’une perte de sensibilité auditive de 50DB.

Les expositions prolongées au bruit peuvent entrainer des acouphènes (sifflements et autres  bruits dans la tête)…. Attention…. il y a des acouphènes qui peuvent aussi provenir de problèmes dentaires, ou de bien d’autres tourments inimaginables … (voir notre article  les forgerons de Lucifer ou de Vulcain)


SOURCE: Science et vie N°939 bis

  Il vaut mieux entendre ça qu’être sourd….

– Tu vois Gaston tu n’aurais jamais du te faire appareiller…
Mais quand même ta famille doit être contente de voir que tu entends très bien ?”

“Oh, tu sais mon poovre Firmin…..  je n’’ai pas encore dit à ma famille que j’’avais des appareils. Je ne fais que m’’asseoir et écouter les conversations…
Ça fait trois fois que je change mon testament”
—…!!!

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BRUIT: Décibels et comportement….. Plein la tête… Alors plein le cul des autres….!

hypnose-002ba.jpgChoucaline plus proche de toi tumeurbloc note choucalineBLOC NOTE
de Choucaline

CHOULAGER :
“Les Capacités de notre cerveau et de ses pensées positives »

Mes amis Pote & Potin nous ont l’autre jour éclairé et sensibilisé à l’impact du bruit sur nous ….

Parmi dans les messages que vous nous faites pour commenter les articles,  j’ai retenu l’apport de celui qui ayant suivi les recommandations de notre rubrique « A livre ouvert » a lu « Pourquoi la nature nous fait du bien« et en particulier une étude comportementale face au bruit.

je suis d’accord avec vous « le silence est d’or et la parole d’argent« ….
c’est pour cela que Dieu nous a « bricolé » avec deux yeux deux oreilles mais une seule bouche … car ainsi nous ne pourrons dire que la moitié de ce que nous entendons..!

De ce fait, je ne vais publier qu’une partie de votre message….. mais il y a là de quoi nous laisser interrogatifs face à nos comportements sociaux qui changent dans un environnement bruyant….
La Parole est donc donnée à Nicolas Guéguen et Sébastien Meinert les auteurs de ce livre 

« Tout est bruit pour qui a peur. » (Sophocle)

Décibels et comportement

La qualité de l’environnement sonore affecte également notre comportement social.
La recherche en psychologie montre que selon les sons émanant de l’environnement, notre comportement social peut être profondément affecté.
Nous serions moins enclins à secourir notre prochain et à l’aider dans la difficulté.

Une étude expérimentale de l’effet du bruit dans une rue auprès de passants

(Mathews et Canon -1975)Un compère, exhibant selon le cas un bras plâtré ou non plâtré, sortait d’une voiture avec une importante pile de livres dans les bras et laissait échapper ceux-ci devant un passant.

Dans le même temps, un second compère, placé dans une cour située à proximité du premier compère, mettait en marche une tondeuse dépourvue de silencieux.

Il manipulait deux niveaux de bruit:

– Un niveau de bruit qualifié de faible (50 décibels environ) où il essayait de démarrer la tondeuse sans y parvenir

– Un niveau de bruit qualifié d’élevé (87 décibels environ) où la tondeuse démarrait dans le rugissement de son moteur sans silencieux.

 

On mesurait alors le niveau d’assistance apportée au compère laissant tomber ses livres.

SITUATION                        BRUIT FAIBLE        BRUIT FORT

compère avec plâtre                   80 %                            15 %

compère sans plâtre                   20%                            10%

Il apparaît manifeste que l’on supporte mal un environnement sonore désagréable même au risque de ne pas aider quelqu’un qui a manifestement besoin d’aide comme c’était le cas pour le pauvre compère avec le bras plâtré.

 

Moi Bobo la tête….. Toi démerdes toi… !

En effet, Mathews et Canon (1975) ont confirmé leurs résultats précédents dans une situation expérimentale plus contrôlée.
Une personne arrivait au laboratoire pour participer à un entretien et était placée dans une salle d’attente avec un compère en train de lire un article d’un des nombreux journaux qu’il tenait dans ses bras.
Selon le cas, un bruit ambiant était manipulé (fort, 85 décibels, faible, 65 décibels, ou rien) à l’aide de haut-parleurs camouflés dans la salle.

Au bout de quelques instants, l’expérimentateur venait dans la salle et disait que c’était au tour du compère.
Au moment de se lever, le compère laissait tomber ses journaux par terre.

On mesurait alors le taux d’aide du sujet.
Les résultats montrent qu’en condition de bruit faible, 68 % ont apporté leur aide contre 72 % en condition sans bruit et 37 % en condition de bruit fort.

Même lorsqu’on ne peut fuir, il y a inhibition du comportement d’aide.
Cela pourrait vouloir dire que les individus se ferment pour atténuer l’effet du bruit sur eux mais, ce faisant, ils se fermeraient aussi
à l’analyse des informations sociales qui les entourent.

 Pour conclure

Un environnement sonore désagréable et à un niveau élevé exerce donc des effets néfastes sur notre comportement social.
De fait, ces études servent également
à expliquer les effets positifs sur la santé de l’immersion dans un espace naturel comme une simple randonnée en forêt.

La forêt n’est pas seulement agréable aux yeux, elle est agréable aux oreilles et les bruits qui en émanent ou l’absence de bruits rendent son contexte sonore très différent du contexte urbain.
Cela pourrait en partie expliquer ces effets positifs de l’immersion en zone naturelle.

 Biographie des auteurs

Nicolas Guéguen – Professeur de psychologie sociale et cognitive à l’université de Bretagne-Sud, il dirige le laboratoire de recherche GRESICO de cette même université. Il a déjà publié chez Dunod quatre titres dans la série « Petites expériences de psychologie » sur le consommateur (2005), la séduction (2007), les prénoms (2008) et les animaux familiers (2010). Il est aussi l’auteur de nombreux titres parus en psychologie universitaire.
Sébastien Meineri – Maître de conférences à l’université de Bretagne-Sud, il enseigne la psychologie sociale à la fois aux étudiants de psychologie et aux étudiants de sciences économiques et gestion.


Collection:
Petites expériences de psychologie, Dunod
2012 – 288 pages – 150×210 mm
Prix TTC France 16,90 €

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