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LE LION DE SAINT MARC

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les potes doivent être éclairés

CHRONIQUES CHOUCROUTE
par le Pote H

Dans mes chroniques on m’a demandé de cultiver les potes âgés pour leur montrer la différence entre culture et agriculture.
Vu leur sénilité précoce nous procéderons toujours, par des anecdotes, qui leur permettront de mieux mémoriser, et de bien comprendre le sens des choses …..
je viendrai de temps à autre, revisiter comme aujourd’hui les récits biblique pour comprendre pourquoi le lion est le symbole de l’évangéliste saint Marc. (dont c’est la fête ce jour)

LE LION DE SAINT MARC

Dans les Actes des Apôtres on parle d’un certain Jean dont le surnom est Marc.
On retrouve ce personnage aux cotés des deux grands apôtres de l’Eglise Pierre et Paul lors de leurs séjours à Rome.
Saint Marc est l’auteur d’un des quatre texte de l’Évangile de Jésus-Christ.
Son texte est à la fois le plus court et le plus ancien.

On le représente généralement par un lion.

Le lion à cette époque….

Sceau de Shéma, serviteur de Jéroboam II (circa -788) Musée Rockefeller, Jérusalem

À l’époque du Premier Testament, le lion circulait en Palestine, surtout dans le voisinage du Jourdain.
Il hantait les taillis à proximité des troupeaux .
À l’époque romaine, le lion devient plus rare et il a complètement disparu de la région à l’époque des croisades.

La force du lion est reconnue et l’on compare parfois les personnages puissants au lion.
Dans la Bible, le lion évoque le messie et la royauté . L’association du lion à l’évangéliste Marc repose toutefois sur la vision du prophète Ézéchiel qui décrit les « quatre vivants », une image que l’on retrouve chez d’autres peuples du Proche-Orient ancien.

Musique d’ambiance

On trouve l’origine du lion de saint Marc dans le tétramorphe décrit par la vision biblique d’Ézéchiel Le prophète Ézéchiel, par Michel-Ange (1510) dans la Chapelle Sixtine

Ézéchiel est un prophète de l’Ancien Testament ayant probablement vécu au VIe siècle av J-C, le troisième dans l’ordre canonique des grands prophètes (Isaïe, Jérémie, Ézéchiel, Daniel).

Dès les premières lignes de sa prophétie, Ézéchiel décrit une vision :
« le ciel s’ouvrit et je fus témoin de visions divines »
. « Au centre, je discernais quelque chose qui ressemblait à quatre êtres vivants »

Fresque tétramorphe dans l'un des monastères des Météores en Thessalie.

Fresque tétramorphe dans l’un des monastères des Météores en Thessalie.

« Ils avaient chacun quatre faces et chacun quatre ailes (…) leurs sabots étaient comme des sabots de bœuf » « Quant à la forme de leurs faces, ils avaient une face d’homme, et tous les quatre avaient une face de lion à droite, et tous les quatre avaient une face de taureau à gauche, et tous les quatre avaient une face d’aigle. »

Il s’agit de quatre animaux identiques dotés chacun de quatre pattes de taureau, de quatre ailes d’aigle, de quatre mains humaines et de quatre faces différentes d’homme, de lion, de taureau et d’aigle. Ces quatre animaux ont leur place au pied du trône de la gloire de Dieu.

Dans le livre de l’Apocalypse l’apôtre Jean relate une vision semblable et parle lui aussi d’un lion…

La parenté avec celle d’Ézéchiel est évidente…
Les Vivants sont au milieu du trône et autour de lui. mais ils ne sont plus identiques et ils sont beaucoup moins hybrides : ce sont, dans l’ordre, un lion, un taureau, un homme et un aigle. Ils ont chacun six ailes et ils sont recouverts d’une multitude d’yeux.

LE TÉTRAMORPHE DANS L’ANTIQUITÉ
Avant la Bible, on trouve ces quatre figures des quatre vivants
en Egypte et à Babylone en Mésopotamie.


Ce sont sans doute les légendes babyloniennes qui ont influencé les visions d’Ezéchiel dont s’est vraisemblablement inspiré l’auteur de l’Apocalypse.
EGYPTE
En Égypte, ils étaient les « quatre gardiens du créateur », représentés dans plusieurs temples, dont celui d’Edfou
BABYLONE
À Babylone, ils représentaient quatre divinités secondaires. Ils figuraient les quatre points cardinaux et en astrologie, science inventée par les civilisations mésopotamiennes, ils symbolisent les quatre signes fixes du zodiaque..

Comment les quatre vivants ont ils étaient attribués aux quatre évangelistes…. et pourquoi le lion à saint Marc..?

Les premières paroles de chaque évangile

C’est Saint Jérôme nous donne la clé de l’attribution de l’un des quatre Vivants à chacun des quatre évangiles. C’est la première page du texte qui est déterminante et il présente au IVe siècle cette attribution comme une tradition acquise de longue date.

MATTHIEUhomme mathieu 12 MARClion de st marc 12 LUCtaureau de luc 12 JEANaigle de jean 12
Décoration des angles des appartements du roi au donjon du château de Vincennes
Matthieu ouvre son évangile par la généalogie légale de Jésus, celle qui comprend Joseph, mais en précisant la filiation biologique par Marie :« Livre de la genèse de Jésus-Christ, fils de David, fils d’Abraham : Abraham engendra Isaac… » .homme (et non pas l’ange puisque les ailes qu’il porte sont l’attribut des Quatre Vivants et non pas les ailes d’un ange) représente l’évangile selon Matthieu. Marc commence ainsi son évangile :

« Commencement de l’Évangile de Jésus Christ, fils de Dieu. Selon qu’il est écrit dans Isaïe le prophète :
« Voici que j’envoie mon messager en avant de toi pour préparer ta route. Voix de celui qui crie dans le désert : Préparez le chemin du Seigneur… »
La voix qui crie dans le désert est celle d’un lion, symbole de l’évangile selon Marc.
Luc, après une dédicace à Théophile , commence ainsi le corps de son évangile :

« Il y eut aux jours d’Hérode, roi de Judée, un prêtre du nom de Zacharie, de la classe d’Abia… »
Le prêtre sacrifie au Temple et le taureau, ou le veau, est l’animal emblématique du sacrifice. Il est devenu le symbole de l’évangile selon Luc.
Jean ouvre son évangile par un prologue sur le Verbe, la voix venue du ciel.

Le symbole attribué à l’évangile selon Jean est l’aigle.

Le Lion ailé symbole de VENISE
Et si ce roi de la place Saint Marc n’était pas un lion…?

Nous parlons de l’œoeuvre la plus mystérieuse et la plus légendaire de Venise.
D’autant plus qu’elle fait référence au symbole même de la cité. Le lion placé sur la colonne est une énigme non éclaircie même par les plus récentes études qui n’ont pas su déterminer la date de sa fabrication ni sa provenance.

Nous avons seulement des hypothèses, même si elles sont bien argumentées. Évoquons d’emblée la plus accréditée : le lion est un hybride de lion et de griffon, réalisé lors de la première période hellénistique orientale, par un artiste grec, entre la fin du 4ème et le début du 3ème siècle avant JC.

– Si vous n’avez pas peur de vous faire bouffer par les lions descendez dans l’arène avec le prophète DANIEL

C’est encore une belle histoire CLIQUEZ pour lire l’archive


POTACHE

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PEINTURE : La Cène de Léonard de Vinci

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L’ART ET
LA PALETTE AUX CHOUX

Par Chou Blanc

Il y a parfois des jours où vos doigts se conduisent comme des pinceaux sur votre clavier et sont attirés par la lumière qui rayonne d’un tableau et là vous vous laissez emporter à vouloir la partager avec le plus grand nombre…. presque à les inviter à rompre le pain si  quotidien….

Détail

La Cène de Léonard de Vinci est une fresque murale qui représente le dernier repas de Jésus Christ avec ses douze apôtres le soir du jeudi saint, juste avant d’être arrêté par les Romains.
Soir, qui n’est autre que la veille du jour de sa crucifixion. On retrouve de gauche à droite les douze apôtres entourant Jésus: Barthélemy, Jacques le Mineur, André, Judas, Pierre, Jean, Jésus, Thomas, Jacques le Majeur, Philippe, Matthieu, Thaddée et Simon.

Considérée par les Chrétiens comme un des piliers de la foi chrétienne, elle représente la commémoration d’institution de l’Eucharistie. L’Italie étant le berceau du catholicisme, les souverains de l’époque, les Sforza, envisageaient de faire du couvent de la Sainte Marie Des Grâces un mausolée.
Ainsi, le jeune duc, Ludovic Sforza fit appel aux services de Léonard De Vinci et quelques autres artistes peintres pour décorer la chapelle, le réfectoire et certaines pièces du couvent.
Et c’est ainsi qu’en 1494, Léonard commença son chef-d’œuvre.

Que s’est-il passé lors du dernier repas de Jésus (la cène) ?


La dernière cène  Extrait de Jésus de Nazareth de Zeffirelli
Au cours du repas, Jésus prit du pain et, après avoir remercié Dieu, il le partagea et le donna à ses disciples ; il leur dit : « Prenez et mangez, ceci est mon corps. » Il prit ensuite une coupe de vin et, après avoir remercié Dieu, il la leur donna en disant :
« Buvez-en tous, ceci est mon sang, le sang pour [signer] le pacte. Il sera versé pour la multitude et pour le pardon des péchés. Je vous le déclare : désormais, je ne boirai plus de ce fruit de la vigne jusqu’au jour où, avec vous dans le Royaume de mon Père, je le boirai nouveau. Après avoir chanté le chant religieux, ils s’en allèrent à la colline des Oliviers. »

 

La Cène, peinte par le génie et l’illustre Léonard de Vinci, fait une longueur de 8,80m sur 4,60m de hauteur.
Elle a été peinte sur l’un des murs du réfectoire du couvent de la Santa Maria delle Grazie, un couvent Dominicain situé à Milan, en Italie.

Il semblerait que Léonard de Vinci se soit inspiré de l’œuvre d’Andrea Del Castagno qu’il aurait vu à Florence peu avant de réaliser son chef-d’œuvre.
Mais étant lui-même un grand observateur des écrits bibliques, il a su capter l’essence-même du moment où Jésus annonça à disciples que l’un d’eux allait le trahir. La réalisation de cette peinture, commanditée par le duc Milan, Ludovic Sforza, lui a pris alors quelques années.
Il l’a entamé vers 1494 ou 1495 et ne l’achève qu’en 1498. Pressé par le chancelier de Milan et le prieur, qui lui demanda d’accélérer la cadence, il n’en fit rien et s’est même défendu devant le duc, le même qui a fait construire notamment l’Abside ou encore le Turion où repose son épouse, Béatrice d’Este.

 

Quant à Léonard de Vinci, il s’est vu partager entre deux œuvres dont Il Cavalli et la Cène qui nous intéresse. Comme d’usage, la Cène a été peinte dans le réfectoire du couvent. Une scène de repas dans un réfectoire n’est pas hors de propos.
Après toutes les intempéries et les siècles qu’elle a traversé, la Cène y est encore pour ravir les yeux des visiteurs et des amateurs d’art.
À cette époque, à la renaissance, l’on n’avait encore jamais entendu parler de 3D, mais en observant la Cène, on aurait dit que Léonard de Vinci en est le précurseur.
Un trompe l’œil sur le plafond prolonge la salle.
Grâce aux techniques appliquées, souvent, les visiteurs qui se retrouvent directement en face de la fresque se croient être devant des statues ou encore ont le sentiment de se trouver à cette même table. On a cette impression que le regard de Jésus nous suit qu’importe l’emplacement par rapport au mur. Notre génie a centré ses dessins sur Jésus.

Pour ce qui est de la technique de peinture utilisée par Léonard de Vinci pour La Cène, notre génie a opté pour la « tempera » (appelée également détrempe).
Commençant avec une fine couche préparatoire sous les esquisses, il enduit la terre rouge de carbonate de calcium et de magnésium. Pour la dernière étape, l’imprimatur a fait ressortir les couleurs.
En finition, il applique une émulsion d’œuf et d’huile dont on en est moins sûr (la tempera proprement dit).
Mais cette technique a une faille, celle de ne pas résister à l’humidité. La Cène, une fois terminée, fut par la suite, par tradition, peinte dans de nombreux monastères.

Quelques années après son achèvement, l’humidité a eu raison de la fresque de La Cène. Antonio da Beatis a déclaré en 1517 qu’elle était en état de dégradation à cause de l’humidité pour cause de malfaçon en faisant sans doute référence à la technique que Léonard de Vinci a choisi.
Et au fil des siècles, l’œuvre a été mainte et mainte fois maltraitée. Les occupants du monastère ont jugé bon de poser une porte pour faire communiquer le réfectoire et la cuisine, gâchant totalement la partie basse du chef-d’œuvre.
Par suite, la même salle a servi d’écurie à l’armée napoléonienne et cerise sur le gâteau, le monastère a été bombardé.
Par le plus heureux des hasards, le mur est resté intact.

Entre temps, certaines mesures ont été prises pour restaurer et préserver la fresque.

La première de ces mesures a eu lieu en 1726 par Michelangelo Bellotti. Mais apparemment, cette intervention aurait empiré son état.
En 1770, Giuseppe Mazza a tenté de réparer les dégâts. Stoppé en plein travail, il n’a pu rien faire. Andrea Appian et Bernardino Luin tentèrent à leur tour de la détacher sans mais sans succès.

En 1901, Luca Beltrami et Luighi Cavenaghi ont utilisé une technique plus moderne, la photographie mais ne parvenant pas à leur fin Oreste Silvestri est entré en jeu peu avant le bombardement du couvent.
Mauro Pellicioli a aussi tenté de raviver la Cène mais après une première intervention avant 1901, Pinin Brambilla Barcilon est revenu à la charge.
Sa campagne a durée plus de 20 ans, de 1978 à 1999. En total, il y a eu pas moins de 5 interventions pour tenter de rendre sa jeunesse à l’œuvre de Leonard de Vinci.

De par sa symbolique La Cène fut copiée et très souvent parodiée voire revisitée d’où les travaux de ceux qui essayent de recenser petit à petit les différentes versions de La Cène.

copie par l’Atelier de GIAMPIETRINO, La Cène, vers 1520, huile sur toile, 424 x 802 cm, Tongerlo, Da Vinci-Museum.

SOURCE :
http://www.lacene.fr/la-cene-de-leonard-de-vinci.html

Chou Blanc

 

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LOUVRE Y ES TU M’ENTENDS TU – Le vent, l’eau et les pierres du Louvre

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De Choubert à Choumann en passant par Choupin

 LA PARTITION DE MA2

          La Partition de MA2
  Musique à deux


Quand  la cour du Louvre  prends, 
fin mars, le soleil du midi pour  habit de lumière…  ses accents du sud et ses airs d’été…. nous étions nombreux à regarder l’eau  comme si la terre nous la prêtait, pour écouter chanter les jets d’eau des jardins de l’Alhambra…
Question de rêverie et d’imagination…. AMBIANCE AMBIANCE
Le comité de rédaction a bien fait de prendre  le LOUVRE pour thème……

Je me devais d’illustrer poétiquement et musicalement les rêveries de mon ami du midi

Musique d’ambiance


VENT, EAU, PIERRE

L’’eau perce la pierre,
le vent disperse l’’eau,
la pierre arrête le vent.
Eau, vent, pierre.

Le vent sculpte la pierre,
la pierre est coupe de l’’eau,
l’’eau s’échappe et elle est vent.
Pierre, vent, eau.

 

Le vent dans ses tours chante,
l’’eau en marchant murmure,
la pierre immobile se tait.
Vent, eau, pierre.

On est un autre et personne :
entre leurs noms vides
passent et s’évanouissent
eau, pierre, vent.

(Octavio Paz)

 

 

le logo de MA2 qui devrait nous régaler tous avec sa musique à deux

 

 



 

 

 

 

 

M A 2      Ma musique à deux
Mise en page et sonorisation réalisée avec la complicité de CHOU BLANC

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