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DANS LE CHANT DES SIRENES…. Une étoile… La Petite Sirène


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CHOUONS ENSEMBLE

par Chou fleur

C’est mercredi les choupinets et les choupinettes PLONGEONS DANS LE CONTE D’ANDERSEN … Plongeons retrouver la Petite Sirène
Voilà de quoi jouer avec Papy et Mamy et s’instruire parfois….


Sirène, relief du portail nord de la collégiale Saint-Martin de Candes-Saint-Martin, Indre-et-Loire (XIIIe s)

LA PETITE SIRÈNE VIENT VOIR LA CHOUETTE ET TOUS LES CHOUPINETS DE SON CLOCHER…!

La Petite Sirène est le titre d’un conte et le nom du personnage principal de ce conte écrit par Hans Christian Andersen.

Ce conte est également nommé La Petite Ondine

 

PRÉSENTATION DU CONTE D’ANDERSEN

La petite sirène vit sous la mer auprès de son père, le roi de la mer, de sa grand-mère et de ses cinq sœurs. Lorsqu’une sirène atteint l’âge de quinze ans, elle est autorisée à nager jusqu’à la surface pour contempler le monde extérieur.

Lorsque la petite sirène atteignit enfin cet âge, elle se rendit à son tour à la surface où elle aperçut un navire avec un beau prince (humain) de son âge.

Une tempête se déclencha, le navire chavira et le prince tomba à l’eau. Elle le sauva en le ramenant, inconscient, au rivage. Mais une jeune femme surgit, la sirène s’éclipsa. Le prince, à son réveil, aperçut la jeune femme et pensa qu’elle l’avait sauvé. La petite sirène s’en alla décue et revait de.se faire aimer et épouser du prince

Elle finit par aller trouver la sorcière des mers, qui lui fournit une potion permettant d’avoir des jambes à la place de sa queue de poisson, afin de séduire le prince. La petite sirène paye cela en offrant sa voix magnifique à la sorcière, en lui coupant la langue. Si elle échoue et que le prince en épouse une autre, à l’aube, elle se dissoudra dans l’eau.

Le prince la découvrit sur la plage, frappé par sa beauté. Il s’attache à elle, mais il pensa toujours à la jeune femme de la plage qui l’aurait sauvé, et qu’il avait perdue de vue. Malheureusement, la pauvre sirène ne pouvait plus parler ni expliquer que c’est elle qui l’a sauvé.

En son  royaume le roi voulait que son fils épouse une princesse. Le prince prétendait alors qu’il préfère épouser la sirène. Il découvre que la princesse promise est celle qui l’avait retrouvé sur le rivage. Le prince tomba amoureux de cette princesse et annonça leur mariage.

La petite sirène eut le cœur brisé, mais ses sœurs vinrent à elle avec un couteau magique. Si la petite sirène frappe au cœur le prince avec ce couteau, elle redeviendra sirène à nouveau et pourra continuer sa vie sous-marine. Mais la petite sirène ne put pas se résoudre à tuer le prince, lorsqu’il fut endormi auprès de sa compagne. Elle se jeta donc à la mer et se transforma en écume de mer.

Mais elle ne meurt pas et devient alors une fille des airs, un être invisible pour les humains. En s’acharnant pendant trois cents ans à faire des bonnes actions et veiller sur les hommes, elle gagnera une âme éternelle.

Morale : il ne faut pas chercher à changer sa nature…


La guerre de Troie terminée, Ulysse reprend la mer pour rentrer chez lui, dans l’île d’Ithaque.

Kirk Douglas-Ulysse résistant au chant des sirènes, attaché au mât de son navire par ses compagnons. Un sommet de la production péplumesque. "Ulysse", 1953, avec Silvana Mangano.

Son voyage va durer dix ans car de multiples aventures retardent son retour, raconté dans l’Odyssée.

Après avoir affronté le cyclope Polyphème puis la magicienne Circé qui avait transformé ses compagnons en pourceaux, Ulysse doit lutter contre le charme des Sirènes.

Prévenu par Circé, le héros prend la précaution de boucher les oreilles de ses hommes.

Il s’attache ensuite au mât de son navire pour résister au chant envoûtant des créatures mi-femme mi-poisson.

LA PETITE SERINE  EN VEDETTE
MONDIALE

La Petite Sirène connaît une diffusion fulgurante et mondiale, au point d’inspirer des dessinateurs, compositeurs, chorégraphes, et de nombreux autres artistes.
le film de walt Disney est la plus récente consécration

Chez Andersen, la fille cadette du roi des mers, à défaut de mère, a été élevée par sa grand-mère. Et contrairement à ses cinq sœurs ainées qui apprécient la vie sous la mer, elle, passe son temps à rêvasser dans son « jardin ». Un petit lopin de sable où trône une magnifique statue d’homme

« Je donnerais tout ce que j’ai pour partir d’ici ». Voila, c’est dit ! La petite sirène veut se barrer, et ce, quoi qu’il en coute ! Si la version originale d’Andersen et celle de Disney ont beaucoup de différences, une chose ne change pas :
La sirène veut devenir humaine.


Quand Broadway adopte la petite
sirène

 

Version Broadway en VO.

Une pure merveille découverte récemment !

CHOUPINET  CHOUPINETTE

ROI OU REINE DES DEVINETTES

OU SE TROUVE
CETTE STATUE…?

La Petite Sirène est une statue en bronze sur un rocher dans le port de Copenhague,( Danemark) Il s'agit d'une représentation du personnage du conte éponyme de Hans Christian Andersen.

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CHOU FLEUR


RETRO C’EST DU MÊME TABAC

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CONTES : Le crapaud

ALLEZ MAMY…! RACONTE….! est une série pour les petits et les grands enfants..!
Tout cet été dans la Chouette, ma Mamy se transformera en conteuse de bord de mer….ou d’Arrière pays….
Préparez les esquimaux glacés…..
Pour les autres ….??
ceux qui ne partent pas en vacances faute de moyens ou de forces pour assumer le voyage….
Ben..! Faisons les rêvez…..!

AUJOURD’HUI C’EST : LE CRAPAUD

logo mamy turlututu smallMes chers enfants moi aussi j’avais une grand mère qui, se plaisait à me parler d’histoires qui m’aidaient à mieux me connaitre ou à découvrir le monde ..

je me rappelle du jour où elle m’a raconté :

LE CRAPAUD… Cela m’a marquée je m’en rappelle encore

ÉCOUTEZ ….. Je vais vous raconter tout ça ……

– ALLEZ.. ACTION Mamy..!
Tu la lis .. tu la lis …!!!

– OUI OUI mon petit Jonas …

Mais avant papy a un mot à vous dire

LE CHOURISTE
LE CRAPAUD
est un conte écrit par
Hans Christian Andersen,
Hans Christian Andersen,
( ) de Copenhague, est un romancier, dramaturge, conteur et poète danois, célèbre pour ses nouvelles et ses
« contes de fées »

Longtemps ignoré ou tourné en dérision dans son pays, où l’on a raillé son égocentrisme, il n’est reconnu tout d’abord qu’à l’étranger

LE CRAPAUD

Il y avait une fois un puits des plus profonds ; la corde en était longue en proportion. Il y avait de quoi être fatigué quand on avait tourné la poulie pour remonter le seau rempli d’eau ; c’est à peine si on avait encore la force de le prendre pour le placer sur la margelle.
Jamais les rayons du soleil n’avaient pu pénétrer jusqu’au fond, quelque envie qu’ils en eussent ; l’eau était si claire qu’ils auraient bien voulu s’y mirer.

Partout le long des parois où ils pouvaient atteindre, de la mousse et des plantes poussaient entre les pierres.

En bas demeurait une famille de crapauds ; c’était la grand’mère qui la première était venue y habiter malgré elle ; en sautant un jour d’un bord à l’autre, elle avait manqué son coup et était tombée en bas la tête la première. Elle vivait encore, la bonne vieille. Elle y avait trouvé une bande de grenouilles vertes et l’on s’était reconnu comme des cousines.

Elle avait donné naissance à une fille qui un jour s’était trouvée prise dans le seau et avait été remontée presque jusqu’en haut. La lumière du jour l’éblouit et, toute hors d’elle-même, elle fit un bond et retomba en bas avec un fracas terrible ; trois jours elle souffrit de douleurs dans le dos. Il lui aurait été facile, bien qu’elle n’eût rien vu, de raconter, comme c’est la coutume, monts et merveilles sur ce qui se passait là-haut ; mais elle avoua avec bonne foi qu’elle n’avait pu rien distinguer. Cependant elle savait maintenant, et elle l’avait appris à toute sa société, que le monde entier ne se bornait pas à leur puits, comme on l’avait cru auparavant. La grand’mère, elle, aurait été à même de décrire un peu ce qu’on pouvait voir là-haut ; elle aussi avait sa conscience, et elle ne disait jamais un mot ni des étangs ni des mares où elle avait passé agréablement sa jeunesse. Elle ne voulait pas donner à ses compagnes des regrets inutiles.

Pour passer le temps, on médisait un peu les uns les autres. « Qu’elle est grosse et pataude et laide, la mère crapaude, disaient un jour deux jeunes grenouilles. Ses petits seront aussi affreux qu’elle. — C’est possible, répondit la crapaude, qui les avait entendues. Mais l’un d’eux aura dans sa tête une pierre précieuse, à moins que je ne l’aie déjà moi-même. »

En effet, comme tout homme du peuple le sait, dans le Nord du moins, il se trouve de temps en temps dans la tête d’un crapaud un superbe diamant.

Les grenouilles hochèrent la tête ; elles n’étaient pas du tout contentes de ce qu’elles venaient d’apprendre ; elles firent la moue et s’éloignèrent. Les jeunes crapauds se rengorgèrent et se gonflèrent d’orgueil ; chacun croyait posséder la pierre précieuse. Ils tenaient leur tête toute droite, comme il convient à des êtres privilégiés. Enfin l’un d’eux demanda ce que c’était au juste que cette pierre précieuse dont ils devaient être fiers.

« C’est quelque chose de magnifique et d’inappréciable, dit la mère. Il faudrait plus d’éloquence que je n’en ai pour la décrire dignement. Cela vous fait le plus grand plaisir, et tout le monde vous porte envie.

Ce n’est pas moi qui possède la pierre précieuse, dit la petite crapaude, le plus jeune rejeton de toute la famille ; elle était laide à faire peur. Pourquoi la désirerais-je ? ce qui fâche les autres ne me réjouit pas. Ce que je désirerais par dessus tout, ce serait de monter jusqu’au bord du puits et de voir un peu ce qui est là-haut. Quelque chose me dit que ce doit être bien beau.

— Reste où tu es, mon enfant, dit la grand’mère. Ici tu mènes une vie douce et égale ; il n’y a qu’une chose à éviter, le seau. Il pourrait t’écraser. Ne t’avise pas d’y entrer, tu risquerais d’en tomber, et tout le monde n’a pas, comme moi, la chance d’en être quitte avec une courbature.

— Couac, couac ! » dit la petite, ce qui dans leur langage signifie la même chose que notre « oh ! oh ! » Mais c’était plus fort qu’elle ; elle ne pensait qu’à monter là-haut ; elle se sentait attirée vers la lumière sans la connaître.
Le lendemain, le seau étant descendu s’arrêta un instant près de la pierre où la petite se trouvait ; tout son être tressaillit et d’un bond elle sauta, sans trop savoir ce qu’elle faisait, dans le seau, qui fut aussitôt remonté.

Un valet de ferme le prit et versa l’eau dans une cuve. « Fi donc ! s’écria-t-il en apercevant la bête. Il y a longtemps que je n’ai vu quelque chose de plus hideux. » Et de son sabot il lança un coup vers la pauvre crapaude ; heureusement pour elle il la manqua. Elle se sauva et se cacha sous les hautes orties qui poussaient alentour. Elles formaient un fouillis touffu de tiges et de feuilles ; toutefois, en levant la tête, elle aperçut la lumière du soleil qui passait à travers les feuilles d’ortie. Ce fut pour elle un spectacle ravissant. C’est ainsi que nous-mêmes, quand dans une grande forêt nous voyons les rayons du soleil percer à travers les branches et le feuillage, nous éprouvons une religieuse émotion.

« Comme c’est bien plus beau ici que dans le puits ! s’écria-t-elle. J’y passerais bien ma vie entière. » Elle resta en effet une heure, puis une autre heure. Alors elle se dit qu’ayant tenté l’aventure, elle devait explorer le nouveau monde où elle s’était lancée. En sautillant de son mieux, elle atteignit la grande route toute poudreuse. Le soleil y dardait en plein ses rayons. Rien qu’en la traversant, la petite crapaude fut couverte d’une épaisse couche de poussière. Ce fut une nouvelle sensation pour elle, et nullement agréable. Elle se hâta d’arriver au fossé, où poussaient des myosotis et des iris ; sur le revers se dressait une baie d’aubépine, entremêlée de sureaux enguirlandés de liserons en fleur. Une bande de papillons s’ébattaient dans l’air. La petite s’imagina que c’étaient des fleurs détachées de leurs tiges pour voir un peu le monde ; elle trouvait cela tout naturel. « Si je pouvais donc voltiger aussi vite que ces jolies créatures ! se disait-elle. Couac ! couac ! quel bonheur ce serait ! »

Elle resta huit jours et huit nuits dans ce beau fossé ; elle y trouvait bonne et ample nourriture. Le neuvième jour elle se dit : « En avant ! allons plus loin ! » Que pouvait-elle donc espérer de mieux que ce lieu de délices ? Elle désirait trouver un peu de société, quelque honnête famille de crapauds, ou, au pis-aller, des cousines, des grenouilles vertes.

« On mène ici une existence agréable, se dit-elle. Mais à la longue la plus belle nature toute seule vous ennuie. Que je voudrais donc trouver quelqu’un de mes pareils avec qui je puisse causer ! » Et elle se remit en route. Après avoir traversé plusieurs champs, elle arriva à un grand étang tout entouré de joncs ; elle y entra.

« Soyez la bienvenue, lui dit une grenouille. Il fait peut-être ici un peu trop mouillé pour vous. Enfin vous verrez ; nous ferons de notre mieux pour vous bien recevoir. »
Et le soir même elle fut invitée à un concert de famille.
Les chants étaient monotones, mais on pouvait se rafraîchir à discrétion ; quand on n’aime pas la musique, c’est une précieuse ressource.

Le lendemain, la petite crapaude continua son chemin ; elle aspirait toujours à quelque chose de mieux. Maintenant que ses yeux étaient faits à la lumière, elle pouvait admirer le ciel étoilé et la grande pleine lune. Mais ce qui la mettait en extase, c’était le soleil qu’elle voyait se lever et monter, monter toujours dans l’espace.

« Serais-je donc toujours dans un puits ? pensa-t-elle, dans un puits plus grand que le premier, voilà tout. Je voudrais tant m’acheminer vers ce bel espace bleu ! Ce désir me tourmente et me ronge. »

Et, contemplant la lune, la pauvre bête crut dans sa simplicité que c’était peut-être un beau seau de cuivre brillant qui allait descendre vers la terre et où elle pourrait sauter pour parvenir plus haut.

« Non, se dit-elle, c’est plutôt le soleil qui est le seau par lequel on arrive au ciel.
Comme il reluit ! Voilà qu’il descend. Il faut que je guette l’occasion de m’y glisser.
La lumière, je l’adore ; il me semble parfois que quelque chose brille dans ma tête. La fameuse pierre précieuse dont parlait ma grand’mère ne peut pas avoir plus d’éclat. Je ne la possède pas, et je ne la désire point. Tout ce que je souhaite, c’est de monter vers la lumière et de m’y noyer. Allons ! du courage, et en avant !
Toujours tout droit. Je ne reculerai pas ; mais comme le cœur me bat, en partant pour ce grand voyage ! »

Elle se remit bravement à sautiller aussi vite qu’elle pouvait. Elle vint à passer dans un lieu habité ; pour se reposer, elle s’arrêta dans un jardin potager.

« Que de choses nouvelles je découvre sans cesse ! pensa-t-elle. Que le monde est vaste et magnifique ! Combien je m’applaudis de ne pas être restée dans le puits ! Quelle belle verdure, quel endroit frais et agréable !

— À qui le dites-vous ? interrompit une chenille nichée sur un chou. C’est ici le paradis, et ma feuille est la plus grande de toutes. Je puis me passer du reste du monde.

— Glouc, glouc ! » entendit-on ; c’était une bande de poules qui maraudaient dans le jardin. Celle qui marchait devant avait de bons yeux, elle aperçut la chenille. Elle accourut et d’un coup de bec elle lança à terre la chenille, qui se mit à se tordre et à se tortiller. La poule la considéra d’un œil, puis de l’autre, attendant ce qui allait advenir de toutes ces contorsions. « Il faut en finir, » se dit-elle au bout d’un instant, et elle avança le bec pour happer l’insecte. La petite crapaude, saisie de compassion, fit un bond en avant pour venir au secours de la chenille.

La poule, tout effarée de cette brusque apparition, se sauva en s’écriant : « Oh ! l’affreuse bête ! Non, décidément, je ne veux pas croquer cette chenille ; elle a des poils qui vous grattent la gorge.

— Avez-vous remarqué, dit la chenille, ma présence d’esprit ? Avez-vous vu comme je me suis habilement démenée pour échapper à ce monstre ? Mais ce n’est pas tout ; il faut que je retrouve la feuille de chou qui est mon domaine et mon bien. »

La petite crapaude s’approcha et félicita la chenille d’avoir évité le trépas. Elle se réjouit d’avoir, par sa laideur, pu effrayer la poule.

« Qu’est-ce que vous me chantez ? dit la chenille. Je me suis tirée d’affaire moi-même. Ce sont mes grimaces qui lui ont fait peur. Mais, du reste, vous avez raison, vous êtes hideuse à voir. Ah ! voilà que je flaire mon chou. Bien le bonjour ! je vais grimper pour retrouver ma feuille. Allons, en marche ! en avant !

— Oui, en avant, toujours plus haut ! dit la petite crapaude. Elle n’est pas de trop bonne humeur ; c’est qu’elle a été fort effrayée. Du reste, elle pense comme moi : toujours en avant, toujours plus haut ! »

Elle leva la tête et porta ses regards vers le ciel. Elle aperçut sur le haut du toit d’une belle maison une cigogne, qui se tenait à côté de son nid, où était sa compagne.

« Qu’elles sont heureuses, se dit la petite crapaude, de demeurer si haut ! quand pourrai-je m’élever jusque-là ? »

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– Voilà….
Voilà…! la suite…

 

Dans la maison demeuraient deux amis, l’un était poète, l’autre naturaliste.
Le premier chantait avec joie toutes les merveilles de la création ; en vers sonores et harmonieux il décrivait les impressions de son cœur devant les œuvres de Dieu.
Le second regardait les choses de tout près à la loupe, les tournait, les retournait, employait le scalpel quand il en était besoin. La création pour lui était un simple problème de mathématiques.
Cependant il était intelligent et avait bon cœur. Les deux jeunes gens se convenaient parfaitement ; ils étaient gais tous deux. Ils se promenaient en ce moment dans le jardin.
« Tiens, dit le naturaliste, voilà un beau spécimen de crapaud ; je m’en vais le mettre dans l’esprit-de-vin. — Voyons, dit le poète, tu en as déjà deux pareils dans ton musée. Laisse donc cette pauvre bête jouir de la vie. — Mais, c’est qu’elle est si admirablement hideuse, répondit l’autre. — Si encore nous étions sûrs qu’elle eût dans la tête la pierre précieuse, reprit le poëte, alors je serais d’accord moi-même de la prendre et de l’ouvrir. — Une pierre précieuse ? est-il possible que tu ajoutes foi à ces niaiseries !

— Je trouve, dit le poète, un sens profond dans cette croyance populaire, que le crapaud, cet affreux animal, un des plus laids de la création, possède parfois renfermé dans sa tête un diamant splendide. N’en est-il pas de même chez les humains ? Ésope, Socrate étaient presque des monstres de laideur : leur esprit ne brille-t-il pas encore aujourd’hui comme la perle la plus précieuse ? »

Puis les deux amis allèrent se promener plus loin ; la petite crapaude avait échappé au danger de périr dans l’esprit-de-vin. Elle n’avait compris qu’à moitié ce qu’ils avaient dit. « Ils ont parlé de la pierre précieuse, pensa-t-elle. Heureusement que je ne l’ai pas ; ils m’auraient fait un mauvais parti pour s’en emparer. »

Un grand bruit se fit entendre sur le toit. Papa cigogne faisait la leçon à ses petits ; il leur montrait, en haussant les ailes, les deux jeunes gens.

« Comme ces créatures humaines s’en font accroire ! dit-il. Écoutez comme ils babillent sans cesse. Ils sont fiers de leur langue, de leur faconde. Une jolie langue ! À la distance d’une journée de vol ils ne se comprennent plus. Nous autres, nous nous entendons parfaitement, que nous nous rencontrions dans l’extrême nord ou au fond de l’Afrique. Et puis savent-ils voler ? Avons-nous besoin de l’homme, par hasard ? Eux, au contraire, ils sont heureux quand nous venons nicher sur leur toit.

— Quel sage discours ! pensa la petite crapaude. Et puis comme ils sont perchés haut ! – Comme ils savent bien nager ! » s’écria-t-elle en voyant papa cigogne s’élever dans les airs, les ailes étendues.

Maman cigogne instruisit à son tour les petits. Elle leur parla de l’Égypte, et des eaux du Nil, et de sa vase incomparable, toute grouillante de grenouilles.

« Dieu ! que je voudrais voir ce pays ! dit la petite crapaude. Si l’une de ces cigognes voulait donc m’y conduire ! L’Égypte, l’Égypte ! comment y parvenir ? Que je suis donc heureuse de toujours aspirer vers le beau, vers le bien ! sans cela j’aurais croupi toute ma vie dans le sombre puits. Cela vaut mieux que d’avoir une pierre précieuse dans la tête. »

Mais elle le possédait justement, le fameux diamant. Ce n’était autre chose que cette tendance constante vers le haut, vers le mieux. À l’intérieur de sa petite tête brillait vraiment une lueur magique.

Tout à coup papa cigogne arriva sur elle ; il l’avait aperçue dans l’herbe. Il la saisit brusquement avec son bec. La pauvre petite ressentit une vive douleur. Que lui importait ? La cigogne n’allait-elle pas la porter en Égypte ! Ses yeux brillaient de joie, ils lançaient des étincelles.

La cigogne serra le bec. Couac, couac ! La pauvre petite était morte ; son corps, du moins, était sans vie. Mais le feu de ses yeux qu’était-il devenu ? Un rayon de soleil l’avait recueilli ; le rayon de soleil emporta la pierre précieuse. Mais où ?

N’interroge pas le naturaliste, mais plutôt le poète. Il t’apprendra sous l’enveloppe d’un conte ce que tu désires savoir ; la chenille et la cigogne y figurent. Il te dira que la chenille se changera en un papillon aux couleurs éclatantes ; que la cigogne va et vient du Nord jusqu’en Afrique par le chemin le plus court, sans compas ni boussole ni carte. Et toujours elle sait retrouver son toit, même dans la plus grande ville. Cela paraît extraordinaire, incroyable, et cependant c’est la vérité. Demande au naturaliste, si tu ne l’as pas remarqué toi-même.

Mais la pierre précieuse de la petite crapaude ?

Cherche-la dans le soleil, si tu peux l’y distinguer.

Tu ne le pourras pas ; la lumière de l’astre est trop vive. Nous n’avons pas encore les yeux qu’il faut pour nous reconnaître au milieu des merveilles que Dieu a créées.
Mais nous les aurons un jour. Et alors ce sera le plus beau de tous les contes. Il sera vrai et nous y aurons tous notre rôle.

SOURCES :  wikipedia – https://www.iletaitunehistoire.com/genres/contes-legendes


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retour sur la rubrique du même tabacRETRO : C’est une récap des histoires déjà racontées….

 

 

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ALLEZ MAMY RACONTE : La petite Poucette

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Tout cet été dans la Chouette, ma Mamy se transformera en conteuse de bord de mer….ou d’Arrière pays….
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AUJOURD’HUI C’EST : La PETITE POUCETTE

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je me rappelle du jour où elle m’a raconté :

La PETITE POUCETTE… Cela m’a marquée je m’en rappelle encore

ÉCOUTEZ ….. Je vais vous raconter tout ça en vous résumant l’histoire.. puis je vous montrerai le dessin animé …  ..!

– ALLEZ.. ACTION Mamy..!
Tu la lis .. tu la lis …!!!

 

– OUI OUI mon petit Jonas …

EN VOICI UN RÉSUMÉ… :

Une femme en mal d’enfants implore le Ciel de lui venir en aide.
Un beau jour, une bonne sorcière entend son appel et dépose à son insu une graine.
S’étonnant de la provenance de cette graine, la femme la plante néanmoins :
une fillette minuscule sortira de la fleur.

Elle décide d’appeler l’enfant Poucette, car elle n’est pas plus haute qu’un pouce.

Un soir, alors que la Petite Poucette est endormie dans la coquille de noix qui lui sert de berceau, elle est enlevée par un crapaud qui souhaite l’offrir en mariage à son fils.
Elle parvient cependant à s’échapper en montant sur un tapis de lys voguant à la surface de la rivière voisine. La repérant de loin, un hanneton fond sur elle et la fait prisonnière ; il la montre à ses congénères qui, dégoûtés par l’apparence de Poucette, le rejettent. Dépité, le hanneton finit par s’en débarrasser au pied d’un arbre.

Les premières bourrasques annonçant l’hiver soufflent.
La Petite Poucette peine à lutter contre le froid dans ses haillons. Blottie dans un tas de feuilles, elle remarque une hirondelle qui s’est cassé une aile. Poucette la soigne malgré la rudesse du climat, permettant ainsi à l’hirondelle de partir dans les pays chauds et ainsi de sauver sa vie. Elle cogne à la porte d’un rat des champs qui lui accorde l’asile ; en échange, elle devra servir de bonne à tout faire.
L’hiver passe, Poucette et le rat se lient d’amitié. Quelques mois plus tard, le rat lui suggère au cours d’une conversation inopinée d’épouser le voisin, une taupe.
Ce projet n’étant pas du tout du goût de l’intéressée, elle proteste : le rat la menace de la mordre si elle ne se plie pas à sa volonté. Paniquée, elle s’enfuit de la maison.

Dans sa fuite, elle rencontre par hasard l’hirondelle qu’elle avait soignée dans les premiers jours de l’hiver. L’hirondelle l’emporte sur son dos très loin jusqu’à un champ de fleurs. Là, la Petite Poucette rencontre un prince des fleurs, de la même taille qu’elle.


Les deux êtres se marient ; en cadeau de noces, la Petite Poucette se voit offrir des ailes pour accompagner son mari lors de ses voyages de fleur en fleur :

Elle sera désormais Maja, princesse des êtres des fleurs.

LE CHOURISTE
La Petite Poucette
est un conte écrit par
Hans Christian Andersen,
Hans Christian Andersen,
( ) de Copenhague, est un romancier, dramaturge, conteur et poète danois, célèbre pour ses nouvelles et ses
« contes de fées »

Longtemps ignoré ou tourné en dérision dans son pays, où l’on a raillé son égocentrisme, il n’est reconnu tout d’abord qu’à l’étranger

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Bon  Mamy … Tu l’as promis en dessins animés
On y va ou quoi ?

 

– Voilà…. Voilà…!

 

Et si on pensait aux petits aveugles
– Voilà du sonore comme à la radio…
et en entier dans le texte


SOURCES :wikipedia –  https://www.iletaitunehistoire.com/genres/contes-legendes

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