Poesie : Unité ……..par Genpo Sensei, moine zen japonais

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pour les amoureux de la littératureVos poèmes, vos poèmes préférés – Les livres à nous signaler, vos impressions sur ceux que vous avez lus, et que vous voulez nous conseiller….

Pensez à nos potes âgés qui n’ont pas de jardin et cultivent leur esprit…!

Je suis toujours émerveillée de constater que beaucoup de grands sages de toutes cultures, de toutes religions et de toutes époques se rejoignent dans leur perception de la réalité.
La forme et les références sont bien sûr différentes mais dans le fond, ils parlent le même langage.
Il semble donc qu’il y ait une grande vérité commune que nous sommes invités, pas après pas, à mettre en lumière dans nos consciences.
Ceux qui ont développé assez de sagesse pour transcender l’apparente réalité ont compris et ont su révéler cette substantifique moelle de la vie.
Ils ont su pénétrer au coeur des choses et leurs témoignages peuvent nous aider en nous offrant des pistes que nous pouvons emprunter à notre tour.

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par
Genpo Sensei,
moine zen japonais

Unité

Quand on s’éveille enfin à la claire compréhension

Et que l’on sent qu’il n’y a aucune frontière

Qu’il n’y en a jamais eu

On se rend compte qu’on est tout.

Les montagnes, les rivières,

L’herbe, les arbres, le soleil, la lune, les étoiles
Et l’univers enfin

Ne sont autres que nous-mêmes.

Rien ne nous distingue

Rien ne nous sépare les uns des autres

L’aliénation, la peur, la jalousie, la haine

Sont évanouies.

On sait en pleine lumière

Que rien n’existe en dehors de soi

Que par conséquent, rien n’est à craindre..

Etre conscient de cet état

Engendre la Compassion.

Les gens et les choses

Ne sont plus séparés de nous

Mais sont au contraire

Comme notre propre corps.

 

Genpo Sensei

Chou Blanc est effectivement magnétiseur...! voir son site cliquez CHOU BLANC  retour sur la rubrique du même tabac
« La poésie, c’est le sourire du langage »

    RETRO :
C’est du même tabac…..

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LADY LADINDE : Elle cueille avec Héraclès les pommes d’ or du jardin des Hespérides

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– Eh camarade… Pour cette semaine Lady ladinde s’était engagée  à nous parler… des agrumes.

– Ah OUAIS….. des oranges ..

– Elle a même dit qu’elle allait nous  en boucher un coin avec une histoire d’ Hespérides….UN TRUC … GREC… ??

– AH OUAIS…! Méfiance..!     Connaissant leurs spécialités aux grecs …
MOI, JE VAIS PAS ME CASSER LE CUL….. JE PRÉFÈRE  RESTER  IDIOT …
MAIS  ASSIS…!!!!

 

wikipédiatre est le détracteur en chef de ces jeunes rédacteurs « – Messieurs Messieurs…. un peu de respect pour les grecs…
Pour la quatrième  fois nous confirmons que LADY LADINDE n’est ni blonde… .ni cloche et répondons à M Meetic qu’elle n’ a pas vingt ans …!
Euh  en fait si …… elle  les a eu même  trois fois  « 

« Nous avons vu , qu’elle n’est pas toujours dans la lune… et on vous dira ….
quand on saura ce que sont ces Hespérides… Si c’est bien une femme…!

  Musique d’ambiance


 dinde BLOC NOTE LADY LADINDE Bloc note de LADY LADINDE

 » Et si je ne voulais pas mourir idiote »

Avec le nom que j’ai, vous comprendrez aisément que je ne veuille pas mourir idiote… Aussi, lorsque je découvre des choses pour m’instruire, je vais vous en faire part…. De temps en temps…. vous aurez à vous farcir Ladinde avec sa rubrique :
 » Et si je ne voulais pas mourir idiote »

« Les hommes doués d’intelligence ont une soif d’éducation semblable à la soif de pluie qu’éprouve un champ de culture... » Je te dis pas…! pour les femmes … c’est encore pire 

AUJOURD’HUI LADY LADINDE PROPOSE DE DÉCOUVRIR :

« L’ORANGE : LA POMME D’OR DU JARDIN DES HESPÉRIDES »

IL EST OU CE JARDIN DES HESPÉRIDES…?

Pour les grecs, les îles qui portaient les pommes d’or étaient situées au-delà du couchant (hespera) vers les colonnes d’’Hercule ; on offrit à Héra, lors de son mariage avec Zeus, ces fameuses pommes d’or qui donnent l’immortalité qui sont conservées dans une île lointaine au sein d’’un jardin enchanté sous la garde des Nymphes du Couchant,( appelées  les Hespérides ) aidées par un dragon à 100 têtes.

HESPÉRIDES QUESACO …. UNE LÉGENDE

Héraclès, pour son onzième travail, se rendit jusqu' au jardin des Hespérides afin d' y cueillir les pommes d' or, que cultivaient les filles du géant Atlas. Mais le pommier était surveillé nuit et jour par un dragon à cent têtes nommé Ladon. Pour accomplir sa mission, Héraclès alla trouver Atlas et le pria d'aller affronter Ladon pour lui ravir les pommes. Atlas s' acquitta de cette tâche , mais durant son absence, c' est Héraclès qui dut porter le monde sur ses épaules, à la place du géant. Dans la mythologie grecque, les Hespérides sont les nymphes du Couchant, filles d’Atlas
Elles résident toutes les trois dans un verger fabuleux, le jardin des Hespérides, situé à la limite occidentale du monde (probablement sur les rives océaniques de l’Espagne ou du Maroc).
Elles avaient pour mission aidée en cela par un dragon, de veiller sur les pommes d’or du jardin des Hespérides (elles donnaient l’’immortalité)
Par extension, les agrumes sont parfois appelés « hespérides » en référence aux travaux d’Héraclès (Hercule chez les romains) et à sa 11 ème mission de cueillir les pommes d’or du jardin des Hespérides


« Super Firmin…..  Allez on y va… !

L’’immortalité …..
J’’ achète…!»

«Prudence camarade… c’’est pas si simple….. »

 Héraclès au jardin des Hespérides. Face A d'une péliké attique à figures rouges, 380-370 av. J.-C. Provenance : Cyrénaïque.Héraclès était  condamné à effectuer 12 travaux.

Pour le  11ème, il doit  rapporter les pommes du jardin des Hespérides.

Pour cela, Héraclès va user d’un subterfuge : il propose à Atlas, le père des Hespérides, de le soulager de son fardeau qui consiste à porter le ciel sur ses épaules pendant qu’’il va cueillir les pommes d’’or selon la tradition.
Surprise au retour, Atlas refuse de reprendre sa place, mais Héraclès le supplie de le soulager quelques instants. Il en profite alors pour  s’’emparer les pommes d’’or et prend la fuite.

Plus tard, les Nymphes s’’envolèrent pour protéger les pommes d’’or des invasions.
L’’une Aglaé se posa au bord du lac de Garde avec des cédrats, une autre Arethusa en Ligurie avec ses citrons et la dernière, Hesperthusa en Campanie avec ses oranges.
Et c’’est ainsi que  les agrumes seraient arrivés en Occident.

AU-DELÀ DE LA LÉGENDE… L’HISTOIRE DES AGRUMES

– 2200 avant notre ère
La réalité est un peu différente, le jardin des pommes d’’or était la Chine.
C’’est là que l’’orange douce vit le jour comme tous les agrumes d’’ailleurs. Les empereurs chinois les cultivaient déjà vers 2200 ans avant notre ère, à des fins commerciales, dans des vergers.
De tous temps donc, les agrumes ont été appréciés pour leurs qualités décoratives, leur parfums, leur vertus médicinales, leur goût.

Dès 1178 en Chine en Inde et au Japon


Dès 1178, des botanistes chinois avaient écrit un traité consacré à la culture des orangers et ils importaient leurs oranges vers le Japon et l’’Inde.
Est-ce là qu’elle prit son nom ? « Naranga » en sanscrit veut dire « arbre aux fruits d’or ».
Toutefois certaines régions se sont, pour la nommer, attachées à ses origines; ainsi pour les néerlandais  l’’orange douce s’appelle sinaasappel « pomme de Chine » , Apfelsine en allemand.

Nous ne sommes pas loin de la légende grecque. Cette orange douce et si mystérieuse a une odeur, une couleur et un goût si exquis que l’’on comprend les convoitises des anciens grecs. Mais il fallut attendre bien longtemps pour la manger sur les bords de la Méditerranée et en Occident : que les Portugais découvrent les routes maritimes de l’’Océan indien quand ils recherchaient des épices.

Moyen Age et Renaissance

Au Moyen Age et à la Renaissance, on retrouve les fruits déjà connus des romains. S’y ajoutent, en provenance des pays arabes, le citron (citrus limonicum) et l’orange amère ou bigarade (citrus aurantium).

Mais les oranges et les citrons étaient déjà connus des européens puisque les recettes du Moyen-Age utilisent souvent les agrumes dans des préparations et en particulier dans les sauces.
Il s’’agissait alors d’’une autre orange, cousine de celle dont nous venons de parler, l’’orange amère appelée aussi bigarade. Cette orange amère était connue  des romains comme beaucoup d’’autres fruits exotiques mais sa culture s’’étendra au rythme de la conquête arabe.

Des orangeries à partir du 15ème siècle et jusqu’au 17ème

Quand les Portugais ont ramené l’’orange douce de Chine au 16e siècle, le nom de l’’orange amère est tout naturellement passée à l’’orange douce.
La pomme d’or séduisit très vite les palais et à partir du 15ème siècle et jusqu’au 17ème  sa culture se répandit sur tout les pourtours de la Méditerranée, puis vers des régions plus septentrionales de l’’Europe. Là, on cultivait les orangers en pots et on construisit pour les abriter des rigueurs de l’’hiver des orangeries.
Les orangeries furent très en vogue dans les châteaux dès le 15ème  siècle.
Louis XIV ne résista pas à en faire construire une dans le château de Versailles que nous pouvons encore visiter.

On en trouvait aussi beaucoup dans les pays flamands où la botanique avait des adeptes célèbres et réputés qui écrivirent moult traités et construisirent des superbes jardins. Lorsque ses moyens ne permettaient pas d’’avoir une orangerie, il suffisait de planter les orangers le long d’un mur exposé au sud, sous un avant-toit qui les protégeait des intempéries.
L’’orange séduisait tout le monde, on lui prêtait des vertus remarquables comme celle de conserver la jeunesse, à défaut de l’’immortalité des anciens.
Ninon de Lenclos devait son teint exquis à la douzaine d’’oranges qu’elle consommait chaque jour.

Jusqu’au début du 20ème siècle
jusqu’au début du 20ème siècle, l’’orange restera un fruit peu accessible à telle enseigne que les enfants trouvaient encore une orange dans leur sabot le matin de Noël.
C’’est également à cette époque que la clémentine a été « inventée » par le Père Clément, un religieux agronome de la région d’Oran, en Algérie. Il s’agit d’un hybride de mandarine et d’orange amère.


– Quand  je vais dire à ma cousine CLÉMENTINE… qu’elle est « une hybride de mandarine et d’orange amère »… je te dis pas…. les pépins

– Ah OUAIS….. Elle va pas être douce…!  de savoir que son père est un moine défroqué…. qui avait du être trop  CLÉMENT avec sa mère

 dinde LADY LADINDE

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Arts Décoratifs : Quand les verriers de Nancy se font la gueule…

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logo lardon 1L’ART ET LA PALETTE
AU
CHOU :

Coucou c’est toujours moi merci d’être revenu nous voir pour nous suivre dans la découverte de :

logo lardon DDes arts décoratifs avec les verriers de Nancy
MM Gallet et DAUM

Paris, 1900.
C’est un siècle qui commence bien pour les frères Auguste et Antonin Daum.

Émile Friant, Portrait d’Auguste Daum, 1889 Voir en grand

Leur verrerie reçoit un grand prix à l’Exposition universelle !
C’est une véritable consécration. Pourtant, des voix s’élèvent déjà contre cette récompense…

Émile Gallé, artiste verrier, connaît bien les frères Daum, originaires comme lui de Nancy.

Il a également reçu, tout comme les Daum, un grand prix à cette même exposition.
Loin de se réjouir de cette récompense, l’artiste fulmine. Pourquoi cela ?

« Voici Daum (décoré) pour m’avoir plagié », écrit-il à un ami.
Mêmes techniques complexes superposant plusieurs couches de verres colorés, mêmes thèmes inspirés de la nature et des animaux…

Pas de doute, selon Gallé, il s’agit d’une pâle imitation de son œuvre par les frères Daum.
Pire ! À ses yeux la critique, en décernant la même médaille aux participants, ne fait plus la différence entre le créateur et les faussaires !

À gauche : Émile Gallé, Vase à décor d’orchidée, 1898, verre, socle en bois sculpté, Petit Palais, Paris. À droite : Daum Frères, Vase Gentiane, 1912, verre, Musée des Beaux-Arts, Nancy Voir en grand

 

 

À gauche : Émile Gallé, Vase Hippocampe, verre, Musées royaux des beaux-arts de Belgique, Bruxelles. À droite : Daum Frères, Vase Vigne et escargots, 1904 Voir en grand

 Gallé n’en est pas à sa première accusation de plagiat.

Trois ans auparavant, il fustigeait un ancien commis d’atelier qui s’était établi à son compte. « Le misérable a dû prendre mes recettes, pourtant sous clef ».
Pourquoi tant de précautions ?
Par peur de voir ses secrets de fabrication arriver entre les mains de ses concurrents, les frères Daum.

Anonyme, Portrait d’Émile Gallé, 1889 Voir en grand

Mais pour des raisons économiques les artistes de Nancy feraient mieux d’oublier cette brouille et de se rassembler.
Et Gallé en a bien conscience…

Il fonde dès l’année suivante « L’École de Nancy », une association d’artistes verriers, sculpteurs, architectes ou ébénistes.

Encore une manière de montrer qu’il a toujours une longueur d’avance !
Un moyen aussi d’en prendre le rôle de directeur… une place que personne ne peut lui contester.

Allez Emile…. Fait pas ton bougon.. Nous les parisiennes on t’aime… Viens danser le cancan avec nous.!



SOURCE :
Artips

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