Archives de catégorie : Saint Thol

Une série de saints guérisseurs est présentée au rythme d’un saint tous les mois
N’OUBLIEZ PAS QUE « Cinq saints sains, de corps et d’esprit, ceints de leur ceinture, portaient en leur sein, le seing du saint père. »

CHANT: CHANTS GRÉGORIENS DES TEMPLIERS

De Choubert à Choumann en passant par Choupin

 LA PARTITION DE MA2

    La Partition de MA2
  Musique à deux
SOURCE: LE MONDE DE CLIO

Le chant grégorien, monument culturel et trésor de la musique universelle, constitue surtout le chant propre de la liturgie catholique romaine.
Aussi avons-nous demandé à Dom Hervé Courau, musicologue réputé et père abbé de Notre-Dame de Triors,(Drôme) de nous parler d’une réalité dont il connaît l’histoire et la complexité et qu’il pratique quotidiennement avec sa communauté.

Hervé Courau
Moine bénédictin. Père abbé de Notre-Dame de Triors ( Drôme )

Qu’appelle-t-on chant grégorien ?

À l’énoncé très général de cette question, on peut apporter deux réponses:
L’une d’ordre historique, l’autre d’ordre musical. Le chant grégorien fait référence à l’histoire, puisqu’il inscrit dans son nom une référence à un pape qui vécut à la frontière entre les VIe et VIIe siècles. Saint Grégoire, dit (y compris chez les Orientaux) le Grand, exerça de 590 à 604 : les quelques années de son pontificat furent extrêmement fécondes à divers points de vue, spécialement pour tout ce qui concerne la liturgie.

Musicalement, le grégorien se définit comme un chant monodique :
Les chanteurs y chantent tous la même mélodie, n’usant en outre que de la gamme naturelle. C’est dire que la gamme n’est jamais tempérée par des dièses ou des bémols – seul le si bémol y est toléré. L’outillage musical est donc extrêmement simple, fruste même si on le compare à ce qu’est devenue la musique de nos jours.
L’oreille moderne est tellement habituée à la gamme tempérée, aux accords et à l’harmonisation de diverses voix ou instruments que cette simplicité fait du grégorien une réalité sonore assez originale : on entre dans un univers musical qui semble, pour une oreille moderne, un peu exotique, inédit. Il partage pourtant ces particularités avec la plupart des répertoires antiques.

En reprenant le point de vue de l’historien, on peut dire dans un second temps que cette forme musicale renvoie à un répertoire contenu dans un recueil nommé à partir du VIIe siècle Antiphonaire grégorien. Mais les premiers manuscrits comportant des signes musicaux ne datent, eux, que du IXe siècle – donc, près de trois siècles après le pape Grégoire le Grand.
Aussi les paléographes ont-ils tendance à définir le grégorien (en tant que répertoire bien caractérisé, j’entends) plutôt comme le produit de la fusion, vers cette époque, d’un vieux chant dit romain et du chant dit gallican, pratiqué en Gaule, plus précisément dans le nord-est de la France actuelle.
On s’éloigne donc de la personne de Grégoire, et d’un art contemporain des Mérovingiens pour les temps carolingiens. La parenté avec le saint pape semble disparaître ; cependant la réalité historique est plus complexe qu’il n’apparaît dans ce jugement un peu succinct.

Pour synthétiser,on peut dire : Que le grégorien est le chant propre de la liturgie latine, depuis les siècles passés jusqu’à maintenant, marqué par saint Grégoire d’une façon décisive – le qualificatif de « grégorien » étant un acte de reconnaissance pour le rôle que ce pape a joué dans la mise en forme de la prière chantée officielle de l’Église latine.

La liturgie chrétienne a-t-elle été toujours associée à la musique ?

Le soupçon de saint Jérôme et des premiers moines (des ermites) à l’égard du chant solennel dans l’Église est bien connu. En voici quelques témoignages :
« Quand nous sommes en présence de Dieu, nous devons avoir une grande contrition, et non une voix éclatante… Comment supporter qu’un moine, à l’église ou en cellule, fasse retentir sa voix comme un bœuf ? » (Abba Pambô).
« Chanter un refrain à un psaume est déjà un premier acte d’orgueil, comme si on disait : « c’est moi qui chante » ».

Les muses païennes semblent s’être alliées pour exercer leur pouvoir maléfique dans la musique.
On comprend dès lors les réticences des premiers temps chrétiens. Le culte païen faisait largement usage de la musique dans l’intention superstitieuse d’entrer par elle dans le monde des dieux.
Cet univers musical, le christianisme le dénonce comme envoûté, sous la motion des démons.
De fait, la liturgie chrétienne a longtemps affectionné une sorte de puritanisme.

Saint Augustin dans ses Confessions avoue tour à tour l’attrait dangereux de la musique sur ses sens et le rôle que pourtant elle a joué dans sa conversion à Milan.

  Comment les jeunes vivent ils cette musique..? 

ILS L’ONT DIT SUR LE NET

Une question a vous poser a vous les Catholiques une personne Athée (comme moi) écoutant ces chants fait t’il une « offense » quelconque à la religion ? Car personnellement de temps en temps j’en écoute…ça me change de ma techno et ça me « ressource »….

– –Écouter des chants de prières ne peut déranger qui que ce soit. Bien au contraire, la prière des hommes vers Dieu qui nous a crées et vers lequel nous espérons retourner, apporte effectivement la paix de l’âme et de l’esprit. Le grégorien est un chant qui élève l’âme vers le ciel.

En tant que pur athée, j’écoute ces chants sans même penser qu’a la base, ils sont adressés à un Dieu.

Ceci n’est pas un chant grégorien, mais un chant latin ancien, c’est à dire qu’il est l’ancêtre du grégorien.

– Personne n’est obligé d’écouter. Mais si on le fait, c’est qu’on ressent quelque chose.

– Oui c’est vrai les chants grégoriens à texte sacré élèvent l’âme de celui qui écoute ,et à condition qu’il ouvre son esprit à la tolérance et à toute idée.

– En tout cas moi,  j’aime aussi ces chants,  je suis chrétien catholique, non pratiquant, mais croyant en l’existence d’un esprit Dieu.

– Personnellement, j’adore tout ce qui est dans ce domaine moyenâgeux mais ce genre de chant m’endort …… je préfère toutefois les chants comme ceux du groupe Era

wikipédiatre est le détracteur en chef de ces jeunes rédacteurs« Je dois reconnaitre qu’il a raison le petit, même sans être Cathare … ni jeune
ERA, je les trouve plutôt CHOUETTE ….! Jugez vous même…. c’est uniquement musical vous pouvez donc soigner votre catarrhe en même temps.


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le logo de MA2 qui devrait nous régaler tous avec sa musique à deuxM A 2      Ma musique à deux
Mise en page et sonorisation réalisée avec la complicité de CHOU BLANC


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La transfiguration du Christ ….. et l’enfant épileptique

C’est aujourd’hui la transfiguration du Christ quésaco PAPY..?

PAPY DIS MOI…. ?  C’EST QUOI LA TRANSFIGURATION DU CHRIST…?

 La Transfiguration est le dernier tableau peint par Raphaël, commencé en 1518, inachevé de sa main en 1520, date de sa mort. Il est conservé dans la basilique Saint Pierre

 

La Transfiguration est un épisode de la vie du Christ où son apparence physique change pendant sa vie sur terre, révélant ainsi sa nature divine. Selon la Bible, cet épisode se situe après la multiplication des pains, au moment où les disciples reconnaissent en lui le Messie. Au cours de la fête des tentes, il se serait rendu sur le mont Thabor avec ses disciples Pierre, Jacques et Jean et se serait alors métamorphosé. Son visage changea et ses vêtements devinrent d’un blanc éclatant en présence de Moïse et Élie, à droite, reconnaissable aux tables de la loi qu’il tient entre les bras.

L’ART ET LA PALETTE AU CHOU

HISTOIRE DU TABLEAU DE RAPHAËL

La Transfiguration a été commandée à Raphaël par le cardinal Jules de Médicis (futur Clément VII). Raphaël mourut d’un accès de fièvre en avril 1520. Il n‘eut pas le temps d‘achever le tableau. C‘est donc son atelier (probablement Giulio Romano) qui s‘en chargea. Le cardinal Jules de Médicis fit finalement don du tableau à l’église San Pietro in Montorio de Rome où il resta exposé de 1523 à 1797. Le Pape Pie VI fut contraint de le céder à la France en 1797 par le traité de Tolentino (le traité autorisait les commissaires français à prélever cent œuvres parmi les collections pontificales). Il rejoignit alors le Museum Central des Arts, l’actuel Musée du Louvre, puis fut restitué au Pape Pie VII à la chute de l’Empire. En 1817, il entra à la Pinacothèque du Vatican.

COMPOSITION  DU TABLEAU DE RAPHAËL

Le tableau comporte deux parties narratives distinctes :

La partie supérieure montre la Transfiguration sur le mont Thabor, le Christ flottant devant des nuages illuminés, entre les prophètes Moïse et Élie, au-dessus de Pierre, Jacques et Jean.

JÉSUS THAUMATURGE ET PREMIER GUÉRISSEUR
La partie inférieure montre les apôtres et les croyants, impuissants devant la possession démoniaque d’un garçon. L’apparition du Christ le libère miraculeusement de sa maladie
Cette scène tirée de Mathieu 17, est immédiatement suivie d’une histoire ou il est question de la guérison d’un garçon possédé, et c’est ce que décide de représenter Raphaël dans la partie inférieure.

Si le moment de la scène précédente semble être d’un long silence, les nombreux personnages à droite de la partie basse semblent tous pris de panique aux côtés du jeune garçon possédé et de son père vêtu de vert, qui le supporte. L’enfant adopte une posture bras écartés, un vers le ciel, l’autre vers le sol, les yeux révulsés.
À gauche, les apôtres, qui ne parviennent pas à guérir l’enfant, sont également pris d’une panique lisible dans leurs gestes, regards, mimiques, bras tendus…


L’ENFANT ÉPILEPTIQUE: 

 transfiguration-raphael-detail-partie-basse-enfant-epileptiqueChez les trois évangélistes cet épisode de l’enfant épileptique suit  la transfiguration.

Entouré de Pierre, Jacques et Jean, témoins de sa transfiguration, Jésus voit un attroupement: les neuf disciples dialoguent avec les scribes au milieu d’une grande foule. Surprise de le voir, celle-ci accourut à lui. Elle cherchait une solution au grand problème qui venait de surgir. Ses disciples n’avaient pas su guérir l’enfant.

Le Nouveau Testament décrit une maladie avec un tel luxe de détails les symptômes d’une maladie attribuée à un esprit ou un démon.
C’est un esprit muet et sourd qui empêche l’enfant d’entendre et de parler. Il se saisit de lui, le précipite à terre et le fait entrer en convulsion. Il écume alors, grince des dents et devient tout raide, il tombe parfois  dans le feu ou dans l’eau. On  précise même  que l’enfant était lunatique, c’est-à-dire un de ces malades considérés comme influencés par les phases de la lune. Ce sont là les symptômes patents de l’épilepsie, attribuée à l’emprise d’un démon. Rencontrant les disciples, alors qu’il cherchait Jésus, le père leur avait demandé de guérir son fils unique, mais ils en avaient été incapables. 

Jésus donne un ordre bref qui contient une promesse: « Amenez-le-moi ».

Et dès que l’enfant est en présence du Christ, il est sujet à une violente crise. Crise d’épilepsie aux symptômes décrits plus haut. Mais ce n’est pas un cas d’épilepsie ordinaire.
La crise est déclenchée à l’instant où le gamin apparaît devant le Seigneur et attribuée à l’esprit qui habite en lui.
Il y a donc à la fois épilepsie et possession démoniaque.
Le démon ne supporte manifestement pas la présence du Christ, de celui qui est plus fort que lui et venu pour le vaincre.

Il est clair qu’il est l’auteur de la maladie et l’agent de la crise.

LES DISCIPLES ONT ÉCHOUÉ….. CAR ILS ONT DOUTÉ…!

Ce père qui accompagne son unique enfant  croit en Jésus , mais sa foi est bien faible et il s’adresse à lui en ces termes
. « Si tu peux quelque chose…, si par hasard tu es plus fort qu’eux »
Jésus.
s’est exclamé « Race incrédule« ,. Il ne s’agit pas de savoir si je peux ou non faire ce miracle, mais si ce père a assez de foi pour m’en croire capable. S’il croit et ne doute pas, il obtiendra ce qu’il désire.

Esprit muet et sourd, je te l’ordonne, sors de cet enfant!

Jésus guérit le garçon en chassant le démon qui habitait en lui. Il veut une guérison totale et définitive. L’esprit impur doit sortir et ne plus jamais revenir en lui.
Au moment où il sort, l’enfant est inerte, dans le coma, à tel point qu’on le croit mort.
Mais le Seigneur parachève son miracle. Il le réanime et le relève.
Il rend à son père un garçon instantanément et complètement guéri. 

Pourquoi n’avons-nous pu chasser cet esprit?

Jésus s’entretient ensuite avec ses disciples en insistant sur leur manque de foi, source de leur échec.
Ils ont échoué, alors que le Christ leur avait donné pouvoir sur les démons…… alors qu’il existe une foi dite charismatique ou héroïque qui déplace des montagnes.

Jésus attendait des douze qu’ils fassent des miracles sans douter de leur pouvoir, car il leur avait ordonné d’en faire et les en avait rendus capables.

Mais pour accomplir des prodiges, il faut recourir à la prière. Sans elle, le pouvoir accordé par le Christ reste inopérant.

 » – Merci à CHOU BLANC de nous, avoir convaincus de commenter aussi l’épisode de l’enfant épileptique »wikipédiatre est le détracteur en chef de ces jeunes rédacteurs

Chou Blanc  – « Pour moi en effet , c’est le témoignage que la foi est guérisseuse…. mais le doute paralysant pour nous les magnétiseurs »
(
A Laureen ma petite épileptique… en attente que Jésus vienne me donner quelques leçons et me remplacer auprès d’elle… sans aucun doute aujourd’hui)

retour sur la rubrique du même tabacChou Blanc est effectivement magnétiseur...! voir son site cliquez

Chou Blanc     

RETRO :
C’est du même tabac…..

 

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AU FIL DES HEURES : Mois d’Août


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« Au fil des heures »,
c’est un pote âgé
grand amoureux
LE CHOURISTEdes enluminures
médiévales qui
s’est déguisé en
moine Top O’Clock.

Il fait sa rentrée en faisant son entrée dans la rédaction.


Pendant un an, LA CHOUETTE lui a réservé un des premiers week-end du mois pour nous présenter le mois qui arrive avec l’enluminure et les commentaires qui figurent dans le plus beau des manuscrits enluminés du Moyen Age.

Les Très riches Heures du Duc de Berry

L’Homme anatomique, ou Homme zodiacal, enluminure réalisée par les Frères de Limbourg et portant les armes du duc Jean de Berry, f.14v.

Les Très riches Heures du Duc de Berry constituent, de l’avis unanime, l’un des plus beaux, et pour beaucoup, le plus beau des manuscrits enluminés du Moyen Age.

ll est commandé par le duc de Berry aux frères Paul, Jean et Herman de Limbourg vers 1410-1411. Inachevé à la mort des trois peintres et de leur commanditaire en 1416, le manuscrit est probablement complété, dans certaines miniatures du calendrier, par un peintre anonyme dans les années 1440.

C’est en tous cas le plus réputé. Jean, duc de Berry, était fils, frère et oncle des rois de France. Il fut donc mêlé à tous les grands moments de l’histoire de son époque.
Sa passion était toutefois de collectionner les splendeurs artistiques de son temps. Il possédait notamment une bibliothèque de près de 150 manuscrits enluminés, dont quinze Livres d’Heures.

On appelait ainsi des recueils de prières à l’usage des laïcs, qui voulaient se tourner vers Dieu à différentes heures fixes de la journée.

Et comme les prières variaient suivant le temps de l’année, et que chaque jour amenait la fête de tel ou tel saint, les Livres d’Heures s’ouvraient presque toujours par un calendrier.
C’est dans ces mois de l’année, accompagnés des représentations des travaux des champs et des activités diverses (réjouissances, offices, travaux, astrologie…) que je puiserai l’essentiel de mes rubriques….
C’est avec les pièces de ce remarquable Livre d’Heures du Duc de Berry, que j’espère enluminer vos dimanches par les plus belles illustrations qui constituent l’essentiel de l’ouvrage.

AOÛT, folio 8

La miniature présente plusieurs plans :

Au premier figure une scène de
fauconnerie : le cortège à cheval part pour la chasse, précédé d’un fauconnier.

Celui-ci tient dans la main droite le long bâton qui lui permettra de battre arbres et buissons pour faire s’envoler le gibier.

Il porte deux oiseaux au poing et, à la ceinture, un leurre en forme d’oiseau que l’on garnissait de viande pour inciter les faucons à revenir.

Le cortège est accompagné Faucon émerillonde chiens destinés à lever le gibier ou à rapporter celui qui aura été abattu.

Sur leur cheval, trois personnages portent un oiseau, sans doute un épervier ou un faucon émerillon.

 

Au second plan sont représentés les travaux agricoles du mois d’août.

Un paysan fauche le champ, un deuxième réunit les épis en gerbes alors qu’un troisième les charge sur une charrette tirée par deux chevaux.
À proximité, d’autres personnages se baignent dans une rivière — peut-être la Juine — ou se sèchent au soleil.

Le donjon tel qu'il était à l'origineÀ l’arrière-plan se dresse le château d’Étampes

Le duc de Berry l’avait acquis en 1400, à la mort de Louis d’Évreux, comte d’Étampes.
Derrière les remparts, on distingue le donjon quadrangulaire et la tour Guinette, qui existe toujours.
Le duc de Berry offrit le château à Charles d’Orléans, mari de sa petite-fille Bonne d’Armagnac, peut-être représentée ici sur un cheval blanc.
Selon Saint-Jean Bourdin, cette scène représente la prise de possession du château par cette dernière, avant 1411, hypothèse confirmée par Patricia Stirnemann.

Mais pour lui, le couple est représenté à gauche :

Le duc de Berry est sur le cheval blanc (bien qu’assis en amazone) et le duc et la duchesse d’Alençon se trouvent à droite.
Pour Meiss, la miniature est de Jean de Limbourg alors que pour Cazelles, elle est de « Limbourg B », avec peut-être un ajout de la scène centrale vers 1440.

source : WIKIPEDIA

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TOP O’CLOCK

 

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