Archives de catégorie : choupinettes & choupinets

Tout pour les petits bout de chou….pas les choux de Bruxelles qui sont une espèce de chou …je le répète pour les urbains, c’est un chou adulte…ils sont cons mais cons ..ils croient aussi que les radis poussent en botte

CONTES : Le miroir

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logo mamy raconte aux pitchousALLEZ MAMY…! RACONTE….! est une série pour les petits et les grands enfants..!
Dans la Chouette ma Mamy se transformera, cet automne, en conteuse au bord du feu…. Préparez les buches….. conservez vos braises on va faire griller les châtaignes

Pour les autres ….??
Ben..! Rêvez…..! Vous sentirez très vite les odeurs de la grillade , la chaleur du feu de bois, vous entendrez l’écorce crépiter….. et vous verrez au milieu des flammes…. la fantasmagorie de l’imaginaire…
ça y est..
Vous tenez le soufflet bien en main….?
Oui.. !

AUJOURD’HUI C’EST : Le MIROIR
– Alphonse Daudet –

logo mamy turlututu smallMes chers enfants moi aussi j’avais une grand mère qui, se plaisait à me parler d’histoires qui m’aidaient à mieux me connaitre ou à découvrir le monde ..

je me rappelle du jour où elle m’a raconté :

Le miroir  Cela m’a marquée je m’en rappelle encore

– ALLEZ.. ACTION Mamy..!
Tu la lis .. tu la lis …!!!

– OUI OUI mon petit Jonas …

PAPY va te parler d’abord d’Alphonse Daudet.. celui des lettres de mon moulin et de la chèvre de m Seguin

 

LE CHOURISTE
LE MIROIR
est tiré du recueil des contes du lundi écrit par
Alphonse Daudet
Daudet Contes du lundi Parus en 1873
Les Contes du lundi sont tous écrits en simplicité, finesse, émotion, poésie, vérité du trait sont les qualités maîtresses de ce recueil qui, avec les Lettres de mon moulin, fait d’Alphonse Daudet un des plus célèbres écrivains du xixe siècle
 Alphonse Daudet 1840 – (à 57 ans) Ce nîmois d’origine est un écrivain et auteur de Romans, poésies, contes, nouvelles
Ses Œuvres principales:

Bon Mamy …
On y va ou quoi ?

 

– Voilà…. Voilà…!

Dans le Nord, au bord du Niémen, est arrivée une petite créole de quinze ans, blanche et rose comme une fleur d’amandier.

Elle vient du pays des colibris, c’est le vent de l’amour qui l’apporte… Ceux de son île lui disaient:

– « Ne pars pas, il fait froid sur le continent… L’hiver te fera mourir.»

Mais la petite créole ne croyait pas à l’hiver et ne connaissait le froid que pour avoir
pris des sorbets; puis elle était amoureuse, elle n’avait pas peur de mourir…
Et maintenant la voilà qui débarque là-haut dans les brouillards du Niémen, avec ses éventails, son  hamac, ses moustiquaires et une cage en treillis doré pleine d’oiseaux de son pays.
Quand le vieux père Nord a vu venir cette fleur des îles que le Midi lui envoyait dans un
rayon, son cœur s’est ému de pitié ; et comme il pensait bien que le froid ne ferait qu’une bouchée
de la fillette et de ses colibris, il a vite allumé un gros soleil jaune et s’est habillé d’été pour les
recevoir… La créole s’était trompée ; elle a pris cette chaleur du Nord, brutale et lourde, pour une
chaleur de durée, cette éternelle verdure noire pour de la verdure de printemps, et suspendant

son hamac au fond du parc entre deux sapins, tout le jour elle s’évente, elle se balance.

« Mais il fait très chaud dans le Nord», dit-elle en riant.

Pourtant quelque chose l’inquiète.

Pourquoi, dans cet étrange pays, les maisons n’ont-elles pas de vérandas?
Pourquoi ces murs épais, ces tapis, ces lourdes tentures?
Ces gros poêles en faïence, et ces grands tas de bois qu’on empile dans les cours, et ces peaux de renards bleus, ces manteaux doublés, ces fourrures qui dorment au fond des armoires; à quoi tout cela peut-il servir?
Pauvre petite, elle va le savoir bientôt.
Un matin, en s’éveillant, la petite créole se sent prise d’un grand frisson.
Le soleil a disparu, et du ciel noir et bas, qui semble dans la nuit s’être rapproché de la terre, il tombe par flocons une peluche blanche et silencieuse comme sous les cotonniers…Voilà l’hiver!  voilà l’hiver !
Le vent siffle, les poêles ronflent. Dans leur grande cage en treillis doré, les colibris ne gazouillent plus.Leurs petites ailes bleues, roses, rubis, vert de mer, restent immobiles, et c’est pitié de les voir se serrer les uns contre les autres, engourdis et bouffis par le froid avec leurs becs fins et leurs yeux en tête d’épingle. Là-bas, au fond du parc,le hamac grelotte plein de givre, et les branches des sapins sont en verre filé…

La petite créole a froid ; elle ne veut plus sortir.

Pelotonnée au coin du feu comme un de ses oiseaux, elle passe son temps à regarder la flamme et se fait du soleil avec ses souvenirs.

Dans la grande cheminée lumineuse et brûlante, elle revoit tout son pays : les larges quais pleins
de soleil avec le sucre brun des cannes qui ruisselle, et les grains de maïs flottant dans une
poussière dorée, puis les siestes d’après-midi, les stores clairs, les nattes de paille, puis les soirs
d’étoiles, les mouches enflammées, et des millions de petites ailes qui bourdonnent entre les
fleurs et dans les mailles de tulle des moustiquaires.
Et tandis qu’elle rêve ainsi devant la flamme, les jours d’hiver se succèdent toujours plus
courts, toujours plus noirs. Tous les matins on ramasse un colibri mort dans la cage
; bientôt il n’en reste plus que deux, deux flocons de plumes vertes qui se hérissent l’un contre l’autre dans un coin…
Ce matin-là, la petite créole n’a pas pu se lever.
Comme une balancelle mahonnaise prise dans les glaces du Nord, le froid l’étreint, la
paralyse. Il fait sombre, la pièce est triste. Le grive a mis sur les vitres un épais rideau de soie
mate. La ville semble morte, et, par les rues silencieuses, le chasse-neige à vapeur siffle
lamentablement… Dans son lit, pour se distraire, la créole fait luire les paillettes de son éventail et
passe son temps à se regarder dans les miroirs de son pays, tout frangés de grandes plumes
indiennes.
Toujours plus courts, toujours plus noirs, les jours d’hiver se succèdent. Dans ses courtines de
dentelles, la petite créole languit, se désole. Ce qui l’attriste surtout, c’est que de son lit elle ne
peut pas voir le feu. Il lui semble qu’elle a perdu sa patrie une seconde fois… De temps en temps

elle demande:

– « Est-ce qu’il y a du feu dans la chambre?

– Mais oui, petite, il y en a. La cheminée est tout en flammes. Entends-tu pétiller le bois, et les pommes de pin qui éclatent ?

– Oh ! voyons, voyons. »

Mais elle a eu beau se pencher, la flamme est trop loin d’elle; elle ne peut pas la voir et cela la désespère. Or, un soir qu’elle est là, pensive et pâle, sa tête au bord de l’oreiller et les yeux toujours tournés vers cette flamme invisible, son ami s’approche d’elle, prend un des miroirs

qui sont sur le lit :

– « Tu veux voir le feu, mignonne ?… Eh bien, attends…»

Et, s’agenouillant devant la cheminée, il essaie de lui envoyer avec son miroir un reflet

de la flamme magique:

– «Peux-tu le voir ?

– Non! je ne vois rien.

– Et maintenant?…

– Non! pas encore… »

Puis, tout à coup, recevant en plein visage un jet de lumière qui l’enveloppe :

« Oh! je le vois ! » dit la créole toute joyeuse.
– Et elle meurt en riant avec deux petites flammes au fond des yeux
Alphonse Daudet

 SOURCES :wikipedia –

http://www.livrespourtous.com/e-books/view/Contes-du-lundi.html

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RETRO : C’est une récap des histoires déjà racontées….

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Pote Yvon Auturbain: Le droguiste

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BLOG NOTE

YVON AUTURBAIN

Chaque mois qui passe amène un retraité de plus dans les rangs des potes âgés.
Ceux qui comme Yvon ont eu une longue vie de labeur seront intéressés par ses recherches sur les métiers du passé de son pays catalan..!

Vous l’aurez compris Yvon est un catalan de souche ( arrels) et ne participe que si sa rubrique est bilingue….
Tant que la Chouette ne nous demande pas l’indépendance de son clocher…. On a bénis sa proposition d’autant qu’entre fouine et belette Yvon est un rat de bibliothèque qui sait partager son turbain….
Les opposants au projet on dit …. Avec lui les lecteurs.. -« Ben…Yvon en chier …! »

« C’est à l’être capable d’acquérir le plus grand nombre d’arts que la nature a donné l’outil de loin le plus utile:  La main ». Aristote

  A CHAQUE SEMAINE
SON MÉTIER  D’AUTREFOIS

PAR ORDRE ALPHABÉTIQUE…
AUJOURD’HUI :
Adroguer  – Droguiste

       Adroguer  – Droguiste     

SANT PATRO        –  SANT MIQUEL
SAINT PATRON     –  SAINT MICHEL   

Les droguistes étaient anciennement dénommés « marchands de drogues ».

Ils devaient moudre (ou hacher)
pratiquement tous les produits qu’ils
vendaient :
moutarde, poivre, cannelle, sel, safran …
ou qui rentraient dans la composition des
formules plus ou moins secrètes.

Ils les préparaient dans de grands mortiers de marbre, de fer ou en bois.

Souvent se mettaient par deux et ils hachaient chacun leur tour, l’un après l’autre et en accompagnant d’une chanson qui marquait le rythme du travail..
PROVERBES

Avec les préparations de droguistes, on ne sait jamais si elles font du mal ou du  bien.

Est mal barré celui qui a besoin  de drogues.

En cette maison il y a de tout,
on se croirait chez un droguiste

Els adroguers eren antigament anomenats « mercaders de  drogues ».

Havien de moldre (0 de picar) pràcticament tots els productes qll.e venien :
mostassa, pebre, canyella, sal, safrà … 0 que entraven en composicions de formules més 0 menys secretes.

Ho preparaven en uns grans morters de marbre, de ferro 0 de fusta.
Sovint es posaven de dos en dos i picaven per torn, l’un després de l’altre i acornpanyant-se d’una canço que marcava el ritme de la feina.

  PROVERBIS

Pastes dadroguer mai se sap si fan mal a si fan bé.

Malparat qui necessita drogues.

En aquesta casa hi ha de tot,
sembla a ca
l adroguer
.


SOURCE :
Les métiers…  autrefois
Revista Terra Nostra N 68…  R GUAL

illustrations bois gravés catalans du XVIII Siècle Jean AMADE

YVON AUTURBAIN

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LES POÈTES DE LA RÉCRÉ N°4 : La neige au village et dans les bois

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LE BLOG
DE TOM ET DOUCE

Elles existent encore, dans mes vieux rêves, ces cours de récréation où les enfants déclamaient avec éloquence, et chacun leur tour, des poèmes appris l’heure d’avant…
Des poèmes courts souvent faciles à retenir que
TOM ET DOUCE vous feront revivre de temps en temps histoire de vous dire qu’il n’est pas encore venu le temps des poètes disparus… Écoutez les ..!

La neige au village

Lente et clame, en grand silence,
Elle descend, se balance
Et flotte confusément,
Se balance dans le vide, volant sur le ciel livide
L’église au clocher dormant.

Pas un soupir, pas un souffle,
Tout s’étouffe et s’emmitoufle
De silence recouvert …
C’est la paix froide et profonde
Qui se répand sur le monde,
La grande paix de l’hiver.

FRANCIS YARD

LES BOIS

Les bois gémissent sous les tourments
que leur claque la pluie, que leur siffle le vent,
les bois gémissent, et les feuilles meurtries
tournoient et tombent lentement.

Les maisons du village tapi au coin du bois
se groupent et se pressent
pour résister au vent qui frôle la terre
et vient en ricanant
tordre les fumées bleues des cheminées craintives.
REMI BOURGERIE
 

CHOU BLANC
retour sur la rubrique du même tabac
« La poésie, c’est le sourire du langage »

RETRO :
C’est du même tabac…..

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