Archives de catégorie : chou fleur

les synthèses de fin de mois et la rubrique choupinet choupinettes

EGYPTE : Le scribe au regard de braise

Beauté Cosmétiques


logo lardon 1L’’ART ET LA PALETTE
AUX CHOUX


« T’as d’beaux yeux, tu sais »
Où l’on est pris au piège par un regard hypnotique.

Le Scribe accroupi, vers 2600-2350 avant J.-C., calcaire peint, yeux en cuivre incrustés de cristal de roche, 53 x 44 x 35 cm, Musée du Louvre, Paris, photo : Rama   – Voir en grand

Paris, Musée du Louvre.
Au milieu des œuvres de l’Égypte antique se trouve la statue d’un petit monsieur assis en tailleur.
Ses yeux semblent suivre les moindres mouvements des visiteurs….
Comment peut-il avoir un tel regard de braise ?
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Cette statue, c’est Le Scribe accroupi. Armé de son papyrus (et de son pinceau, aujourd’hui disparu), il semble occupé à noter scrupuleusement ce que font les visiteurs.

Logique, car le métier du scribe en Égypte antique était de consigner tout ce qui était indispensable au bon fonctionnement du royaume.

Pour rendre la statue plus vraie que nature, le sculpteur a recouvert la pierre de pigments imitant la couleur de la peau et des cheveux.

Mais pour les yeux, il va encore plus loin.

Pas de peinture ici :

s’ils sont si perçants et réalistes, c’est parce que l’artiste a directement incrusté d’autres matériaux.

En haut à gauche : pierre polie de magnésite, photo : Ra’ike En bas à gauche : cristal de roche À droite : plaque de cuivre oxydée Voir en grand

La recette de ce regard hypnotisant ?
Des morceaux de « magnésite », une pierre blanche tachée de rouge, qui imitent à la perfection les petites veines visibles dans le blanc des yeux.

De fines plaques de cuivre reprennent le trait de maquillage que les Égyptiens appliquaient sur leurs yeux.

Du cristal de roche poli évoque l’iris, dans lequel le sculpteur a creusé un tout petit trou pour marquer la pupille.

 

Le Scribe accroupi, vers 2600-2350 avant J.-C., calcaire peint, yeux en cuivre incrustés de cristal de roche, 53 x 44 x 35 cm, Musée du Louvre, Paris, photo : Mbzt. Détail de l’œuvre

Le résultat est impressionnant : l’œil sculpté reprend toutes les caractéristiques d’un véritable œil humain !

La courbure de la cornée, les proportions… tout est juste.

En effet, les Égyptiens antiques possédaient déjà de solides compétences en anatomie.

Voilà pourquoi les yeux du scribe paraissent si vivants.

Et ce sont les pupilles, légèrement décentrées, qui donnent l’impression que ses yeux suivent nos moindres mouvements !

Extrait de ARTIPS Racontée par Laura Pichard

Pour elle, »la culture c’est vital : une dose d’art par jour éloigne le médecin ! »

Contact Tél : 01 42 60 05 40 Fax : 01 42 56 06 43 Email : info@lesmineraux.fr

Validée par Gérard Marié, professeur d’histoire de l’artSciences Po Paris

Pour en savoir plus :

Sur Le Scribe accroupi
Sur ses secrets de fabrication
Pour voir le buste du scribe en 3D
Sur l’écriture égyptienne


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Chou Blanc
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C’est du même tabac….

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CONTES : L’enfant au potier

logo mamy raconte aux pitchousALLEZ MAMY…! RACONTE….! est une série pour les petits et les grands enfants..!
Dans la Chouette ma Mamy se transformera, cet automne, en conteuse au bord du feu…. Préparez les buches….. conservez vos braises on va faire griller les châtaignes

Pour les autres ….??
Ben..! Rêvez…..! Vous sentirez très vite les odeurs de la grillade , la chaleur du feu de bois, vous entendrez l’écorce crépiter….. et vous verrez au milieu des flammes…. la fantasmagorie de l’imaginaire…
ça y est..
Vous tenez le soufflet bien en main….?
Oui.. ! ALORS ALLONS Y…!

Aujourd’hui un conte de Noël :

L’enfant au potier

logo mamy turlututu smallMes chers enfants moi aussi j’avais une grand mère qui, comme moi, aimait à raconter des histoires à la choupinette que j’étais en ce temps là….!

Elle se plaisait à me parler d’histoires qui m’aidaient à mieux me connaitre ou à modifier mon comportement ma manière d’être ou de me conduire avec les autres….. Je me rappelle de celle ci qui m’a amené à changer mon regard sur l’autre … L’autre ce mystère qui n’est pas moi …. et pourtant si proche….!

ÉCOUTEZ CE CONTE DE NOËL VOUS AUSSI….. POUR QUE DEMAIN VOUS SOYEZ MEILLEURS …

logo mamy turlututu small– Alors.. ACTION Mamy..!
Raconte nous

– Oui je veux bien vous parler de:

L’enfant au potier

La-Nativite-Gerrit-van-Honthorst

La campagne était toute de neige autour du bourg de Bethléem, et les cubes blancs des maisons prenaient des teintes laiteuses parmi cette surnaturelle pureté.

Le ciel bombait au-dessus, comme un grand bocal d’un bleu pâle et translucide. Il y avait dans l’air une joie paisible comme si des anges venaient d’y passer.

Noel : L'enfant obéissant de BethléemÀ la vérité, des anges l’avaient traversé la nuit précédente.
Jésus étant né, cette nuit-là, dans une grotte des environs, ils avaient chanté, devant un groupe de bergers d’abord, au-dessus de la grotte ensuite, un beau chœur à plusieurs voix dont le refrain est demeuré célèbre :
« Gloire à Dieu au plus haut des cieux, et sur la terre paix aux hommes de bonne volonté. »

La nouvelle du miracle s’était répandue dans les maisons du bourg, et circulait sous le manteau, accueillie ici avec joie, là par des haussements d’épaules.

La fin de la classe du matin venait de lâcher les enfants dans les rues. Sur la placette, autour de la fontaine, beaucoup s’attardaient à bavarder, en petits groupes mystérieux et animés.
La glissoire en pente luisait comme un marbre sombre, délaissée.

— Bien sûr que c’est vrai ! dit un gamin dont les yeux noirs étincelaient d’enthousiasme. Le père de Lévi doit le savoir, je suppose, puisqu’il y était !

— Mon père ne veut pas y croire, répliqua sans conviction un enfant mieux vêtu que les autres. Mon père est savant. Il doit avoir ses raisons. Mais j’aimerais mieux que ce soit vrai.

— Tiens ! intervint un troisième, pourquoi ne serait-ce pas vrai ? Ils étaient huit à aller à la grotte cette nuit, et tous racontent la même chose. Ils ont vu un ange, je vous dis, ils ont entendu le chant, ils ont vu l’Enfant et sa Mère.

— Mon père prétend que le Messie sera un Roi, objecta un autre. Alors, cet enfant pauvre ?…

— Oui, mais ces anges ? Est-ce qu’ils viennent chanter autour de notre maison, quand nous recevons un petit frère ou une petite sœur ?

— Mais… si on allait voir ? proposa quelqu’un. Je connais la grotte.

— Moi aussi, je la connais.

— Moi aussi !

— Nous y avons joué l’été dernier, tu te rappelles, Ruben ?

— Allons-y ! Allons-y !

— Chut ! il ne faut pas que nos parents le sachent… On n’a pas le temps maintenant. Il est presque midi. Et à une heure sonne la cloche de l’école.

— On ira après la classe, à trois heures ! D’accord ? Mais… le secret, hein !

— Va-t-on se rassembler ici ?

— Oui, mais nous partirons ensuite en petits groupes, glissant et jouant, et pas par les mêmes rues. Nous nous réunirons sur la route d’Engaddi.

Élie, le fils du potier, n’était pas du nombre des conspirateurs.

— Vous savez bien que maman est malade. Je ne puis m’absenter si longtemps.

Et, montrant sa cruche :

— Je dois aller acheter du sirop pour adoucir le lait battu. D’ailleurs, dans une heure il fera sombre. Et mon père ne veut pas que je cours la rue le soir.

— Voyons, Élie ! Ta mère attendra bien un peu. Nous serons de retour avant une heure. Tu diras…

— Fi ! interrompit Élie en les écartant. Je ne veux pas mentir. Je ne veux pas être désobéissant.

Et il s’en alla. Ses compagnons le suivirent du regard, à la fois étonnés et un peu dépités.
Puis, haussant les épaules : « On ira sans lui !» dit le plus grand de la bande. Et les groupes s’égaillèrent, pour se retrouver dans la campagne.

Récit de Noël pour les veillées guides et scoutesÉlie avait bien du chagrin. Aucun de ses petits amis, bien sûr, ne désirait autant que lui cette visite à l’Enfant merveilleux. Quand il avait entendu le berger dire au potier : « Crois-moi, potier, cet Enfant-là est le Messie promis à Israël…» il avait senti la foi de cet homme pénétrer en lui. Et elle avait occupé sa pensée et son cœur toute la journée.
Ses camarades verraient. Lui, il n’avait que son beau désir, qui devenait de plus en plus douloureux.

Mais sa conscience lui disait :
« Obéis …»  Pouvait-il mieux recevoir le message du salut qu’en observant la Loi sainte ?

Il fit remplir de sirop sa cruche à la confiserie, et rentra en hâte, pour servir sa mère.

Le crépuscule peu à peu emplissait la maison. Élie alluma la petite lampe à huile.
Le potier sortit de son atelier et vint s’asseoir sur un escabeau près de sa femme alitée, qui toussait. L’enfant était rêveur.
Ses petits compagnons devaient maintenant se presser dans la grotte visitée par les anges… Mais maman est malade, je veux rester près d’elle…

Il s’assit à son tour près de la lampe, et essaya de repasser ses leçons pour le lendemain.

Après le souper et la prière du soir, Élie s’en fut se coucher. Il eut beaucoup de peine à s’endormir. Sa pensée voyageait du lit de sa mère à la crèche de l’Enfant. Puis peu à peu elle s’obscurcit, se voila, s’éteignit dans le sommeil.

Mais soudain, sans que la porte se fût ouverte, un homme se tint debout dans la petite chambre. Un ouvrier, eût-on dit, vêtu d’un manteau brun à capuchon.

Il avait une belle barbe grisonnante, et des yeux très doux. À la main il tenait un bâton de marche, qui lui venait jusqu’à l’épaule. Une lueur étrange, comme un peu de clair de lune, blanchissait autour de sa tête. Il se pencha sur Élie qui s’était dressé sur son séant et il lui dit avec bonté :

— « Viens, je te conduirai à la grotte. »

Sa voix était persuasive. L’enfant mit sa petite main dans la large paume calleuse du visiteur.
Et sans qu’il sache comment cela s’est fait, Élie se trouve dehors, habillé et chaussé, trottant à côté de son guide, par les rues endormies de Bethléem, puis dans la campagne solitaire, où la neige se bleute à la clarté d’étoiles grosses comme des pêches. Il a confiance, il se sent tout léger et joyeux. De temps en temps, il lève vers son ami ses beaux yeux bleus, comme pour l’interroger : « Est-ce encore loin ?»

Là-bas, au flanc d’une colline, juste au dessous d’une étoile plus belle et plus grande que les autres, se creuse, dans la blancheur, un trou sombre vaguement éclairé d’une lumière rose.

« C’est là,» dit l’homme. Ils entrent.

Il n’y a pas de lampe allumée. Mais une douce clarté monte d’une mangeoire d’animaux, emplie de paille, où dort, enveloppé de langes, un petit enfant. Une jeune femme est agenouillée à droite de cette crèche. L’homme qui vient d’entrer, après avoir déposé son bâton et ôté son manteau, s’agenouille à gauche. Derrière, dans une pénombre luisante de paille, un âne et un bœuf avancent leurs têtes débonnaires.

Élie tombe à genoux en joignant les mains. Quel bonheur ! Voilà donc l’Enfant annoncé. C’est le Sauveur d’Israël !

Histoire pour attendre Noël !La mère, détachant son regard du bébé, sourit au petit visiteur.

Élie récite tout haut toutes les prières qu’il sait. Il lui semble qu’il n’a jamais prié ainsi.
Sa voix cristalline a éveillé l’Enfant qui le regarde et lui sourit. Aussitôt, très lointaines et très proches, des voix d’anges invisibles chantent en chœur : « Gloire à Dieu au plus haut des cieux, et sur la terre paix aux hommes de bonne volonté ! »

Une immense vague de joie emporte l’âme du petit Élie. Il n’y a plus rien autour de lui que de la lumière, une lumière qui a un goût de miel et une odeur de roses.

— Élie ! Élie ! Lève-toi ! Il fait grand jour.

Élie ouvre les yeux. Il est dans son lit. Un peu de soleil tombe de la lucarne sur ses couvertures.

Qui l’a appelé ?

C’est sa mère. Elle entre dans la chambre ; elle n’est plus pâle ; elle a l’air rayonnant.

— Vite, mon petit, ton déjeuner est prêt.

— O maman, tu n’es plus malade ?

— Non, mon chéri. Je me suis sentie guérie, subitement, à mon réveil. Je ne m’explique pas cela. Mais je bénis le Seigneur.

Élie se tient debout, en chemise, sur son lit. Il tombe dans les bras de sa mère :

— Maman, cet Enfant dont nous a parlé le berger, je l’ai vu ! C’est le Sauveur d’Israël ! C’est Lui qui t’a guérie ! …

À son père et à sa mère, Élie a raconté son beau rêve.

Et le soir de ce jour-là, tous trois sont allés adorer l’Enfant Jésus dans la grotte. Ils y ont trouvé tout comme Élie l’avait décrit.

Et Élie a offert à la Sainte Vierge, de la part de ses parents, une belle cruche à lait, la plus belle que le potier n’eut jamais réussie, et qu’il avait toujours gardée comme un ornement sur le bahut de la cuisine.

LE CHOURISTE

– Le conte présenté ici est extrait, du site www.maintenantunehistoire.fr 
qui rassemble des histoires issues principalement, de la “bonne presse” catholique.
Ces textes sont destinés aux parents, catéchistes, éducateurs et aux jeunes lecteurs

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RETRO : C’est un retour sur une histoire déjà racontée….

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DANIEL épargné par les lions…..

– C’EST SAINT DANIEL…
C’est qui DANIEL Pépé….?

Bonne pioche fiston…!

Voilà un  sujet éducatif pour les choupinets et les choupinettes  comme toi…

Surtout que son épisode de la fosse aux lions est formidable et les illustrations que les peintres en ont fait au fil de siècles également…

Le prophète Daniel, qui vécut sous le règne du roi Darius, fût jeté  dans une fosse aux lions, par des amis du roi. Il s’en sortit miraculeusement et fût gracié.

Cet épisode biblique inspirera au fil des siècles de nombreux artistes…

Daniel est un des quatre grands prophètes de l’Ancien Testament.
Daniel est élevé à une fonction importante sous le règne de Darius ce qui lui vaut des jalousies. Connaissant la piété et la dévotion de Daniel envers Dieu, les intrigants de la cour demandent au roi de prononcer une loi qui interdit de prier un autre dieu ou homme que Darius pendant trente jours.
gravure de Gustave Doré

DANIEL ÉPARGNÉ PAR LES LIONS Riviere briton (1872) Comme Daniel n’en tient pas compte et continue à prier trois fois par jour, il est accusé et Darius, devant respecter son propre décret, se voit obliger de jeter Daniel dans la fosse aux lions.
Daniel dans la fosse aux lions François verdier (1651-1730) peinture français Mais l’ange de Dieu intervient et ferme la gueule des lions. Darius voyant cela fait sortir Daniel de la fosse aux lions et fait jeter les intrigants, leurs femmes et leurs enfants dans la fosse où les lions les dévorent immédiatement.

DANIEL ÉPARGNÉ PAR LES LIONS Riviere briton (1872)

DANIEL ET LES LIONS
DANS LE RÉCIT BIBLIQUE

Daniel est épargné par les lions

Daniel dans la fosse aux lions (tableau de Rubens, 1613-1615, National Gallery of Art, Washington, D.C., USA
Daniel épargné par les lions vu par Rubens

Daniel signifie Jugement divin ou Dieu m’a jugé.
Selon le récit biblique, Daniel n’est qu’un adolescent lorsqu’il est déporté à Babylone, cependant il est peu ou pas représenté sous la forme enfantine il apparaît souvent comme un homme adulte ou mûr. Par sa sagesse, il gagne la confiance de Nabuchodonosor : il devient fonctionnaire de cour et interprète les songes du roi.
En 539 avant l’ère chrétienne,
le roi mède Darius apprécie ce conseiller perspicace mais des ennemis le font tomber en disgrâce et le monarque est contraint de le jeter en pâture aux lions. Daniel fidèle à sa foi, reçoit le soutien d’un ange qui écarte miraculeusement le supplice et se voit gracié.



– Précision : Daniel le prophète se fête le 17 décembre
Aujourd’hui 11  Décembre le saint DANIEL du jour  est Saint Daniel le Stylite
Prêtre au Proche-Orient (✝ 489)
Originaire de l’Asie Mineure, il passera les trente-trois dernières années de sa vie sur une colonne, au bord du Bosphore, c’est-à-dire une petite plate-forme montée sur deux piliers et entourée d’une balustrade. Il exhortait les fidèles qui venaient à ses pieds et laissait monter ceux qui voulaient lui parler



C’EST QUI PÉPÉ

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